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Du modèle à l’outil d’aide à la décision : comment paramétrer un modèle individu-centré du fonctionnement de l’atelier d’engraissement porcin pour une utilisation en élevage ?

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50es Journées de la Recherche Porcine, le 6 et 7 février 2018, Paris, p. 311-316, par Alice Cadéro (IFIP / INRA) et al.

Afin de répondre aux enjeux économiques et environnementaux des élevages porcins, des outils d’aide à la décision basés sur des modèles mathématiques ont été proposés. Nous avons développé un modèle dynamique de fonctionnement d’un atelier d’engraissement porcin qui inclue les effets de la variabilité interindividuelle des porcs, de la structure de l’élevage et des pratiques de l'éleveur sur ses résultats technico-économiques et environnementaux. Afin de tester le modèle, nous l’avons appliqué aux données de 21 élevages du Grand Ouest, dont les pratiques et performances techniques avaient été recueillies par enquête. L’objectif était de construire une procédure de calibration en vue d’une future utilisation en élevage, d’utiliser cette procédure pour paramétrer chaque élevage et d’évaluer la capacité de prédiction du modèle. Le paramétrage différencié de chaque élevage a porté, dans une première étape, sur les bâtiments et pratiques d’élevage ; dans une deuxième étape, l’âge et le poids initial moyen des porcs ; enfin, le poids d’abattage, le dépôt protéique moyen et la quantité d’aliment ingérée sont successivement paramétrés. Cette dernière étape a été itérée trois fois. Entre la première et la dernière étape, l’erreur quadratique moyenne (RMSE) sur l’indice de consommation passe de 0,22 à 0,03 kg d’aliment/kg gain (de 7,8 à 1,1 %), et celle sur le gain moyen quotidien de 59 à 14 g (de 7,3 à 1,9 %). Le pourcentage de porcs dans la gamme de paiement sans pénalité est néanmoins globalement surestimé par le modèle. Ces résultats montrent qu’après paramétrage, le modèle prédit les performances des élevages avec une erreur faible. Cette méthode de calibration du modèle sera inclue à l’outil d’aide à la décision et mise en oeuvre sur des élevages existants.

From the model to the tool: how to parameterize a pig fattening unit model for on-farm use?

To address economic and environmental challenges of pig production systems, decision support tools based on mathematical models have been developed. We developed a dynamic model of a pig fattening unit that represents effects of inter-individual variability of pigs, farm buildings and farmer practices on technical, economic and environmental results of the unit. To test the model, it was applied to 21 pig farms in western France of which practices and technical performances had been previously surveyed. Another objective was to develop a process for parameterization for future on-farm use, and then to use this process to parameterize the model for each farm to evaluate the model’s predictive ability. In the first step, each farm’s buildings and farmer practices were described. In the second step, average initial age and live weight of pigs were specified. In the third step, slaughter weight, mean protein deposition and a feed intake correction factor were successively parameterized. This step was iterated three times to remove effects of parameterization order. From the first to last step of the process, the root mean square error of prediction of the feed conversion ratio decreased from 0.22 to 0.03 kg of feed/kg gain (from 7.8% to 1.1%), and that of the average daily weight gain decreased from 59 to 14 g (from 7.3% to 1.9%). The model overestimated, however, the percentage of pigs that lay within the range without penalties of the payment grid at slaughter. These results show that after parameterization, the model predicts the performance of the pig fattening unit with an acceptable error. The parameterization process will be included in the decision support system and applied to existing farms.

PDF icon Alice Cadéro (IFIP / INRA) et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, p. 311--316
2018

Recherche de biomarqueurs salivaires de la période de réceptivité à l’effet mâle chez la cochette

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 323-324, par Ghylène Goudet (INRA) et al. poster
Poster.

L’élevage porcin conventionnel se caractérise par une conduite en bandes qui présente de nombreux avantages techniques (surveillance des mises-bas, ajustement de la taille des portées…) et sanitaires (nettoyage-désinfection des locaux entre bandes). Une majorité d’éleveurs administre des agonistes de synthèse de la progestérone pour synchroniser les cycles des cochettes de renouvellement et les intégrer dans les bandes de truies (Boulot et al., 2005). Les effets négatifs des résidus hormonaux sur la santé humaine et l’environnement conduisent à mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage. Notre objectif à long terme est de développer des alternatives aux traitements hormonaux pour la synchronisation des oestrus des cochettes lors de la mise à la reproduction.
Avant la puberté, les cochettes atteignent un stade physiologique de pré-puberté au cours duquel une stimulation externe peut déclencher la première ovulation (Prunier, 1989). L’exposition au verrat (appelée effet mâle) pourrait favoriser le déclenchement et la synchronisation de la puberté si elle est appliquée pendant cette période de pré-puberté. Cette pratique est très peu utilisée en élevage, car le moment optimal et les modalités d’exposition au verrat ne sont pas clairement définis. Notre objectif est de rechercher des biomarqueurs de la phase de pré-puberté à l’aide de techniques non-invasives.
Pendant la phase de pré-puberté, les concentrations d’oestrone urinaire augmentent (Camous et al., 1985). En conditions d’élevage avec logement en groupe, des prélèvements réguliers d’urine sont difficilement ~envisageables. Les prélèvements sanguins destinés aux dosages hormonaux classiques sont trop invasifs. En revanche, le suivi de biomarqueurs dans la salive est non invasif et relativement facile à mettre en place. Lors d’une étude antérieure, des prélèvements de salive analysés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en tandem (GC/MS/MS) ont permis d’identifier deux biomarqueurs potentiels, le 17beta-estradiol (E2) et la déhydroépiandrostérone (DHEA), dont les concentrations présentaient des variations significatives lors de l’entrée dans la phase de pré-puberté (Goudet et al., 2017). Le but de notre étude est de vérifier si l’introduction d’un mâle induit la puberté des cochettes et si E2 et DHEA sont des biomarqueurs de la période de réceptivité à l’effet mâle.

Search for salivary biomarkers of the period of gilt receptivity to the boar effect

Our objective is to develop alternatives to hormonal treatments for estrus synchronization in gilts. Before puberty, gilts exhibit a “waiting period”, related to ovarian development and gonadotrophin secretions, during which external stimulation, such as boar exposure, could induce and synchronize the first ovulation. Practical non-invasive tools for identification of this period are lacking. We searched for salivary biomarkers of this period. In a previous study, gas chromatography coupled to tandem mass spectrometry (GC/MS/MS) analysis of saliva allowed the identification of two potential biomarkers: 17beta-estradiol (E2) and dehydroepiandrosterone (DHEA), whose concentrations varied at the beginning of the “waiting period”. The aim of this study was to check the efficacy of the boar effect and to determine if E2 and DHEA could be biomarkers of the period of gilts receptivity to the boar effect. Salivary samples were collected from 30 Large-White gilts twice a week from 140 to 180 days of age. Starting at 160 days, 15 gilts were exposed to a boar twice a day and subjected to estrus detection using the standing response to a backpressure test, while the other 15 gilts were subjected only to the standing response test. The percentage of gilts detected in estrus between 161 and 166 days was 71% when exposed to a boar vs 23% without boar. GC/MS/MS analysis of saliva showed no significant difference in E2 and DHEA concentrations between gilts that responded to the boar effect vs gilts that did not. These results confirm that boar introduction stimulates puberty attainment. The relevance of E2 and DHEA as biomarkers could not be demonstrated. Further studies are in progress to search for other biomarkers.

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2018

L’étalement de la mise à la reproduction des cochettes en élevage biologique : impacts techniques et organisationnels

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50es Journées de la Recherche Porcine, le 6 et 7 février 2018, Paris, p. 325-326, par Sylviane Boulot et al., poster

Poster.

En production biologique, la synchronisation hormonale est interdite et les cochettes sont mises à la reproduction sur leurs chaleurs spontanées. Ceci peut entraîner un étalement des saillies, avec des jeunes femelles décalées, conduites hors bandes jusqu’à leur première mise bas (Prunier et al., 2012). Ces perturbations de conduite sont à limiter, tant pour des raisons sanitaires qu’organisationnelles. En effet, l’étalement des chaleurs et des mise bas complique la réalisation des tâches techniques (commande de doses, surveillance des mise bas, gestion des portées …) et est susceptible d’impacter l’homogénéité des âges et poids de sevrage des porcelets. L’objectif de l’étude est de chiffrer l’importance de l’étalement des mises à la reproduction des cochettes en élevage biologique, et d’en mesurer les conséquences sur les performances de reproduction et la conduite d’élevage.

Breeding of gilts in organic farming: impact of lagged females on reproduction performances and herd management

On organic farms, gilts are bred on spontaneous estrus, without any hormonal synchronization. Therefore, they are frequently managed outside of batches until their first weaning. The objective of this study was to evaluate the importance of these “lagged” gilts and possible detrimental effects on reproduction and herd management. The study was carried out on 16 organic farms, using two years of reproductive events collected from the GTTT National database. The interval between first insemination and the closest main weaning was used to detect gilts bred in (“synchronous”) or outside of batches ("lagged"). Reproduction criteria were calculated for synchronous and lagged gilts: fertility, litter size, and first lactation length. The distribution of breedings, farrowings, weaning ages, and importance of natural services were used as indicators of management disorders. On average, 34% of gilts were bred outside of batches (4-49% depending upon the farm), and had more scattered farrowings (P < 0.02). For lagged gilts, both natural services (40%, vs 20% for synchronous gilts) and repeat breedings (24%, vs 10%) tended to be more frequent. Farmers used lactation length as an adjustment variable to assign gilts to batches at weaning. Lagged gilts had more frequent shortened lactations (48%, vs 19%, P < 0.05), and more variable age at weaning. First litter sizes (total born, weaned) differed greatly among farms, with no significant impact of lagged breedings. This study shows that gilt management is suboptimal on many organic farms, with consequences on both reproduction and management.

PDF icon Sylviane Boulot et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, p. 325-326, poster
2018

L’étalement de la mise à la reproduction des cochettes en élevage biologique : impacts technico-économiques

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 327-328 par Alexia Aubry et al., poster

Poster.

La synchronisation hormonale des cochettes est interdite en production biologique, ce qui peut générer dans certains cas un étalement important de leur mise à la reproduction. L’importance de cet étalement et ses conséquences sur les performances de reproduction ont été évaluées dans un précédent volet de cette étude (Boulot et al., 2018). Dans les élevages en production biologique étudiés, plus d’un tiers des cochettes sont mises à la reproduction en dehors d’une bande de truies, et les durées de lactation des portées qui en découlent sont souvent réduites, entraînant des poids plus légers, au sevrage en particulier. L’incidence sur la taille de portée sevrée s’est avérée plus variable selon les élevages. L’objectif de ce deuxième volet est d’évaluer l’incidence économique de cette présence de portées de cochettes décalées dans ces élevages, d’une part en identifiant les critères de reproduction impliqués les plus impactants économiquement et d’autre part, en explorant la variabilité des incidences sur la marge dans ces élevages selon l’importance de ce problème.

Breeding of gilts in organic farming : economic impacts of lagged females

A previous study confirmed the importance and the technical consequences of breeding gilts outside of batches in organic farms. The objective of the present study was to quantify economic impacts of the presence of these lagged gilts. Evaluation was performed by simulating the nursing phase, using a suitable model adapted from the PIGSIM® model and parameterized specifically for organic farming conditions. Piglet weight was estimated as a function of age at weaning using data collected from the experimental organic farm of Trinottières (Pays de la Loire). Prices of feed, purchase and sale of animals (payment grid) also come from this farm. Two approaches were adopted. Based on the average result of a biological farm (IFIP BIO network, 2014-2015), we calculated the theoretical marginal deviations of parameters potentially impacted by lagged litters. Weaning and age at weaning are the most important criteria. In addition, economic impact was assessed based on individual results of 15 organic farms, considering their percentages of lagged gilts and associated performance. The actual situation of each farm was compared to a theoretical situation with only synchronized gilts. Study results showed very contrasting situations. The farms most impacted were those with high percentages of lagged gilts, fewer weaned piglets and lower weaning ages. Good results of gilts on the best organic farms suggest room for progress.

PDF icon Alexia Aubry et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, p. 327-328, poster
2018

Exportations de porc par l’Allemagne et l’Espagne : les raisons du succès

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 269-270, par Jan-Peter Van Ferneij et Bérengère Lecuyer, poster

Poster.
 La croissance de la production porcine en Allemagne et en Espagne a, dans une large mesure, pris appui sur l’augmentation des exportations vers l’Union Européenne (UE) et les pays tiers. En Allemagne, très déficitaire dans les années 90, la production porcine s’est fortement développée jusqu’en 2010. Le pays est excédentaire depuis 2007. L’Espagne est devenue exportateur net de viande de porc dès 1994. Après avoir subi la crise des années 2000, la filière porcine a largement misé sur les exportations pour relancer sa dynamique. L’objectif de cette étude est d’apporter des éclairages sur la réussite à l’export des filières porcines allemandes et espagnoles : volumes exportés ; démarches administratives ; organisation collective (soutien public et privé à l’export) ; choix stratégiques des entreprises (Lécuyer et Van Ferneij, 2017).

Pork exports from Germany and Spain: reasons behind the success

To a large extent, the growth of pig production in Germany and Spain has been based on increased exports to the European Union (EU) and countries outside the EU. In both countries, exports to Asia have increased. Towards the EU, Spain’s pork remained dynamics (fresh meat and processed products), unlike those of Germany, which have remained relatively stable. Procedures for obtaining food-safety agreements and certificates for countries outside the EU are complex, and small problems can hinder development of exports. In Spain, these procedures were reformed by Real Decreto 993/2014, which went into force in spring 2016. This reform had three objectives: increase efficiency, reinforce food-safety guarantees offered to countries outside the EU, and improve coordination between administrations. In Germany, professional federations deplores a lack of cooperation with the administration. The collective tools recently introduced in Spain are likely to reinforce the upward trend in Spanish exports but do not explain it. The increase in exports is first an investment and a desire of the pork industry. In Spain, companies have invested in exports for many years, focusing on quality and value-added products: many certifications, tailor-made supply adapted to demand, and branding of premium pigs. In Germany, companies instead rely on an industrial strategy: large volumes, highly standardized products, and consistent quality.

PDF icon Jan-Peter Van Ferneij et Bérengère Lecuyer, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, p. 269-270, poster
2018

Les importations chinoises de viande de porc : enjeu de marché, enjeu politique

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 271-272, par Jan-Peter Van Ferneij et Michel Rieu, poster

Poster.

Historiquement, en Chine, la production et la consommation de viande de porc sont très proches l’une de l’autre. Depuis des décennies, l’offre suit la demande croissante, expliquée par la poursuite de l’augmentation du pouvoir d’achat et l’urbanisation. Des épisodes sanitaires ou des périodes de faible rentabilité des élevages se sont traduits par un recul de l’offre, et par conséquent d’une baisse de la consommation. En effet, le gouvernement ne faisait que recours limité aux importations.
Mais depuis le milieu des années 2000 au contraire, les importations s’installent progressivement sur le marché et le pays est devenu très faiblement déficitaire. Au regard de l’importance de la Chine dans le paysage porcin mondial (premier producteur et premier consommateur), ce déficit a un impact considérable sur les exportateurs mondiaux, surtout l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Afin de tenter de satisfaire la demande croissante, le gouvernement soutient fortement la production, entre autres à travers des subventions diverses et un système de stockage de viande congelée.

Chinese imports of pork: market volume and political strategy as major issues

Historically, pig production and pork consumption in China have been nearly equal, evaluating in the same pace of increase. The Chinese government made only limited recourse to imports. But since the mid-2000s, however, imports have gradually moved into the market. China is known for its high demand for offal’s and co-products, but is gradually imports are moving towards more valuable products. Given the importance of China in world trade and economy as the leading pig producer and pork consumer, this small deficit has a huge impact on global pork exporters, especially the European Union and North America.
China controls its imports through the management of meat stocks and the distribution of direct access approvals to export companies. In many countries, several slaughterhouses have obtained approvals allowing them to sell directly on the Chinese market, leading to a better valuation of the products. Frozen pig meat represented in 2016 almost half of the total import flows.
Consumption is expected to increase in the future. To try to keep up with the growing demand, the Chinese government is strongly supporting pig production, especially through subsidies for farm investments and fixing of domestic pork prices. But the increasing lack of space for new farms, the constraints on environmental issues, the absence of skilled labor, ... will increase. The Chinese Government seems ready to accept a 5% deficit in the coming years.

PDF icon Jan-Peter Van Ferneij et Michel Rieu, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, p. 271-272, poster
2018

Consumer acceptance of minced meat patties from boars in four European countries

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Aluwé et al., Meat Science, 2018, vol. 137, mars, p. 235-243

A consumer study was performed in four EU countries to further clarify the acceptability of meat with boar taint. In Denmark, France, Italy and Poland, a total of 476 female consumers evaluated 8 meat patties from boars with varying levels of skatole (0.10–0.40 μg/g fat tissue) and androstenone (0.47–2.00  μg/g fat tissue), in a pair-wise comparison with patties from castrates. Boar meat patties were always less preferred than the castrate meat patties, regardless of the level of androstenone and skatole. Acceptability of the boar meat patties decreased with increasing skatole level. In samples with low skatole levels, higher levels of androstenone also reduced acceptability among androstenone sensitive consumers. No clear threshold levels for androstenone and skatole could be identified. Maps presenting the reduction in preference due to increasing levels of skatole and androstenone, and corrected for the general acceptance of the meat product were developed, taking into account androstenone sensitivity. Further work is needed, covering the whole range of androstenone and skatole levels found in entire male pigs and for a wider set of meat products.

2018

Développement d’un dispositif de pesée individuelle et automatisée des porcelets en post-sevrage

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 243-244, par Michel Marcon, Yvonnick Rousselière et Anne Hémonic, poster

Poster.

L’étude des comportements alimentaire et d’abreuvement des porcelets en post-sevrage ouvre des réelles perspectives pour l’élaboration de modèles prédictifs de détection précoce des pathologies (Pijpers et al., 1991 ;Andersen et al.,2014). Il est aujourd’hui possible, au moyen d’automates, de disposer en temps réel d’un ensemble d’informations sur les quantités d’eau bues (Rousselière et al., 2016) ou sur l’aliment consommé (Marcon, 2017). Les premiers travaux menés par l’IFIP sur la détection précoce de pathologies à partir des comportements d’abreuvement et/ou alimentaires montrent que le poids individuel des animaux est une variable essentielle pour la pertinence de ces modèles. Or, la mise en oeuvre de cette pesée de manière automatisée et dans de bonnes conditions de précision reste délicate. A cet effet, un nouvel automate a été développé, conjointement avec la société ASSERVA ; adapté à des porcelets de 7 à 35 kg, il associe à un abreuvoir connecté un dispositif individuel de pesée en temps réel. L’expérimentation présentée vise à évaluer la qualité de cette pesée.

Development of an individual automatic weighing device for weaned piglets

To develop early disease detection models for weaned piglets, accurate individual animal data are required. Thus, IFIP’s (French pig institute) experimental farm in Romillé (France) instrumented weaning pens with automatic feeders and drinkers. Initial analysis of these data highlighted the need to know daily weights of individual piglets to build the models. An automated system, developed by IFIP and the equipment manufacturer Asserva, was tested in 6 pens of 17 piglets each, in 2 post-weaning rooms. A weighing system is connected to the instrumented drinkers in a single stall made from a stainless steel box hanging from two force sensors. Side panels protect the weighing system and prevent disturbance by other animals. A radiofrequency identification (RFID) antenna located behind a drinking bowl checks the ear tag of the animal in the stall. Because the device weighs both the animal and the bowl, it can accurately measure the weight even when the animal is drinking. Its weight is then recorded and time stamped. A data-cleaning algorithm is used to remove abnormal weight values. Although it removed 25% of the data recorded, 15 weight values per piglet per day remained available. A daily average of these individual data was compared to manual individual weighing to assess the accuracy of automatic weighing. The average difference was small (1.5%) and non-significant when compared within a given weight range (light/medium/heavy). Ultimately, the daily sequence of individual weight appears to be sufficiently reliable to help improve understanding of water and feeding behavior and thus development of early disease detection models.

PDF icon Michel Marcon et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 243-244, poster
2018

L’élevage de précision, quels changements dans la relation homme-animal et la représentation de leur métier par les éleveurs ?

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 263-268, par Florence Rogel-Eveillard et al.

Pour mieux comprendre l’impact des nouvelles technologies sur la relation homme-animal et sur la représentation que les éleveurs ont de leur métier, 25 enquêtes ont été conduites en Bretagne. Les éleveurs enquêtés élèvent des truies (huit élevages, gestantes avec alimentation individuelle automatisée – DAC ou selfi feeder), des vaches laitières (dix élevages, avec robot de traite et/ou détecteur de chaleur) ou des poulets de chair (sept élevages, avec boitier de régulation et/ou peson automatique). Dans chaque élevage, un entretien semi-directif a été conduit auprès d’une personne et un test de réactivité des animaux a été réalisé. L’analyse des entretiens a permis d’identifier trois profils d’éleveurs. Ils diffèrent quant à leur relation à leur métier et à leurs animaux, et à leur vision et à l’utilisation de l’élevage de précision. Les éleveurs porcins enquêtés se répartissent dans les trois profils. Comparativement au temps où les truies gestantes étaient logées en stalles individuelles, le système de logement et d’alimentation des truies au DAC a apporté une ambiance plus calme et sereine dans le bâtiment et dans le travail, ainsi qu’une proximité avec les animaux, que les éleveurs apprécient. Tous les éleveurs porcins enquêtés estiment que la relation homme-animal s’est améliorée. La plupart ont mentionné « une truie calme » dans leur définition du bon animal, et un travail plus facile avec les animaux pour qualifier une relation homme-animal de « bonne ». Plusieurs attendaient des nouvelles technologies qu'elles leur fournissent des données précises pour permettre un meilleur suivi technique des animaux, par exemple pour individualiser les rations, et en sont satisfaits aujourd'hui. Certains précisent cependant que cela complète l’observation directe des animaux par l’éleveur mais ne la remplace pas complètement.

How does precision livestock farming impact human-animal relationships and how farmers consider their jobs?

A survey was carried out on 25 farms in France to better understand how new technologies impact human-animal relationships on the farm and farmers’ views of their profession. The farms produced three species with different equipment: a milking robot and heat detector for dairy cows (ten farms), an automatic feeder for sows (eight farms), and a housing management system and automated weighing system for poultry (seven farms). For each farm, a semi-directed interview with a person and a reactivity test with the animals were conducted. Three profiles emerged from statistical analysis of variables related to representation of the profession, animals, and the use of precision livestock tools. Pig farmers were distributed among the three profiles. Compared to individual pen housing, the automatic feeder associated with group housing provides a calmer atmosphere in the house and in the work. Farmers appreciate being closer to their animals. All the pig farmers surveyed consider that human-animal relationships on their farms have improved. Most of them define a “good” sow as being “calm”, and they are aware that good human-animal relationships facilitate their work. For many farmers, setting up precision farming tools on their farms was an expression of their desire to improve their technique and performance (e.g., using sensors to better adapt feed rations to animals’ needs), and they are currently satisfied. Nevertheless, some farmers noted limits to the place of new technologies on a farm, saying that they can supplement farmers’ observations but not replace them.

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2018

La biosécurité en élevage de porcs : enjeux, observance, freins et perspectives de progrès

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 177-188, par Isabelle Corrégé et Anne Hémonic

La maîtrise de la santé en élevage de porcs est l’un des défis majeurs de la filière porcine. La biosécurité, qu’elle soit externe ou interne, impacte la santé en agissant comme facteur préventif de l’introduction ou de la propagation des maladies en élevage. De plus, des études françaises et étrangères montrent un lien entre le niveau de biosécurité et les usages d’antibiotiques, l’application de mesures strictes de biosécurité étant un des moyens de réduire les usages. D’autres études mettent également en lumière l’intérêt technico-économique de la biosécurité, les élevages avec les meilleures pratiques ayant des performances techniques optimisées et un écart de marge standardisée de l’ordre de 200 € par truie et par an par rapport aux élevages avec des pratiques plutôt défavorables. Cependant, la mise en oeuvre des mesures de biosécurité est très variable selon les élevages et des axes de progrès persistent malgré de nombreuses actions de sensibilisation menées ces dernières années en particulier sous l’égide du plan Ecoantibio. Une des raisons est que ces démarches apparaissent parfois comme des contraintes supplémentaires nécessitant des investissements ou des modifications des pratiques sans nécessairement d’effets favorables sur les performances technico-économiques. D’autres freins sont également identifiés tels qu’une formation insuffisante des éleveurs sur ce sujet, la difficulté à prioriser les mesures, des contraintes économiques, etc. Afin d’améliorer cette situation, certaines mesures peuvent être déployées que ce soit en matière de formation, de communication, d’accompagnement des élevages par des audits ou au travers de démarches qualités.

Biosecurity in pig herds: issues, compliance, obstacles and improvement pathways

Maintaining the health of pig herds is one of the major challenges of the pig industry. Biosecurity, whether external or internal, impacts health by acting as a preventive factor in the introduction or spread of diseases. Moreover, French and international studies show a link between the level of biosecurity and the use of antibiotics: application of strict biosecurity measures is one way to reduce antibiotic use. Other studies show technical and economic impacts of biosecurity: pig farms with high biosecurity levels have optimized technical performances. The difference in standardized margins between these farms and those with lower biosecurity levels is estimated at around 200 € per sow per year. However, the application of biosecurity measures varies considerably between farms. Room for improvement remains large despite numerous awareness-raising measures carried out in recent years, in particular within the French Ecoantibio plans. One reason is that biosecurity sometimes appears as an additional constraint requiring investment or changes in practices without necessarily having a favorable effect on technical and economic performances. Other influences are identified, such as inadequate training of farmers about this subject, difficulty in prioritizing measures, economic pressure, etc. To improve this situation, some measures can be deployed: training, communication, biosecurity audits or quality assurance plans.

PDF icon Isabelle Corrégé et Anne Hémonic, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 177-188
2018

Quantifier, expliquer et réduire l’usage des antibiotiques en élevage porcin en Europe : bilan du projet MINAPIG

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 219-228, par Lucie Collineau (INRA / SAFOSO AG) et al.

Face à la nécessité de réduire l’usage des antibiotiques en élevage porcin tout en préservant la santé et le bien-être des animaux, un consortium impliquant des chercheurs de six pays européens a été constitué pour mener à bien, de 2012 à 2015, le projet de recherche MINAPIG (« Evaluation of strategies for raising pigs with minimal antimicrobial usage »). Une analyse critique des indicateurs utilisés pour décrire l’usage des antibiotiques a montré l’intérêt de combiner plusieurs indicateurs pour une description précise et une compréhension des usages. Deux études successives ont été conduites dans quatre pays européens : l’Allemagne, la Belgique, la France et la Suède. Une première étude épidémiologique transversale a porté sur 227 élevages naisseurs-engraisseurs puis une étude d’intervention testant des mesures alternatives a concerné 70 élevages (pour la plupart déjà impliqués dans la première phase du projet). Les déterminants de l’usage sont d’une part l’expression clinique de maladies et d’autre part et d’autre part la perception que les éleveurs ont des antibiotiques, avec toutefois des nuances entre pays. L’étude d’intervention a démontré la possibilité de réduire l’usage sans impacter les performances techniques et économiques des exploitations à condition de préconiser des mesures alternatives adaptées à la situation sanitaire de chaque élevage et que l’observance des mesures préconisées soit bonne.

Quantify, explain and reduce antimicrobial usage in pig production in Europe: key results of the MINAPIG Project

Because of the need to reduce the use of antimicrobials in pig farming while preserving animal health and welfare, a consortium of researchers from six European countries was set up to carry out, from 2012-2015, the MINAPIG research project: "Evaluation of strategies for raising pigs with minimal antimicrobial usage". An analysis of indicators of antimicrobial usage has shown that a combination of several indicators is appropriate to thouroughly describe and explain the use of antimicrobials. Two successive studies were conducted in four European countries: Germany, Belgium, France and Sweden. A cross-sectional epidemiological study was first conducted among 227 farrow-to-finish farms, followed by an intervention study assessing alternative measures to antimicrobials on 70 farms (most of which were already involved in the cross-sectional study). Both the occurrence of clinical signs and the perceptions of farmers regarding antimicrobials were associated with usage, although the situation was variable between countries. During the intervention study we demonstrated that antimicrobial usage could be reduced without jeoapardising technical and economical performance if ad hoc (i.e. taking into account the health status of the herd) alternative measures were designed and if the compliance was high.

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2018

Performances, caractéristiques de carcasse et fréquence des viandes persillées chez des porcs issus de verrats Duroc sélectionnés pour leur gras intramusculaire

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, par Didier Gaudré et al., poster

Poster.

L’élevage de porcs en France est orienté majoritairement vers la production de viande maigre. Les éleveurs utilisent principalement les verrats Piétrain ou issus de Piétrain; 96% des doses d’insémination artificielle vendues en France en 2016 (Hassenfratz, 2017). La fréquence des viandes persillées présentant du gras intramusculaire (GIM) visible au niveau des longes et des jambons est par conséquent assez faible en France. Ainsi 30% des longes ne présentent pas de gras persillé visible (note 1) et 66% sont classées en note 2 sur une échelle de notation (méthode NPPC, 2000) en comprenant 6 (Chevillon et al., 2015).
Cette caractéristique des viandes persillées, plus fréquente en génétique Duroc, est associée à une qualité gustative supérieure au niveau des produits frais, ainsi qu’à l’obtention de pièces de découpes plus grasses particulièrement adaptées aux productions haut de gamme de la salaison sèche (Faucitano et Wegner, 2006 ; Chevillon et al., 2009). La présence de gras persillé pour la production de jambon sec est un facteur de différenciation commerciale et permet de s’orienter vers des produits de qualité gustative élevée associée également aux durées de séchage longues. La sélection de verrats destinés à la production de viandes persillées est engagée au Canada à partir de mesures aux ultrasons réalisées sur des animaux Duroc (Maignel et al., 2013).
La société Nucléus a utilisé la sonde à ultrasons Biotronic pour caractériser les verrats Duroc de ses élevages au poids de 100 kg. L’étude propose de comparer les animaux issus de verrats Duroc sélectionnés (haut GIM, HGIM) ou non (bas GIM, BGIM) pour ce critère, dans le cadre d’une production de porcs lourds (poids de carcasse supérieur à 100 kg) destinés à la salaison sèche haut de gamme.

Performance, carcass characteristics and marbling scores of pigs born from Duroc boars selected for intramuscular fat content

Selected Duroc boars with low (BGIM) or high (HGIM) intramuscular fat content using an ultrasound probe when they reached 100 kg body weight, were crossed with Landrace x Large White sows. Performance, carcass characteristics and marbling score of pigs issued from these two types of Duroc boars were compared. This trial was conducted with pigs monitored from 25-130 kg body weight. After slaughter, carcass weight and estimated lean content, ham weight and fat thickness, pH24 of semi-membranous muscle, meat color and marbling score were recorded. HGIM pigs were heavier (P < 0.01) than BGIM pigs at the beginning of the trial. During the experimental period, these pigs had higher feed intake (P < 0.05) and higher average daily gain (P < 0.05) than BGIM pigs. Feed to gain ratio and estimated lean meat content of the carcasses were not statistically different between the two types of pigs. HGIM pigs had higher average marbling scores, and the frequency of scores greater than 3 was 25% and 11% for HGIM and BGIM hams, respectively. Hams from HGIM pigs also were darker and had higher pH24. Thus, selection of 100 kg Duroc boars for intramuscular fat content of loins to produce hams with more intramuscular fat seems feasible. These results need to be confirmed over time, and selection objectives need to be determined to set optimum intramuscular fat contents of loins and hams to satisfy consumer demand for fresh meat and requirements of high-quality dry cured hams.

PDF icon Didier Gaudré et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, poster
2018

Antimicrobial usage evolution between 2010, 2013 and 2016 in a group of French pig farms

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Anne Hémonic et al., 1st International Conference of quantification, Benchmarking and Stewardship of veterinary antimicrobial usage, 27-28 février 2018, Gand, Belgique, poster

Monitoring antimicrobial usage in pig farms is a key element of a reduction plan. The objective of this study was to analyse the antimicrobial usage evolution in the same farms between 2010-2013-2016 and to identify the factors of variations.

PDF icon Anne Hémonic et al., 1st International Conference of quantification, 27-28 février 2018, Gand, Belgique, poster
2018

Exposition des travailleurs à l’ammoniac et aux particules PM2,5 durant l’alimentation des porcelets et le tri des porcs charcutiers

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 1-6, par Solène Lagadec (CRAB) et al.

L’air des bâtiments d’élevage contient une large variété de polluants aériens (particules, gaz, bactéries, champignons) qui, à des teneurs élevées, peuvent avoir un impact sur la santé du travailleur. Parmi les différentes tâches réalisées en élevage porcin, l’alimentation des porcelets en post-sevrage (ALIM) et le tri des porcs charcutiers (TRI) font partie des plus exposantes aux gaz et particules. L’objectif de cette étude est de caractériser l’exposition des travailleurs dans ces situations afin de préciser les facteurs de sa variabilité et d’identifier les paramètres permettant une moindre exposition. Pour cela, des mesures ont été réalisées dans 20 élevages bretons au cours de deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide) afin d’intégrer l’effet saison. Les teneurs en ammoniac dans l’air ambiant ont été mesurées au moyen de tubes colorimétriques (Dräger), les concentrations en particules PM2,5(particules d’un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 mm) par un compteur de poussières (GRIMM G1.109, Intertek). Les teneurs moyennes en ammoniac sont de 9 ± 8 ppm lors de l’alimentation en post-sevrage et de 14 ± 9 ppm lors du tri des porcs charcutiers. Les concentrations en particules PM2,5 sont de 153 412 ± 48 870 particules/L et de 214 688 ± 112 464 particules/L respectivement, au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Les concentrations massiques en particules PM2,5 sont de 113 ± 50 mg/m3 et de 223 ± 131 mg/m3, respectivement au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Ces résultats présentent une forte variabilité, montrant ainsi une différence élevée d’exposition des travailleurs entre élevages au moment de la réalisation de ces tâches ; les principaux facteurs de variation identifiés sont liés à la gestion de l’ambiance et la gestion des déjections.

 Exposure of workers to ammonia and particulates during piglet feeding and fattening pig sorting 

 In livestock buildings, ambient air contains a wide variety of airborne pollutants (particulates, gases, bacteria, fungi) that, at high levels, can have an impact on the worker's health. Among the different tasks carried out by workers in pig farm, the feeding of post-weaning piglets (ALIM) and the sorting of fattening pigs (TRI) are among the most exposed to gases and particles. The objective of this study is to characterize the exposure of workers at the time of these tasks in order to define the factors of variability and identify the parameters allowing a reduced exposure. To do this, measurements were carried out in 20 pig farms from Brittany during two contrasting climatic periods (hot vs cold) in order to take into account the season effect. Ammonia concentrations in ambient air were measured using colorimetric tubes (Dräger) and particulate PM2,5 (particles with an aerodynamic diameter of less than 2.5 m) by a dust meter (GRIMM G1.109, Intertek). Respectively for piglet feeding and pig sorting, mean ammonia contents were 9 ± 8 ppm and 14 ± 9 ppm; PM2,5 particle number concentrations were 153,412 ± 48,870 / L and 214,688 ± 112,464 / L ; last, mass concentrations of PM2,5 particles were 113 ± 50 g / m3 and 223 ± 131 g / m3. These results show a high variability, attesting a high difference in exposure between farms when workers carrying out these tasks. Finally, the main factors of variation identified are related to the management of the air quality and the manure. 

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2018

Application d’une méthode simplifiée de détermination des facteurs d’émission en ammoniac et en GES des élevages porcins selon l’itinéraire technique

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 7-12, par Nadine Guingand et Thomas Eglin

Les engagements de la France au niveau européen vont contraindre les éleveurs de porcs à réduire de manière conséquente les émissions d’ammoniac de leurs élevages. Réduire la contribution de l’élevage porcin passe par une meilleure connaissance des émissions selon les pratiques mises en oeuvre. Un projet soutenu par l’ADEME et le CASDAR a été conduit afin de déterminer, à partir de mesures en élevages, des facteurs d’émissions d’ammoniac et de GES pour divers itinéraires techniques. La méthode simplifiée des rapports de concentrations, mise au point dans un précédent projet, a été appliquée à 12 salles de maternité, 20 salles de post-sevrage et 26 salles d’engraissement dans des élevages principalement localisés dans le Grand Ouest de la France. Pour les truies allaitantes, les porcelets en post-sevrage et les porcs charcutiers, les facteurs d’émissions moyens en N-NH3 sont respectivement de 4,82 ± 1,54, 1,02±0,67 et 2,23 ± 1,12 kg N-NH3 par place et par an. Pour N2O, les émissions sont respectivement de 0,11 ± 0,11, 0,06 ± 0,04 et 0,08 ± 0,05 kg N-N2O par place et par an pour les truies allaitantes, les porcelets et les porcs charcutiers. Les facteurs d’émission en CO2 et CH4 sont de 256 ± 141, 83,4 ± 14,7 et 184 ± 23,5 kg de C-CO2 par place et par an et 57,5 ± 41,8, 15,2 ± 14,7 et 21,9 ± 28,6 kg de C-CH4 par place et par an, respectivement pour les truies allaitantes, les porcelets en post-sevrage et les porcs à l’engrais. L’analyse de ces résultats montrent l’importance des choix techniques tant sur la gestion de l’ambiance (type d’entrée d’air, lavage d’air) que sur la gestion des effluents (fréquence d’évacuation) comme voies de réduction des émissions gazeuses applicables au niveau du terrain, particulièrement pour l’ammoniac. 

Use of a simplified method to determine emission factors of ammonia and GHG in pig units as a function of management practices

French commitments at the European level will require pig farmers to drastically reduce ammonia emissions from their farms. Reducing contribution of the pig production sector requires better knowledge of emission factors as a function of management practices. A project supported by ADEME and CASDAR was conducted to determine emission factors under farming conditions with different management practices. A simplified method, developed in a previous project, was applied to 12 farrowing rooms, 20 post-weaning rooms and 26 fattening rooms, located mainly in western France. In the project, NH3 emission factors, expressed as kg N-NH3 per place per year, were 4.82 ± 1.54. 1.02 ± 0.67 et 2.23 ± 1.12 for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. For N2O, average emissions were 0.11 ± 0.11. 0.06 ± 0.04 and 0.08 ± 0.05 kg N-N2O per place per year, for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. For CO2 and CH4, emission factors were 256 ± 141.4. 83.4 ± 14.7 and 184 ± 23.5 kg C-CO2 per place per year and 57.5 ± 41.8, 15.2 ± 14.7 and 21.9 ± 28.6 kg C-CH4 per place per year for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. Analysis of technical parameters shows the importance of management choices as a potential way to reduce gaseous emissions. Management of ambient air and slurry appears as a major way to decrease contribution of the pig production sector, mainly ammonia emissions, and can be encouraged under field conditions.

PDF icon Nadine Guingand et Thomas Eglin, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 7-12
2018

Contribution de ELFE à l’établissement de facteurs d’émission d’ammoniac par les bâtiments et le stockage en élevage porcin

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 13-24, par  Aurore Vigan (IFIP) et al.

 Un consortium regroupant des acteurs de la recherche et du développement s’est créé afin de construire une base de données (ELFE) compilant les valeurs publiées dans la littérature internationale des facteurs d’émission d’ammoniac, gaz à effet de serre, odeurs, particules et métadonnées associées. Environ 1 000 références ont été identifiées et ont permis de fournir des FE par poste d’émission (bâtiment, stockage, traitement, épandage, pâturage) et par itinéraire technique. Les FE ont été convertis dans des unités communes afin de permettre leur comparaison par espèce animale et par poste d’émission. Des moyennes de FE associées à leurs écarts-types sont ensuite calculées pour un ensemble d’itinéraires techniques définis par filière. L’analyse permet également d’évaluer l’incidence de la mise en place de pratiques de réduction et de préciser l’influence des métadonnées sur les niveaux d’émissions. Cette synthèse illustre la valorisation de la base de données dans le cas des émissions d’ammoniac des élevages porcins au niveau des postes bâtiment et stockage. Les émissions d’ammoniac en élevage standard pour les porcs en engraissement s’élèvent pour le bâtiment à 3,93 ± 1,69 kg NH3.place-1.an-1 et pour le stockage à 11,9 ± 11,0 % N stocké. Bien que ces moyennes de NH3 soient cohérentes avec les valeurs des documents officiels de référence (BREF, EMEP, UNECE), les écart-types associés valident l’intérêt d’intégrer les métadonnées pour identifier de nouveaux paramètres de variation. Enfin, cette étude permet de dresser un bilan des informations nécessaires à l’utilisation des données de la littérature. Ces informations sont ensuite comparées à celles réellement trouvées dans les publications consultées ce qui dévoile un manque d’information conséquent conduisant à l’exclusion de nombreuses données ne pouvant pas être analysées.

 ELFE contribution to the development of ammonia emission factors from building and manure storage in pig production

A consortium involving research and extension services partners was created to develop a database (ELFE) gathering international literature references on gaseous emissions in pork, poultry and ruminants productions and related metadata. Around 1 000 publications were recorded and provided emission factors according to processing steps in manure management (i.e. indoor and outdoor storage, treatment, spreading and pasture) in different technical itineraries. EF were converted to allow their comparison by animal production and manure step management. Average EF and their standard deviation were calculated per technical itinerary and EF-variability due to metadata and mitigation practices were analyzed. Technical itineraries were previously defined for each animal production and depending on the emission source. The first ammonia emission results in pig production during indoor and outside manure storage phases are presented and commented in this paper. In a standard configuration of pig farm, the calculated average NH3 emission is 3,93 ± 1,69 kg NH3.animal place-1.year-1 from building and 11,9 ± 11,0 % N stored from outside storage. These results are consistent with official reference documents values on gaseous emissions (BREF, EMEP, UNECE) but standard deviation associated to average values illustrate the importance of meta data in the determination of variation factors. Finally, this paper lists the information that remains necessary to analyze literature data. This list is then compared to information really found in the collected publications. This approach shows an important lack of data in a lot of the publications leading to emission values which could not be analyzed in this project.

PDF icon Aurore Vigan (IFIP) et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 13-24
2018

Incidences environnementales de stratégies d’alimentation innovantes en élevages porcins

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36, par Sandrine Espagnol et al.

Les stratégies d’alimentation permettent de réduire les impacts environnementaux des élevages porcins : (1) en utilisant une formulation multiobjectif (MO) pour produire des aliments en prenant en compte les prix des matières premières et leurs impacts environnementaux, (2) en adaptant les aliments aux besoins des animaux pendant leur croissance. Cette étude analyse la combinaison de ces deux stratégies et les incidences environnementales associées en utilisant une approche de modélisation. Différentes stratégies de conduite alimentaire sont spécifiées pour la période d’engraissement : biphase (BP), biphase avec une réduction de la teneur en énergie (BPeg) ou en acides aminés (BPaa) des aliments ; multiphase pour des animaux en groupes (MPg) ou en individuel (MPi). Pour chaque stratégie, les aliments sont formulés à moindre coût (MinPrix) vs en mode MO. Les impacts environnementaux du kilogramme de porc en sortie d’élevage sont évalués par analyse de cycle de vie et comparés à un scénario de référence, BP-MinPrix. Avec le mode MO, presque toutes les stratégies (à l’exception de BPeg, pour les impacts acidification et changement climatique) conduisent à une réduction d’impacts : jusqu’à 10% dans le contexte actuel de disponibilité en matières premières. Trois facteurs expliquent les résultats contrastés entre stratégies et impacts : (1) la contribution relative des aliments aux différents impacts du porc (de 34% à 98%), (2) l’indice de consommation qui reflète l’efficacité globale du système et influence le niveau d’excrétion et les émissions gazeuses associées, (3) la teneur en protéines du régime qui explique le niveau d’excrétion azotée. Cette étude souligne la nécessité d’optimiser globalement les stratégies d’alimentation des animaux d’élevage, en prenant en compte les impacts des aliments, les performances des animaux et la gestion des effluents. 

Environmental impacts of different innovative feeding strategies on pig farms

Feeding strategies can be used to reduce environmental impacts of pig production by (1) using a multiobjective function (MO) to formulate feeds based on the price and environmental impacts of feedstuffs and/or (2) adapting the feed to changes in animal requirements during the fattening phase. This study analyses combination of the two options and their environmental consequences. Five feeding strategies were specified for the fattening period: two-phase feeding (BP); two-phase feeding with a reduction in dietary energy content (BPeg) or amino acid content (BPaa); and a multiphase feeding strategy managed either at the pen level (MPg) or by individual feeding (MPi). For each strategy, feeds were formulated with both a least cost formulation (LC) and with a MO formulation. Environmental impacts per kg of pig live weight at the farm gate were assessed with Life Cycle Analysis and compared to those of a baseline scenario (BP-LC). With MO, all strategies reduced environmental impacts per kg of pig up to 10%, except the BPeg strategy for acidification and climate change impacts. Three main factors explained the results among impacts and strategies: (1) relative contribution of feed to LCA impacts of pigs (34-98%); (2) feed conversion ratio, which indicates the overall efficiency of the system and drives nitrogen excretion and gas emissions; and (3) the nutritional composition of feed (protein content), which explains nitrogen excretion. This study highlights the need to optimize the feeding strategy globally by considering feed impacts, animal performance and manure management.

PDF icon Sandrine Espagnol et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36
2018

Évaluation de la contribution nette des élevages de porcs en France à la production alimentaire de protéines pour l’Homme

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42, par Sarah Laisse, Didier Gaudré, Yvon Salaün et Jean-Yves Dourmad 

Le porc peut être perçu comme concurrent de l’Homme pour les ressources végétales, pour son alimentation. Toutefois, si les porcs consomment des céréales qui auraient pu être en partie dédiées à l’alimentation humaine, ils valorisent également des coproduits non consommables par l’Homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer la contribution nette des élevages de porcs en France à la production de protéines pour l’alimentation humaine. A cet effet, l’indice de consommation n’est pas suffisant puisqu’il ne permet pas de différencier les ressources végétales qui auraient pu être effectivement consommées par l’Homme de celles qui n’auraient pu l’être. Par ailleurs, la viande n’est pas le seul produit des carcasses porcines valorisé en alimentation humaine. L’étude s’appuie donc sur un nouvel indicateur : l’Efficience de Conversion des Protéines Consommables par l’homme (ECpc), qui correspond au rapport entre la somme des protéines produites par l’élevage à destination de la consommation humaine, divisée par la somme des protéines végétales consommées par l’élevage mais qui auraient pu l’être directement par l’Homme. L’ECpc a été évaluée selon différents modes d’alimentation et performances zootechniques des élevages porcins français, ainsi que selon différents scénarios de consommation des aliments par l’Homme. Les résultats indiquent que l’élevage de porcs a la capacité de contribuer favorablement à la production de protéines pour l’Homme malgré la compétition pour une partie des ressources végétales (ECpc > 1). L'ECpc apparaît dépendre plus de la composition des rations que des performances. Les résultats montrent aussi une sensibilité élevée de ce paramètre aux modes de consommation des produits animaux et des végétaux par l’Homme.

Estimating the net contribution of French pig livestock to the protein supply for humans

Pigs may be perceived as in competition with humans for food supply, as eating large quantities of plants. Pigs eat cereals, of which a part could have been eaten directly by humans, but also by-products from food and biofuel industries that humans could not eat. The objective of this study was to estimate the contribution of French pig farming to the net production of protein for human consumption. For this purpose, the feed conversion ratio (kg feed/kg meat produced) would not allow to differentiate plant resources humans could eat or not. The study is based on an updated efficiency indicator: the human edible protein conversion Efficiency (hepCE). The hepCE is the ratio of human edible protein produced by livestock (meat, but also offal, gelatine, edible blood) to the human edible plant protein consumed by livestock. The sensitivity of the hepCE indicator was evaluated in pig production under scenarios of feed composition and livestock performance, and scenarios of human food consumption. Results indicate that pig farming can contribute positively to net production of protein for human consumption, despite a competition for a part of plant proteins (hepCE > 1). The efficiency is increased when more by-products are used in the feed and hepCE appears to be more sensitive to feed formulation than to animal performance. The hepCR should be used with caution because of this sensitivity to feed composition and to the definition of the fraction of feedstuffs and animal products edible by humans.

PDF icon Sarah Laisse (IDELE / IFIP), et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42
2018

Arrêter la coupe des queues : une volonté européenne d'avancer

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Valérie Courboulay, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 14-15

La coupe de la queue est une intervention tolérée par la réglementation mais de plus en plus remise en cause. La Commission européenne et de nombreux pays sont très actifs sur le sujet. Tour d 'horizon des démarches engagées.

PDF icon Valérie Courboulay, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 14-15
2018

Un autodiagnostic en un coup d'oeil avec PorciSanté

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Yvonnick Rousselière, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 34-35

PorciSanté est un outil d'autodiagnostic mis au point par l'Ifip pour comprendre le lien entre des interventions sur les animaux et leur santé. En un coup d'oeil, on peut faire un point rapide sur une situation et déterminer les mesures correctives les plus appropriées.

PDF icon Yvonnick Rousselière, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 34-35
2018

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