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Yersinia enterocolitica : qualité des maigres de tête pour la fabrication de charcuteries

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Carole Feurer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 57

Yersinia enterocolitica est une entérobactérie psychrotrophe régulièrement mise en cause dans les pathologies humaines digestives et extra-digestives d’origine alimentaire dans les pays tempérés et froids. En 2014 en Europe, la yersiniose est la 3ème cause de maladie d’origine alimentaire chez l’homme, avec un total de 6 625 cas confirmés (EFSA, 2015). Yersinia enterocolitica est transmissible par la voie oro-fécale. Le porc est considéré comme le principal réservoir, pour héberger les biotypes pathogènes pour l’homme.

L’infection a généralement comme source l’ingestion de viande contaminée, notamment la viande porcine mal cuite ou crue ou des produits de charcuterie.

Du fait de son tropisme principalement oro-pharyngé, Y. enterocolitica est fréquemment isolée dans la cavité buccale, au niveau des amygdales et de la langue même si les porcs ne développent pas de signes cliniques. En France, en 2010-2011, la prévalence sur amygdales était estimée à 13.7% [10,1-17,3] au niveau individuel, et à 74,3% [65-84] à l’échelle des lots (élevage) (Fondrevez et al, 2014).

Les carcasses et les abats peuvent être contaminés durant le processus d’abattage, par des contaminations fécales durant l’éviscération et plus généralement par les contaminations croisées via l’équipement, le personnel et l’environnement de l’abattoir.

Par ailleurs, la contamination peut avoir lieu pendant les opérations ultérieures de la découpe, transformation et distribution lors de la vente de la viande et des abats. L’incorporation des muscles de la tête et des muqueuses pharyngées du porc dans les produits de charcuteries est considérée comme un facteur de risque pour le consommateur.

En effet, en raison de leur nature psychrotrophe, les souches pathogènes de Y. enterocolitica présentes dans la viande et les sous-produits peuvent se multiplier pendant leur conservation, dans les conditions habituelles de bonne maîtrise de la chaîne du froid.

L’objectif de cette étude était d’estimer la contamination qualitative de Yersinia enterocolitica issus de muscles de tête, ceci afin d’évaluer s’il existait un risque de transmission de Yersinia des amygdales aux muscles de tête, et s’il était important.

PDF icon Carole Feurer, Bilan 2016, mai 2017, p. 57, fiche n° 24
2017

Impact of the slaughter process on the pork carcasses contamination by Yersinia enterocolitica

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Poster.

In 2013, Yersiniosis was the third most frequently reported zoonosis in Europe with 6,471 confirmed human cases (EFSA & ECDC, 2015). Pig is considered to be the primary reservoir for the human pathogenic types of Y. enterocolitica; mainly for biotype 4 (serotype O:3) and biotype 2 (serotype O:9 and O:5,27) to a lesser extent. Pigs do not develop clinical signs, but carry Y. enterocolitica in the oral cavity, on the tongue and tonsils, in lymph nodes and they excrete the bacteria in their feces (Nesbakken et al., 2003). The carcasses and offal may become contaminated during slaughtering process (fecal contamination from gastrointestinal content during evisceration, cross contaminations through equipment, personnel and environment of the slaughterhouse) (Frederiksson-Ahomaa et al., 2001, Nesbakken et al., 2003). According to the literature, some slaughtering practices and inspection procedures may increase the frequency of contamination of offal and carcasses.
The aim of the study was to evaluate the impact of different handling practices of the tongue on the contamination of the carcasses by Y. enterocolitica on the slaughter line: tongue removed with the pluck set vs tongue left intact inside the head. This study has also allowed us to gather data regarding the contamination of pig carcasses by Y. enterocolitica in France.

PDF icon feurer2015safepork.pdf
2015

Impact of the slaughter process on the pork carcasses contamination by Yersinia enterocolitica

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The aim of the study was to evaluate the impact of the tongue handling practice on the contamination of the pork carcasses: the tongue removed with the pluck set (3 slaughterhouses) vs the intact tongue inside the head (3 slaughterhouses). A total of 1920 pigs from 120 different farms were sampled both on their tonsils and carcass surfaces over a one year period. The individual prevalence of Y. enterocolitica on tonsils and carcasses was unexpectedly low and estimated respectively to be 5.7% [4.7-6.9] and 0.6% [0.3-1.0] from the pooled samples. The presence of Y. enterocolitica on the carcasses was statistically linked to its presence on tonsils. It was nearly five times higher on pigs with positive tonsils, than on pigs with negative tonsils.

Despite the experimental design, we were not able to confirm that the removal of the tongue on the slaughter line had a significant impact on the carcass contamination with Yersinia enterocolitica.

These results confirm that cross contaminations occur during the slaughtering process and that good hygiene practices are necessary to limit the transfer of Y. enterocolitca from the tonsils, or the feces, to the carcasses.

PDF icon feurer2015safepork2.pdf
2015

Yersinia enterocolitica Prevalence in the French Pig And Pork Industry: First results of the French Task Group

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2010

Yersinia enterocolitica prevalence in the French pig and pork industry: first results of the French task group

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PDF icon Yersinia enterocolitica prevalence in the French pig and pork industry: first results of the French task group
2010

Groupe de travail national sur Yersinia enterocolitica en filière porcine : synthèse des premiers résultats et perspectives

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Le porc est reconnu comme étant le principal réservoir des souches de Yersinia enterocolitica pathogènes pour l’homme (Ostroff et al., 1994). Il ne développe pas de signes cliniques mais héberge Yersinia sur la langue, les amygdales, dans les nœuds lymphatiques et l’excrète dans ses fèces. En France, si l'on connait les principaux biosérotypes pathogènes (4/O :3, 2/O :9 et 3/O :5,27), peu de données sont disponibles sur la prévalence et l'épidémiologie de Y. enterocolitica.
2010

Abats rouges de porc (foie, coeur, langue) : la qualité bactériologique passe par l'hygiène

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La qualité bactériologique des abats rouges pose des problèmes. Son amélioration passe par la maîtrise des manipulations, de la collecte à l'expédition, par la rapidité de la réfrigération et par la rigueur du nettoyage-désinfection.
PDF icon Abats rouges de porc (foie, coeur, langue) : la qualité bactériologique passe par l'hygiène
1998