Partenariats & Réseaux

Les appels à projets offrent une triple opportunité : la construction ou la poursuite de partenariats, des ressources financières complémentaires et l’exploration de nouveaux thèmes pour lesquels l’IFIP n’est pas autonome en termes de compétences. Chaque année, l’IFIP participe à environ 40 appels à projets émanant de l'Union Européenne, la DGER, l'ANR, le CASDAR,VALORIAL, APRIVIS et l'ADEME... et poursuit une politique volontariste de participation aux appels à projets, notamment en veillant à élargir le type d’appel à projets mobilisé.

Les UMT sont des constructions partenariales sur un même site géographique.Le site de Maisons-Alfort est le lieu d’une UMT ACTIA (UMT TERESA ; UMT optimisation de la surveillance de Salmonella dans les aliments) créée antérieurement à la création de l’IFIP. Par la suite, l’IFIP a intégré cette UMT devenue UMT ARMADA lors de son renouvellement. Par delà cette UMT, le choix est fait de renforcer les liens ENVA/ANSES/IFIP.Sur le site du Rheu, une UMT ACTA a été constituée en 2007 avec l’UMR SENAH de Saint Gilles (UMT « PORCIN ») pour l’ensemble des thèmes communs entre les deux entités. L’UMT « PORCIN » constitue de fait  la plateforme de collaboration entre l’IFIP et l’INRA pour le secteur amont ; la pérennité de ses contenus est stratégique pour l’IFIP.

L’IFIP est impliqué dans des RMT ACTIA et ACTA, plus particulièrement dans les RMT « Economie des filières animales » et « Elevage et environnement ».

L’implication dans le RMT « Economie des filières animales » correspond au choix stratégique de constituer une plateforme de compétences et de bases de données commune aux filières animales.

L’implication dans le RMT « Elevages et environnement » s’inscrit de fait dans la dynamique induite par le programme « Porcherie Verte » initié par l’INRA en 2001. Ce RMT a vocation à constituer les méthodes, les consensus méthodologiques et les bases de données nécessaires à l’objectivation des impacts des productions animales évalués par analyse du cycle de vie. La dynamique du RMT a permis d’impliquer les Instituts des grandes cultures sur les ACV des matières premières alimentaires (méthodes, bases de données). Pour la production porcine, ces approches permettent de qualifier objectivement les impacts selon des méthodes appliquées à toutes autres activités économiques. L’expérience d’affichage environnemental sur les produits, quelque soit son devenir, constitue l’une des opportunités de valoriser les résultats obtenus.

RMT ACTIA IFIP partenaire

  • Durée de vie (Détermination de la durée de vie microbiologique des aliments)
  • FLOREPRO (flores protectrices pour la conservation des aliments : utilisation, efficacité et interactions avec l’écosystème microbien)
  • CHLEAN (conception hygiénique lignes et équipements et amélioration de la nettoyabilité)
  • LISTRAL (connaissances concernant la structure de la matière grasse des filières animales et végétales, afin de trouver les structures natives ou obtenues via des procédés technologiques permettant d’améliorer l’impact des lipides sur la santé)

RMT ACTA

IFIP porteur :

  • Elevages et environnement (structuration des méthodes et des bases de données pour la réalisation des bilans environnementaux des élevages)
  • Economie des filières animales (mise en commun de méthodes, de données, d’expertises sur les filières de l’élevage à la consommation)

IFIP partenaire :

  • Modélia (échanges sur la modélisation pour l'agriculture entre la recherche publique, les instituts et centres techniques agricoles et l'enseignement)
  • Travail en élevage (échanges d’expertises sur le travail en lien avec la durabilité des élevages)
  • Bâtiments d’élevage du futur (comprendre l’existant et envisager l’avenir des bâtiments pour les filières d’élevage de ruminants, de porcs et de volailles)
  • Fertilisation et environnement (l'élaboration d'outils pour la gestion des cycles biogéochimiques des éléments minéraux et le raisonnement de la fertilisation en agriculture)
  • Agriculture biologique (développement de la production en AB, de ses performances environnementales et économiques, élaboration de projets et transfert de connaissances)
  • Bien-être animal (favoriser  l’innovation, le développement et le transfert de savoirs, de compétences et d’outils opérationnels sur les questions de bien-être animal)
  • GIS « Pôle Viandes » : L’IFIP est membre du GIS « Pôle Viandes » (Assemblée Générale et Conseil Scientifique) qui réunit les entités françaises de Recherche Publique et de R&D ayant une activité sur les produits carnés. Le GIS permet des échanges sur les projets en cours et une concertation sur les orientations des travaux de recherche.
  • GIS « Porc » : Depuis sa création, l’IFIP assure le secrétariat du GIS. Les directeurs des pôles de l’IFIP participent aux réunions du Conseil Scientifique. L’IFIP dépose annuellement auprès du GIS, pour expertises et échanges, ses projets de R&D du secteur élevage (hors appel à projets qui sont expertisés par ailleurs).
  • GIS « Elevage Demain » : L’IFIP est membre fondateur du GIS « Elevage Demain ». Deux directeurs de pôle sont membres du Directoire Opérationnel du GIS et, à ce titre, participent à des groupes de travail. Le directeur de l’IFIP est membre du Comité d’Orientation Stratégique du GIS.

Des actions transversales de R&D

Parmi les thèmes identiques avec d’autres centres techniques, la relation partenariale est très soutenue sur les trois thèmes suivants, commun aux trois instituts animaux : les bilans environnementaux, le bien-être animal et l’économie des filières animales. Ces relations partenariales se sont établies du fait des bénéfices d’approches méthodologiques communes alors que chaque entité reste autonome dans les développements spécifiques à sa filière, des RMT qui ont organisé et formalisé les partenariats et des appels à projets nombreux déposés conjointement pour chacun de ces thèmes.

Nouvelles constructions partenariales

La structuration des partenariats de l’Institut par de nouvelles constructions prolonge les évolutions récentes des partenariats  largement stimulées par les outils financiers que sont les UMT, les RMT et les appels à projets. L’IFIP consolidera ses partenariats sur la base de quatre nouvelles entités.

  • Plateforme R&D inter-instituts animaux (Institut de l’Elevage, ITAVI, IFIP) :

Les Instituts Techniques Animaux (Institut de l’Elevage, ITAVI, IFIP) développent des travaux spécifiques à leurs filières. Cependant certains thèmes d’activité mobilisent dans chaque Institut des outils et des méthodes identiques. Les trois Instituts ont décidé de porter ces thèmes sur une plateforme inter-instituts animaux, facilitant ainsi les échanges de compétences, de moyens (outils analytiques, bases de données), de résultats et la construction de projets communs. Les thèmes concernés sont :

  • Consommation des viandes et produits carnés
  • Analyse des marchés des viandes et produits carnés
  • Analyse des marchés des matières premières pour l’alimentation animale
  • Gestion de la sécurité sanitaire des viandes
  • Impacts environnementaux des filières animales
  • Evaluation in situ du bien-être animal
  • Analyse des systèmes d’élevage et des coûts de production
  • Organisation et pilotage des filières de production animale

Le partenariat sur tous ces thèmes, à l’exception du thème «gestion de la sécurité sanitaire des viandes », est actuellement activé dans le cadre de RMT (RMT « Economie des filières animales », « Elevages et environnement », « Bien-être animal ») et/ou d’appel à projets.

  • GIS « quantification des risques microbiologiques » (ANSES, INRA/ENVA, IFIP)

L’IFIP, l’ANSES (Unité MAHY) et l’INRA/ENVA (Unité Masq) ont décidé la création d’un GIS sur le site de Maisons-Alfort dont l’objet est de développer la quantification des risques microbiologiques. Les travaux du GIS devront déboucher sur un modèle prévisionnel des risques sanitaires couplant les paramètres des procédés de fabrication et les données issues des plans de surveillance. Ce modèle, qui  a vocation à être généralisé à d’autres filières, sera d’abord conçu pour la filière porcine pour laquelle nous disposons de données nombreuses, structurées et bien renseignées ainsi qu’un premier outil de prévision « le baromètre pathogène® des charcuteries ».

  • Pôle ACV (Institut de l’Elevage, ITAVI, ARVALIS, CETIOM, INRA UMR SAS, IFIP)

Le pôle ACV a été lancé en 2009 par le RMT « élevages et environnement». Il s’agit, (1) de rassembler et de partager les données disponibles (détenues par les uns et les autres) communes aux membres du Pôle, sur les impacts environnementaux des intrants de l’élevage (alimentation, matériel, bâtiment…), (2) de partager les méthodes qui permettent d’élaborer les inventaires de cycle de vie pour réaliser des ACV, et de contrôler, valider et mettre à jour les données et (2) de définir les modalités de constitution d’une base de données communes. A terme, cette animation doit fournir une boîte à outils, contenant une identification des données d’ICV (Inventaires de Cycle de Vie) disponibles, assorties d’une qualification sur leur pertinence et de recommandations sur leur utilisation. Ces résultats seront rendus accessibles aux utilisateurs potentiels (recherche, développement, études, fabricants d’aliments). L’action est centrée sur les besoins en données des principales filières de production animales (bovins, porcins, volailles), mais peut bénéficier de fait aux autres filières qui utilisent les mêmes intrants alimentaires (autres herbivores, poissons, etc.).

  • FRANCE GENETIQUE PORC :

Les Organismes de Sélection Porcine impliqués dans la sélection collective (ADN, GENE+ et NUCLEUS) ont décidé de créer une société pour optimiser la démarche collective de la génétique porcine française. Cette société, FRANCE GENETIQUE PORC, a pour objet général d’être le lieu de concertation et d’orientation de la sélection porcine en France La gouvernance de cette société intègre l’ensemble des maillons de la filière ainsi que l’INRA.

FRANCE GENETIQUE PORC a pour objectifs de :

  • Renforcer les moyens et les outils nécessaires pour intégrer la sélection génomique dans les programmes de sélection ;
  • Mutualiser les bases de données génétiques et les outils informatiques nécessaires pour la collecte des données en élevage ;
  • Définir les programmes de recherche-développement à mettre en place pour répondre aux besoins de l’ensemble de la filière ;
  • Mettre en place des actions de promotion et de valorisation de la génétique porcine française à l’export.