Veille économique internationale
Actualité économique, fiches synthétiques par pays
Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.
Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.
Les brèves
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AgFeed Industries, une des principales entreprises de production de porcs et d’aliment de bétail en Chine, reprend les sites de production de porcs de l’intégrateur américain LLC.
M2P2 LLC est basé à Ames en Iowa et figure parmi les 25 principaux producteurs américains avec 27 600 truies. Le montant de l’acquisition s’élève à 26 millions de dollars.
Source : IFIP d’après AgFeed Industries
Aux Etats-Unis, le Packers and Stockyards Act (P&S Act) a été promulgué en 1921 afin d’éviter le monopole du secteur de la viande et de protéger plus efficacement les éleveurs contre les pratiques frauduleuses. Depuis, plusieurs modifications ont été apportées et depuis le 22 juin, de nouvelles propositions sont à l’étude :
•Les abattoirs concurrents ne peuvent plus échanger des animaux ou des informations sur les prix.
•Assistance juridique pour les producteurs en cas de violation de contrat de livraison ou pour résoudre un conflit.
•Des contrats types de ventes d’animaux sont disponibles sur le site internet du GIPSA afin d’améliorer la transparence du marché.
Les entreprises manifestent leur désaccord.
Source : IFIP d’après USDA, écho-Porc
Le premier producteur et abatteur mondial de viande de porc a déclaré une perte nette de 4,6 millions de dollar pour le trimestre en cours comparée à une perte nette de 81,2 millions de dollars pour la période avril -juin 2009. Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre de l'exercice 2009/10 était de 2,9 milliards de dollars, en hausse de 2% par rapport au quatrième trimestre de l'exercice 2009.
Pour l'exercice de l’année fiscale 2009/10, le chiffre d’affaires a été de 11,2 milliards de dollars contre 12,5 milliards de dollars l'an dernier. Ceci est dû aux prix moyens de vente plus faibles, aux fluctuations monétaires et à la baisse des volumes. La perte totale s’élève à 101,4 millions de dollars contre une perte de 198,4 millions de dollars dans l'exercice précédent.
Source : IFIP d’après Smithfield Foods, Inc
En mai dernier, Hypor, appartenant à l’entreprise néerlandaise Hendrix Genetics, a racheté l’entreprise canadienne Designed Genetics. Designed Genetics, spécialisée dans la sélection de la race Duroc fera totalement parti de Hypor. L’acquisition devrait permettre de renforcer la position de Hypor en Amérique du Nord.
Source : IFIP d’après Feedstuffs
Les autorités des États-Unis n’ont pas approuvé les accords de libre-échange avec la Colombie, le Panama et la Corée du Sud. Selon le conseil national américain des producteurs de porcs, le NPPC, les Etats-Unis perdraient ainsi ces débouchés dans les prochaines années ce qui occasionnerait la perte de milliers d’emplois.
Source : Source : IFIP d’après NPPC
La multinationale Cargill a décidé de vacciner les truies de ses troupeaux américains (120 000 reproducteurs), contre le virus de la grippe H1N1. La compagnie compte obtenir ses doses en novembre, à temps pour les intégrer à la vaccination routinière du mois de décembre. Une fois les truies vaccinées, les porcelets devraient obtenir une certaine immunité par le biais du lait. La décision de Cargill survient peu de temps après la détection du virus H1N1 dans un premier troupeau commercial américain.
Source : Source : IFIP d’après Laterre.ca
Aux Etats-Unis, dans l’État de Caroline du Nord, l’intégrateur Coharie Hog Farms vient de déposer le bilan. L’entreprise est classée 22ème au rang des producteurs de porcs les plus importants du pays, avec un effectif de 30 000 truies. En 2009, les pertes s’élèvent à 17 millions de dollars. Elles étaient de 13 millions de dollars en 2008. Les difficultés financières s’expliquent par la hausse des coûts de production, la crise économique nationale et la diminution de la demande.
Source : Source : IFIP d’après EchoPorc
Les 25 premiers intégrateurs et producteurs de porcs américains ont réduit leur cheptel truies de 200 000 têtes en un an (-6%). Ils totalisent 2,93 millions de reproducteurs, soit 49% du total américain. Seuls deux d’entre eux ont augmenté leur nombre de truies.
L’entreprise la plus importante en termes de cheptel, Smithfield Foods, a diminué de 10% le nombre de ses reproducteurs (soit 98 000 truies en moins portant son cheptel à 922 000 truies). Triumph Foods, au deuxième rang, le réduit de 6%.
Source : Source : IFIP d’après Successful Farming
Smithfield Foods, maison mère du Groupe Aoste en France, a subi une perte de 68 millions d’euros au deuxième trimestre 2009. Les difficultés dans sa division de viande de porc expliquent une partie des pertes : prix du porc trop bas et recul de la demande dû à la récession financière et les inquiétudes autour de la grippe H1N1.
Source : Source : IFIP d’après Smithfield Foods
L’USDA soutient le secteur porcin avec l’achat de viande et de produits de porc à hauteur de 31 millions de dollars. Les marchandises seront redistribuées dans le cadre du programme national d’aide alimentaire. Depuis le début de l’année, au total, les interventions de l’USDA d’achat public de viande et produits de porc s’élèvent à 151 millions de dollars environ.
Source : Source : Meat International
L’entreprise brésilienne JBS a l’intention de reprendre Pilgrim's Pride, en difficultés financières, et entre ainsi dans le secteur de la volaille. Les autorités de la concurrence doivent encore donner leur accord.
Ainsi, aux Etats-Unis, JBS deviendrait le 2ème opérateur de volaille après Tyson, avec environ 18% du marché. JBS est déjà le 3ème plus grand acteur de viande bovine, derrière Tyson et Cargill, et le troisième plus grand opérateur de porc, derrière Smithfield et Tyson.
A l’échelle mondiale, JBS est la première entreprise de viande bovine et conforte sa position à la première place toutes viandes.
Source : Source : Reuters
Plusieurs organisations de producteurs de porcs américains (Producers Livestock Marketing Association, National Farmers Organization et Allied Producers Cooperative) estiment que le cheptel de truies doit reculer de 10% pour permettre aux producteurs de renouer avec des bénéfices. De lourdes pertes se sont accumulées depuis deux ans. Actuellement, les producteurs perdent 30 dollars par porc. Selon les prévisions, elles dépasseraient les 50 dollars à l’automne prochain. Ces derniers mois, la consommation américaine est en baisse et les exportations ont fortement chutées comparées à la même période de 2008. Ces organisations demandent à l’USDA d’étudier l’effet économique d’un programme de rachat public de 500 0000 reproducteurs avec un budget de 200 millions de dollars, soit 400 dollars par truies.
Source : IFIP d’après NFO
Après une diminution en cours de 3% chez Smithfield Foods, Tyson Foods va réduire ses effectifs de truies de 20 000 têtes. La faible rentabilité de la production qui dure depuis trop longtemps, et la baisse de la consommation sont à l’origine de cette décision. Le nombre de reproducteurs passera ainsi de 70 000 à 50 000 têtes. Cinq élevages seront vendus dans l’Arkansas et le Missouri, situés trop loin des abattoirs du groupe.
Source : IFIP d’après PigProgress
Au quatrième trimestre de son année fiscale, Smithfield Foods a subi une perte de 79 millions de dollars. Sur l’année fiscale 2008/09, la perte totale était de 190 millions de dollar. La restructuration en cours va se poursuivre. Ces derniers mois, Smithfield a déjà réduit ses effectifs de truies de 10 %. Dans les mois à venir, l’entreprise va encore les diminuer de 3 %
Source : IFIP, d’après Reuters
Le premier producteur de volailles aux Etats-Unis, Pilgrim’s Pride, est au bord de la faillite. L’entreprise produit un quart des poulets du total américain. Les coûts des matières premières et la chute de la demande sont à l’origine des difficultés financières. Le cours des actions de Tyson Foods, numéro 2 américain et de Smithfield Foods sont en hausse.
Source : IFIP d’après USA Today
Le groupe Smithfield regroupe et réorganise en trois entités ses sept entreprises de production qui jusqu’alors avaient un fonctionnement autonome. Ces trois restants sont The Smithfield Packing Company, John Morrell & Co. et Farmland Foods. Elles intègreront Patrick Cudahy, Inc., Carando Foods, North Side Foods Corp. et Cumberland Gap Provision Co. Courant 2009, six établissements de production seront fermés et les activités transférées vers d’autres sites. Environ 1 800 emplois seront supprimés. Les activités d’exportation se concentreront toutes dans la division Smithfield Foods International Group.
Source : IFIP d’après Smithfield Foods
L’autorisation d’exporter vers la Russie de cinq usines américaine, imposée le 10 février dernier en raison de « sérieuses violations de la réglementation russe », a été rendue le 15 avril (Smithfield Packing Company et Carolina Cold Storage à Tar Heel en Caroline du Nord, Millard Refrigerated Services à Edwardsville au Kansas et Berkshire Refrigerated à Chicago dans l’État de l’Illinois). Mais, une semaine plus tard, à partir du 20 avril, trois autres ont perdu cette autorisation : l’abattoir John Morrell à Sioux Falls dans l’État du Dakota du Sud et deux entrepôts frigorifiques de Cloverleaf Cold Storage à Sioux City dans l’Iowa. Depuis le 24 avril, l’abattoir de JBS-Swift & Co. à Louisville dans le Kentucky l’a aussi perdue.
Source : IFIP d’après Reuters et meatingplace.com
Le ministère de l’Agriculture américain a l’intention d’acheter des produits de dinde, de porc, d’agneau et des noix pour aider les « programmes fédéraux d’assistance de nutrition ». Ces programmes concernent le National School Lunch Program, le School Breakfast Program, le Summer Food Service Program, le Food Distribution Program on Indian Reservations, le Commodity Supplemental Food Program et le Emergency Food Assistance Program. Ces achats publics visent aussi à soutenir des secteurs de production qui traversent actuellement une conjoncture difficile. Selon l’USDA, ces achats (produits d’origine américaine) portent sur 60 millions de dollars pour la dinde, 25 millions pour la viande de porc, 2 millions pour l’agneau et 29 millions pour les noix.
Source : IFIP d’après USDA
Tyson, premier producteur de volaille américain et parmi les premiers producteurs de porc aux Etats-Unis, souhaite étendre ses activités à l’étranger par la reprise d’entreprises en Chine, en Inde et en Amérique latine. L’entreprise motive sa démarche par la baisse actuelle de la demande aux États-Unis, la nécessité de réduire ses coûts et la diversification des zones de production pour réduire les risques sanitaires et monétaires. En Chine, Tyson détient 60 % des parts du Shandong Xinchang Group (volaille). En Inde, Tyson a un joint-venture avec Godrej Agrovet. En septembre 2008, Tyson a repris les entreprises brésiliennes Macedo Agroindustrial et Avícola Itaiópolis (Avita) et détient 70% de Frangobras. En Argentine, Tyson a un joint-venture avec Cresud.
Source : IFIP d’après PigProgress
Sur la période de novembre 2008 à janvier 2009, Smithfield Foods, le premier producteur/abatteur de viande de porcs dans le monde, a enregistré une perte de 80 millions d’euros : le prix du porc est insuffisant par rapport au coût de l’aliment.
Source : IFIP d’après Boerderij
L’entreprise brésilienne JBS ne souhaite plus reprendre National Beef Packing Co, le quatrième abatteur américain de bovins. Les procédures en cours avec les autorités de la concurrence sont dans l’impasse. Déjà en 2007 et 2008, JBS avait acheté le groupe Swift & Co, puis la division bovine de Smithfield Foods. La reprise de National Beef Packing Co. aurait conduit au plus important opérateur de bovins aux Etats-Unis (36 % du secteur), avec dans quelques États une position monopolistique. Tyson Foods conservera donc la première place, suivi par Cargill Meat Solutons.
Source : IFIP d’après nwaonline.net
Depuis 1988, l’Union européenne interdit l’importation de viande bovine aux hormones. En 1999, malgré une contestation à l’OMC, les États-Unis ont obtenu l’autorisation d’imposer des droits de douane sur certains produits de l’UE (liste soumise à l’OMC).
En 2003, l’UE a reformulé la demande d’interdiction de manière à être conforme aux exigences de l’OMC et ont en même temps dénoncé l’application de nouveaux tarifs par les Etats-Unis. Mais dans un rapport publié en octobre 2008, l’OMC a rejeté la contestation de l’Union européenne et a confirmé aux États-Unis qu’ils étaient en droit d’imposer des mesures commerciales sur les produits de l’UE.
Ainsi, le 14 janvier 2009, le « United States Trade Representative (USTR) » a ordonné de procéder à une augmentation des tarifs.
Parmi une liste de produits agricoles, les Etats-Unis taxent de 100% certains produits de viande de porc à partir du 23 mars 2009. Selon autorisation de l’OMC obtenue en 1999, les Etats-Unis peuvent taxer les produits de l’UE à hauteur de 116,8 millions dollars.
Les exportations de l’UE vers les Etats-Unis concernent essentiellement des produits pour le barbecue tels que les travers de porc et côtes (spare-ribs). Le Danemark est le principal exportateur de l’UE, mais il n’est pas touché par la restriction.
Sur la base des exportations de l’UE réalisées en 2007, les produits concernés par les droits de douane totalisent moins de 1 000 tonnes pour une valeur estimée de 2,5 millions d’euros.
Source : IFIP
La division de production porcine Murphy-Brown de Smithfield Foods Inc. va importer du blé du Brésil et du Royaume-Uni en raison du coût plus élevé du maïs et des céréales fourragères aux Etats-Unis. Habituellement, les Etats-Unis sont exportateurs. De plus, la chute du coût de frêt accentue la compétitivité des pays fournisseurs. Les premiers arrivages sont attendus début décembre en Caroline du Nord.
Source : IFIP d’après Reuters
VeraSun Energy, un des plus gros producteurs américains d’éthanol a déposé le bilan, victime de la hausse brutale du prix du maïs pendant l’été et de problèmes de trésorerie liés à la crise. La loi américaine sur les faillites lui permet toutefois de poursuivre son activité de façon normale, tout en mettant en place son plan de restructuration.
Source : IFIP d’après AFP
Malgré la mauvaise rentabilité de la production américaine de ces derniers mois, en septembre 2008, le cheptel porcin montre encore une croissance de 2%. Mais la baisse du nombre de truies est engagée : par rapport à septembre 2007, les reproducteurs sont en diminution de 2,6%. (Pour plus de détails, cf. Baromètre Porc à paraître en octobre).
Source : IFIP d’après USDA