La base documentaire de l'IFIP

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Actualisation des données sur la consommation d'eau individuelle et jiournalière des truies gestantes

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Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 173-174, poster 

A la lumière de la bibliographie, il est difficile de statuer sur la consommation journalière en eau d’une truie gestante en bonne santé. En effet, on peut supposer que d’un essai à l’autre, la consommation d’eau des truies gestantes, comme pour l’engraissement, varie de manière importante et certains détails influençant le niveau de consommation des animaux sont différents tels que le type d’abreuvoir, le système d’alimentation ou le débit d’eau (Brumm et al., 2000 ; Massabie et Lebas, 2011). Ainsi, Klopfenstein et al. (1996) indiquent que la consommation d’eau journalière et individuelle d’une truie est comprise, en moyenne, entre 5 et 9 litres (pousse-tubes, auges individuels et alimentation sèche) tandis que Cerneau et al. (1997) évoquent une consommation journalière de 20 litres en moyenne pour un groupe de quatre truies (alimentation en soupe). De plus, un lien semble exister entre la quantité d’eau consommée et la santé des truies. Madec et David (1983) précisent qu’une consommation inférieure à 15 l/jour peut être un facteur de risque important de l’apparition de troubles urinaires. L’objectif de cette étude est de proposer une actualisation des informations individuelles d’abreuvement des truies gestantes, lorsqu’elles sont observées en bonne santé.

ENG

Updating individual and daily water consumption data for pregnant sows

With the bibliography, it is difficult to know the daily quantity of water consumed by a pregnant sow. In addition, some variables like the drinker’s model or the water flow can modify the water consumption of the animal. Six connected drinkers were installed on the experimental station of IFIP located in Romillé. It is composed of a bowl drinker surrounded by separation, a precision water meter and an RFID antenna (Radio Frequency Identification) to detect the electronic ear tags of the sows. This connected drinker is able to collect the drinking behavior of a sow: number, duration, schedules of visits and water consumption. We worked on 81 “healthy” sows for two months. Indeed, all the information related to a sick sow was removed from the database. Sows were bred in groups and fed with an automatic feeder. On average, the daily water consumption is 8.2 l/day but variability is great. For the inter-variability, the average consumption is 33.2 ml/kg of body weight/day (± 16.5), so a coefficient of variation of 50.0%. For the intra-individual variability, the average coefficient of variation is 37.9%. It is possible to identify five consumption profiles: wasteful with a daily consumption of 69.2 ml/kg of body weight, huge consumer with 48.7 ml/kg, average and low consumer (they represent more than 70 % of the sows) with respectively 32.4 and 19.5 ml/kg, and thrifty with 8.1 ml/kg.

PDF icon Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 173-174, poster
2017

Mesure des concentrations des stéroïdes dans la salive de cochettes immatures, pré-pubères et pubères

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Ghylène Goudet et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 175-176, poster

L’élevage porcin conventionnel se caractérise par une conduite en bandes qui présente de nombreux avantages techniques (surveillance des mises-bas, ajustement de la taille des portées, gestion des porcelets…) et sanitaires (nettoyage-désinfection des locaux entre bandes). Une majorité d’éleveurs administrent des agonistes de synthèse de la progestérone pour synchroniser les cycles des cochettes de renouvellement et les intégrer dans les bandes (Boulot et al., 2005). Les effets négatifs des résidus hormonaux sur la santé humaine et l’environnement conduisent à mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage. Notre objectif à long terme est de développer des alternatives aux traitements hormonaux pour la synchronisation des oestrus des cochettes, notamment lors de l’entrée dans la première bande.
Avant la première ovulation, les cochettes atteignent un stade physiologique de pré-puberté au cours duquel une stimulation externe peut déclencher la première ovulation. L’exposition au verrat (appelée effet mâle) pourrait favoriser le déclenchement et la synchronisation de la puberté si elle est appliquée pendant cette période de pré-puberté (Prunier, 1989). Cette pratique est très peu utilisée en élevage, car le moment optimal et les modalités d’exposition au verrat ne sont pas clairement définis. Notre objectif est de mieux caractériser la phase de pré-puberté et de rechercher des biomarqueurs de cette phase à l’aide de techniques non-invasives.
Pendant la phase de pré-puberté, les concentrations d’oestrone urinaire augmentent (Camous et al., 1985). En conditions d’élevage avec logement en groupe, des prélèvements réguliers d’urine sont difficilement envisageables. Les dosages hormonaux classiques reposent sur des prélèvements sanguins trop invasifs. En revanche, le suivi de biomarqueurs salivaires est non invasif et relativement facile à mettre en place. La recherche de biomarqueurs salivaires de la phase de prépuberté permettra d’améliorer le repérage des femelles à stimuler et de diminuer le nombre de femelles mises à la reproduction alors qu’elles sont impubères.

ENG

Evaluation of steroids concentrations in the saliva of immature, prepubertal and pubertal gilts

Synchronizing oestrus in gilts is an important tool for pig producers to optimize the management of reproduction. Synthetic progestogens are used routinely in pig farms for this purpose, but there is a need for alternative non-hormonal breeding tools. Before puberty, gilts exhibit a “waiting period”, related to ovarian development and gonadotrophin secretions, during which an external stimulation, such as boar exposure, could induce and synchronize the first ovulation. Our aim was to characterize this “waiting period” and search for biomarkers of this period using non-invasive tools. During this period, an increase of urinary oestrone concentration has been observed, but urinary sampling is difficult in group-housed females. Salivary samples are non-invasive and easier to perform. Thus, the aim of this study was to evaluate steroid concentrations in the saliva of immature to pubertal gilts in order to search for biomarkers of the “waiting period”. Trans-abdominal ultrasonographies were performed over a period of 5 weeks on six 140-day-old Large White gilts until puberty detection. Urinary samples were collected for oestrone assay to detect the “waiting period”. Salivary samples were collected for steroidome analysis using gas chromatography coupled with tandem mass spectrometry to detect potential biomarkers of the “waiting period”. Urinary oestrone concentration increased 2 weeks before puberty. Steroidome analysis allowed the quantification of 28 steroids, 13 of them showing significant differences between weeks. Dehydroepiandrosterone concentrations decreased and estradiol-17 concentrations increased significantly just before the “waiting period”. These steroids could be biomarkers of this period. Present results confirm that non-invasive salivary samples could allow the identification of the physiological status of the gilts and the optimal time for application of the boar effect.

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2017

Synthèse des audits sur la conformité des élevages de porcs aux mesures du Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène

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Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 217-218, poster 

Dans le contexte réglementaire européen du Paquet Hygiène, les Organisations Professionnelles françaises (Fédération Nationale Porcine, Coop de France Bétail et Viande et INAPORC) ont fait le choix, en 2006, de développer un Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène en élevage de porcs (GBPH), accompagné d’un Manuel d’application (Ifip, 2009) et d’une grille d’audit pour évaluer le degré de conformité des élevages. Le Guide a pour objectif d’aider les éleveurs à maîtriser la sécurité sanitaire de la viande de porc pour le consommateur. Il propose des éléments de maîtrise concrets et adaptés des dangers identifiés. Le document a été officiellement validé par les services de l’Etat en 2012. Les mesures répertoriées sont donc considérées comme efficaces et suffisantes pour répondre à l’objectif visé. Outre les dangers identifiés pour le consommateur, le Guide a pour objectif de maîtriser la santé des porcs. Il apporte l’opportunité de revoir la biosécurité dans les élevages. Entre 2010 et 2013, les Organisations de Producteurs ont réalisé des audits pour vérifier le niveau de conformité des élevages aux mesures du GBPH et définir les points de progression. Cet article fait la synthèse nationale de l’ensemble des audits transmis à l’Ifip.

ENG

A synthesis of audits on compliance of French pig farms with the requirements of the Guide to Good Hygiene Practices

The Guide to Good Hygiene Practices in pig farms (GGHP) defines measures to control hazards that may compromise the food safety of meat. The objective of this study is to verify the compliance of French pig farms with the requirements of this GGHP.
From 2010 to 2013, 1834 audits of GGHP were performed in 1539 voluntary farms by Producers’ Organizations and collected by Ifip. As expected, the distribution of the farms was not quite representative of French pig production, according to farm location and type of activity. The average level of compliance was 93.7 %. It exceeded 80 % in 98 % of the farms. Four categories of items, reaching less than 90 % of compliance, required improvement: feed production on site (83.4 % of compliance), corpse management (84.6 %), water quality management (88.5 %) and isolation of sick or injured animals (87.6 %). Within the 102 farms audited three times, the average level of compliance increased from 90.7 % at the first audit to 91.9 % at the second one (significantly), then to 93 % at the third one (not significantly). This confirms that audits are an effective tool to improve the implementation of GHP in farms.
Finally, this synthesis highlighted the very good level of compliance of a large sample of French pig farms with the GGHP requirements. This means that the actions based on the Guide, particularly Salmonella control and the Ecoantibio plan, are based on well controlled measures.

PDF icon Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 217-218, poster
2017

Stabilité des antibiotiques en présence des biocides désinfectants dans l'eau d'abreuvement des porcs

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Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 223-224, poster 

En élevage, l’eau d’abreuvement est fréquemment traitée par un biocide désinfectant afin d’en améliorer la qualité bactériologique. Cette eau peut également servir de vecteur de médicaments, dont les antibiotiques. Cependant, la compatibilité entre les biocides désinfectants et les antibiotiques est mal documentée. L’objectif de cette étude est d’évaluer la stabilité des antibiotiques en présence de désinfectants dans l’eau de boisson.

ENG

Stability of antimicrobials in contact with disinfectants in drinking water for pigs

In farms, when antimicrobials are administered through drinking water, they may be in contact with a disinfectant used to improve the bacteriological quality. The objective of this study is to evaluate the stability of antimicrobials in this situation. Six antimicrobials (amoxicillin, colistin, doxycycline, tylosin, trimethoprim and sulfadiazine) and three disinfectants (sodium hypochlorite, hydrogen peroxide and electrolyzed water) were tested. Each antimicrobial was tested as an active ingredient and as a veterinary medicinal product to assess the potential effect of the formulation. In a first step, antimicrobial assay was performed by high performance liquid chromatography in a stock solution with and without disinfectant, at T0, T12 and T24 hours, which is the usual storage period in farms. In a second step, the same assay was performed after neutralization of the disinfectant by sodium thiosulfate or sodium bisulfite. In a third step, the stock solution was incorporated at 5 % into disinfected water, to simulate a treatment administered by a dosing pump. All antimicrobials were stable with sodium hypochlorite. With hydrogen peroxide, amoxicillin was deteriorated by 13 % in step 1, but not in step 2 with sodium bisulfite. This disinfectant also impacted tylosin in step 3 (- 11 %). With electrolyzed water, colistin and sulfadiazine were rapidly deteriorated in step 1 (respectively -20 % and – 11 %), but not in step 2 with sodium thiosulfate. However, with the exception of trimethoprim, no antimicrobial was stable in step 3, which implies to connect the dosing pump to a circuit without electrolyzed water.

PDF icon Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 223-224, poster
2017

Intérêts comparés des vaccinations PCV2 et Mycoplasma hyponeumoniae combinées ou Mycoplasma hyponeumonuae seule chez les porcs en croissance

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Isabelle Corrégé et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 227-228, poster 

Le virus PCV2 et la bactérie Mycoplasma hyopneumoniae sont omniprésents dans les élevages de porcs. La co-infection par ces deux pathogènes aggrave les effets sur la santé et la croissance des porcs (Fablet, 2012). Les vaccinations contre le virus du PCV2 et M. hyopneumoniae sont des outils efficaces pour réduire les lésions, la virémie et améliorer la croissance (Heißenberger et al., 2013).
L’objectif de cette étude est de comparer l’impact sur les performances des porcs en engraissement, la virémie et les lésions pulmonaires de la vaccination combinée PCV2 et M. hyopneumoniae avec la vaccination M. hyopneumoniae seule dans un élevage avec une forme subclinique de PCV2 et une circulation de M. hyopneumoniae.

ENG 

Positive impact on growing pigs of combined PCV2 and Mycoplasma hyopneumoniae piglet vaccination compared to vaccination against Mycoplasma hyopneumoniae alone

The aim of this controlled and randomised trial was to test the efficacy of a combined piglet vaccination against PCV2 and M. hyopneumoniae in comparison with a vaccination against M. hyopneumoniae alone, on the performances of fattening pigs in a herd with a subclinical PCV2 circulation. At 5 weeks of age, 168 piglets from the same farrowing batch were divided into 84 pairs of piglets that were similar in sex, weight, sow or sow parity and litter size (when no pair was available within a litter). In each pair, one piglet was vaccinated with combined PCV2 and M. hyopneumoniae vaccine and one with one dose M. hyopneumoniae vaccine according to Marketing Authorisation. Both groups were exposed to natural PCV2 and M. hyopneumoniae circulation as evidenced by antibody seroconversion and lung lesion scoring.
Piglet PCV2 and M. hyopneumoniae combined vaccination in comparison with piglet M. hyopneumoniae one shot vaccination had no impact on growth performance (ADWG) during the post weaning period. ADWG was significantly improved during the fattening period (+34 g/d). FCR during the fattening period also seemed to improve (-0.06 point) with PCV2 and M. hyopneumoniae combined vaccination although not significantly. Pneumonia lesions and PCV2 viremia were also significantly less pronounced. The other criteria (clinical signs, mortality and slaughterhouse data) were not found to be significantly different.

PDF icon Isabelle Corrégé et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 227-228, poster
2017

Exposition des travailleurs aux gaz et particules durant les soins aux porcelets et leur sevrage

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Solène Lagadec (CRAB) et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 233-238

Les travailleurs en élevage porcin évoluent dans un air chargé en gaz et particules. Cette exposition constante peut avoir un impact sur leur santé. Afin de leur proposer des moyens de prévention et de protection adaptés et efficaces, il faut tout d’abord connaître les niveaux d’exposition et les facteurs ayant une influence sur les concentrations en gaz et particules. Dans cette étude, les activités liées aux soins et au sevrage des porcelets ont été considérées comme des tâches exposant plus particulièrement les travailleurs. Les mesures réalisées dans 54 salles de maternité de 19 élevages bretons montrent que les concentrations moyennes en particules inhalables, thoraciques et alvéolaires sont plus élevées au moment du sevrage des porcelets que lors de la réalisation des soins. Elles sont respectivement de 3,64±3,03, 1,77±1,43 et 0,44±0,38 mg/m3 au sevrage contre 1,99±2,20, 1,03±1,09 et 0,33±0,42 mg/m3 lors des soins aux porcelets. De même, la concentration moyenne en ammoniac est supérieure lors du sevrage (8,3±4,9 ppm vs 6,6±3,9 ppm lors des soins). Toutefois, ces valeurs moyennes sont toutes inférieures aux valeurs limites d’exposition professionnelle. Pour réduire l’exposition des travailleurs aux gaz et particules, il faut maintenir un taux de renouvellement de l’air suffisant, même avec des températures extérieures basses, privilégier des entrées d’air de type fente ou plafond diffuseur à une entrée d’air sous couloir, et préférer une ventilation en surpression plutôt qu’en dépression. Enfin, l’analyse des pratiques montre que, moins les animaux sont manipulés, moins l’exposition sera importante. L’utilisation d’asséchant très pulvérulent est aussi à limiter, car elle induit une augmentation conséquente des particules dans l’ambiance des maternités.

ENG

Workers’ exposure to ammonia and particles during husbandry procedures and weaning of piglets

In modern swine production, workers are usually exposed for several hours every day to an indoor work environment with high concentrations of potentially harmful airborne agents like ammonia and particles. Knowledge on levels and determinants of exposure is required before any development of prevention and control strategies. In this study, the husbandry procedures (handling and nursing of just born piglets -task1) and the weaning of piglets (task 2) were identified as two risky tasks for workers. Nineteen farrow-to-finish farms, all located in Brittany, were involved in the study. Finally, exposure appeared more risky during the weaning period than during the handling and nursing of newborn piglets. In fact, concentrations of particles -respectively for inhalable, thoracic and alveolar fractions - were 3.64±3.03, 1.77±1.43 and 0.44±0.38 mg/m3 at weaning and 1.99±2.20, 1.03±1.09 and 0.33±0.42 mg/m3 during the handling and nursing of piglets. Ammonia concentration was also higher (8,3±4,9 ppm vs 6,6±3,9 ppm during the nursing). However, these concentrations all stayed below the legal threshold of exposure. Several factors (ventilation and manure management, technical practices) were analyzed in order to assess their impacts on ammonia and particle concentrations. Ventilation management (type of ventilation, air inlets and ventilation rate) was identified as the predominant factor with a statistically significant impact (P<0.05). These results were used to write first recommendations for workers: sufficient ventilation rate must be reached even with low outdoor temperature, an over-pressure ventilation system should be preferred to a depression system and it would be recommended to limit the use of draining powder which hugely promotes suspended particles.

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2017

Une formulation multiobjectif pour réduire les impacts environnementaux des aliments pour porcs charcutiers

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Florence Garcia-Launay (INRA) et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 239-244

Les matières premières (MP) utilisées dans l’alimentation contribuent majoritairement aux impacts changement climatique, consommation d’énergie et utilisation des terres du kg de porc produit. La méthode traditionnelle de formulation (MinPrix) minimise le coût du mélange des MP, sans considérer les impacts environnementaux. L’objectif de cette étude était de développer une méthode de formulation multiobjectif (MinMO) minimisant à la fois le prix et les impacts environnementaux des MP calculés par Analyse du Cycle de Vie. Le modèle de programmation linéaire construit recherche la meilleure formule d’aliment sous contraintes nutritionnelles et de disponibilité des MP avec une fonction multiobjectif qui inclut un index de prix et un index environnemental. Un facteur de pondération de l’index environnemental (α) et de l’index de prix (1-α), a été inclus à la fonction.
Les impacts des MP proviennent du jeu de données ECOALIM inclus dans AgriBalyse® v1.3. Des aliments croissance et finition ont été formulés avec 2 scénarios de disponibilité des MP (disponibilité actuelle limitée LIM ou disponibilité accrue NLIM) selon une formulation MinPrix et une formulation MinMO. En NLIM-MinPrix vs. LIM-MinPrix l’index environnemental est réduit en moyenne de 3% et l’index de prix de 1%. En MinMO avec α=0,5 vs. MinPrix, l’index environnemental des deux aliments diminue de 10% en LIM et de 22% en NLIM. Simultanément, le prix du mélange augmente de 1,5% en LIM et de 1,7% en NLIM. Pour α supérieur à 0,5, l’index environnemental n’est quasiment plus réduit. La formulation multiobjectif semble être une méthode efficace pour produire des aliments à impacts réduits. Les résultats seront modulés dans le futur en tenant compte des besoins accrus en certaines MP et+ des interactions possibles avec les besoins des autres espèces animales.

ENG

Multi-objective formulation to reduce the environmental impacts of pig feeds

The production of feed ingredients for pig feeds has a major contribution to climate change, energy use and the land occupation impacts of the animal products. Nonetheless, the traditional least-cost (LC) feed formulation methods minimize the cost of the feed mix, without consideration of its environmental impacts. The objective of this study was to estimate the potential mitigation of environmental impacts calculated by Life Cycle Assessment through a multi-objective formulation (MinMO) of pig feeds. The linear programming model built searches the best feed formula under nutritional constraints with a multi-objective function including an economic price index and an environmental impact index. A weighting coefficient α of the environmental index and (1-α) of the price index has been included for the objective function. Impact values of feed ingredients came from the ECOALIM dataset of AgriBalyse® v1.3. Growing and finishing feeds were formulated within two scenarios of feed ingredient availability (current limited LIM, increased NLIM) with LC formulation and MinMO formulation. In NLIM-LC vs. LIM-LC the environmental index is reduced on average by 3% and the price index by 1%. In MinMO with α=0.5 vs. LC, the environmental index of both feeds decreases by 10% in LIM and 22% in NLIM. Simultaneously, the price of the feed mix increases by 1.5% in LIM and 1.7% in NLIM.
For α higher than 0.5, the environmental index is not further reduced. Multi-objective formulation of pig feeds may be an efficient method to produce low-impact feeds. Further work will account for the additional needs for some feed ingredients and possible interactions with the requirements for the other livestock species, at the territory level.

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2017

ELFE, une base de données pour caractériser les émissions gazeuses

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Nadine Guingand et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 265-266, poster

En France, le secteur de l’élevage est responsable de 70% des émissions d’ammoniac et de 17,8% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) (CITEPA, 2012). La caractérisation de ces émissions apparaît donc comme un enjeu incontournable du développement de ce secteur en France mais aussi en Europe. La diversité de l’élevage français résulte de différentes combinaisons d’espèces animales, de stades physiologiques, modes de logement, types d’effluents mais aussi de pratiques des éleveurs. Cette diversité conduit à des niveaux d’émissions gazeuses variables et dont les facteurs de variation sont souvent mal connus. La comparaison des facteurs d’émissions publiés dans la littérature est complexe du fait du manque d’informations sur leurs conditions d’acquisition. Ainsi, la mise en oeuvre d’une base de données regroupant uniquement les facteurs d’émissions publiés dans la littérature ou acquis au cours des projets menés par les différents acteurs du RMT Elevages et Environnement serait insuffisante pour répondre à cet enjeu. C’est pourquoi la base de données ELFE (Elevages et Facteurs d’Emission) a été créée pour élaborer des facteurs d’émissions sur la base de critères spécifiques liés aux objectifs finaux et aux métadonnées disponibles.

ENG

ELFE, a database to determine gaseous emission

In France, 70% of ammonia and 18% of greenhouse gas (GHG) originate from the livestock sector. Thus, improving knowledge on the magnitude and origin of gaseous emissions is essential to reduce them, and then meet societal requirements and setup regulations at national and European levels. A consortium involving research (Inra, Irstea) and technical development (Ifip, Itavi, Idele, CRAB, Terres Innovia, Arvalis) was created to implement a robust database (ELFE) gathering (inter)national literature references on gaseous emissions of poultry, pork, herbivore productions and related indicators. With the help of the database ELFE, we aim to determine emission factors (EF) for NH3, GHG, particles and odors in various technical itineraries integrating the different steps of animal and manure management (i.e. building, manure storage and treatment, spreading and pasture). Building the structure of the database was the first step of this project financed by the French Agency of the Environment and the Control of Energy (ADEME). Further on, national and international literature data were integrated into the database. At the moment, around 1,000 publications are recorded, essentially focusing on NH3 and GHG emissions. The next steps concentrate on data analysis to determine average EF’s per itinerary and EF-variability due to metadata (i.e. animal type, climate, diet, duration, storage type...). Outcomes will be published in scientific journals but also made available for stakeholders as guidance documents (i.e. fact sheets, technical reports). The purpose of these documents is to advise agricultural consultants and authorities on ways of reducing emissions and improving air quality in livestock production systems.

PDF icon Nadine Guingand et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 265-266, poster
2017

Les réglementations pour la protection de l'environnement dans quelques pays de l'UE : évolutions récentes

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Boris Duflot et Elodie Cagnat, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 271-276

Les différences entre réglementations environnementales nationales sont régulièrement accusées d’être l’une des causes des disparités de développement des élevages de porcs et des filières entre pays de l’UE. Afin de mieux apprécier ces différences et envisager les prochaines évolutions, 18 experts en environnement des cinq principaux pays producteurs de porcs en UE (Allemagne, Espagne, France, Danemark, Pays-Bas) ont été interrogés. Ils ont hiérarchisé les principales contraintes environnementales affectant le développement de l’élevage dans leur pays, à la fois dans la situation actuelle (2016) et à un horizon de cinq ans. Huit thèmes ont été abordés, portant sur la gestion des effluents liquides et solides, les rejets atmosphériques, les procédures administratives de permission d’exploiter. Les principaux textes européens et nationaux (directives, lois, normes techniques) et de nombreux rapports d’expertise ont été analysés pour discuter des avis des experts. Les résultats vont dans le sens d’une appréciation différenciée de la situation entre les cinq pays. L’Espagne semble être un cas à part dans la mesure où son développement repose sur un modèle à bas coûts et faibles contraintes. L’Allemagne a également bénéficié de normes d’épandage plus favorables au début des années 2000, mais ces conditions sont aujourd’hui révolues. La France, le Danemark et les Pays-Bas ont en revanche été l’objet de réglementations et normes plus contraignantes : densités animales extrêmes qui ont pour conséquence des coûts de gestion des effluents très élevés aux Pays-Bas, procédure d’autorisation d’exploiter et obligation de traitement dans les ZES en France, normes d’épandage restrictives au Danemark. Actuellement et dans un proche avenir, il ne semble qu’aucun de ces quatre pays ne dispose d’un avantage concurrentiel consécutif à la transposition des directives européennes sur l’environnement.

ENG

The regulations for the protection of the environment in selected EU countries: recent evolution

Differences between national legislations are often accused of being one of the causes of the discrepancies in the development of pig farms and value chains between the European countries. In order to have a better understanding of these differences and foresee the next evolutions, 18 environmental experts in the five main pig producing countries in the EU (Germany, Spain, France, Denmark, and the Netherlands) were interviewed. They scored the impact of the main environmental constraints affecting the development of the pig farms in their own country, for both the present situation (2016) and within the next five years. Eight topics were scored and discussed, concerning manure management, airborne emissions, and administrative procedures for being granted a permit. The main European and national laws, as well as technical standards and numerous expert reports were used to discuss the interviewed experts’ assessments. The results tend to show that different rules were applied in the five countries. Spain seems to be a unique case because its development relies on low costs and also low environmental constraints. Germany benefitted from more favorable manure spreading standards during the early 2000’s, but those conditions have now changed. On the other hand, France, Denmark and the Netherlands were subject of tougher laws and standards: extreme density and high manure disposal costs in the Netherlands, authorization procedures and obligation to use treatments in France, restrictive spreading rules in Denmark. Nowadays and in the near future, there is no evidence that any of these four countries benefits from a competitive advantage due to the enforcement of European environmental directives.

PDF icon Boris Duflot et Elodie Cagnat, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 271-276
2017

Evolution des modèles d'exploitations porcines en France sous l'effet des contraintes économiques et réglementaires depuis 2008

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Christine Roguet, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 277-282

En 2006 et 2007, l’IFIP a réalisé un état des lieux des élevages de porcs en France et identifié des modèles d’avenir. Dix ans plus tard, nous avons souhaité décrire les évolutions qui se sont réellement produites dans les structures d’élevage, sous l’effet des changements réglementaires (mise aux normes gestantes, régime d’enregistrement, fin des ZES et des quotas laitiers) et d’une situation économique durablement tendue. L’évaluation a été quantitative (analyse des données des enquêtes du SSP et de la GTE) et qualitative (entretiens avec les responsables projets de 15 groupements de producteurs et 6 éleveurs, dans toute la France). Entre 2007 et 2013, le nombre d’élevages de plus de 50 truies (98 % du cheptel) est passé de 6 400 à 4 870 et leur taille moyenne de 183 à 215 truies. Ces moyennes recouvrent différentes trajectoires : disparition des sites de moins de 100 truies, qui ne sont pas repris, augmentation (40 % des détenteurs), diminution (10 %) ou stabilité (50 %) de la taille... Plus en détail, les investissements en élevage ces dernières années, jugés raisonnés et structurants, bien que très insuffisants par les groupements, ont eu pour objectif d’accroître l’autonomie de l’exploitation en capacités d’engraissement et en foncier, quitte à réduire le nombre de truies. Entre cette recherche d’autonomie et les incertitudes sur la reprise des élevages des papy-boomers, entre les limites environnementales en Bretagne et le manque de candidats à l’installation ailleurs, la baisse du cheptel porcin semble vouée à perdurer, voire à s’accélérer dans certaines régions. Deux questions se posent : (1) qui investira dans la production ? (2) la différenciation de la production suffira-t-elle à compenser en valeur la perte de volume ?

ENG

Changes in models of pig farms in France under the effect of economic and regulatory constraints since 2008

In 2006 and 2007, IFIP made an assessment of the situation of pig farm buildings in France and identified some models for the future. Ten years later, we wanted to describe the changes that actually occurred in pig farms as a result of regulatory changes (complying with welfare standards, registration system, end of “ZES” and of milk quotas) and of a difficult economic situation. The evaluation was quantitative (analysis of survey data from the SSP and GTE) and qualitative (interviews with managers from 15 producer groups and 6 pig farmers throughout France). Between 2007 and 2013, the number of farms with over 50 sows (98% of herds) declined from 6 400 to 4 870 and the average size increased from 183 to 215 sows. The overall situation, however, conceals different paths: the disappearance of sites with less than 100 sows that do not find a buyer, the increase (40% of the farmers), the decrease (10%) or the stability (50%) of the size... The investments in farms in recent years are considered by producer groups as reasoned and structuring, although far too low. They have aimed to increase farm autonomy regarding fattening capacities and land (manure spreading and home feed mixing), even though this may reduce the number of sows. Between this search for autonomy and the uncertainties surrounding the takeover of the baby-boomers’ farms, between environmental limits in Britain and the lack of candidates for setting up elsewhere, the decline of the pig population seems destined to continue, even faster in some areas. Two questions arise: (1) Who will invest in production? (2) Will pig production differentiation be enough to offset volume loss by value?

PDF icon Christine Roguet, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 277-282
2017

Typologie des contrats dans la filière porcine française : réalité des pratiques

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Estelle Antoine et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 283-288

La filière porcine française fait actuellement face à une crise structurelle et conjoncturelle. Dans ce contexte de fortes variations des cours, tant des matières premières destinées à l’alimentation animale que du porc, des initiatives contractuelles émergent au sein du secteur. Ce travail s’est focalisé sur la commercialisation des porcs. Son objectif est de présenter en quoi les contrats peuvent répondre aux difficultés que traverse la filière, quelle est la nature des démarches initiées et les freins actuels à leur mise en oeuvre.
Les contrats permettent de répondre à certaines difficultés i) de nature économique, comme la gestion de la marge ou l’amélioration la coordination au sein de la filière, ii) de nature logistique, en garantissant un débouché ou un approvisionnement ou iii) de nature qualitative, via une incitation à la qualité ou à la performance. En France, 20 démarches contractuelles ont été identifiées et classées dans une typologie à dire d’experts en fonction de leurs objectifs, du mode de calcul de la rémunération des porcs, de l’existence d’un cahier des charges et de la zone d’approvisionnement. Près de la moitié a un objectif économique, 13 d’entre elles s’appuient sur des cahiers des charges et 13 utilisent une formule de calcul non directement liée au prix au Cadran, la référence nationale.
Les contrats rencontrent à l’heure actuelle des difficultés à se développer. Trois problèmes majeurs ont été identifiés : le contexte économique, un manque de connaissances techniques (accompagnement, indicateurs) et un frein culturel (prédominance du marché spot, communication difficile au sein de la filière). Ce premier travail descriptif sera complété par une analyse approfondie de l’impact des contrats sur les différentes problématiques que rencontre la filière porcine française.

ENG

A typology of contracts in the French pig industry: from theory to practice

The French pig industry is currently going through a structural and economic crisis. In this context of strong changes in both raw materials for animal feed and pig prices, contractual initiatives are surfacing within the sector. This work has focused on the marketing of hogs. Its objective is to present how contracts can address the difficulties facing the industry, what is the nature of the current initiatives and the current obstacles to their implementation.
Contracts provide answers to some difficulties i) of an economic nature, such as margin management or improving coordination within the sector, ii) of a logistical nature, guaranteeing an outlet or a supply, or iii) of a qualitative nature, via a quality or performance incentive. In France, 20 contracts were identified and classified in a typology based on their objectives, the method of calculating the remuneration of pigs, the existence of specifications and the supply area. Nearly half had an economic goal, 13 are based on specifications and 13 use a calculation formula not directly linked to the national reference price.
Contracts have met some difficulties in their development. Three major problems were identified: the economic context, a lack of technical knowledge (accompaniment, indicators) and cultural inhibition (predominant spot market, difficult communication within the sector). This first descriptive work will be completed by a thorough analysis of the impact of agreements on the various problems that the French pig industry is facing.

PDF icon Estelle Antoine et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 283-288
2017

Points de vue et attentes des consommateurs et citoyens vis-à-vis de l'élevage

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Elsa Delanoue (ESO-Rennes) et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 295-300

Dans le cadre du projet de recherche CASDAR ACCEPT (2014-2017) piloté par l’IFIP, nous avons quantifié les points de vue, représentations et attentes des citoyens français vis-à-vis de l’élevage. A partir de travaux conduits depuis le milieu des années 2000, nous avons défini une typologie de ces représentations en quatre catégories : les abolitionnistes, les alternatifs, les optimisateurs et les compétiteurs. Dans le même temps, les Interprofessions des différentes filières mènent régulièrement des études d’image de leurs produits ou de leurs filières, auprès de consommateurs/citoyens. A partir des résultats de ces travaux, nous avons construit une étude quantitative, mobilisant un échantillon de 2 000 personnes statistiquement représentatif de la diversité de la population française. Ces personnes ont été interrogées par un institut de sondage, via une plateforme Internet, sur : leur connaissance et leur évaluation de l’élevage français, leur opinion sur un certain nombre de pratiques contraignantes pour les animaux, les objectifs qu’ils assignent à l’élevage et aux filières d’élevage, les services qu’ils en attendent, leurs habitudes de consommation de produits animaux et les informations dont ils souhaiteraient disposer sur les produits animaux. Les résultats montrent que plus de la moitié des citoyens se déclarent « choqués » voire « très choqués » par des pratiques contraignantes pour les animaux, mais communément mises en oeuvre en élevage, et que de l’ordre d’un tiers d’entre eux envisagent de diminuer leur consommation de viande dans les 12 prochains mois. Par ailleurs, l’analyse permet d’une part, de quantifier la typologie établie à partir des travaux qualitatifs et d’autre part, de dessiner une cinquième catégorie de population. 2% de la population partage les points de vue « abolitionnistes », un tiers se positionne comme les « alternatifs », près de la moitié est proche des « optimisateurs », un peu plus de 10% des compétiteurs et environ 10% des citoyens semblent ne pas avoir d’intérêt ou d’avis précis sur l’élevage.

ENG

Consumers and citizens’ opinions and expectations about livestock farming. A quantitative survey

Within the ACCEPT project (2014-2017), coordinated by IFIP, we quantified the points of view, representations and expectations of French citizens concerning livestock farming. This work was firstly based on sociological studies and qualitative surveys carried out during the last 10 years by technical institutes and finalized research about controversies concerning livestock farmers and livestock production, through semi-directive interviews with stakeholders from associations or food chain organizations. We described a typology of representations about livestock and identified four groups: abolitionists, promoters of alternatives, optimizers and competitors. These findings allowed us to build a quantitative survey directed to a panel of 2 000 citizens through an Internet platform managed by a polling institute (IFOP). The survey was about their knowledge, interest and view of livestock farming, their opinion about some on-farm practices, their expectations regarding livestock farming and farmers, their consumption of animal products and the information they were seeking about these products. The main findings are presented in this paper. They show that a majority of citizens are “shocked” or “very shocked” by constrictive, but nevertheless usual, practices. About 1/3 of citizens declare that they intend to stop or decrease their meat consumption within the 12 next months. We also proposed a quantification of our qualitative typology and identified a fifth category: the rather indifferent citizens, who represent about 10% of the population, besides abolitionists (2%), promoters of alternatives (1/3), optimizers (1/5) and competitors.

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2017

Les débats de société sur l'élevage au sein de l'Union européenne : thèmes, arguments et modes d'action des parties prenantes, conséquences sur les modes d'élevage

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Christine Roguet et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 307-312

Une analyse des controverses sur l’élevage a été réalisée en 2015 dans cinq pays de l’Union Européenne (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Italie) pour évaluer dans quelle mesure diffèrent entre pays les thèmes et la virulence des débats, les parties prenantes, leurs arguments et modes d’action. Il s’agit aussi de connaître les réponses apportées et leurs impacts sur l’évolution des modes d’élevages et la segmentation des marchés. L’étude a reposé sur une analyse bibliographique et des missions en Allemagne, Danemark et Italie. Elles ont permis de recueillir les positions d’une trentaine d’acteurs de l’élevage, de la recherche et des associations. Nous confirmons l’existence d’un gradient de préoccupations sociétales sur l’élevage, du nord au sud de l’Europe. Les controverses sont très actives dans le nord, sur de nombreux sujets (bien-être animal, santé publique, impacts environnementaux, modèles d’élevage), portées par de puissantes associations. Elles le sont beaucoup moins dans les pays du sud, en particulier en Espagne. Elles se traduisent par l’instauration de réglementations spécifiques et de labels, qui commencent à trouver leurs marchés. La montée de la contestation, les orientations données par la recherche et les pouvoirs publics, et les initiatives prises par les filières, conduisent à des changements de pratiques d’élevage en Allemagne et aux Pays-Bas, tout en gardant le souci de la compétitivité. Par contre, au Danemark, les effets d’annonce semblent l’emporter mais la situation évolue. Ces initiatives s’inscrivent dans un mouvement plus général, au sein de l’UE, en faveur de la création d'un étiquetage selon le mode de production de la viande et du lait, à l’instar de ce qu’impose la réglementation européenne pour les oeufs depuis 2003.

ENG

Social debates on livestock farming within the European Union: themes, arguments and modes of action of stakeholders, impact on farming methods

An analysis of the controversies about livestock farming was carried out in 2015 in five countries of the European Union (Germany, Denmark, The Netherlands, Spain, Italy) to evaluate how the themes and virulence of the debates, the stakeholders, their arguments and modes of action, differ between countries. We also wanted to identify the responses provided for and their impact on changes in farming methods and market segmentation. The study was based on a literature review and study tours in Germany, Denmark and Italy. They made it possible to collect the positions of thirty actors of livestock farming, research and NGOs. We confirm the existence of a gradient of societal concerns on livestock farming, from northern to southern Europe. Controversies are very active in northern Europe on many issues (animal welfare, public health, environmental impacts, farming models), driven by powerful associations. They are much less in the southern countries, especially Spain. They result in the introduction of specific regulations and labels that are beginning to find their markets. The rise of the protest, the guidance of research and public authorities, and the initiatives of industries, are leading to changes in animal husbandry practices in Germany and the Netherlands, while maintaining competitiveness. However, the announcement effects seem to prevail in Denmark but the situation is changing. These initiatives are part of a broader movement within the EU for the creation of a label according to the mode of production of meat and milk, like that imposed for eggs by European regulation since 2003.

PDF icon Christine Roguet et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 307-312
2017

Un nouvel outil pour l'aide à la décision d'investissement en élevage porcin

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Alexia Aubry et Yvon Salaün, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 319-320

Bien que les projets de création d’élevage se soient raréfiés au cours des dernières décennies, la décision d’investir reste une question récurrente en élevage porcin. Il s’agit aujourd’hui plutôt de restructurations ou d’extensions poursuivant des objectifs divers : volonté de développement parfois, recherche de cohérence technique le plus souvent (par exemple la relocalisation sur le site d’élevage principal de porcs engraissés ailleurs), ou encore dépenses à vocation technique ou sanitaire s’accompagnant d’une modification des flux de production (« dépeuplement/repeuplement » à vocation sanitaire par exemple). S’inscrivant dans la durée longue, ces projets requièrent une méthode d’évaluation adaptée.
Le modèle de simulation PORSIM, développé par l’IFIP pour analyser les projets de création d’élevage porcin (Téffène et Salaün, 1983), a été entièrement repensé pour s’adapter aux attentes des utilisateurs dans un tout autre contexte de production. L’objectif actuel est plutôt d’éclairer des choix d’investissement dans un élevage existant, au moyen d’un outil simple à utiliser, en connexion directe avec les données de gestion technico-économiques (GTE) disponibles, ceci pour limiter au maximum la contrainte de la collecte de données par l’utilisateur.

ENG

A new tool to assess the opportunity to invest in pig production

Although the establishment of new pig units have stayed at a poor level within the last decades, the decision to invest remains a recurring issue in pig farming. Mostly concerning now farm restructuration or extension, these projects can be guided by various objectives: business development, technical efficiency improvement, "depopulation-repopulation" accepted as a sanitary challenge... These long-term projects require a consistent and easily understandable method to assess the risk level and economic interest.
IFIP has developed a specific web-tool which simulates the economic and financial impacts of a project on the farm. A project consists in an expense (investment) and/or a breakdown in some parameters characterizing the pig activity (structure, organization, technical efficiency), accepted against expected gains. Proposed technical indicators refer to the proper management data of the farm or to collective standards. The impact of the project on the future annual margins is considered and compared to the capital expenditure to approach profitability, through actuarial indicators as the Internal Rate of Return on investment or the Present Value of Investment. This analysis can be extended at the whole farm scale, by including expected margins of other activities present on the farm, global charges and loan repayments… to produce management indicators framing the repayment ability of new loans or the global cash profile.
To limit the complexity of use in a field context, the new tool is based on a static and deterministic model. It represents the flow of incomes and expenses and provides the farmer or his advisers with the key indicators of project analysis in a wide variety of decision-making situations.

PDF icon Alexia Aubry et Yvon Salaün, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 319-320
2017

Perception et prise en compte par les éleveurs du regard de la société sur l'élevage

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Morgane Coty et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Dans un contexte d’interpellations sociales fortes adressées à l’élevage (Delanoue et Roguet, 2015), le projet ACCEPT, financé par le CASDAR sur 2014-2017, vise à permettre aux différentes parties prenantes, en premier lieu les éleveurs, leurs conseillers et représentants, de mieux comprendre les déterminants des controverses et mobilisations collectives autour de l’élevage. Une de ses actions analyse les regards croisés de la société sur l’élevage et des éleveurs sur les attentes sociétales, au travers d’enquêtes, auprès du grand public (Delanoue et al., 2017), de visiteurs lors de portes ouvertes en élevage (Grannec et Roguet, 2017), de militants d’associations et d’éleveurs. Cet article présente les résultats de l’enquête auprès des éleveurs.

ENG

Perception and account taken by livestock farmers of society’s perspectives on livestock farming

A survey was conducted among 468 livestock farmers at the agricultural exhibitions “Sommet de l’Elevage” in Auvergne and “Space” in Brittany by students of the agricultural schools of Brioude (Auvergne) and Le Rheu (Brittany). The goal was to better understand how farmers perceive the expectations / criticisms of citizens with regard to livestock farming. The survey had 43 questions, on the farmer, his farm, his perception of societal expectations regarding livestock and the measures he had undertaken to respond. On average, the farmers, including 84% of men, were 44.2 years old and had set up in agriculture 20 years ago on average. They consider animal welfare as the main concern of citizens for livestock farming, almost on equal terms with the price of products. Citizens were seen as sensitive first to housing and slaughter conditions. On the environment, the three issues that most concern citizens, according to farmers, are the pollution of water and soil, GMOs and greenhouse gases. Regarding risks to public health, half the farmers identify the use of antibiotics as the main subject of concern for citizens. Farmers rightly consider pig and poultry as being the productions the most challenged by society, for their impact on the environment, animal welfare and public health. For most farmers, social criticism generates anger, sadness or lack of motivation. Whereas one in six farmers say they are indifferent, one in nine say they are prompted to change their practices. To bring livestock farming into line with society's expectations, most rely on communication, but some consider the types of farming will also have to evolve.

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2017

Evaluation de l'impact des portes ouvertes sur la perception des élevages par les visiteurs

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Marie-Laurence Grannec (CRAB) et Christine Roguet (IFIP)., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Les filières d’élevages sont confrontées à d’importantes interpellations sociales. A partir d’entretiens avec les parties prenantes, Delanoue et Roguet (2015) ont classé les débats sur l’élevage, à l’échelle nationale, en quatre registres : l’impact environnemental, le bien-être animal, le risque sanitaire et le modèle de production. Au niveau local, l’analyse du déroulement de projets d’élevage révèle que la survenue de tensions est favorisée par la crainte de nuisances et que la perception des projets est impactée par trois déterminants : le type de territoire, l’image de la filière en question et la qualité des relations sociales (Grannec et al., 2017). Parmi les mesures prises par les filières animales pour améliorer leur image dans la société, les portes ouvertes sont l’occasion pour les éleveurs de présenter leur métier et pour les visiteurs de découvrir les conditions d’élevage. Cet article présente les résultats d’une enquête exploratoire réalisée par des étudiants du lycée agricole du Rheu (35), dans le cadre d’une formation-action, auprès de visiteurs lors de portes ouvertes en élevages. L’objectif était d’évaluer leur impact sur la perception de l’élevage.

ENG

Evaluation of the impact of open-days on the perception of animal husbandry by the visitors

One hundred and fifteen visitors were surveyed after an open-day in five farms presenting various animal species and systems of production. At the end of the visit, they were invited to answer questions about their socio-geographic profile, their motivations for participating in this visit, their opinion on breeding before the visit, their perception of the living conditions of animals and the environmental impact of the farm they visited, what they learned from it and the aspects judged positively or negatively. Forty percent of the visitors just wanted a family outing but 47% were searching for information about the functioning of the farms or the breeder's job (43%). Their questions were related to animal well-being more than to environmental impact. Furthermore, the positive or negative points they remembered at the end of the visit mainly concerned the animals’ living conditions. They were considered as "very good" or " rather good” by 96% of the visitors. This exploratory survey underlines some limitations of open-days to promote a social positive perception of livestock farming. First of all, they do not enable discussions to take place with very critical citizens because they mainly attract people who are favourably disposed to livestock farming. Nevertheless, by answering the visitors’ questions, they enable them to be reassured and confirm the positive vision they have of livestock farming. Half of the investigated people indicated having received useful information during the visit. A quarter of them left the farm with a better image.

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2017

Une nouvelle version pour MéthaSim

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Pascal Levasseur, Porc Mag (FRA), n° 523, septembre, p. 57

Biométhane. L'Ifip propose une nouvelle version de son outil MéthaSim, le calculateur qui simule l'intérêt économique de l'injection de biométhane et le coût du traitement des digestats. Cette actualisation tient compte des derniers tarifs d'achat de l'électricité et intègre une mise à jour des coûts d'investissements et de fonctionnement.

2017

Actualisation des consommations d’eau individuelles et journalières des truies gestantes

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Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Plusieurs paramètres peuvent modifier le comportement d’abreuvement des truies : type, réglage ou accès à l’abreuvoir, qualité et quantité d’aliment, etc. Ainsi, la bibliographie présente des consommations moyennes d’eau allant de 5 à 20 litres par jour et par truie. Ce poster propose une actualisation de ces données à partir des nouveaux équipements connectés d’abreuvement.

PDF icon Yvonnick Rousselière et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017
2017

Stabilité des antibiotiques en présence de biocides désinfectants dans l’eau d’abreuvement des porcs

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Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

En élevage, l’eau d’abreuvement est fréquemment traitée par un biocide désinfectant afin d’en améliorer la qualité bactériologique. Cette eau peut également servir de vecteur d’antibiotiques.

Cependant, la compatibilité entre les biocides désinfectants et les antibiotiques est mal documentée. L’objectif de cette étude est d’évaluer la stabilité des antibiotiques en présence de désinfectants dans l’eau de boisson.

PDF icon Anne Hémonic et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017
2017

Intérêts comparés des vaccinations PCV2 et Mycoplasma hyopneumoniae combinées ou Mycoplasma hyopneumoniae seule chez les porcs en croissance

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Isabelle Corrégé et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster

Objectif : comparer l’impact sur les performances des porcs en engraissement, la virémie et les lésions pulmonaires de la vaccination combinée PCV2 et M. hyopneumoniae avec la vaccination M. hyopneumoniae seule dans un élevage avec une forme subclinique de PCV2 et une circulation de M. hyopneumoniae.

PDF icon Isabelle Corrégé et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, poster
2017

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