Bien-être des porcs lors des opérations de pré-abattage et d'anesthésie

1st International Virtual Conference on Pork Quality : Welfare, Transport, Slaughter and Consumer : Proceedings : Concórdia, Santa Catarina, Brésil, 16 novembre-16 décembre 2000, p. 159-173, 15 p., par Patrick Chevillon

Définir ce qu’est le “bien-être” lors des opérations de pré-abattage, d’anesthésie et de mise à mort (saignée) des animaux de rente n’est pas facile. Le “bien-être” a été défini par la FAWC en Grande-Bretagne (Farm Animal Welfare Council) comme le respect de cinq libertés reconnues à l’animal:
1. la liberté physiologique (absence de faim et de soif),
2. la liberté environnementale (logement adapté),
3. la liberté sanitaire (absence de maladies et de blessures),
4. la liberté comportementale (possibilité d’exprimer des comportements normaux),
5. la liberté psychologique (absence de peur ou d’anxiété).
Si cette définition peut s’appliquer sur une période d’élevage plus ou moins longue avec possibilité d’apprentissage des animaux (6 mois pour un porc charcutier, 3 à 4 ans pour une truie d’élevage), elle est difficilement applicable voire suicidaire (ex: alimentation avant le transport) sur les 24 dernières heures de vie du porc tant les changements environnementaux vont être nombreux et rapides. A ce stade, le “bien-être” du porc peut être défini comme son état de stress (peur, anxiété) face aux nouveaux facteurs environnementaux auxquels il est confronté.