A la une du Baromètre Porc de l’Ifip d'Avril, le mensuel économique de la filière porcine

L’édito de la rédaction du Pôle Economie de l'IFIP :

En avril, l’onde de choc du coronavirus continue de se propager sur les marchés mondiaux !
Alors que le marché des matières premières se recentre sur les fondamentaux, le marché du porc continue de subir les effets économiques de l’épidémie en France, en Europe et dans le monde. Face au choc de demande, les cours du porc à la production connaissent un important mouvement baissier en Europe.
En France, le marché des pièces de découpe est animé par des évolutions de prix contradictoires.
Le commerce extérieur ne parvient pas à compenser la baisse des ventes sur le marché intérieur. Ainsi, après une nette amélioration des échanges commerciaux français en 2019 (Synthèse), le Covid-19 pourrait altérer les résultats en 2020. La concurrence internationale s’intensifie, notamment entre les produits du porc d’origine européenne et ceux en provenance des Etats-Unis. Touchés de plein fouet par l’épidémie, les abattoirs américains ont fortement réduit leur activité (Flash sur la concurrence), ce qui met sous pression les cours du porc.

Ces diverses perturbations apportent de nombreuses incertitudes quant aux conséquences à court et moyen terme sur l’économie et les dynamiques du secteur porcin...

Elisa HUSSON, Rédactrice en chef, elisa.husson@ifip.asso.fr