La base documentaire de l'IFIP

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Une rémunération pour les élevages bas carbone

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Sandrine Espagnol, Réussir Porc/Tech Porc (FRA), 2021, n° 286, février-mars, p. 34-35

Un élevage porcin peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre jusqu’à près de 20 %, et pourrait à terme prétendre à être rémunéré pour cela. C’est une bonne nouvelle pour la filière qui a des atouts à faire valoir sur le marché du carbone.

PDF icon Sandrine Espagnol, Réussir Porc/Tech Porc (FRA), 2021, n° 286, février-mars, p. 34-35
2021

Gestion des lisiers de porc sur les zones herbagères du Massif Central

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Pascal Levasseur et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 357-358 poster

Poster.

L’élevage porcin du Massif central concerne environ 1250 éleveurs et il est très souvent associé à de l’élevage bovin avec lequel il partage équipements, main d’oeuvre et espace herbagé. Dans ces exploitations la fertilisation organique s’effectue principalement à partir de déjections bovines : sous forme de fumier (12,5 millions de tonnes, représentant 65 % du total des déjections animales) et de lisier (20 % du total) (Levasseur et al, 2019a). Bien que le lisier de porcs ne représente, quant à lui, que 5 % de la masse brute totale des déjections animales épandus, il n’en demeure pas moins un fertilisant organique bien adapté à la production herbagère (Bodet et al., 2001).
Afin de déterminer les atouts et contraintes de la gestion des effluents porcins dans ce milieu principalement herbager et pour partie d’altitude et les complémentarités entre porcs et bovins, une enquête a été réalisée auprès d’acteurs spécialisés en environnement, agronomie et/ou équipements d’épandage de la filière porcine du Massif central.

Pig slurry management in grasslands of the Massif central

Poster.

Grassland areas in the French Massif central are sometimes fertilized with pig slurry. At the end of 2019, pig-chain stakeholders were surveyed to determine advantages and disadvantages of this organic fertilization in this context. Potential complementarity with cattle manure, which is used more often in this area, was also investigated. The survey focused on farmers’ organic fertilization practices, the incidence of environmental regulations and physical traits of the area that could influence management of pig slurry. Farmers regard pig slurry highly as an organic fertilizer due to its rapid action on grassland. Moreover, grassland areas provide increased flexibility in the choice of spreading periods and storage capacity. Spreading equipment can be adapted to geographical constraints: slopes, various field sizes, etc. The survey indicated that the balance between inputs and requirements of plant production can still be optimized further. In addition, advice and development recommendations must continue. Other relevant aspects were noted in these interviews, such as (1) the unavoidable excess of phosphorous, which could result in difficulties in manure spreading areas and (2), under French "PREPA" regulations, the issue of reducing ammonia emissions from spraying equipment.

2021

Particules en élevage porcin : établissement de facteurs d’émission des TSP, PM10 et PM2,5 en conditions de terrain

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Nadine Guingand et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 341-346

Après avoir établi, dans une première phase du projet, une méthode adaptée aux conditions nationales de production, la deuxième phase du projet PAPOVIT avait pour objectif de mettre en oeuvre cette méthode dans des élevages porcins présentant des itinéraires techniques différents, afin d’établir des facteurs d’émission des particules : TSP, PM10 et PM2,5. A cet effet, des mesures des différentes fractions de particules au moyen d’un compteur optique (Grimm), couplées à des mesures massiques sur filtre, ont été réalisées durant 24 heures dans l’ambiance de 28 salles d’élevages du Grand Ouest, de 2018 à début 2020, sur deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide). Deux modalités de présentation de l’aliment (granulés vs soupe) ont été croisées avec deux modalités de gestion des effluents (stockage en préfosse vs raclage). Les concentrations mesurées en période chaude sont significativement inférieures à celles mesurées en période froide, alors que les émissions sont significativement supérieures dans le premier cas. Les profils des particules – rapports des PM2,5 et PM10 sur les TSP – ne sont pas affectés par les modalités de présentation de l’aliment et de gestion des effluents. Cependant, les concentrations et les émissions sont significativement inférieures pour les salles combinant une alimentation en soupe et un raclage des effluents par rapport aux autres modalités.

Indoor concentrations and emission rates of particulate matter: TSP, PM10 and PM2.5 emission factors measured on French pig farms

After establishing a specific protocol adapted to national production conditions in France, the second phase of the PAPOVIT project aimed to implement it on pig farms with different technical conditions in order to establish emission factors for total suspended particles (TSP), PM10 and PM2.5. To this end, particle fractions were measured with an optical counter (Grimm) and mass measurements on filters for 24 hours in the atmosphere of 28 fattening rooms in Western France, from 2018 to early 2020, during two contrasting climatic periods (hot vs cold). Two forms of feed presentation (pellets vs liquid feed) were combined with two slurry management modes (storage in the pit vs scraping). Concentrations measured during the warm period were significantly lower than those during the cold period, while emissions were significantly higher. The ratios of PM2.5, PM10 and TSP were not influenced by the forms of feed presentation or slurry management modes. However, concentrations and emissions were significantly lower for rooms that combined liquid feeding and slurry scraping than for rooms with other combinations.

2021

Gestion des lisiers de porc sur les zones herbagères du Massif Central

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Pascal Levasseur et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, poster

Poster.

L’élevage porcin du Massif central concerne environ 1250 éleveurs et il est très souvent associé à de l’élevage bovin avec lequel il partage équipements, main d’oeuvre et espace herbagé. Bien que le lisier de porc soit un fertilisant organique minoritaire par rapport aux déjections bovines, il n’en demeure pas moins bien adapté à la production herbagère (Bodet et al., 2001). Une enquête a été menée auprès d’acteurs de la filière porcine du Massif central pour déterminer les enjeux de l’utilisation du lisier de porc.

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2021

Mise au point de l’outil TARA pour dimensionner et optimiser le fonctionnement d’un laveur d’air

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Solène Lagadec (CRAB) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 347-352

L’efficacité du lavage d’air sur la réduction des émissions d’ammoniac peut varier de 17 à 70 %. Elle dépend de plusieurs éléments de conception (dimensionnement du laveur, type de maillage, système d’arrosage) et des conditions opératoires. Un outil (dénommé TARA) a été développé pour répondre à la demande croissante des éleveurs et techniciens concernant la mise en place et/ou le suivi de fonctionnement des laveurs d’air. Il s’agit d’un modèle de prédiction des flux azotés en amont et aval d’un module de lavage d’air à l’eau, permettant soit, de dimensionner un laveur dans le cadre d’un projet d’installation soit, d’optimiser l’efficacité d’une unité de lavage déjà en fonctionnement. Dans le cadre d’une installation d’un nouvel équipement, et selon le taux d’abattement d’ammoniac souhaité, l’outil permet de dimensionner les différentes composantes du laveur : surface et hauteur de maillage, volume de stockage des eaux de lavage et débit d’arrosage. Pour des unités de lavage déjà en place, l’outil permet de déterminer l’efficacité du laveur à partir de ses caractéristiques (débit d’air maximum à traiter, surface et volume de maillage, charge en NH3 dans l’air entrant…). Le modèle permet aussi de calculer sur une base annuelle la quantité d’eau chargée à évacuer et d’identifier les leviers d’action permettant d’améliorer l’efficacité de traitement de l’ammoniac. Dans les deux situations, cet outil permet de calculer les quantités annuelles d’ammoniac et de protoxyde d’azote émises ainsi que les quantités d’azote dans les eaux en sortie de laveur. Enfin, l’outil TARA est simple d’utilisation, développé sur le logiciel Excel®, et repose à la fois sur des lois de l’absorption physique entre un gaz et un liquide ainsi que sur de données acquises en élevage, notamment pour établir la fréquence de renouvellement des eaux de lavage.

Implementation of the TARA tool to size and optimize operation of an air scrubber

An air scrubber’s efficiency in reducing ammonia emissions, which can range from 17-70 %, depends on design parameters (size of the scrubber, the type of packing, sprinkler system) and operating conditions. To meet the growing demand from pig farmers and technicians regarding setting up and/or monitoring air scrubbers in operation, the TARA tool was developed. It predicts nitrogen flows upstream and downstream of an air scrubber that uses water, and allows one to size an air scrubber as part of an installation project or to optimize the efficiency of a scrubber already in operation. When setting up new equipment, based on the expected ammonia abatement rate, the tool helps to size the parts of the scrubber: packing surface and height, washing-water storage volumes and watering flow. For units already in operation, the tool estimates their efficiency based on their characteristics (maximum airflow to be treated, packing surface and volume, NH3 load in the incoming air, etc.). The tool also calculates the volume of NH3-loaded water that needs to be disposed of each year and helps identify ways to improve its efficiency in processing ammonia. In both situations, it calculates annual quantities of ammonia and nitrous oxide emitted and of nitrogen in the water that leaves the scrubber. Last, the TARA tool is easy to use, developed using Excel® software, and based on the laws of physical absorption between gas and liquid and on data acquired on pig farms, which enables it in particular to estimate how frequently the washing water needs to changed.

2021

L’acidification du lisier : une voie à explorer pour réduire les pertes d’azote de l’élevage porcin

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Sophie Langlois (CRAB) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 329-334

L’acidification consiste à ajouter de l’acide ou d’autres additifs dans le lisier pour en abaisser le pH afin d’y maintenir l’azote sous forme ammoniacale (NH4+) et de réduire les émissions atmosphériques d’ammoniac (NH3). Elle peut se faire dans le bâtiment, lors du stockage extérieur ou de l’épandage. Bien que référencée parmi les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) dans le BREF Elevage, cette technique n’a jamais été étudiée dans les conditions françaises d’élevage. Un état des lieux des connaissances acquises à l’étranger décrit le principe de l’acidification, ses conditions de mise en oeuvre et ses impacts environnementaux, agronomiques et économiques. Dans le bâtiment d’engraissement, réduire le pH du lisier à 5,5 peut réduire les émissions d’ammoniac jusqu’à 70 %. Lors du stockage, l’abattement peut atteindre 80 % avec un pH inférieur à 6. A l’épandage, il peut atteindre 70 % quand le pH est réduit à 6,4. Les émissions de méthane sont diminuées et les effets sur les émissions de protoxyde d’azote sont contradictoires. Dans le bâtiment, les frais de fonctionnement (hors coût d’investissement) sont compris entre 0,8 et 1,3 € par porc charcutier produit et par an. Au stockage, comme à l’épandage, les coûts de l’acidification se situent entre 1 et 2 € par mètre cube de lisier. Au champ, les moindres pertes azotées par volatilisation augmentent l’efficacité de l’azote apporté. Cependant, l’épandage de lisiers acidifiés sur sols déjà acides peut nécessiter des apports supplémentaires d’amendements basiques. Cet impact sur la qualité du sol est très dépendant du contexte pédoclimatique. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour mieux évaluer les balances avantages/inconvénients et coûts/bénéfices de l’acidification des lisiers relativement aux autres MTD dans le contexte (notamment pédoclimatique) français.

Slurry acidification: a way to explore for reducing nitrogen losses by pig farming in the French context

Acidification consists of decreasing slurry pH by adding acid or other additives to maintain nitrogen in the ammoniacal form (NH4+) and to reduce gaseous ammonia emissions (NH3). Slurry can be acidified in livestock buildings, in external storage pits or when spreading on the fields. Although they are called “Best Available Techniques” in the BREFs, these techniques have never been studied under the French farming conditions. This review of international knowledge allows us to describe mechanisms of slurry acidification, how to perform it and its environmental, agronomic and economic impacts. In-house slurry acidification at pH 5.5 may reduce ammonia emission up to 70%. In the storage phase, abatement may reach 80% with a pH less than 6. For acidification during spreading, it may reach 70% for a target pH of 6.Methane emissions are reduced and the effects on nitrous oxide are contradictory. Lastly, annual operational costs in pig housing (excluding investment costs) are 0.8-1.3 € per finishing pig. In storage and field spreading phases, acidification costs are 1-2 € per m3 of slurry. When spreading on the land, the lower nitrogen volatilisation losses increase nitrogen efficiency. However, applying acidified slurry may contribute to soil acidification, and additional liming may be required on acid soils. Impacts on soil quality depends greatly on the soil and climate context. More research is needed to better compare advantages/disadvantages and costs/benefits of slurry acidification vs other Best Available Techniques in the French context.

2021

Alimentation de précision, moins d'impacts sur l'environnement

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Sandrine Espagnol (Ifip) et Florence Garcia-Launay (Inrae), Réussir Porc/ Tech Porc (FRA), 2020, n° 282, octobre, p. 30-31

La réduction de l’azote consommé par les porcs permise par une alimentation de précision multiphase limite l’impact des rejets sur l’acidification et l’eutrophisation des milieux. Les résultats sont plus contrastés concernant l’impact sur le changement climatique et la consommation d’énergie renouvelable.

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2020

Cinq impacts environnementaux évalués

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Sandrine Espagnol, Réussir Porc/ Tech Porc (FRA), 2020, n° 282, octobre, p. 31

 

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2020

Mieux valoriser les effluents d'élevage

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Pascal Levasseur, Réussir Porc/ Tech Porc, 2020, n° 281, septembre, p. 55

Les instituts techniques (Ifip, Idele, Itavi et Arvalis) ont produit un document de référence composé de 32 fiches couvrant les déjections
de l’ensemble des productions animales : porcs, bovins, ovins, caprins, volailles et lapins.

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2020

Un outil puissant pour évaluer le raclage en V

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Pascal Levasseur, Réussir Porc/ Tech Porc (FRA), 2020, n° 281, septembre, p. 25

Dossier : stations expérimentales 

Deux salles du bâtiment neuf de Romillé sont dédiées à la comparaison entre préfosse à lisier et raclage en V. L’objectif est de compléter les références techniques et environnementales acquises sur ces équipements.

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2020

Impacts environnementaux du porc biologique

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Sandrine Espagnol, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 76

La base de données Agribalyse (gérée par l’Ademe) établit par Analyse de Cycle de Vie (ACV) les impacts environnementaux des principaux produits agricoles (au portail de la ferme). Ces valeurs d’impacts sont utilisables par les filières, dans une logique d’affichage environnemental comme dans celle d’une écoconception. Dans le projet ACV Bio piloté par l’INRA et financé par l’ADEME, cette dynamique a été étendue au calcul de références pour des systèmes de production biologique. Il s’agissait notamment de vérifier que soient pris suffisamment en compte (i) dans les références disponibles, la diversité de ces systèmes (supérieure à celle des élevages conventionnels) et (ii) dans la méthode d’évaluation des impacts, leurs qualités spécifiques (préservation de la qualité des sols et de la biodiversité, notamment). L’IFIP a été associé au projet pour l’évaluation des systèmes porcins.

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2020

Valorisation du lisier de porc dans les zones herbagères du Massif central

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Pascal Levasseur, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 82

L’élevage porcin du Massif central concerne 1000 éleveurs plutôt disséminés dans le territoire et il est très souvent associé à l’élevage bovin. Le maintien ou le renouvellement des ateliers porcins est de moins en moins assuré pour des raisons sociales, économiques, environnementales et territoriales. Le programme de recherche APORTHE a été engagé afin de développer la connaissance sur la complémentarité des ateliers porcins et
bovins dans les élevages du Massif central. Il a pour objectifs (1) de promouvoir la résilience des systèmes mixtes porcins-bovins et (2) d’améliorer la valorisation des effluents porcins en zone herbagère d’altitude, en complément des déjections bovines. Sur ce second point, une étude bibliographique, objet de cette fiche, a été réalisée sur les pratiques de fertilisation organique dans le Massif central.

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2020

Conception d’un lavage d’air partiel et évaluation de son efficacité

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Nadine Guingand et Yvonnick Rousselière, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 79

Le lavage d’air est reconnu, techniquement et par la réglementation, comme une voie efficace de réduction des émissions de particules, d’ammoniac et d’odeurs. Toutefois, son déploiement sur le terrain est freiné par le montant des investissements et par les coûts de fonctionnement. L’objectif du projet CleanR3 est de mettre au point un système associant ventilation & lavage d’air basé sur le traitement d’une partie seulement de l’air le plus chargé, permettant ainsi de diviser par 3 l’investissement et le coût de fonctionnement tout en maintenant une efficacité sur l’émission d’ammoniac.

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2020

Itinéraires techniques et émissions de particules en élevages

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Nadine Guingand, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 77

En France, l’agriculture représente 53% des émissions nationales de particules, contre seulement 29% pour l’industrie, 11% pour le résidentiel tertiaire et 5% pour le transport routier (Citepa, 2014). Avec la mise en place du plan « particules », la France devrait répondre en partie à l’objectif de l’Europe qui est d’en réduire de 20% les émissions d’ici 2020. Les « cultures » seraient responsables de près de 80% des émissions de particules d’origine agricole, le restant étant le fait de l’élevage (soit environ 10% du total national). La contribution de l’élevage aux particules fines (de taille inférieure à 10μm – PM10) serait inférieure à 10% de l’émission nationale. En revanche, l’Agence Européenne de l’Environnement (guide EMEP) considère que les bâtiments d’élevage représentent 80% des PM10. Plusieurs éléments méthodologiques peuvent expliquer ces incohérences dans les évaluations. La caractérisation des émissions de particules en élevage a, en réalité, fait l’objet de peu d’études, employant chacune des procédés de mesure et méthodes de calcul assez différents. Ce constat a renforcé l’idée de la nécessité d’acquérir une méthode spécifique à l’élevage et sensible aux caractéristiques techniques des itinéraires appliqués. De plus, la connaissance des facteurs d’émission de particules des élevages selon leurs choix techniques est essentielle pour l’appui technique et le conseil aux éleveurs qui pourraient, à court et moyen terme, devoir réduire leurs émissions de particules. L’objet du projet Papovit est donc d’établir une méthode adaptée aux élevages de porcs et de volailles et de l’appliquer en conditions réelles pour obtenir des facteurs d’émission de particules représentatifs des conditions usuelles de production. Le projet comprend deux actions principales : la première vise à mettre au point une méthode spécifique de mesure des particules en conditions d’élevage ; la seconde, à appliquer la méthode identifiée dans l’action 1 en conditions d’élevage pour acquérir les facteurs d’émission de divers itinéraires techniques.

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2020

Réseau Mixte Thématique RMT élevages et environnement

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Sandrine Espagnol, Nadine Guingand et Pascal Levasseur, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 74

Le RMT “élevages et environnement” animé depuis 2008 par l’IFIP et la Chambre d’Agriculture Régionale de Bretagne a terminé 11 années de fonctionnement fin 2019. Ce réseau avait pour objectifs de proposer des outils et des références pour l’évaluation et la maîtrise des impacts des élevages sur l’environnement. Il a réuni une centaine de membres provenant de 15 organismes : IFIP, Institut de l’Elevage, ITAVI, ARVALIS, Terres Inovia, INRAE, IRSTEA, CIRAD, Chambre d’Agriculture de Bretagne, Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire, ESA Angers, CREPA, Agrocampus Ouest, EPLEFPA de Lozère.

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2020

Valoriser la complémentarité des porcins et des bovins dans le Massif Central

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Christine Roguet, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 83

Au début du XXe siècle, le Massif Central était le premier bassin de production porcine de France. Aujourd’hui, il produit moins de 5% des porcs du pays et a perdu 71% de ses élevages et 24% de ses effectifs de porcs entre les recensements de 2000 et 2010. Lancé en 2018 pour deux ans et financé par le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, le programme de recherche APORTHE vise à acquérir des connaissances inédites sur la complémentarité des ateliers porcins et bovins dans les élevages du Massif-Central. Il comprend deux volets sur :
● la gestion des effluents pour améliorer la valorisation des effluents porcins en zone herbagère d’altitude, en complément des fumures bovines ;
● la résilience des systèmes mixtes porcins-bovins dans la diversité des situations territoriales du Massif, pour de faciliter leur transmission, leur modernisation et leur contribution à l’économie locale. Sur le second volet, 2019 a été consacrée à 4 étapes : i) entretiens avec 14 acteurs de la filière porcine du Massif Central pour préciser ses enjeux, ii) analyse des données de BDPORC pour caractériser le « maillage porcin », iii) enquête postale auprès des 1 250 sites porcins du Massif pour quantifier et décrire les systèmes mixtes et spécialisés, iv) entretiens avec 22 éleveurs pour préciser les motivations, trajectoires et fonctionnement.

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2020

Un outil pour chiffrer le coût d’un épandage de lisier

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Pascal Levasseur, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 81

Le calendrier disponible pour réaliser les chantiers d’épandage des effluents d’élevage sur les parcelles diminue du fait de contraintes croissantes sur (1) les périodes autorisées pour réaliser ces opérations et (2) l’équilibre de la fertilisation qui, en lien avec l’agrandissement des élevages, impacte le dimensionnement des plans d’épandage. Par ailleurs, le développement d’unités collectives de méthanisation mobilise des plans d’épandage de plusieurs milliers d’hectares. Pour répondre à ces contraintes, les équipements doivent être de plus en plus performants et imposants. Ces exigences nouvelles amènent à tester et développer de nouveaux équipements et/ou organisations tout en maîtrisant le coût d’épandage qui demeure à la charge des éleveurs. C’est dans ce contexte que l’IFIP et le réseau des CUMA Ouest ont réalisé un outil qui détermine les coûts et la durée des chantiers d’épandages dans des configurations techniques diverses, alternatives à l’ensemble classique tonne à lisier + tracteur.

 

Projet TEPLIS

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2020

Evaluation environnementale de stratégies alimentaires en élevage porcin

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Sandrine Espagnol, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 75

Le remplacement du tourteau de soja brésilien (TSB) issu en partie de zones déforestées, par des sources de protéines européennes (SPE), est une voie à l’étude pour réduire l’impact « changement climatique » de l’alimentation animale. Par ailleurs, l’alimentation de précision des porcs charcutiers constitue également une solution prometteuse pour réduire les impacts environnementaux de la production. Elle se définit comme l’ensemble des technologies qui visent à l’acquisition de données individuelles sur les performances des porcs, au calcul de besoins nutritionnels individuels et à la distribution à chaque porc chaque jour de l’alimentation couvrant au plus près ces besoins. Dans le projet FeedAGene, l’IFIP et l’INRA ont évalué par Analyse de Cycle de Vie les incidences environnementales (1) d’une utilisation de sources de protéines alternatives au soja importé du Brésil, (2) et l’alimentation de précision de porcs charcutiers en comparaison d’une alimentation conventionnelle.

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2020

Traitement de l’air en porcherie : modèle de prédiction des flux azotés

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Nadine Guingand, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 78

L’élevage porcin est responsable de 7% des émissions d’ammoniac en France (Citepa, 2015). La réduction des émissions d’ammoniac imposées par la réglementation (directives IED et NEC, PREPA) contraint les éleveurs à de nouveaux choix techniques de gestion de leurs effluents mais aussi de l’air extrait de leurs bâtiments. Le lavage d’air est une technique efficace pour réduire les émissions d’ammoniac mais aussi d’odeurs et de particules. Le mode d’action de ce procédé est à la fois physico-chimique (sédimentation des particules, solubilisation de l’ammoniac) et biologique (mise en place au sein du maillage d’une micro-flore contribuant à la dégradation de l’ammoniac et des composés odorants). En France, cette technique a été principalement développée pour répondre à la question des odeurs émises par les élevages porcins. Sur le terrain, cette technique présente des taux  d’efficacité pour l’abattement d’ammoniac qui peuvent être variables selon la conception des outils mais aussi selon leur gestion. Les paramètres influençant l’efficacité du lavage sont multiples : vitesse d’air au sein du maillage, surface de contact du maillage, température, débit et taux de renouvellement de l’eau… L’objectif du projet TARA était de réaliser, sur les systèmes de traitement de l’air existant en France, un bilan complet des flux azotés pour proposer aux acteurs un modèle permettant de prédire ces flux à partir des caractéristiques du procédé de traitement installé. Le projet comprend plusieurs étapes : la première est d’acquérir, dans une diversité de situations, des données sur les principaux paramètres susceptibles d’impacter les flux azotés d’un dispositif de lavage d’air à l’eau et, pour cela, de définir, d’abord en conditions de laboratoire (IMT Altlantique et Ecole Nationale de Chimie de Rennes), une méthode pour la mesure d’un bilan azoté complet. La deuxième étape consiste à mesurer ces flux azotés en conditions d’élevage dans trois installations de terrain (lavage d’air à l’eau). La troisième étape consiste, à partir des données
acquises précédemment, à établir un outil de prédiction des flux azotés.

PDF icon Nadine Guingand, Bilan 2019, éditions IFIP, mai 2020, p. 78
2020

Ammonia removal using biotrickling filters: part A: determination of the ionic nitrogen concentration of water using electrical conductivity measurement

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Eric Dumont (IMT Atlantique) et al., ChemEngineering, volume 4, n° 3, août, 9 pages

It is emphasized that a generalized relationship can be used to predict the ionic nitrogen concentration (i.e., sum of ammonium NH4+, nitrite NO2 and nitrate NO3) of the scrubbing liquid in a biotrickling filter treating ammonia emissions by measuring the electrical conductivity (EC) of the water directly. From measurements carried out on different water samples from six biotrickling filters in operation in pig husbandries, the generalized relationship is: Σ([NH4+]+[NO2]+[NO3]) g N/L = 0.22 EC mS/cm. This equation is valid provided the fresh water feeding the biotrickling filter has a low electrical conductivity (<1 mS cm−1). Moreover, since ammonium, nitrite and nitrate ions are the ultra-majority ions in the liquid phase, the balance between NH4+ and (NO2 + NO3) was confirmed, and consequently the relationship NH4+ = 0.11 EC mS/cm can also be applied to determine the ammonium concentration from the EC. As a result, EC measurement could be applied extensively to monitor operating biotrickling filters worldwide and used to determine ammonia mass transfer in real time, keeping in mind that the accuracy of the generalized relationship is ±20%.

source : https://www.mdpi.com/2305-7084/4/3/49/pdf

2020

Pages