Veille économique internationale
Actualité économique, fiches synthétiques par pays
Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.
Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.
Les brèves
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Brazil Foods (issue de la fusion en 2009 entre Perdigão et Sadia) et la coopérative Coopercampos vont ensemble construire un nouvel abattoir dans l’État de Santa Catarina. La capacité d'abattage sera de 7000 porcs par jour, soit environ de 1,75 million de porcs par an. Le coût de l’investissement s’élève à 145 millions de Reals (environ 64 millions d’euros). L’outil entrera en service début 2011.
Source : IFIP d’après landbrug-fødevarer
L’abatteur et transformateur de viande brésilien Marfrig Alimentos vient d’acquérir l’entreprise américaine Keystone. La convention d'achat a été signée avec le fond d'actions Lindsay Goldberg.
Keystone Foods est une société privée, basée à West Conshohocken, en Pennsylvanie. Keystone est présent dans la commercialisation et la distribution des produits à base de viande de poulet, de porc et de bœuf. L’entreprise dispose de 54 installations de production en Amérique du Nord, Europe, Moyen-Orient, Asie, Australie et Nouvelle-Zélande. En 2009, elle comptait 12 900 employés et a enregistré un chiffre d'affaires net de 6,4 milliards de dollars.
Par cet achat Marfrig devient un fournisseur important des chaînes internationaux telles que McDonald's, Campbell's, Subway, ConAgra, Yum Brands et Chipotle. Avec Keystone, Marfrig souhaite renforcer sa présence en Asie, en Chine en particulier.
Source : IFIP d’après Suinoculturaindustrial
Selon le Président de l'organisation brésilienne Abipecs, les exportations brésiliennes de viande de porc pourraient augmenter en 2010, passant de 609 000 tonnes en 2009 à 650 000 tonnes en 2010. Ces prévisions se basent uniquement sur les marchés d'exportation existants. Avant la fin de l’année, il espère l’ouverture des marchés des États-Unis et de l'Union européenne, et aussi du Japon, de la Corée du Sud et de la Chine, en particulier à partir de l’Etat de Santa Catarina.
Source : IFIP d’après Abipecs
Le brésilien JBS, premier groupe mondial de viande, présent dans les secteurs bovin, porcin et de la volaille, reprend l’entreprise australienne Rockdale Beef aux entreprises japonaises Itoham Foods et Mitsubishi Trading.
De son côté, Mafrig, deuxième groupe brésilien de la viande, négocie la reprise de son concurrent national Minerva.
Source : IFIP d’après Vleesmagazine
Pao de Açucar, la filiale de Casino au Brésil, a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de plus de 23 milliards de Réais (1 R$ = 0,36 euros en 2009), soit une hausse annuelle de 4,5%. Le résultat net s’est établi à 592 millions R$, en progression de 127%. L’activité au Brésil contribue aux bons résultats de Casino à l’international en 2009 (+ 6,7%).
Source : IFIP d’après presse professionnelle
Brasil Foods, créée par la fusion entre Perdigão et Sadia au cours de l’été dernier, projette maintenant de reprendre Independência, entreprise brésilienne confrontée à des difficultés financières. Cette dernière a déjà procédé au licenciement de plusieurs centaines d’employés aux cours des mois passés. L’incorporation d’Independência dans Brasil Foods renforcera son positionnement dans la production et l’exportation de viande bovine.
Source : Source : IFIP d’après Meat and Meal
Après l’annonce début septembre de reprendre l’entreprise en faillite Pilgrim's Pride dans le secteur de la volaille aux Etats-Unis, JBS fusionne avec Bertin au Brésil. JBS sera actionnaire principal avec 60% des parts et Bertin détiendra les 40% restants. JBS devient ainsi la principale entreprise mondiale de viande. JBS est présent dans la filière porcine depuis la reprise de Swift, aux Etats-Unis, et abat plus de 10 millions de porcs par an.
Source : Source : IFIP d’après Leather International
Le groupe brésilien Marfrig renforce sa position dans les secteurs porcin et volaille avec la reprise de Seara Alimentos, appartenant à Cargill, pour un montant de 706 millions de dollars et 194 millions de dettes. L’activité d’abattage de porcs de Seara s’élève à 1,4 million de têtes, dont 50% de la production est exportée soit 10% de l’exportation totale de viande de porc du Brésil.
Marfrig détient le groupe d’abattage de porc Mabella au Brésil et se classe parmi les principales entreprises bovines au monde.
Source : Source : IFIP d’après Meat International
L’Etat brésilien de Santa Catarina a obtenu l’autorisation d’exporter de la viande de porc vers les Philippines. Sept abattoirs, appartenant à 4 entreprises (1 à Pamplona, 2 à Sadia, 1 à Aurora et 3 à Seara) ont été référencés. Diverses actions et missions de promotion ont été menées par l'Etat pour atteindre ce résultat. Ce nouveau débouché permet aux entreprises brésiliennes, fortement dépendantes du marché russe, de diversifier les exportations.
Source : Source : IFIP d’après ACCS
Marfrig continue sa diversification. La société vient de reprendre les activités de dinde du Groupe DOUX Francosul au Brésil, pour un montant total de 65 millions de dollars. Le transfert comprend un couvoir, une usine d’aliment, 4 fermes, avec 1 million d'animaux de boucherie et 50 000 animaux pour la reproduction, et un abattoir dans la ville de Caxias do Sul (RS) d’une capacité journalière de 30 000 dindes. Marfrig a également repris les contrats de 300 producteurs intégrés.
Source : Source : IFIP d’après Marfrig
Présent dans le secteur porcin depuis 2007, le Groupe Marfrig, l'une des plus grandes entreprises agro-alimentaire au Brésil, va construire une usine d’abattage découpe transformation de porcs dans l’État de Mato Grosso. L’outil sera dimensionné pour une activité annuelle de 750 000 porcs. Le montant de l’investissement s’élève à 128 millions de Real. La mairie de Rosario Oeste a mis à disposition une parcelle de 200 ha pour son implantation. De plus, le gouvernement de l'État de Mato Grosso donnera des avantages fiscaux. Pour assurer son approvisionnement, Marfrig développe ses élevages, passant de 12 500 à 22 000 truies.
Source : Source : IFIP d’après Marfrig
Greenpeace et le Ministério Pùblico Federal (MPF) du Brésil ont accusé onze abattoirs de bovins et plusieurs fermes bovines de participer à la déforestation de la région amazonienne. Le MPF a publié la liste de tous les abattoirs implantés dans la région, ainsi que de ceux qui achètent des bovins auprès des élevages de la région. Sur la liste figurent les abattoirs Bertin et Minerva, qui disposent d’autres sites dans le pays, ainsi que Vulcabras (fabricant de chaussures) et la chaîne de restauration Gran Sapore. En réponse, les trois principaux distributeurs brésiliens (Pão-de-açucar, Carrefour et Wal-Mart) ont arrêté les achats de viande en provenance de ces abattoirs. Ils réclament un audit indépendant, reconnu à l’échelle internationale, qui informe sur l’origine des produits. De plus, la Banque Mondiale exige le remboursement anticipé d’un prêt qu’elle a accordé à Bertin : il n’aurait pas respecté ses engagements de ne pas s’en servir pour des investissements en zone amazonienne
Source : IFIP d’après beefpoint.com.br
Le gouvernement brésilien a réservé un budget de 10 milliards de réaux (environ 3,5 milliards d’euros) pour soutenir le secteur de la viande, fortement touché par la crise financière. L’opération vise surtout à aider les entreprises d’abattage et de conditionnement, mais les producteurs de porcs, de bovins et de volaille peuvent aussi en profiter. Les crédits sont distribués contre un taux d’intérêt de 11,25 %.
Source : IFIP d’après Meat&Meal
Suite à la crise financière et à la récession économique, les abattoirs brésiliens ont supprimé 100 000 emplois. Les vingt-et-une entreprises les plus importantes totalisent déjà plus de 50 000 licenciements. Sept d’entre elles se trouvent en grave difficulté financière. Le commerce reste difficile : malgré la petite reprise des exportations de bœuf au premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, les volumes restent inférieurs de 20 % à ceux de la même période de 2008.
Source : IFIP d’après ABIEC et Meat&Meal
Selon les médias brésiliens, les entreprises Sadia en Perdigão étudient la possibilité de fusionner. Perdigão n’a pas confirmé ces informations. Sadia a enregistré de fortes pertes ces derniers mois dus, entre autres, aux évolutions des devises.
Source : IFIP d’après Meat&Meal
Après quatre ans de blocage en raison de cas de fièvre aphteuse, la Russie vient de décider de reprendre ses importations de viandes porcines en provenance de l’état de Santa Catarina. L’OIE, l’Organisation internationale de la santé animale, avait récemment déclaré Santa Catarina indemne de fièvre aphteuse. En 2005, Santa Catarina avait exporté 250 000 tonnes de porc vers la Russie pour un total d’exportations brésiliennes de 400 000 tonnes.
Source : IFIP d’après MB Communição
Depuis février, la production porcine brésilienne enregistre de fortes pertes : elles s’élèvent début mars entre 30 et 40 euros par porc. Le prix du porc est en chute libre : partant de 3,00 reals fin 2008, il est passé à 2,20 reals fin février. Afin de traverser cette période difficile, le Conseil Monétaire National (Conselho Monetário Nacional (CMN)) a ouvert une ligne de crédit permettant aux producteurs d’emprunter jusqu’à 100 000 reals maximum auprès des institutions financières. Le taux d'intérêt est établi à 6,65 % par an.
Source : IFIP d’après Portaldoagronegocio
Sadia, une des plus importantes entreprises de viande brésilienne (bovin, porc et volaille) basée à Santa Catarina, va supprimer 350 emplois administratifs pour économiser 18 millions de dollars US par an. L’entreprise a enregistré des pertes dues aux positions de change à terme l’an dernier, lorsque le dollar américain s’est apprécié par rapport au real brésilien.
Source : IFIP d’après The PigSite
Sadia, l’entreprise brésilienne de volaille et de porc, a perdu 283 millions d’euros au troisième trimestre 2008. Au deuxième trimestre, le bénéfice était encore de 43 millions d’euros. Une partie des pertes est due aux spéculations en bourse et sur le marché des devises. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaire a cependant augmenté de 30 % et les volumes vendus de 19 %.
Source : IFIP d’après Meat & Meal
Dans l’état de Maranhao, au Nord-Est du Brésil, une exploitation de production porcine est touchée par la peste porcine classique (PPC). Sur le cheptel de 35 porcs, 12 cas cliniques ont été identifiés. Le foyer se trouve très loin des concentrations brésiliennes de production porcine, plutôt situées dans le Sud du pays. Le Laboratoire National a confirmé l’infection. Les animaux sont détruits et une zone de surveillance a été introduite. La vaccination est interdite à l’échelle nationale. La dernière contamination de PPC date de janvier 2007.
Source : IFIP d’après l’Office International des Epizooties (OIE).