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Effet du type génétique et du génotype halothane sur l’épaisseur de lard mesurée par tomographie RX tout au long de la carcasse

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FR

L’étude repose sur l’analyse de l’épaisseur de lard au tomographe RX d’animaux de 13 types génétiques : des races pures de type Piétrain, des croisés deux voies de type Piétrain x Large-White et des porcs charcutiers. Pour chacune des 280 demi-carcasses analysées, les épaisseurs moyennes de lard sont calculées sur la longueur totale de la carcasse et sur trois zones anatomiques (épaule, longe, jambon). Des différences d’épaisseur de lard sont observées entre zones anatomiques et entre groupes de types génétiques. Les porcs de races pures sont plus maigres que les porcs croisés deux voies, eux-mêmes plus maigres que les porcs charcutiers. Les épaisseurs de lard décroissent de l’épaule au jambon. Les plus faibles coefficients de variation des mesures d’épaisseur de lard sont observés au niveau de la longe. Les trois génotypes au locus halothane sont représentés dans cette étude. Des différences significatives entre les animaux NN et Nn sont mises en évidence : les animaux hétérozygotes présentent une épaisseur moyenne de lard plus faible de 0,7 mm par rapport aux homozygotes ; l’écart est de 1 mm au niveau des zones de la longe et de l’épaule (respectivement P < 0,05 et P < 0,01) mais n’est pas significatif au niveau de la zone du jambon. Aucune différence significative n’est observée par rapport au génotype nn, sans doute en raison du faible nombre d’animaux porteurs de ce génotype.

ENG

Effect of the genetic type and the halothane genotype on fat thickness measured with Computed Tomography (CT) throughout the carcass

The study is based on fat thickness analysis with computed tomography (CT) of animals from 13 genetic types: purebred Piétrain-like breeds, crossbred Piétrain x Large-White types and crossbred fattening pigs. For each of the 280 analyzed half-carcasses, average fat thickness was calculated throughout the carcass as well as in three body parts (shoulder, loin, ham zones). Fat thickness differences were observed between body parts and between groups of genetic types. Purebred animals were leaner than crossbred Piétrain x Large-White types themselves leaner than crossbred fattening pigs. Subcutaneous fat thickness decreased from the shoulder to the ham. The lowest fat thickness variation coefficients were seen for the loin. The three halothane genotypes were represented in this study. Significant differences between NN and Nn animals were highlighted: heterozygote animals presenting 0.7 mm less fat thickness compared with homozygotes; significant differences were seen at the loin (1.1 mm, P < 0.05) and shoulder (1.0 mm, P < 0.01) parts but differences were not significant at the ham. No significant effect was observed in comparison with the nn genotype, probably due to the small number of animals carrying this genotype.

2016

Maîtriser les réserves lipidiques des truies à la mise bas

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Fiche n° 050 : réduction des coûts d'élevage

Une tendance très marquée à l’amaigrissement des troupeaux au moment de la mise bas est observée depuis quelques années. C’est une des conséquences de l’élevage des truies en groupe pendant la gestation, qui accentue la difficulté à maîtriser l’homogénéité du troupeau. En effet, l’objectif d’éviter que certaines truies soient trop grasses à la mise bas, avec les complications qui s’ensuivent, a conduit certains éleveurs à niveler vers le bas les épaisseurs de lard (ELD). Or, si dans le même temps, l’éleveur ne parvient pas à faire consommer plus d’aliment en maternité, les réserves corporelles d’énergie à la mise bas ne sont plus suffisantes et la production de lait chute. Par ailleurs, une ration de gestation trop basse (pour limiter l’ELD à la mise bas) peut détériorer le poids de naissance moyen et pénaliser d’autant les porcelets les plus petits déjà nombreux dans un contexte d’hyperprolificité.
Depuis sa création, le troupeau de Romillé est conduit en s’appuyant sur la démarche factorielle d’estimation des besoins pendant la gestation développée par l’INRA-PEGASE. La mise en oeuvre opérationnelle de ces concepts permet d’illustrer, à l’échelle d’un élevage modèle, les progrès attendus en termes de maîtrise de l’hétérogénéité entre animaux.
Cette conduite a cependant été suspendue pendant quelques mois pendant les travaux de mise en groupes des truies conduits en 2013-2014. Pendant cette phase d’élevage relativement chaotique, les truies (hors rangs 0 et 1) ont été élevées sur paille, en groupes de 16-21. Elles ont été suivies pour tenter de mettre en relation les performances obtenues et l’état des réserves.

PDF icon fiche_bilan2015_050.pdf
2016