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Synthèse des audits sur la conformité des élevages de porcs aux mesures du Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène

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Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

L'objectif du Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène (GBPH) est d'aider les éleveurs à maîtriser la séucrité sanitaire de la viande de porc pour le consommateur. Il a été officiellement validé par les services de l'Etat en 2012.
Entre 2010 et 2013, les Organisations de Producteurs ont réalisé des audits pour vérifier le niveau de conformité des élevages aux mesures du GBPH et définir les points de pregression. Cet article fait la synthèse de l'ensemble des audits transmis à l'Ifip.

PDF icon Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier-1er février 2017, poster
2017

A co-elaborative tool to assess growing pigs welfare

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Valérie Courboulay et al., WAFL 2017, 5-8 septembre 2017, De ReeHost - Ede, Pays-Bas

Welfare assessment systems are mainly used by external auditors. Better commitment could be achieved if farmers could assess the welfare of their pigs and act to improve it. The French Interprofessional Pork Council is thus developping a project to build an animal welfare assessment tool with and for the farmers.

PDF icon Valérie Courboulay et al., WAFL 2017, 5-8 septembre 2017, De ReeHost - Ede, Pays-Bas
2017

Manuel d’application du Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène en élevage de porcs

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En cohérence avec le principe de responsabilité posé par le "Paquet Hygiène", ce GBPH s'intéresse à toutes les activités dont est responsable l'éleveur. Les bonnes pratiques d'hygiène définies dans le guide sont des mesures générales destinées à maîtriser les dangers potentiellement présents dans la viande de porc.

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2017

Points de vue et attentes des consommateurs et citoyens vis-à-vis de l'élevage

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Elsa Delanoue (ESO-Rennes) et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 295-300

Dans le cadre du projet de recherche CASDAR ACCEPT (2014-2017) piloté par l’IFIP, nous avons quantifié les points de vue, représentations et attentes des citoyens français vis-à-vis de l’élevage. A partir de travaux conduits depuis le milieu des années 2000, nous avons défini une typologie de ces représentations en quatre catégories : les abolitionnistes, les alternatifs, les optimisateurs et les compétiteurs. Dans le même temps, les Interprofessions des différentes filières mènent régulièrement des études d’image de leurs produits ou de leurs filières, auprès de consommateurs/citoyens. A partir des résultats de ces travaux, nous avons construit une étude quantitative, mobilisant un échantillon de 2 000 personnes statistiquement représentatif de la diversité de la population française. Ces personnes ont été interrogées par un institut de sondage, via une plateforme Internet, sur : leur connaissance et leur évaluation de l’élevage français, leur opinion sur un certain nombre de pratiques contraignantes pour les animaux, les objectifs qu’ils assignent à l’élevage et aux filières d’élevage, les services qu’ils en attendent, leurs habitudes de consommation de produits animaux et les informations dont ils souhaiteraient disposer sur les produits animaux. Les résultats montrent que plus de la moitié des citoyens se déclarent « choqués » voire « très choqués » par des pratiques contraignantes pour les animaux, mais communément mises en oeuvre en élevage, et que de l’ordre d’un tiers d’entre eux envisagent de diminuer leur consommation de viande dans les 12 prochains mois. Par ailleurs, l’analyse permet d’une part, de quantifier la typologie établie à partir des travaux qualitatifs et d’autre part, de dessiner une cinquième catégorie de population. 2% de la population partage les points de vue « abolitionnistes », un tiers se positionne comme les « alternatifs », près de la moitié est proche des « optimisateurs », un peu plus de 10% des compétiteurs et environ 10% des citoyens semblent ne pas avoir d’intérêt ou d’avis précis sur l’élevage.

ENG

Consumers and citizens’ opinions and expectations about livestock farming. A quantitative survey

Within the ACCEPT project (2014-2017), coordinated by IFIP, we quantified the points of view, representations and expectations of French citizens concerning livestock farming. This work was firstly based on sociological studies and qualitative surveys carried out during the last 10 years by technical institutes and finalized research about controversies concerning livestock farmers and livestock production, through semi-directive interviews with stakeholders from associations or food chain organizations. We described a typology of representations about livestock and identified four groups: abolitionists, promoters of alternatives, optimizers and competitors. These findings allowed us to build a quantitative survey directed to a panel of 2 000 citizens through an Internet platform managed by a polling institute (IFOP). The survey was about their knowledge, interest and view of livestock farming, their opinion about some on-farm practices, their expectations regarding livestock farming and farmers, their consumption of animal products and the information they were seeking about these products. The main findings are presented in this paper. They show that a majority of citizens are “shocked” or “very shocked” by constrictive, but nevertheless usual, practices. About 1/3 of citizens declare that they intend to stop or decrease their meat consumption within the 12 next months. We also proposed a quantification of our qualitative typology and identified a fifth category: the rather indifferent citizens, who represent about 10% of the population, besides abolitionists (2%), promoters of alternatives (1/3), optimizers (1/5) and competitors.

2017

Synthèse des audits sur la conformité des élevages de porcs aux mesures du Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène

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Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 217-218, poster 

Dans le contexte réglementaire européen du Paquet Hygiène, les Organisations Professionnelles françaises (Fédération Nationale Porcine, Coop de France Bétail et Viande et INAPORC) ont fait le choix, en 2006, de développer un Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène en élevage de porcs (GBPH), accompagné d’un Manuel d’application (Ifip, 2009) et d’une grille d’audit pour évaluer le degré de conformité des élevages. Le Guide a pour objectif d’aider les éleveurs à maîtriser la sécurité sanitaire de la viande de porc pour le consommateur. Il propose des éléments de maîtrise concrets et adaptés des dangers identifiés. Le document a été officiellement validé par les services de l’Etat en 2012. Les mesures répertoriées sont donc considérées comme efficaces et suffisantes pour répondre à l’objectif visé. Outre les dangers identifiés pour le consommateur, le Guide a pour objectif de maîtriser la santé des porcs. Il apporte l’opportunité de revoir la biosécurité dans les élevages. Entre 2010 et 2013, les Organisations de Producteurs ont réalisé des audits pour vérifier le niveau de conformité des élevages aux mesures du GBPH et définir les points de progression. Cet article fait la synthèse nationale de l’ensemble des audits transmis à l’Ifip.

ENG

A synthesis of audits on compliance of French pig farms with the requirements of the Guide to Good Hygiene Practices

The Guide to Good Hygiene Practices in pig farms (GGHP) defines measures to control hazards that may compromise the food safety of meat. The objective of this study is to verify the compliance of French pig farms with the requirements of this GGHP.
From 2010 to 2013, 1834 audits of GGHP were performed in 1539 voluntary farms by Producers’ Organizations and collected by Ifip. As expected, the distribution of the farms was not quite representative of French pig production, according to farm location and type of activity. The average level of compliance was 93.7 %. It exceeded 80 % in 98 % of the farms. Four categories of items, reaching less than 90 % of compliance, required improvement: feed production on site (83.4 % of compliance), corpse management (84.6 %), water quality management (88.5 %) and isolation of sick or injured animals (87.6 %). Within the 102 farms audited three times, the average level of compliance increased from 90.7 % at the first audit to 91.9 % at the second one (significantly), then to 93 % at the third one (not significantly). This confirms that audits are an effective tool to improve the implementation of GHP in farms.
Finally, this synthesis highlighted the very good level of compliance of a large sample of French pig farms with the GGHP requirements. This means that the actions based on the Guide, particularly Salmonella control and the Ecoantibio plan, are based on well controlled measures.

2017

Perception et prise en compte par les éleveurs du regard de la société sur l'élevage

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Morgane Coty et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Dans un contexte d’interpellations sociales fortes adressées à l’élevage (Delanoue et Roguet, 2015), le projet ACCEPT, financé par le CASDAR sur 2014-2017, vise à permettre aux différentes parties prenantes, en premier lieu les éleveurs, leurs conseillers et représentants, de mieux comprendre les déterminants des controverses et mobilisations collectives autour de l’élevage. Une de ses actions analyse les regards croisés de la société sur l’élevage et des éleveurs sur les attentes sociétales, au travers d’enquêtes, auprès du grand public (Delanoue et al., 2017), de visiteurs lors de portes ouvertes en élevage (Grannec et Roguet, 2017), de militants d’associations et d’éleveurs. Cet article présente les résultats de l’enquête auprès des éleveurs.

ENG

Perception and account taken by livestock farmers of society’s perspectives on livestock farming

A survey was conducted among 468 livestock farmers at the agricultural exhibitions “Sommet de l’Elevage” in Auvergne and “Space” in Brittany by students of the agricultural schools of Brioude (Auvergne) and Le Rheu (Brittany). The goal was to better understand how farmers perceive the expectations / criticisms of citizens with regard to livestock farming. The survey had 43 questions, on the farmer, his farm, his perception of societal expectations regarding livestock and the measures he had undertaken to respond. On average, the farmers, including 84% of men, were 44.2 years old and had set up in agriculture 20 years ago on average. They consider animal welfare as the main concern of citizens for livestock farming, almost on equal terms with the price of products. Citizens were seen as sensitive first to housing and slaughter conditions. On the environment, the three issues that most concern citizens, according to farmers, are the pollution of water and soil, GMOs and greenhouse gases. Regarding risks to public health, half the farmers identify the use of antibiotics as the main subject of concern for citizens. Farmers rightly consider pig and poultry as being the productions the most challenged by society, for their impact on the environment, animal welfare and public health. For most farmers, social criticism generates anger, sadness or lack of motivation. Whereas one in six farmers say they are indifferent, one in nine say they are prompted to change their practices. To bring livestock farming into line with society's expectations, most rely on communication, but some consider the types of farming will also have to evolve.

2017

Actualisation des données sur la consommation d'eau individuelle et jiournalière des truies gestantes

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Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 173-174, poster 

A la lumière de la bibliographie, il est difficile de statuer sur la consommation journalière en eau d’une truie gestante en bonne santé. En effet, on peut supposer que d’un essai à l’autre, la consommation d’eau des truies gestantes, comme pour l’engraissement, varie de manière importante et certains détails influençant le niveau de consommation des animaux sont différents tels que le type d’abreuvoir, le système d’alimentation ou le débit d’eau (Brumm et al., 2000 ; Massabie et Lebas, 2011). Ainsi, Klopfenstein et al. (1996) indiquent que la consommation d’eau journalière et individuelle d’une truie est comprise, en moyenne, entre 5 et 9 litres (pousse-tubes, auges individuels et alimentation sèche) tandis que Cerneau et al. (1997) évoquent une consommation journalière de 20 litres en moyenne pour un groupe de quatre truies (alimentation en soupe). De plus, un lien semble exister entre la quantité d’eau consommée et la santé des truies. Madec et David (1983) précisent qu’une consommation inférieure à 15 l/jour peut être un facteur de risque important de l’apparition de troubles urinaires. L’objectif de cette étude est de proposer une actualisation des informations individuelles d’abreuvement des truies gestantes, lorsqu’elles sont observées en bonne santé.

ENG

Updating individual and daily water consumption data for pregnant sows

With the bibliography, it is difficult to know the daily quantity of water consumed by a pregnant sow. In addition, some variables like the drinker’s model or the water flow can modify the water consumption of the animal. Six connected drinkers were installed on the experimental station of IFIP located in Romillé. It is composed of a bowl drinker surrounded by separation, a precision water meter and an RFID antenna (Radio Frequency Identification) to detect the electronic ear tags of the sows. This connected drinker is able to collect the drinking behavior of a sow: number, duration, schedules of visits and water consumption. We worked on 81 “healthy” sows for two months. Indeed, all the information related to a sick sow was removed from the database. Sows were bred in groups and fed with an automatic feeder. On average, the daily water consumption is 8.2 l/day but variability is great. For the inter-variability, the average consumption is 33.2 ml/kg of body weight/day (± 16.5), so a coefficient of variation of 50.0%. For the intra-individual variability, the average coefficient of variation is 37.9%. It is possible to identify five consumption profiles: wasteful with a daily consumption of 69.2 ml/kg of body weight, huge consumer with 48.7 ml/kg, average and low consumer (they represent more than 70 % of the sows) with respectively 32.4 and 19.5 ml/kg, and thrifty with 8.1 ml/kg.

2017

Les débats de société sur l'élevage au sein de l'Union européenne : thèmes, arguments et modes d'action des parties prenantes, conséquences sur les modes d'élevage

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Christine Roguet et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 307-312

Une analyse des controverses sur l’élevage a été réalisée en 2015 dans cinq pays de l’Union Européenne (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Italie) pour évaluer dans quelle mesure diffèrent entre pays les thèmes et la virulence des débats, les parties prenantes, leurs arguments et modes d’action. Il s’agit aussi de connaître les réponses apportées et leurs impacts sur l’évolution des modes d’élevages et la segmentation des marchés. L’étude a reposé sur une analyse bibliographique et des missions en Allemagne, Danemark et Italie. Elles ont permis de recueillir les positions d’une trentaine d’acteurs de l’élevage, de la recherche et des associations. Nous confirmons l’existence d’un gradient de préoccupations sociétales sur l’élevage, du nord au sud de l’Europe. Les controverses sont très actives dans le nord, sur de nombreux sujets (bien-être animal, santé publique, impacts environnementaux, modèles d’élevage), portées par de puissantes associations. Elles le sont beaucoup moins dans les pays du sud, en particulier en Espagne. Elles se traduisent par l’instauration de réglementations spécifiques et de labels, qui commencent à trouver leurs marchés. La montée de la contestation, les orientations données par la recherche et les pouvoirs publics, et les initiatives prises par les filières, conduisent à des changements de pratiques d’élevage en Allemagne et aux Pays-Bas, tout en gardant le souci de la compétitivité. Par contre, au Danemark, les effets d’annonce semblent l’emporter mais la situation évolue. Ces initiatives s’inscrivent dans un mouvement plus général, au sein de l’UE, en faveur de la création d'un étiquetage selon le mode de production de la viande et du lait, à l’instar de ce qu’impose la réglementation européenne pour les oeufs depuis 2003.

ENG

Social debates on livestock farming within the European Union: themes, arguments and modes of action of stakeholders, impact on farming methods

An analysis of the controversies about livestock farming was carried out in 2015 in five countries of the European Union (Germany, Denmark, The Netherlands, Spain, Italy) to evaluate how the themes and virulence of the debates, the stakeholders, their arguments and modes of action, differ between countries. We also wanted to identify the responses provided for and their impact on changes in farming methods and market segmentation. The study was based on a literature review and study tours in Germany, Denmark and Italy. They made it possible to collect the positions of thirty actors of livestock farming, research and NGOs. We confirm the existence of a gradient of societal concerns on livestock farming, from northern to southern Europe. Controversies are very active in northern Europe on many issues (animal welfare, public health, environmental impacts, farming models), driven by powerful associations. They are much less in the southern countries, especially Spain. They result in the introduction of specific regulations and labels that are beginning to find their markets. The rise of the protest, the guidance of research and public authorities, and the initiatives of industries, are leading to changes in animal husbandry practices in Germany and the Netherlands, while maintaining competitiveness. However, the announcement effects seem to prevail in Denmark but the situation is changing. These initiatives are part of a broader movement within the EU for the creation of a label according to the mode of production of meat and milk, like that imposed for eggs by European regulation since 2003.

2017

Evolution des modèles d'exploitations porcines en France sous l'effet des contraintes économiques et réglementaires depuis 2008

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Christine Roguet, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 277-282

En 2006 et 2007, l’IFIP a réalisé un état des lieux des élevages de porcs en France et identifié des modèles d’avenir. Dix ans plus tard, nous avons souhaité décrire les évolutions qui se sont réellement produites dans les structures d’élevage, sous l’effet des changements réglementaires (mise aux normes gestantes, régime d’enregistrement, fin des ZES et des quotas laitiers) et d’une situation économique durablement tendue. L’évaluation a été quantitative (analyse des données des enquêtes du SSP et de la GTE) et qualitative (entretiens avec les responsables projets de 15 groupements de producteurs et 6 éleveurs, dans toute la France). Entre 2007 et 2013, le nombre d’élevages de plus de 50 truies (98 % du cheptel) est passé de 6 400 à 4 870 et leur taille moyenne de 183 à 215 truies. Ces moyennes recouvrent différentes trajectoires : disparition des sites de moins de 100 truies, qui ne sont pas repris, augmentation (40 % des détenteurs), diminution (10 %) ou stabilité (50 %) de la taille... Plus en détail, les investissements en élevage ces dernières années, jugés raisonnés et structurants, bien que très insuffisants par les groupements, ont eu pour objectif d’accroître l’autonomie de l’exploitation en capacités d’engraissement et en foncier, quitte à réduire le nombre de truies. Entre cette recherche d’autonomie et les incertitudes sur la reprise des élevages des papy-boomers, entre les limites environnementales en Bretagne et le manque de candidats à l’installation ailleurs, la baisse du cheptel porcin semble vouée à perdurer, voire à s’accélérer dans certaines régions. Deux questions se posent : (1) qui investira dans la production ? (2) la différenciation de la production suffira-t-elle à compenser en valeur la perte de volume ?

ENG

Changes in models of pig farms in France under the effect of economic and regulatory constraints since 2008

In 2006 and 2007, IFIP made an assessment of the situation of pig farm buildings in France and identified some models for the future. Ten years later, we wanted to describe the changes that actually occurred in pig farms as a result of regulatory changes (complying with welfare standards, registration system, end of “ZES” and of milk quotas) and of a difficult economic situation. The evaluation was quantitative (analysis of survey data from the SSP and GTE) and qualitative (interviews with managers from 15 producer groups and 6 pig farmers throughout France). Between 2007 and 2013, the number of farms with over 50 sows (98% of herds) declined from 6 400 to 4 870 and the average size increased from 183 to 215 sows. The overall situation, however, conceals different paths: the disappearance of sites with less than 100 sows that do not find a buyer, the increase (40% of the farmers), the decrease (10%) or the stability (50%) of the size... The investments in farms in recent years are considered by producer groups as reasoned and structuring, although far too low. They have aimed to increase farm autonomy regarding fattening capacities and land (manure spreading and home feed mixing), even though this may reduce the number of sows. Between this search for autonomy and the uncertainties surrounding the takeover of the baby-boomers’ farms, between environmental limits in Britain and the lack of candidates for setting up elsewhere, the decline of the pig population seems destined to continue, even faster in some areas. Two questions arise: (1) Who will invest in production? (2) Will pig production differentiation be enough to offset volume loss by value?

2017

Evaluation de l'impact des portes ouvertes sur la perception des élevages par les visiteurs

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Marie-Laurence Grannec (CRAB) et Christine Roguet (IFIP)., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Les filières d’élevages sont confrontées à d’importantes interpellations sociales. A partir d’entretiens avec les parties prenantes, Delanoue et Roguet (2015) ont classé les débats sur l’élevage, à l’échelle nationale, en quatre registres : l’impact environnemental, le bien-être animal, le risque sanitaire et le modèle de production. Au niveau local, l’analyse du déroulement de projets d’élevage révèle que la survenue de tensions est favorisée par la crainte de nuisances et que la perception des projets est impactée par trois déterminants : le type de territoire, l’image de la filière en question et la qualité des relations sociales (Grannec et al., 2017). Parmi les mesures prises par les filières animales pour améliorer leur image dans la société, les portes ouvertes sont l’occasion pour les éleveurs de présenter leur métier et pour les visiteurs de découvrir les conditions d’élevage. Cet article présente les résultats d’une enquête exploratoire réalisée par des étudiants du lycée agricole du Rheu (35), dans le cadre d’une formation-action, auprès de visiteurs lors de portes ouvertes en élevages. L’objectif était d’évaluer leur impact sur la perception de l’élevage.

ENG

Evaluation of the impact of open-days on the perception of animal husbandry by the visitors

One hundred and fifteen visitors were surveyed after an open-day in five farms presenting various animal species and systems of production. At the end of the visit, they were invited to answer questions about their socio-geographic profile, their motivations for participating in this visit, their opinion on breeding before the visit, their perception of the living conditions of animals and the environmental impact of the farm they visited, what they learned from it and the aspects judged positively or negatively. Forty percent of the visitors just wanted a family outing but 47% were searching for information about the functioning of the farms or the breeder's job (43%). Their questions were related to animal well-being more than to environmental impact. Furthermore, the positive or negative points they remembered at the end of the visit mainly concerned the animals’ living conditions. They were considered as "very good" or " rather good” by 96% of the visitors. This exploratory survey underlines some limitations of open-days to promote a social positive perception of livestock farming. First of all, they do not enable discussions to take place with very critical citizens because they mainly attract people who are favourably disposed to livestock farming. Nevertheless, by answering the visitors’ questions, they enable them to be reassured and confirm the positive vision they have of livestock farming. Half of the investigated people indicated having received useful information during the visit. A quarter of them left the farm with a better image.

2017

Mesure des concentrations des stéroïdes dans la salive de cochettes immatures, pré-pubères et pubères

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Ghylène Goudet et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 175-176, poster

L’élevage porcin conventionnel se caractérise par une conduite en bandes qui présente de nombreux avantages techniques (surveillance des mises-bas, ajustement de la taille des portées, gestion des porcelets…) et sanitaires (nettoyage-désinfection des locaux entre bandes). Une majorité d’éleveurs administrent des agonistes de synthèse de la progestérone pour synchroniser les cycles des cochettes de renouvellement et les intégrer dans les bandes (Boulot et al., 2005). Les effets négatifs des résidus hormonaux sur la santé humaine et l’environnement conduisent à mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage. Notre objectif à long terme est de développer des alternatives aux traitements hormonaux pour la synchronisation des oestrus des cochettes, notamment lors de l’entrée dans la première bande.
Avant la première ovulation, les cochettes atteignent un stade physiologique de pré-puberté au cours duquel une stimulation externe peut déclencher la première ovulation. L’exposition au verrat (appelée effet mâle) pourrait favoriser le déclenchement et la synchronisation de la puberté si elle est appliquée pendant cette période de pré-puberté (Prunier, 1989). Cette pratique est très peu utilisée en élevage, car le moment optimal et les modalités d’exposition au verrat ne sont pas clairement définis. Notre objectif est de mieux caractériser la phase de pré-puberté et de rechercher des biomarqueurs de cette phase à l’aide de techniques non-invasives.
Pendant la phase de pré-puberté, les concentrations d’oestrone urinaire augmentent (Camous et al., 1985). En conditions d’élevage avec logement en groupe, des prélèvements réguliers d’urine sont difficilement envisageables. Les dosages hormonaux classiques reposent sur des prélèvements sanguins trop invasifs. En revanche, le suivi de biomarqueurs salivaires est non invasif et relativement facile à mettre en place. La recherche de biomarqueurs salivaires de la phase de prépuberté permettra d’améliorer le repérage des femelles à stimuler et de diminuer le nombre de femelles mises à la reproduction alors qu’elles sont impubères.

ENG

Evaluation of steroids concentrations in the saliva of immature, prepubertal and pubertal gilts

Synchronizing oestrus in gilts is an important tool for pig producers to optimize the management of reproduction. Synthetic progestogens are used routinely in pig farms for this purpose, but there is a need for alternative non-hormonal breeding tools. Before puberty, gilts exhibit a “waiting period”, related to ovarian development and gonadotrophin secretions, during which an external stimulation, such as boar exposure, could induce and synchronize the first ovulation. Our aim was to characterize this “waiting period” and search for biomarkers of this period using non-invasive tools. During this period, an increase of urinary oestrone concentration has been observed, but urinary sampling is difficult in group-housed females. Salivary samples are non-invasive and easier to perform. Thus, the aim of this study was to evaluate steroid concentrations in the saliva of immature to pubertal gilts in order to search for biomarkers of the “waiting period”. Trans-abdominal ultrasonographies were performed over a period of 5 weeks on six 140-day-old Large White gilts until puberty detection. Urinary samples were collected for oestrone assay to detect the “waiting period”. Salivary samples were collected for steroidome analysis using gas chromatography coupled with tandem mass spectrometry to detect potential biomarkers of the “waiting period”. Urinary oestrone concentration increased 2 weeks before puberty. Steroidome analysis allowed the quantification of 28 steroids, 13 of them showing significant differences between weeks. Dehydroepiandrosterone concentrations decreased and estradiol-17 concentrations increased significantly just before the “waiting period”. These steroids could be biomarkers of this period. Present results confirm that non-invasive salivary samples could allow the identification of the physiological status of the gilts and the optimal time for application of the boar effect.

2017

Un nouvel outil pour l'aide à la décision d'investissement en élevage porcin

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Alexia Aubry et Yvon Salaün, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 319-320

Bien que les projets de création d’élevage se soient raréfiés au cours des dernières décennies, la décision d’investir reste une question récurrente en élevage porcin. Il s’agit aujourd’hui plutôt de restructurations ou d’extensions poursuivant des objectifs divers : volonté de développement parfois, recherche de cohérence technique le plus souvent (par exemple la relocalisation sur le site d’élevage principal de porcs engraissés ailleurs), ou encore dépenses à vocation technique ou sanitaire s’accompagnant d’une modification des flux de production (« dépeuplement/repeuplement » à vocation sanitaire par exemple). S’inscrivant dans la durée longue, ces projets requièrent une méthode d’évaluation adaptée.
Le modèle de simulation PORSIM, développé par l’IFIP pour analyser les projets de création d’élevage porcin (Téffène et Salaün, 1983), a été entièrement repensé pour s’adapter aux attentes des utilisateurs dans un tout autre contexte de production. L’objectif actuel est plutôt d’éclairer des choix d’investissement dans un élevage existant, au moyen d’un outil simple à utiliser, en connexion directe avec les données de gestion technico-économiques (GTE) disponibles, ceci pour limiter au maximum la contrainte de la collecte de données par l’utilisateur.

ENG

A new tool to assess the opportunity to invest in pig production

Although the establishment of new pig units have stayed at a poor level within the last decades, the decision to invest remains a recurring issue in pig farming. Mostly concerning now farm restructuration or extension, these projects can be guided by various objectives: business development, technical efficiency improvement, "depopulation-repopulation" accepted as a sanitary challenge... These long-term projects require a consistent and easily understandable method to assess the risk level and economic interest.
IFIP has developed a specific web-tool which simulates the economic and financial impacts of a project on the farm. A project consists in an expense (investment) and/or a breakdown in some parameters characterizing the pig activity (structure, organization, technical efficiency), accepted against expected gains. Proposed technical indicators refer to the proper management data of the farm or to collective standards. The impact of the project on the future annual margins is considered and compared to the capital expenditure to approach profitability, through actuarial indicators as the Internal Rate of Return on investment or the Present Value of Investment. This analysis can be extended at the whole farm scale, by including expected margins of other activities present on the farm, global charges and loan repayments… to produce management indicators framing the repayment ability of new loans or the global cash profile.
To limit the complexity of use in a field context, the new tool is based on a static and deterministic model. It represents the flow of incomes and expenses and provides the farmer or his advisers with the key indicators of project analysis in a wide variety of decision-making situations.

2017

Actualisation des consommations d’eau individuelles et journalières des truies gestantes

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Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Plusieurs paramètres peuvent modifier le comportement d’abreuvement des truies : type, réglage ou accès à l’abreuvoir, qualité et quantité d’aliment, etc. Ainsi, la bibliographie présente des consommations moyennes d’eau allant de 5 à 20 litres par jour et par truie. Ce poster propose une actualisation de ces données à partir des nouveaux équipements connectés d’abreuvement.

PDF icon Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017
2017

Un nouvel outil pour l'aide à la décision d'investissement en élevage porcin

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Alexia Aubry et Yvon Salaün, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Le modèle de simulation PORSIM, initialement développé par l’IFIP dans les années 80 pour analyser les projets de création d’élevage porcin, a été entièrement repensé pour s’adapter aux attentes des utilisateurs, dans un tout autre contexte de production.
Objectif actuel : éclairer des choix d’investissement dans un élevage existant.

PDF icon Alexia Aubry et Yvon Salaün, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017
2017

Perception et prise en compte par les éleveurs du regard de la société sur l'élevage

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Morgane Coty et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

L’élevage est confronté à de fortes interpellations sociales. Le projet ACCEPT (CASDAR 2014-2017) a pour objectif de mieux comprendre les déterminants des controverses et mobilisations collectives autour de l’élevage en France. Pour cela, il analyse les différents regards portés sur l’élevage dans la société française. Ce poster présente les résultats d’une enquête auprès d’éleveurs sur la manière dont ils perçoivent et prennent en compte le regard que porte la société sur l’élevage.

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2017

Ammonia, nitrous oxide, methan emissions and v- shaped scraping system - fiel-study in a growing-finishing piggery in Brittany

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Nadine Guingand, Pascal Levasseur, Bertrand Convers et Pascal Prevost, EMILI 2017, Emissions of Gas and Dust from Livestock, 21-24 mai 2017 - St Malo, France, poster

Reduction of ammonia emission is a major concern for pig production especially in relation with the future implementation of the BREF on Intensive Rearing of Poultry and Pig (IRPP). Slurry management and especially frequent emptying of pit is one way to reduce ammonia emitted by piggeries.

A field-study was conducted to investigate the effect of V-scraping system on ammonia emitted by fattening pigs and results were compared with literature.

PDF icon Nadine Guingand et al., EMILI 2017, Emissions of Gas and Dust from Livestock, 21-24 mai 2017 - St Malo, France, poster
2017

Présentation du projet ACCEPT et des résultats du sondage d’opinion et de la typologie des points de vue de la société sur l’élevage en France

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« Mieux comprendre les points de vue de la société sur l'élevage ». Présentation du 25 janvier 2017.

- « Acceptabilité des élevages par la société en France : cartographie des controverses, mobilisations collectives et prospectives, par Christine Roguet (p. 1-5) ;

- « Comprendre les controverses sur l’élevage et connaître les acteurs du débat en France et en Europe, par Elsa Delanoue, (Université Rennes et ITAVI et Christine Roguet  (IFIP), p. 6-15) ;

- « Et le grand public ? : les regards de la société française sur l’élevage », par Alizée Chouteau, Elsa Delanoue, Anne-Charlotte Dockès, Aurore Philibert et Christophe Perrot (p. 16-35) :

-       Que nous apprennent de récentes : études quantitatives (p. 17-20)

-       Un sondage mené par le projet ACCEPT (p. 21-35)

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2017

Traitements vétérinaires : la démarche GVET

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Porc Mag (FRA), n° 520, mai, p. 25, par Anne Hémonic

Plan Ecoantibio. La démarche GVET, ou gestion des traitements vétérinaires en élevage, doit permettre la modernisation du registre desdits traitements et la mesure des usages d’antibiotiques.

2017

Les audits biosécurité en élevage

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Isabelle Corrégé, Tech Porc (FRA), 2017, n° 36, juillet-août, p. 32-33

La biosécurité est la base de la maîtrise de la santé en élevage et c’est un prérequis à toute démarche de réduction des antibiotiques. La mise en oeuvre des mesures de biosécurité est très variable selon les élevages et des axes de progrès persistent. La réalisation d’un audit biosécurité permet à l’éleveur de faire le point sur ses pratiques et de mettre en place des mesures de progrès.

2017

Perception et prise en compte par les éleveurs du regard de la société sur l’élevage

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Christine Roguet (IFIP, Marie-Laurence Grannec (CRAB) et Delphine Neumeister (IDELE), Tech Porc (FRA), 2017, n° 36, juillet-août, p. 17-19

Dossier économie ACCEPT : regards croisés entre la  société civile et les éleveurs

Une enquête réalisée auprès de 468 éleveurs montre leur bonne connaissance des sujets qui font débat dans la société sur l’élevage. Si, pour 60 % d’entre eux, l’amélioration de l’image de l’élevage auprès des citoyens passe par une meilleure communication, un éleveur sur cinq estime qu’il faudra aussi faire évoluer les modes de production standard et avoir des systèmes de production plus diversifiés.

2017

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