La base documentaire de l'IFIP

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Indicateur de compétitivité des filières porcines européennes

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Boris Duflot et Bérengère Lecuyer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 36

Les principaux pays producteurs de porc en Europe se livrent entre eux une intense concurrence, aussi bien pour l’approvisionnement du marché européen, qu’à l’export vers les pays tiers.

Quand la filière française connait de sérieuses difficultés, certains concurrents européens continuent d’accroître leur production et renforcent leurs parts de marchés.

L’indicateur de compétitivité des filières porcines européennes, élaboré par l’IFIP à la demande d’INAPORC, fournit un état des lieux actualisé des forces et faiblesses de la filière française et de 4 des principaux pays producteurs européens.

Les moyens techniques, économiques, commerciaux et d’organisation mis en œuvre par les acteurs des filières sont mesurés et leurs performances comparées pour identifier les facteurs de succès ou de difficultés.

PDF icon Boris Duflot et Bérengère Lecuyer, Bilan 2016, mai 2017, p. 36, fiche n° 08
2017

La charcuterie-salaison à la croisée des chemins

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Bérengère Lecuyer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 37

La charcuterie-salaison valorise la majeure partie de la viande de porc (55 à 80 % de la viande de porc consommée selon les pays) et contribue fortement à la compétitivité et au dynamisme de la filière porcine dans son ensemble.

En France, ce secteur est riche d’une grande diversité de produits, basés à la fois sur la tradition et sur l’innovation.

Mais il fait face à une concurrence de plus en plus forte avec un déficit commercial qui se creuse. La consommation peine et la rentabilité s’est dégradée.

PDF icon Bérengère Lecuyer, Bilan 2016, mai 2017, p. 37, fiche n° 09
2017

La contractualisation : un bouquet de solutions ?

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Estelle Antoine, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 38

Depuis plusieurs années, la filière porcine française explore les solutions que la contractualisation offre aux problèmes commerciaux auxquels elle est confrontée.

Dans leur principe, les contrats sont un instrument extrêmement souple pour organiser les relations entre opérateurs économiques et institutionnels.

Leurs limites résident dans la loi (on ne peut convenir de ce qui est interdit) et dans l’existence d’une volonté claire et exprimée des contractants.

Sous peine de problèmes ultérieurs, il vaut mieux qu’ils ménagent un équilibre entre les intérêts des contractants.

De nombreux contrats régissent déjà des relations commerciales en filière porcine : achats anticipés de matières premières à prix fixés, achat d’aliment, production et échanges de producteurs, ventes de porcelets, engagements coopératifs, conventions PCM basées sur des grilles et filières sous cahier des charges.

Un recours accru aux contrats entre plusieurs maillons (multipartites) sur des objectifs commerciaux permettrait de sécuriser l’ensemble des maillons de la filière par une assurance contre les risques de production et de marché (prix, débouché, approvisionnement) ou un meilleur partage de ceux-ci, de fixer mieux les caractéristiques attendues des produits, incitant à la qualité et à la performance, d’explorer la diversité des produits et modes de production avec une bonne coordination amont/aval en réduisant les coûts de négociation, de sécuriser les investissements à moyen et long terme et de rendre transparente la création de valeur ajoutée le long de la filière.

La conclusion de contrats commerciaux pluriannuels traduit la recherche d’objectifs de long terme, en réduisant la sensibilité aux intérêts de court terme.

Le retournement de conjoncture de 2016 illustre enjeux et difficultés, avec les effets opposés des fluctuations de prix sur les résultats économiques des éleveurs et des transformateurs, les distributeurs étant d’éventuels arbitres.

L’IFIP analyse la contractualisation dans la filière porcine en France et dans d’autres pays.

Le RMT « Economie des filières animales », permet des comparaisons avec d’autres filières.

PDF icon Estelle Antoine, Bilan 2016, mai 2017, p. 38, fiche n° 10
2017

Réglementations environnementales dans quelques pays de l’UE : évolutions récentes

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Boris Duflot, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 39

Les règlementations pour la protection de l’environnement sont régulièrement accusées d’entraîner des distorsions de concurrence. Les directives sont décidées à l’échelle européenne. Mais leur transcription en droit national peut en effet prendre des modalités diverses entrainant l’application plus ou moins contraignante pour les producteurs. Les règlementations de plusieurs pays majeurs de la production porcine européenne ont évolué durant les dernières années, dans un arbitrage entre économie et protection de l’environnement : installations classées en France, gestion des effluents en Allemagne ou au Danemark, émissions gazeuses des élevages dans toute l’UE. Une étude de l’IFIP a comparé, en 2016, les points les plus contraignants sur le développement des élevages de porcs dans les 5 principaux pays producteurs européens (Allemagne, Espagne, France, Danemark, Pays-Bas).

PDF icon Boris Duflot, Bilan 2016, mai 2017, p. 39, fiche n° 11
2017

Les marchés de l’alimentation animale

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Hervé Marouby, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 40

Le prix de l’aliment, poste majeur du coût de production des porcs, est d’un grand enjeu pour la rentabilité de l’élevage.

Par ailleurs, si la tendance des matières premières est, ces dernières années, à la baisse, la forte volatilité des marchés est très perturbante.

L’analyse des marchés de l’alimentation animale, en France, en Europe et dans le monde, fournit des repères aux acteurs.

Elle apporte aussi des éléments de diagnostic de la compétitivité de l’amont de la filière.

PDF icon Hervé Marouby, Bilan 2016, mai 2017, p. 40, fiche n° 12
2017

Evolution des exploitations porcines en France depuis 2008

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Christine Roguet, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 41

Cette étude, réalisée en 2016, analyse les évolutions des élevages porcins depuis 2008, sous l’effet des changements réglementaires (truies gestantes, régime d’enregistrement, fin des ZES et des quotas laitiers) et d’une situation économique durablement tendue.

L’évaluation a été quantitative (analyse des données des enquêtes du SSP et de la GTE) et qualitative (entretiens avec les responsables projets de 15 groupements et 6 éleveurs, dans toute la France).

PDF icon Christine Roguet, Bilan 2016, mai 2017, p. 41, fiche n° 13
2017

Coûts de revient et résultats des élevages de porcs : comparaisons internationales

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Boris Duflot, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 42

Dans l’Union européenne comme sur le marché mondial, les éleveurs et régions de production de porcs sont en concurrence. Ils sont soumis à des facteurs communs (marchés du porc et des matières premières de l’aliment, règles), et à des différences importantes entre pays et régions (géographie, organisation, règles, monnaies…). Les élevages et la production se développent selon des structures et des dynamiques très diverses dans les bassins de production.

La production porcine française baisse, la croissance allemande a fini par s’estomper, mais l’Espagne ou les Etats-Unis se développent très vite.

L’analyse des performances techniques et économiques des élevages permet d’apprécier les évolutions, d’anticiper sur l’avenir. Elle contribue au diagnostic de la compétitivité des élevages français.

PDF icon Boris Duflot, Bilan 2016, mai 2017, p. 42, fiche n° 14
2017

Coûts de revient et résultats des élevages de porcs en France

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Boris Duflot, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 43

Maintenir et développer la production nationale de porcs et dans les différents territoires dépend dans une large mesure de la rentabilité des élevages.

Pour chacun d’entre eux, la viabilité économique impacte fortement leur capacité à survivre, à croître et à se moderniser.

Ces résultats dépendent de facteurs externes, en particulier les prix du porc et de l’aliment, sur lesquels les éleveurs disposent toutefois de moyens d’agir.

Les performances techniques font naître une grande dispersion des coûts de revient. Leur analyse permet de mesurer et d’expliquer la compétitivité des élevages en France et dans les différentes régions, par rapport à leurs concurrents européens et internationaux. Elle donne des clés pour améliorer la situation.

PDF icon Boris Duflot, Bilan 2016, mai 2017, p. 43, fiche n° 15
2017

Prédiction par spectroscopie proche infrarouge de la qualité technologique du filet de poulet

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Antoine Vautier, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 46

Cette étude a été réalisée dans le cadre du programme de recherche CASDAR Optiviande s’intéressant à l’amélioration de la qualité technologique de la viande de poulet grâce au développement de tests moléculaires utilisables en sélection et en élevage. Dans ce cadre, des technologies de phénotypage haut débit ont été testées et l’utilisation de la spectroscopie proche infrarouge a été étudiée pour la prédiction de la qualité technologique de la viande de poulet.

La spectroscopie proche infrarouge (NIRS) de réflexion est une méthode rapide, non-invasive et non-destructrice qui montre de bonnes aptitudes à la prédiction de la qualité technologique de la viande quelle que soit l’espèce.

Les principaux atouts sont d’être compatible avec des cadences d’abattage élevées et de permettre la prédiction de paramètres physicochimiques dont les méthodes de référence sont complexes à mettre en œuvre. C’est le cas de paramètres technologiques tels que les pertes par exsudation, le rendement et la texture après cuisson. Une des applications de la spectroscopie proche infrarouge permettrait la simplification de la mesure de la qualité technologique de la viande de volaille à des fins de sélection génétique, cette composante de la qualité de viande étant de plus en plus attendue par le consommateur.

C’est dans cet objectif que des calibrations NIRS ont été développées sur le muscle Pectoralis major de poulet pour la prédiction de sa qualité technologique : pertes d’exsudat, dureté après cuisson, pertes à la cuisson et pH ultime.

PDF icon Antoine Vautier, Bilan 2016, mai 2017, p. 46, fiche n° 16
2017

Des pièces de porc bien adaptées aux besoins des artisans

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Thierry Lhommeau, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 47

La qualité de la viande est primordiale pour les artisans : satisfaction et confiance du client, rendements de transformation, et capacité de la viande à se conserver sont en jeu.

Cette étude visait à déterminer des caractéristiques objectives et leurs valeurs correspondant aux souhaits des artisans en termes de qualité des matières premières.

L’étude s’est déroulée en 2 étapes : envoi d’un questionnaire aux artisans, enquête terrain auprès des entreprises artisanales dans 3 régions de France.

PDF icon Thierry Lhommeau, Bilan 2016, mai 2017, p. 47, fiche n° 17
2017

Production de mâles non castrés en Europe : détection et utilisation des viandes odorantes

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Patrick Chevillon, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 48

En Europe, 28 % des éleveurs ne castrent plus les mâles avec un fort développement aux Pays Bas, Allemagne et France entre 2009 et 2014 puis une stabilisation en 2015 et un léger développement en 2016 à la demande de supermarchés en Allemagne.

La déclaration de Bruxelles signée par les principaux pays producteurs début 2011 visait l’arrêt de la castration en 2018 sous conditions.

24 % des producteurs en France produisent du mâle entier fin 2015 (13 % des carcasses sur le marché, le groupe Cooperl principalement qui a stabilisé sa production de mâles entiers à 85 % de ses éleveurs).

En Europe la Belgique développe une autre alternative « l’immunocastration » ainsi que l’Espagne sur des marchés de niche. L’intérêt économique cité par ces pays s’établirait à 5 à 7 € par porc mâle entier avec une tendance récente des abattoirs à diminuer le prix d’achat : de 2 à 3 €/porc fin 2014, voire plus fin 2015 et 2016.

L’évolution d’ici 2018 des choix pris par chaque pays et les prix payés à la production sont 2 éléments majeurs du marché auquel il faudra être attentif.

En 2014, l’IFIP avait participé aux appels d’offres Européens de la DG SANCO sur les attentes consommateur et la détection des carcasses odorantes dans le monde (CAMPIG et BOARCHECK).

Les résultats ont été publiés en France et en Europe en début 2015.

En 2015, l’IFIP s’était inscrit dans 3 appels d’offres lancés par la DG SANCO sur la période 2015 2018.

Deux programmes ont été retenus (CASTRUM et le COST IPEMA).

La détection rapide des carcasses odorantes à l’abattoir reste un sujet d’intérêt majeur pour l’IFIP.

Ces méthodes pourront d’ailleurs être utilisées en sélection génétique ou toutes autres études faisant le lien entre les conditions d’élevage et de préparation des porcs à l’abattoir et la fréquence de risque de carcasses odorantes.

PDF icon Patrick Chevillon, Bilan 2016, mai 2017, p. 48, fiche n° 18
2017

Réduction de l’odeur des viandes de mâles non castrés par la voie alimentaire

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Didier Gaudré, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 49

La volonté de réglementer la pratique de la castration et de développer des techniques alternatives a conduit à l’accroissement de la production de porcs mâles entiers en France.

Or, des odeurs sexuelles sont parfois perceptibles lors de la cuisson de viandes provenant de porcs mâles entiers.

L’androsténone et le scatol présents dans le gras des carcasses ont été identifiés comme les principaux responsables de ce défaut.

L’androsténone est un stéroïde d’origine testiculaire, qu’il est possible de réduire par la sélection génétique.

Le scatol est un produit de la dégradation du tryptophane par la flore intestinale qui peut également être contenu, mais plutôt par la voie alimentaire.

Ainsi, l’apport de fibres dans l’alimentation des porcs mâles entiers dans les semaines qui précèdent l’abattage est généralement considéré comme bénéfique à la réduction de la production intestinale de scatol.

Ces fibres permettent d’orienter les fermentations intestinales vers des voies glucidiques plutôt que protéiques.

Mais les fibres testées dans cet objectif ne sont pas disponibles en quantité suffisante pour une utilisation généralisée.

Dans cet essai, les effets de l‘incorporation de 2 matières premières connues pour leur teneur en fibres et utilisables en alimentation animale, l’orge et le pois, sont étudiés.

PDF icon Didier Gaudré, Bilan 2016, mai 2017, p. 49, fiche n° 19
2017

Caractérisation de l’accumulation dans la viande de porc d’un contaminant chimique

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Eric Royer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 50

La présence dans les produits animaux de polluants organiques persistants (POP) tels que les dioxines ou les PCB, représente un risque pour le consommateur.

Certaines familles constituent des problématiques émergentes.

C’est le cas des retardateurs de flamme bromés tels que HBCD, PBDE, PBB ou TBBPA, largement utilisés pour ignifuger les textiles et matériaux et désormais reconnus comme des perturbateurs endocriniens.

Ces retardateurs de flamme ont en outre des propriétés physico-chimiques qui les rendent lipophiles et bioaccumulables.

Or, certains matériaux à base de polystyrène et contenant jusqu’à 3,8 % d’HBCD, ont été identifiés dans les bâtiments d’élevage comme des sources possibles d’exposition des animaux.

Bien que sa concentration ne soit pas réglementée, l’HBCD est souvent détecté dans les produits animaux (viandes, œufs, lait) à des doses généralement inférieures à 1 ng/g de lipides, sans risque pour la santé humaine, mais les plans de surveillance relèvent une variabilité importante.

Aussi, ces produits apparaissent comme une source majeure de l’exposition des consommateurs (EFSA, 2011).

En prenant comme modèle la molécule HBCD, le projet vise à mieux comprendre et mesurer le transfert des POP dans les viandes afin de prévenir la contamination dans les élevages porcins.

PDF icon Eric Royer, Bilan 2016, mai 2017, p. 50
2017

Faisabilité technique et économique des hautes pressions pour stabiliser les charcuteries

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Jean-Luc Martin, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 52-53

La technique des hautes pressions peut-elle être envisagée comme méthode de stabilisation des produits de charcuterie ?

Peut-on utiliser ce procédé pour assurer une bonne stabilité microbiologique, en particulier pour des produits à teneurs en sel et nitrite réduites ?

La technique des hautes pressions est en plein développement et commence à être mise en œuvre pour les produits carnés.

Mais elle pose un certains nombres de questions, aux niveaux réglementaire, technique et économique.

La technologie des hautes pressions est basée sur une augmentation de pression dans une enceinte close et résistante, qui induit une diminution du volume des produits présents dans l’enceinte, et par conséquent, un effet sur des molécules des produits traités : leur conformation, leurs interactions, les réactions chimiques et les changements d’état.

L’augmentation de pression est obtenue à l’aide d’un fluide de pressurisation qui est généralement de l’eau.

On parle de pression isostatique car elle est identique dans toutes les directions de l’espace, en tous points de l’enceinte et donc du produit.

Le produit à traiter doit être emballé sous vide dans un emballage souple afin de permettre sa déformation lors du traitement.

Le procédé HPP est utilisé sur divers produits alimentaires afin de réduire la flore pathogène et d’altération et d’allonger la DLC en conservant la plupart des qualités sensorielles :

- Produits carnés simples : viandes fraîches et transformées, charcuteries crues ou cuites, notamment charcuteries tranchées (l’application principale aujourd’hui)

- Produits complexes : plats cuisinés et plats préparés frais réfrigérés, jus de fruits.

En tant que « nouveau » procédé de fabrication, l’utilisation du procédé hautes pressions et son application aux produits alimentaires est soumise à autorisation.

En Europe, et donc en France, c’est le règlement européen dit « Novel food » qui fait référence (règlement CE n° 258/97) pour la catégorie « aliments et ingrédients auxquels a été appliqué un procédé de production qui n’est pas couramment utilisé » [sous-entendu : non utilisé avant 1997].

Plusieurs agences sanitaires nationales, dont l’ANSES, ont rendu des avis favorables concluant à l’innocuité et à l’efficacité des traitements haute pression à froid, sur les aliments et leurs emballages.

La plupart des applications industrielles sont donc maintenant possibles sans expertise préalable dans plusieurs pays européens.

En 2010, l’Anses a reconnu qu’un traitement HPP n’induisait pas de substances nocives, jusqu’à une pression de 600 MPa, pendant une durée de 2 à 5 minutes.

Les industriels sont donc exonérés de la constitution et de la validation d’un dossier d’autorisation européen, si ces conditions sont respectées.

PDF icon Jean-Luc Martin, Bilan 2016, mai 2017, p. 52-53, fiche n° 21
2017

Impact des teneurs en nitrites et en sel sur le développement de Clostridium botulinum dans le jambon cuit

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Bastien Frémaux, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 54

Le botulisme d’origine alimentaire est une infection rare mais sévère causée par l’ingestion d’aliments contenant des neurotoxines sécrétées par Clostridium botulinum. Le jambon cuit, de par sa durée de vie relativement longue (plusieurs semaines), figure parmi les charcuteries à risque. L’utilisation de nitrites combinée à celle du sel (NaCl) permet de garantir un niveau de sécurité suffisant vis-à-vis de C. botulinum (EFSA, 2010).

Les préconisations nutritionnelles actuelles, appuyées par une volonté règlementaire,

visent à réduire les niveaux de nitrite et de sodium dans les charcuteries.

Leur diminution dans le jambon cuit pourrait favoriser le développement microbien, et notamment des formes végétatives de C. botulinum psychrotrophe durant la conservation. L’objectif de cette étude était de mesurer l’impact de la teneur en nitrites et en sel (NaCl) sur le développement de C. botulinum groupe II type B (psychrotrophe) et la production de toxine botulique lors de la fabrication et de la conservation du jambon cuit, en partant d’un modèle jambon cuit (selon approche de Redondo-Solano et al, 2013). 5 formulations (0, 80 et 120 ppm avec 1,8% NaCl ainsi que 80 et 120 ppm avec 1,35% NaCl) ont été comparées.

2 scénarios de conservation ont été testés : l’un visant à simuler la conservation de barres de jambon cuit non destinées au tranchage (81 j sous vide à 4°C) ; l’autre de barres de jambon cuit destinées au tranchage et du produit tranché (28 j sous vide à 4°C suivis de 29 j sous 70% N2/30% CO2 selon 1/3 à 4°C et 2/3 à 8°C et incluant une rupture de la chaîne du froid de 2 h à 20°C).

PDF icon Bastien Frémaux, Bilan 2016, mai 2017, p. 54, fiche n° 22
2017

Application de la Recherche pour la Maîtrise des Dangers dans les Aliments : UMT Armada

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Carole Feurer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 55-56

Les travaux de l’UMT Armada agréée par la DGER pour une durée de 5 ans se sont clôturés fin 2016.

L’UMT fédérait 3 équipes du laboratoire de sécurité des aliments de l’Anses Maisons-Alfort ainsi que 2 instituts techniques ACTIA (IFIP et ACTALIA). Elle a permis de mettre en commun les expertises et les compétences techniques des partenaires dans un objectif de préservation d’un haut niveau de qualité sanitaire de nos productions nationales, au service de l’ensemble des acteurs publics et privés de la sécurité sanitaire.

3 actions ont été menées dans le cadre de cette UMT : (1) le développement et le transfert de méthodes d’évaluation de la pathogénicité de souches de STEC, (2) le développement et le transfert de connaissances sur le danger lié aux toxines de Bacillus cereus et (3) l’épidémiosurveillance de Salmonella et Listeria monocytogenes.

Les résultats visés pour ce projet autour des 3 actions associées, sont :

- Une expertise (information, sensibilisation, contacts, méthodologie d’observation, alerte) transférable auprès des centres techniques partenaires et de l’Anses.

- Des méthodes et des outils de diagnostic pour les agents d’intérêt sanitaire, directement transférables au bénéfice de l’ensemble des industriels et des réseaux de laboratoires de contrôles officiels.

- Une capacité d’expertise renforcée et de haut niveau au plan national en matière d’évaluation des risques et de surveillance des dispositifs de production.

L’Ifip et l’unité SEL (Salmonella, E. coli, Listeria) de l’Anses étaient impliqués dans l’action 3 qui visait à optimiser la surveillance nationale de Salmonella et de Listeria monocytogenes par la mise en commun des données de typage caractérisant les souches isolées de la chaîne alimentaire et collectées aujourd’hui parallèlement par l’Anses (bases nationales multi-filières) et les instituts techniques via les professionnels (bases spécifiques de filière).

Le premier axe de travail consistait à mettre en place une base de données nationale pour la caractérisation moléculaire de Listeria monocytogenes et Salmonella enterica, ouverte aux instituts techniques et laboratoires Anses.

L’architecture de ces bases de données a été calquée sur celle établie par l’Anses pour la base de données européenne de typage de Listeria qu’ils pilotent.

Le deuxième axe de travail consistait à évaluer et transférer aux instituts techniques les méthodes moléculaires de caractérisation alternatives (MLVA) à la technique d’électrophorèse en champs pulsés (PFGE), technique de référence au niveau international en épidémiologie pour Salmonella et Listeria monocytogenes.

PDF icon Carole Feurer, Bilan 2016, mai 2017, p. 55-56, fiche n° 23
2017

Yersinia enterocolitica : qualité des maigres de tête pour la fabrication de charcuteries

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Carole Feurer, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 57

Yersinia enterocolitica est une entérobactérie psychrotrophe régulièrement mise en cause dans les pathologies humaines digestives et extra-digestives d’origine alimentaire dans les pays tempérés et froids. En 2014 en Europe, la yersiniose est la 3ème cause de maladie d’origine alimentaire chez l’homme, avec un total de 6 625 cas confirmés (EFSA, 2015). Yersinia enterocolitica est transmissible par la voie oro-fécale. Le porc est considéré comme le principal réservoir, pour héberger les biotypes pathogènes pour l’homme.

L’infection a généralement comme source l’ingestion de viande contaminée, notamment la viande porcine mal cuite ou crue ou des produits de charcuterie.

Du fait de son tropisme principalement oro-pharyngé, Y. enterocolitica est fréquemment isolée dans la cavité buccale, au niveau des amygdales et de la langue même si les porcs ne développent pas de signes cliniques. En France, en 2010-2011, la prévalence sur amygdales était estimée à 13.7% [10,1-17,3] au niveau individuel, et à 74,3% [65-84] à l’échelle des lots (élevage) (Fondrevez et al, 2014).

Les carcasses et les abats peuvent être contaminés durant le processus d’abattage, par des contaminations fécales durant l’éviscération et plus généralement par les contaminations croisées via l’équipement, le personnel et l’environnement de l’abattoir.

Par ailleurs, la contamination peut avoir lieu pendant les opérations ultérieures de la découpe, transformation et distribution lors de la vente de la viande et des abats. L’incorporation des muscles de la tête et des muqueuses pharyngées du porc dans les produits de charcuteries est considérée comme un facteur de risque pour le consommateur.

En effet, en raison de leur nature psychrotrophe, les souches pathogènes de Y. enterocolitica présentes dans la viande et les sous-produits peuvent se multiplier pendant leur conservation, dans les conditions habituelles de bonne maîtrise de la chaîne du froid.

L’objectif de cette étude était d’estimer la contamination qualitative de Yersinia enterocolitica issus de muscles de tête, ceci afin d’évaluer s’il existait un risque de transmission de Yersinia des amygdales aux muscles de tête, et s’il était important.

PDF icon Carole Feurer, Bilan 2016, mai 2017, p. 57, fiche n° 24
2017

Maîtrise des Salmonelles dans la filière porcine

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Isabelle Corrégé, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 58

Les salmonelles sont une des principales causes de zoonoses alimentaires.

Même si les œufs et les ovoproduits restent les aliments les plus souvent incriminés, le nombre de cas humains dûs à ces aliments diminue avec, pour conséquences la baisse du nombre de Salmonella enteritidis et l’augmentation de la part relative de Salmonella typhimurium et la mise en cause plus fréquente des viandes de porc et des produits de charcuterie.

Dans ce contexte, de nombreux pays poursuivent ou développent des programmes de maîtrise des salmonelles dans la filière porcine.

En France, l’émergence de nouveaux sérotypes de Salmonella, les récentes épidémies dues à des produits de salaison sèche ainsi que les enjeux commerciaux incitent la filière porcine à accentuer la vigilance et à mettre en œuvre des mesures de maîtrise.

PDF icon Isabelle Corrégé, Bilan 2016, mai 2017, p. 58, fiche n° 25
2017

Maîtrise des Salmonelles : gestion précoce des incidents à l’abattoir

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Alain Le Roux, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 59

Selon l’EFSA, l’agence européenne de sécurité des aliments, 10 à 30% des salmonelloses humaines seraient dues à la consommation de viande de porc en Europe (EFSA, 2010b, 2011).

La maîtrise des salmonelles dans la filière porcine française constitue un enjeu majeur en termes de Santé Publique, mais également pour sa compétitivité économique au niveau européen et international.

L’abattage constitue le maillon principal auquel les salmonelles sont introduites directement ou indirectement sur les carcasses, essentiellement via les matières fécales (EFSA 2010a, 2010b), et de nombreuses études ont été conduites et publiées depuis le début des années 80 pour déterminer l’importance des différentes étapes du procédé d’abattage dans la maîtrise de cette contamination.

Lors du process d’abattage, certaines étapes sensibles (détourage de la rosette, ouverture abdominale, éviscération…) sont susceptibles de transférer des matières fécales sur la carcasse, et des Salmonelles potentiellement présentes dans ces matières fécales.

Les configurations actuelles des chaînes d’abattage et leurs cadences élevées ne permettent généralement pas une gestion suffisamment précoce des carcasses souillées, ce qui favorise les contaminations croisées.

En effet, les carcasses présentant des matières fécales sur des zones étendues (lors d’un incident d’éviscération par exemple) (souillures étendues) ou sur des zones réduites (souillures spot) sont essentiellement traitées en fin de chaine, après la pesée.

Elles ont donc préalablement suivi toutes les étapes du process (bien que certaines opérations ne soient pas réalisées) et potentiellement généré des contaminations croisées avec le matériel, les structures et le personnel.

PDF icon Alain Le Roux, Bilan 2016, mai 2017, p. 59, fiche n° 26
2017

Guide de bonnes pratiques européen du transport des porcins

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Patrick Chevillon, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 62

Le Règlement CE 1/2005 relatif à la protection des animaux pendant le transport a redéfini la responsabilité des transporteurs face au bien-être animal.

Ce règlement est entré en vigueur le 1er Janvier 2007.

La mise en place de guides de bonnes pratiques en cours de transport par les professionnels était vivement conseillée dans le Règlement CE 1/2005.

A ce stade la France n’en dispose pas.

Il n’en existe pas de reconnu à l’échelle européenne.

En Juin 2014, la DG SANCO poussée par le parlement Européen a lancé un appel d’offre visant à développer des guides de bonnes pratiques concertés pour la majorité des espèces transportées (bovins, moutons, porcins, volailles, équins).

L’IFIP s’est associé dans un consortium à 14 partenaires européens pour élaborer le guide porc.

Ce Guide reprend les principaux points de la réglementation ainsi que les meilleures pratiques à destination des transporteurs, abatteurs et donneurs d’ordre.

L’UECBV, Le COPA COGECA et l’association EYES On ANIMALS seront parties prenantes du programme (Comité de suivi et représentation professionnel).

PDF icon Patrick Chevillon, Bilan 2016, mai 2017, p. 62, fiche n° 27
2017

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