Veille économique internationale
Actualité économique, fiches synthétiques par pays
Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.
Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.
Les brèves
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La production russe d’aliments composés pour les porcs est évaluée à 6,2 millions de tonnes en 2012, dépassant de peu celle du Japon et hissant le pays au sixième rang mondial. L’office statistique russe a de son côté recensé 6,1 Mt, mais, d’avis d’expert, cet organisme sous-évalue la production nationale d’aliments composés qui atteindrait 25 Mt et non 20,1 Mt, valeur officielle. Il est vrai que le secteur évolue vite, avec la montée en puissance de grandes entreprises de viandes productrices d’aliment. Ainsi, le leader russe des producteurs d’aliments, le producteur de viandes Miratorg a annoncé avoir produit 770 000 tonnes en 2012, en hausse de 81% en un an. Avec l’ouverture en mai d’un nouveau site à Bryansk (400 km au sud-ouest de Moscou), les capacités de production de ses quatre usines passeraient à 1,46 Mt par an.
Source : Ifip d’après USDA-FAS, Alltech et Allaboutfeed.
Smithfield foods a annoncé qu’à partir de juin, près de la moitié des porcs produits par l’entreprise sera nourrie sans ractopamine, un additif destiné à favorisé la croissance musculaire des animaux. L’abattoir de Milan (Missouri, d’une capacité de 10 400 porcs par jour) va s’ajouter aux deux grands sites d’abattage de Tar Heel et de Clinton (Caroline du nord) qui garantissent déjà de la viande « sans ractopamine». Depuis mars dernier, la Chine a imposé l’absence de résidus de ractopamine dans ses importations en provenance des Etats-Unis. Depuis début février, la Russie interdit les importations de porc et de bœuf en raison des risques de présence de cet additif.
Source : Ifip d’après Reuters, USMEF, The Pig site et Meatingplace.
En Basse Saxe, Land où la production porcine est la plus concentrée d’Allemagne, 6 entreprises d’abattage de porc, qui souhaitent garder l’anonymat, se sont prononcées en faveur de l’introduction d’un salaire minimum de 8,50 euros nets par heure. Ces entreprises s’engageraient dans cette direction sous la pression sociétale croissante. Le Ministre de l’Agriculture de la Basse-Saxe milite pour l’introduction d’un salaire minimum au niveau fédéral. Ce thème constitue un sujet important des prochaines élections nationales, de septembre 2013. Mi-juin, le Ministre rencontrera de nouveau ces entreprises pour établir les conditions de travail et les contrats. Un des objectifs est qu’une part plus importante des employés d’Europe de l’Est soit embauchée directement par les entreprises et non par les « Agences d’intérim » basées dans les pays de l’Est. Ces employées profiteront ainsi du système de sécurité sociale allemand et cotiseront pour la retraite.
Source : Ifip d’après Top Agrar
Le géant mondial de la viande bovine a acheté à Brasil Foods, pour 100 millions de dollars, de l’abattoir d’Ana Rech (Rio Grande do Sul), de l’élevage André Roja et d’un cheptel porcin de 490 000 têtes. Brasil Foods avait pris le contrôle du site d’Ana Rech suite à un prêt au groupe Doux-Frangosul, en difficulté. En février dernier, le Conseil de la Concurrence (CADE) avait imposé à Brasil Foods la cession de cet outil. Approvisionnés par 700 élevages en intégration, l’abattoir d’Ana Rech a une capacité de 3 500 porcs par jour. Le Conseil de la Concurrence doit maintenant se prononcer sur l’opération.
Source : Ifip Jornal do Comercio, Valor
Dans les années 1970, les Etats-Unis avaient fermé l’accès à leur marché aux produits italiens crus pour des raisons sanitaires. Les autorités sanitaires ont estimé que les régions italiennes qui avaient été touchées sont désormais indemnes de la maladie vésiculeuse du porc (SVD). Les exportateurs devront se mettre en adéquation avec les règles américaines au regard de la listeria, des salmonelles et de E.coli notamment. Les importateurs américains se réjouissent de pouvoir réimporter des produits tels que la pancetta, la coppa et le salami.
Source : Ifip d’après Pig progress
Tandis que des industriels de l’industrie porcine russe se sont plaints auprès du président Poutine de pertes depuis l’accession à l’OMC, l’Etat russe a annoncé qu’il soutiendrait la production porcine au moins jusqu’en 2016. En 2013, le budget fédéral a alloué près de 4,5 milliards d’euros à la filière porcine, à travers les administrations locales.
Source : Ifip d’après Bpex
Le groupe de négoce agricole, de fabrication d’aliments du bétail et de transport maritime d’Allemagne du nord a démarré la construction d’une usine d’aliments composés sur le port danois d’Aarhus, d’une capacité de 180 000 tonnes annuelles. ART Landhandel a produit près de 900 000 tonnes d’aliments composés en 2011, dont 350 000 tonnes d’aliments pour les porcs. Le groupe vend déjà de l’aliment en Danemark. Il est aussi implanté commercialement en Pologne.
Source : Ifip d’après Maskinbladet et ISN
L’Autorité sanitaire russe Rosselkhoznadzor a réduit le nombre d’entreprises de transformation de la viande canadiennes agréées pour exporter vers la Russie de 60 à 18. Elle a critiqué la qualité de la certification des produits par les exportateurs canadiens. Seules les entreprises agréées et qui produise de la viande exempte de ractopamine seront autorisées à exporter vers la Russie.
Source : Ifip d’après Bpex
Les Autorités brésiliennes ont annoncé la création de la Commission Technique de Production Intégrée de Viande de Porc, afin de délivrer aux élevages une certification « Brasil Certificado », qui serait reconnue au niveau international. Les élevages seront audités dans les domaines sanitaires, de l’environnement et du respect des bonnes pratiques. L’objectif est de fournir aux importateurs de l’information sur les conditions d’élevage au Brésil, tandis que l’Ukraine premier importateur de produits de porc brésilien a annoncé des restrictions commerciales pour des raisons sanitaires.
Source : Ifip d’après Ubifrance
Leader espagnol de l’abattage-transformation de porcs avec 3,5 millions de porcs abattus en 2012, Vall Companys mène actuellement des travaux d’extension des capacités d’abattage et construit des installations de découpe sur le site de l’entreprise d’abattage Cárnicas Cinco Villas, rachetée en 2012, à Ejea de los Caballeros (Aragon). L’entreprise a annoncé procéder à 50 Millions d’euros d’investissements de 2012 à 2016 sur cet outil industriel. Près de 500 postes de travail pourraient être créés. L’entreprise catalane avait déjà inauguré une usine d’aliments composés dans cette commune en 2010.
Source : Ifip d’après Aragondigital, Aragonhoy et Alimarket
Chahuté en Bourse et grevé d’un endettement très lourd, le groupe brésilien Marfrig pourrait céder certaines de ses divisions, notamment Seara Foods, acheté en 2008 à Cargill ou des activités de transformation bovine. Parmi les acheteurs potentiels figure le géant JBS qui pourrait développer ses activités dans le secteur du porc et de la volaille. Par ailleurs, Brasil Foods a annoncé céder son abattoir de porcs d’Ana Rech (Rio Grande do Sul, ancienne propriété de Doux-Frangosul, capacité : 3000 porcs/jour), suite aux injonctions du conseil de la concurrence. JBS ou Aurora Alimentos pourraient être sur les rangs.
Source : Ifip d’après Valor, Jornal do Comercio
Après les difficultés économiques de la branche Vion Food en 2011 et 2012 et la vente de ses activités au Royaume-Uni en 2012, le groupe Vion a décider de séparer Vion Food de Vion Ingredients, la branche dédiée au traitement et à la valorisation des coproduits d’abattage. Le Conseil d’administration du groupe Vion, propriété d’un seul actionnaire l’Union des agriculteurs ZLTO, a décidé de séparer les domaines opérationnel, organisationnel et juridique de chaque branche, compte tenu de leur marchés et stratégie spécifiques. La vente de Vion Ingredients pourrait permettre de ramener le groupe à un niveau d’endettement satisfaisant.
Source : Ifip d’après Vion
La société de services logistiques CEVA met en place un service de transport ferroviaire quotidien au départ de Suzhou (près de Shanghai) puis Dilian et Tianjin, à destination de Duisbourg (Allemagne) qui reliera ces territoires distants de 11 000 km en 28 jours. Elle assurera le tracking des marchandises et fournira des « emballages isothermes protégeant les marchandises du froid extrême et des fortes chaleurs ». Le temps de transit entre les deux villes est estimé à plus de 35 jours pour le transport maritime.
Source : Ifip d’après Logistiques Magazine
En 2012, le Vietnam a importé 2,46 Mt de tourteaux de soja (2,99 Mt l’année précédente), grâce à l’expansion de la production locale du tourteau, démarrée en 2011 (920 000 tonnes contre 780 000 tonnes l’année précédente). La récolte locale de graines de soja, utilisées en alimentation humaine et animale n’a atteint que 121 000 tonnes en 2012 (soit moins de 100 000 tonnes de tourteau.
Source : Ifip d’après USDA
Campo Austral, un des principaux opérateurs de la filière porcine argentine a inauguré une ligne d’abattage d’une capacité de 500 000 têtes par an, sur son site de San Andrès de Giles (province de Buenos Aires). Ces récents investissements dans l’abattage et la découpe devraient créer 470 emplois directs.
Source : Ifip d’après Empresasnews
L’entreprise brésilienne Sulmaq, leader du marché sud-américain pour la fabrication d’équipements d’abattage-découpe a remporté l’appel d’offres international lancé par Vion pour la mise en place d’une nouvelle ligne d’abattage à Crailsheim (Bade-Württemberg), d’une capacité de 450 porcs/heure, avec un potentiel d’expansion à 600 porc/heure.
Source : Ifip d’après Suino
La coopérative allemande Westfleisch, troisième abatteur national, a vu son chiffre d’affaires progresser de 12% en 2012 pour atteindre 2,5 Mds €. L’entreprise a vendu 915 000 tonnes de viande (883 000 en 2011), dont 40% à l’export. Les ventes de porcs ont augmenté d’environ 13% et de 12% pour le bœuf. A l’export, les ventes vers l’Europe de l’ouest atteignent 168 600 t (+4,4%). Elles sont de 43 100 t vers l’Europe de l’Est (+7%) et de 80 200 t vers les pays tiers (+11%). L’accroissement des coûts, et des cours des matières premières notamment, a toutefois pesé sur le résultat.
Source : Ifip d’après Westfleisch
Les autorités ukrainiennes ont déclaré un embargo sur les importations de viandes porcines en provenance du Brésil, contaminées par la Listéria, une bactérie éliminée par la cuisson. En 2012, l’Ukraine est devenue la première destination des exportations brésiliennes de porc (139 000 tonnes), dépassant la Russie.
Source : Ifip d’après Ubifrance
L’association des producteurs de porcs du Paraguay envisage une forte augmentation des exportations de viandes porcines du pays en 2013, à 10 000 tonnes. En 2011, le pays a exporté 1 065 tonnes, vers un seul pays, la Russie. Le développement des exportations du pays dépendra toutefois largement de l’évolution de son statut sanitaire (reconnaissance du pays comme libre de peste porcine et résolution par le secteur bovin du problème de la fièvre aptheuse).
Source : Ifip d’après LaNacion, SENACSA.
La filiale espagnole de production porcine du groupe NUTRECO, INGA Food a produit 1,4 million de porcs en 2012, en contrats d’intégration contre 1 million en 2011. Avec sa filiale SADA, le groupe néerlandais est beaucoup plus présent dans la production espagnole de poulets avec 143 millions d’animaux produits (premier producteur espagnol avec 27% des volumes). NANTA, sa filiale « aliments composés » a produit 3 Mt d’aliments en Espagne et aux Portugal, soit 13% des volumes fabriqués dans la péninsule.
Source : Ifip d’après Nutreco
En 2012, les abattages de porcs ont atteint 36 millions de têtes, pour 3,37 Mt de poids carcasses, en hausse de 3,2 % et 2,8% respectivement en un an. Le premier état producteur, Santa Catarina, est toutefois en recul, avec 922 000 tonnes produites (-7,1% en un an). Ce recul a été compensé par une forte dynamique dans les autres Etats du sud (Rio Grande do Sul, Paraná), dans les zones de développement plus récent (Mato Grosso et Mato Grosso do Sul) et dans le Minas Gerais.
Source : Ifip d’après IBGE