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Évaluation de la contribution nette des élevages de porcs en France à la production alimentaire de protéines pour l’Homme

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42, par Sarah Laisse, Didier Gaudré, Yvon Salaün et Jean-Yves Dourmad 

Le porc peut être perçu comme concurrent de l’Homme pour les ressources végétales, pour son alimentation. Toutefois, si les porcs consomment des céréales qui auraient pu être en partie dédiées à l’alimentation humaine, ils valorisent également des coproduits non consommables par l’Homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer la contribution nette des élevages de porcs en France à la production de protéines pour l’alimentation humaine. A cet effet, l’indice de consommation n’est pas suffisant puisqu’il ne permet pas de différencier les ressources végétales qui auraient pu être effectivement consommées par l’Homme de celles qui n’auraient pu l’être. Par ailleurs, la viande n’est pas le seul produit des carcasses porcines valorisé en alimentation humaine. L’étude s’appuie donc sur un nouvel indicateur : l’Efficience de Conversion des Protéines Consommables par l’homme (ECpc), qui correspond au rapport entre la somme des protéines produites par l’élevage à destination de la consommation humaine, divisée par la somme des protéines végétales consommées par l’élevage mais qui auraient pu l’être directement par l’Homme. L’ECpc a été évaluée selon différents modes d’alimentation et performances zootechniques des élevages porcins français, ainsi que selon différents scénarios de consommation des aliments par l’Homme. Les résultats indiquent que l’élevage de porcs a la capacité de contribuer favorablement à la production de protéines pour l’Homme malgré la compétition pour une partie des ressources végétales (ECpc > 1). L'ECpc apparaît dépendre plus de la composition des rations que des performances. Les résultats montrent aussi une sensibilité élevée de ce paramètre aux modes de consommation des produits animaux et des végétaux par l’Homme.

Estimating the net contribution of French pig livestock to the protein supply for humans

Pigs may be perceived as in competition with humans for food supply, as eating large quantities of plants. Pigs eat cereals, of which a part could have been eaten directly by humans, but also by-products from food and biofuel industries that humans could not eat. The objective of this study was to estimate the contribution of French pig farming to the net production of protein for human consumption. For this purpose, the feed conversion ratio (kg feed/kg meat produced) would not allow to differentiate plant resources humans could eat or not. The study is based on an updated efficiency indicator: the human edible protein conversion Efficiency (hepCE). The hepCE is the ratio of human edible protein produced by livestock (meat, but also offal, gelatine, edible blood) to the human edible plant protein consumed by livestock. The sensitivity of the hepCE indicator was evaluated in pig production under scenarios of feed composition and livestock performance, and scenarios of human food consumption. Results indicate that pig farming can contribute positively to net production of protein for human consumption, despite a competition for a part of plant proteins (hepCE > 1). The efficiency is increased when more by-products are used in the feed and hepCE appears to be more sensitive to feed formulation than to animal performance. The hepCR should be used with caution because of this sensitivity to feed composition and to the definition of the fraction of feedstuffs and animal products edible by humans.

2018

Exposition des travailleurs à l’ammoniac et aux particules PM2,5 durant l’alimentation des porcelets et le tri des porcs charcutiers

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 1-6, par Solène Lagadec et al.

L’air des bâtiments d’élevage contient une large variété de polluants aériens (particules, gaz, bactéries, champignons) qui, à des teneurs élevées, peuvent avoir un impact sur la santé du travailleur. Parmi les différentes tâches réalisées en élevage porcin, l’alimentation des porcelets en post-sevrage (ALIM) et le tri des porcs charcutiers (TRI) font partie des plus exposantes aux gaz et particules. L’objectif de cette étude est de caractériser l’exposition des travailleurs dans ces situations afin de préciser les facteurs de sa variabilité et d’identifier les paramètres permettant une moindre exposition. Pour cela, des mesures ont été réalisées dans 20 élevages bretons au cours de deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide) afin d’intégrer l’effet saison. Les teneurs en ammoniac dans l’air ambiant ont été mesurées au moyen de tubes colorimétriques (Dräger), les concentrations en particules PM2,5 (particules d’un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 m) par un compteur de poussières (GRIMM G1.109, Intertek). Les teneurs moyennes en ammoniac sont de 9 ± 8 ppm lors de l’alimentation en post-sevrage et de 14 ± 9 ppm lors du tri des porcs charcutiers. Les concentrations en particules PM2,5 sont de 153 412 ± 48 870 particules/L et de 214 688 ± 112 464 particules/L respectivement, au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Les concentrations massiques en particules PM2,5 sont de 113 ± 50 g/m3 et de 223 ± 131 g/m3, respectivement au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Ces résultats présentent une forte variabilité, montrant ainsi une différence élevée d’exposition des travailleurs entre élevages au moment de la réalisation de ces tâches ; les principaux facteurs de variation identifiés sont liés à la gestion de l’ambiance et la gestion des déjections. 

 Exposure of workers to ammonia and particulates during piglet feeding and fattening pig sorting 

 In livestock buildings, ambient air contains a wide variety of airborne pollutants (particulates, gases, bacteria, fungi) that, at high levels, can have an impact on the worker's health. Among the different tasks carried out by workers in pig farm, the feeding of post-weaning piglets (ALIM) and the sorting of fattening pigs (TRI) are among the most exposed to gases and particles. The objective of this study is to characterize the exposure of workers at the time of these tasks in order to define the factors of variability and identify the parameters allowing a reduced exposure. To do this, measurements were carried out in 20 pig farms from Brittany during two contrasting climatic periods (hot vs cold) in order to take into account the season effect. Ammonia concentrations in ambient air were measured using colorimetric tubes (Dräger) and particulate PM2,5 (particles with an aerodynamic diameter of less than 2.5 m) by a dust meter (GRIMM G1.109, Intertek). Respectively for piglet feeding and pig sorting, mean ammonia contents were 9 ± 8 ppm and 14 ± 9 ppm; PM2,5 particle number concentrations were 153,412 ± 48,870 / L and 214,688 ± 112,464 / L ; last, mass concentrations of PM2,5 particles were 113 ± 50 g / m3 and 223 ± 131 g / m3. These results show a high variability, attesting a high difference in exposure between farms when workers carrying out these tasks. Finally, the main factors of variation identified are related to the management of the air quality and the manure. 

2018

Incidences environnementales de stratégies d’alimentation innovantes en élevages porcins

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36, par Sandrine Espagnol et al.

Les stratégies d’alimentation permettent de réduire les impacts environnementaux des élevages porcins : (1) en utilisant une formulation multiobjectif (MO) pour produire des aliments en prenant en compte les prix des matières premières et leurs impacts environnementaux, (2) en adaptant les aliments aux besoins des animaux pendant leur croissance. Cette étude analyse la combinaison de ces deux stratégies et les incidences environnementales associées en utilisant une approche de modélisation. Différentes stratégies de conduite alimentaire sont spécifiées pour la période d’engraissement : biphase (BP), biphase avec une réduction de la teneur en énergie (BPeg) ou en acides aminés (BPaa) des aliments ; multiphase pour des animaux en groupes (MPg) ou en individuel (MPi). Pour chaque stratégie, les aliments sont formulés à moindre coût (MinPrix) vs en mode MO. Les impacts environnementaux du kilogramme de porc en sortie d’élevage sont évalués par analyse de cycle de vie et comparés à un scénario de référence, BP-MinPrix. Avec le mode MO, presque toutes les stratégies (à l’exception de BPeg, pour les impacts acidification et changement climatique) conduisent à une réduction d’impacts : jusqu’à 10% dans le contexte actuel de disponibilité en matières premières. Trois facteurs expliquent les résultats contrastés entre stratégies et impacts : (1) la contribution relative des aliments aux différents impacts du porc (de 34% à 98%), (2) l’indice de consommation qui reflète l’efficacité globale du système et influence le niveau d’excrétion et les émissions gazeuses associées, (3) la teneur en protéines du régime qui explique le niveau d’excrétion azotée. Cette étude souligne la nécessité d’optimiser globalement les stratégies d’alimentation des animaux d’élevage, en prenant en compte les impacts des aliments, les performances des animaux et la gestion des effluents. 

Environmental impacts of different innovative feeding strategies on pig farms

Feeding strategies can be used to reduce environmental impacts of pig production by (1) using a multiobjective function (MO) to formulate feeds based on the price and environmental impacts of feedstuffs and/or (2) adapting the feed to changes in animal requirements during the fattening phase. This study analyses combination of the two options and their environmental consequences. Five feeding strategies were specified for the fattening period: two-phase feeding (BP); two-phase feeding with a reduction in dietary energy content (BPeg) or amino acid content (BPaa); and a multiphase feeding strategy managed either at the pen level (MPg) or by individual feeding (MPi). For each strategy, feeds were formulated with both a least cost formulation (LC) and with a MO formulation. Environmental impacts per kg of pig live weight at the farm gate were assessed with Life Cycle Analysis and compared to those of a baseline scenario (BP-LC). With MO, all strategies reduced environmental impacts per kg of pig up to 10%, except the BPeg strategy for acidification and climate change impacts. Three main factors explained the results among impacts and strategies: (1) relative contribution of feed to LCA impacts of pigs (34-98%); (2) feed conversion ratio, which indicates the overall efficiency of the system and drives nitrogen excretion and gas emissions; and (3) the nutritional composition of feed (protein content), which explains nitrogen excretion. This study highlights the need to optimize the feeding strategy globally by considering feed impacts, animal performance and manure management.

2018

Approvisionnement en protéines de l'UE : un défi de taille

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Baromètre Porc (FRA), 2018, n° 483, février, synthèse du mois, p. 8, par Hervé Marouby

L’Union européenne est le deuxième importateur mondial de graines de soja, derrière la Chine, et le premier de tourteau. Le déficit en protéines pour l’alimentation animale appelle le développement d’une offre locale de matières premières riches en protéines. Ce dernier reste soumis aux contraintes économiques et au réglage adéquat des politiques agricoles et environnementales.

PDF icon Baromètre Porc (FRA), 2018, n° 483, février, synthèse du mois, p. 8, par Hervé Marouby
2018

Environmental impacts of different innovative feeding strategies in pig and broiler farms

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Visuels d'intervention de Sandrine Espagnol et al., 68th Annual Meeting of the European Federation of Animal Science, Tallinn, Estonie, 28 août-01 septembre 2017, Session 11 : LFS efficiency : indicators and scales

PDF icon Sandrine Espagnol et al., 68th EAAP, Tallinn, Estonie, 28 août-01 septembre 2017, visuels d'intervention
2018

Réduire le taux de protéines pour moins d'antibiotiques

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Didier Gaudré, Tech Porc (FRA), n° 38, novembre-décembre, p. 4-5

La réduction du taux de protéines des aliments est une aide efficace pour réduire l’intensité et la fréquence des diarrhées. Les essais réalisés par l’Ifip montrent qu’un taux de protéines de 17 % de l’aliment 1er âge est envisageable en pratique. Même si une réduction de performances est observée, la distribution d’un aliment 2ème âge correctement pourvu en acides aminés conduit à l’obtention de performances équivalentes à l’issue du post-sevrage.

2017

Moins de protéines au sevrage pour réduire les antibiotiques

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Didier Gaudré, Porc Mag (FRA), 2017, n° 525, novembre, p. 33

La réduction de la teneur en protéines de l'aliment sevrage permet-elle de réduire l'incidence de pathologies digestives dans les jours qui suivent le sevrage ? Oui, mais certaines conditions doivent être respectées.

2017

Des éco-aliments pour réduire les impacts environnementaux

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Sandrine Espagnol (IFIP) et Florence Garcia-Launay (INRA), Tech Porc (FRA), 2017, n° 37, septembre-octobre, p. 17-19

Les éco-aliments sont des aliments formulés avec un objectif classique de moindre coût auquel s’ajoute un objectif de moindres impacts environnementaux. Les éco-aliments en engraissement ont des impacts à la tonne réduits de plus de 10 % pour un surcoût inférieur à 2 %.

2017

Aussi sec, le « Maternéo » revêt une nouvelle sonde !

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Michel Marcon, Tech Porc (FRA), 2017, n° 37, septembre-octobre, p. 11-12

Les technologies de suivi des consommations d’aliment se développent en élevage porcin.
Alors qu’il y a seulement 4 ans, seul le « Gestal » très peu connu existait sur le marché français, il y a aujourd’hui des équipementiers français qui proposent de nombreuses solutions.
Ainsi, qu’il s’agisse du « Maternéo », du « Modulosec » ou encore d’autres dispositifs, il est aujourd’hui possible de suivre le comportement alimentaire et les consommations d’aliment pour les truies en maternité.

2017

Importance du poids à la naissance, au sevrage et en début d'engraissement sur les performances de croissance ultérieures du porc alimenté à volonté

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Nathalie Quiniou et Isabelle Corrégé, 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 157-162

L'étude est réalisée à partir de 10 bandes de porcs croisés (Large White x Piétrain) x (Large White x Landrace), pesés à la naissance (PV0) et au sevrage (PVsev). Parmi les 1 311 porcelets sevrés, 1 106 sont également pesés en fin de post-sevrage (PVfinPS) et 634 suivis en engraissement pour caractériser leurs profils de croissance et de consommation spontanée individuelle. Ces profils sont utilisés pour calculer le poids à 70 j (en moyenne 30 kg) et 162 j (en moyenne 115 kg), et pour standardiser les performances entre 40 et 115 kg de poids vif. Des régressions linéaires sont réalisées pour estimer l'influence de(s) PV0, PVsev ou PVfinPS sur le(s) poids atteints à différentes étapes de la carrière. Ainsi, 100 g de plus à la naissance s'accompagnent de 280 g de plus à 28 j (sevrage) et 450 g de plus à 70 j. Pour une plage de PVsev compris entre 6 et 9 kg, 100 g de plus à 28 j s'accompagnent de 180 à 140 g de plus à 70 j, le PVfinPS augmentant par ailleurs de 666 g par jour supplémentaire en post-sevrage. Enfin 1 kg de plus à 70 j se traduit par 290 g de plus à 162 j. Après répartition des porcs en classes de PV0, il apparaît qu'en engraissement la vitesse de croissance et l'efficacité alimentaire sont d'autant plus faibles que les porcelets sont légers à la naissance. Ces résultats confirment l'intérêt des efforts visant à réduire l'hétérogénéité du poids de naissance, à sevrer des porcelets lourds et à adapter la gestion de fin de bande pour éviter que les animaux légers à la naissance ne soient en plus abattus trop légers donc déclassés.

ENG

Effect of individual body weight at birth, weaning and the end of the post-weaning period on the further growth performance of pigs fed ad libitum

The study is based on 10 batches of crossbred (Large White x Landrace) x (Large White x Piétrain) pigs, weighed at birth (PV0) and at weaning (PVsev). Among the 1 311 weaned piglets, 1 106 were also weighed at the end of the post-weaning period (PVfinPS) and 634 were studied during the fattening period in order to characterize their growth and spontaneous feed intake profiles.
Thereafter, these profiles were used to calculate the body weight (BW) at 70 d (PV70j, 30 kg BW on average) and 162 d (PV162j, 115 kg BW on average) and to standardize the growth performance between 70 and 115 kg BW. The effect of PV0, PVsev, or PVfinPS on later BW was assessed through linear regressions. An additional 100 g at birth was associated with 280 g more at 28 d (weaning) and 450 g more at 70 d. For PVsev ranging between 7 and 9 kg at 28 d, pigs were 180 to 140 g heavier at 70 d, PVfinPS being 666 g heavier per additional day in the post-weaning room. Last, 1 kg more at 70 d was associated with 290 g more at 162 d.
Stratification of pigs based on their PV0 indicated that the lower the PV0, the lower the average daily gain and feed efficiency during the fattening period. Such results should argue efforts toward reduced within-litter birth weight variation, increased BW at weaning and adaptation of the final management of batches that allows the lightest pigs at birth to be slaughtered within the expected and valuable BW range.

2017

Effet du niveau d'ingestion et de la teneur en énergie de l'aliment sur les performances de croissance, le comportement et le risque d'odeurs sexuelles du porc mâle entier

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Nathalie Quiniou et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 81-86

Deux essais portant sur 160 mâles entiers chacun sont réalisés pour étudier l'effet d'un rationnement énergétique réalisé avec des aliments croissance-finition concentrés [C, 10,0 MJ/kg d'énergie nette (EN)] ou dilués (D, 9,4 MJ EN/kg), sur les performances de croissance et le risque d'odeurs de verrat (essais 1 et 2) et le comportement (essai 2). Dans chaque essai, 32 cases de cinq porcs sont réparties entre quatre lots suivant un dispositif factoriel 2x2 défini suivant le niveau d'alimentation à volonté (A) ou rationné (R) et le type d'aliment. Les porcs rationnés ingèrent 7% (essai 1) ou 10% (essai 2) d'EN en moins par rapport à l'EN ingérée à volonté avec l'aliment D. Réalisé avec l'aliment D, le rationnement freine la croissance sans modifier l'indice de consommation (IC) ni l'adiposité de la carcasse. Avec l'aliment C, la quantité d'aliment distribuée est moins volumineuse et les comportements orientés vers l'alimentation dans l'heure qui suit le repas d'autant plus fréquents. Quand ils sont légers en début d'engraissement, les porcs alimentés à volonté régulent difficilement leur ingéré énergétique sur la teneur en EN de l'aliment. Les risques d'odeur liés au scatol et à l'androsténone sont très faibles, ce qui ne permet pas de conclure quant à l'effet de la conduite alimentaire sur ce critère. En conclusion, sur la base des performances de croissance et le comportement, l'utilisation d'un aliment concentré permet de faire consommer plus d'énergie au mâle qui a peu d'appétit en début de croissance par exemple. Dans les autres situations, qu'il soit alimenté à volonté ou non, un aliment dilué doit être privilégié pour le mâle entier.

ENG

Influence of feeding level and dietary energy content on growth performance, behavior and boar taint risk in entire male pigs

Two trials were performed with 160 entire male pigs each to characterize the growth performance and boar taint risk (trials 1 and 2) and behavior (trial 2) when energy restriction was performed through a reduced allowance of growing-finishing diets concentrated (C) or diluted (D) in net energy (NE, 10.0 and 9.4 MJ/kg, respectively). In each trial, 32 pens of five pigs each were allocated to one of the four treatments designed according to a factorial 2x2 approach depending on the feeding level and the dietary energy content. The restricted pigs were fed 7% (trial 1) or 10% (trial 2) less energy than ad libitum fed pigs with diet D. Restriction with diet D lowered the daily body weight gain (ADG) without any effect on the feed conversion ratio (FCR) or the carcass leanness. With diet C, energy restriction was performed through a smaller feed allowance and feeding activities within the post-prandial hour were much more frequent and may contribute to the increase in FCR observed in trial 1. Ad libitum fed pigs had some difficulties to regulate the amount of NE intake, especially when body weight is low at the beginning of the growing phase. Boar taint risks due to skatole or androstenone were very low, that makes difficult any conclusion about the effect of the feeding strategy on this criterion. In conclusion, based on growth performance and behaviour, a high NE diet can help to increase the NE intake of the entire male with a low appetite at the beginning of the growing phase for example. In other cases, when fed in a restricted way or not, a low NE diet must be preferred for entire male pigs.

2017

Une formulation multiobjectif pour réduire les impacts environnementaux des aliments pour porcs charcutiers

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Florence Garcia-Launay (INRA) et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 239-244

Les matières premières (MP) utilisées dans l’alimentation contribuent majoritairement aux impacts changement climatique, consommation d’énergie et utilisation des terres du kg de porc produit. La méthode traditionnelle de formulation (MinPrix) minimise le coût du mélange des MP, sans considérer les impacts environnementaux. L’objectif de cette étude était de développer une méthode de formulation multiobjectif (MinMO) minimisant à la fois le prix et les impacts environnementaux des MP calculés par Analyse du Cycle de Vie. Le modèle de programmation linéaire construit recherche la meilleure formule d’aliment sous contraintes nutritionnelles et de disponibilité des MP avec une fonction multiobjectif qui inclut un index de prix et un index environnemental. Un facteur de pondération de l’index environnemental (α) et de l’index de prix (1-α), a été inclus à la fonction.
Les impacts des MP proviennent du jeu de données ECOALIM inclus dans AgriBalyse® v1.3. Des aliments croissance et finition ont été formulés avec 2 scénarios de disponibilité des MP (disponibilité actuelle limitée LIM ou disponibilité accrue NLIM) selon une formulation MinPrix et une formulation MinMO. En NLIM-MinPrix vs. LIM-MinPrix l’index environnemental est réduit en moyenne de 3% et l’index de prix de 1%. En MinMO avec α=0,5 vs. MinPrix, l’index environnemental des deux aliments diminue de 10% en LIM et de 22% en NLIM. Simultanément, le prix du mélange augmente de 1,5% en LIM et de 1,7% en NLIM. Pour α supérieur à 0,5, l’index environnemental n’est quasiment plus réduit. La formulation multiobjectif semble être une méthode efficace pour produire des aliments à impacts réduits. Les résultats seront modulés dans le futur en tenant compte des besoins accrus en certaines MP et+ des interactions possibles avec les besoins des autres espèces animales.

ENG

Multi-objective formulation to reduce the environmental impacts of pig feeds

The production of feed ingredients for pig feeds has a major contribution to climate change, energy use and the land occupation impacts of the animal products. Nonetheless, the traditional least-cost (LC) feed formulation methods minimize the cost of the feed mix, without consideration of its environmental impacts. The objective of this study was to estimate the potential mitigation of environmental impacts calculated by Life Cycle Assessment through a multi-objective formulation (MinMO) of pig feeds. The linear programming model built searches the best feed formula under nutritional constraints with a multi-objective function including an economic price index and an environmental impact index. A weighting coefficient α of the environmental index and (1-α) of the price index has been included for the objective function. Impact values of feed ingredients came from the ECOALIM dataset of AgriBalyse® v1.3. Growing and finishing feeds were formulated within two scenarios of feed ingredient availability (current limited LIM, increased NLIM) with LC formulation and MinMO formulation. In NLIM-LC vs. LIM-LC the environmental index is reduced on average by 3% and the price index by 1%. In MinMO with α=0.5 vs. LC, the environmental index of both feeds decreases by 10% in LIM and 22% in NLIM. Simultaneously, the price of the feed mix increases by 1.5% in LIM and 1.7% in NLIM.
For α higher than 0.5, the environmental index is not further reduced. Multi-objective formulation of pig feeds may be an efficient method to produce low-impact feeds. Further work will account for the additional needs for some feed ingredients and possible interactions with the requirements for the other livestock species, at the territory level.

2017

Comparaison des performances des porcs femelles et mâles castrés selon le plafond de rationnement appliqué en fin d'engraissement (2,4 vs 2,7 kg/j)

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Nathalie Quiniou et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 125-126, poster

Le taux de muscle des pièces (TMP) à l'abattage et la plus-value accordée selon ce critère dépendent de la composition du gain de poids pendant la croissance. Le dépôt de gras s'accentue en fin d'engraissement notamment chez les mâles castrés (MC) dont la consommation moyenne journalière (CMJ) spontanée excède celle qui suffit pour maximiser le dépôt de muscle.
Un plan d'alimentation rationné est donc généralement appliqué aux MC, le plus souvent extrapolé aux femelles (F) dès lors qu'elles ne sont pas élevées en loges séparées. Dans l'étude réalisée, les performances obtenues par sexe avec deux plafonds de rationnement sont comparées, puis combinées pour évaluer les performances potentielles de la bande.

ENG

Growth performance and carcass characteristics obtained from gilts and barrows restrictively fed up to different maximum daily feed allowance at the end of the fattening period (2.4 or 2.7 kg/d)

Crossbred (Large White x Landrace) x Piétrain gilts (n = 40) and barrows (n = 40) were studied in a pen equipped with a precision feeding device that allows for feed restriction. Within each gender, pigs were restrictively fed with the same increase in daily allowance (+27 g/d) up to a different plateau: either 2.4 or 2.7 kg/d. Body weight (BW) and daily feed intake (ADFI) were measured individually from 32 to 113 kg on average. Pigs reached the plateau during the finishing period, except for some gilts whose spontaneous feed intake remained below. During this period, the decrease in the plateau value induced a decrease in average daily gain (ADG, P < 0.001) without any significant effect on feed conversion ratio, which was perhaps due to a different partition of energy intake between growth and activity in different treatments. The same carcass leanness was obtained with both plateaus in gilts, and in barrows the value obtained with 2.7 kg/d (59.6 point) was not significantly different from that obtained with 2.4 kg/d (60.0 point).
A combination of different plateaus and genders was performed to calculated average results at the batch level. A plateau fixed at 2.4 kg/d both for gilts and barrows leads to the lowest ADG, whereas feeding the gilts up to 2.7 kg/d and barrows up to 2.4 kg/d seems to be the most interesting compromise that lowers the average ADG less, and allows for an easier final management of the batch, without impairing FCR or carcass leanness. However, differences among combinations remain very small.

2017

Les conséquences zootechniques de la réduction de la teneur en protéines de l'aliment de sevrage

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Didier Gaudré et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1er février 2017, p. 75-80

Les conséquences zootechniques de la réduction de la teneur en protéines de l’aliment de sevrage
Constituant une alternative intéressante à l’usage des antibiotiques, les conséquences de la réduction de la teneur en protéines de l’aliment 1er âge sur les performances des porcs sont étudiées dans deux essais. L’effet de la réduction de la teneur en lysine digestible (de 1,3 à 1,0 de lysine digestible par MJ EN) de l’aliment consécutive à celle de la diminution de la teneur en protéines (de 20,3 à 16,4 %) est testé dans un premier essai. Le second essai compare des associations de matières premières concentrées en protéines dans le cas d’aliments à basse teneur en protéines (17,0 %), dans des conditions normales puis dégradées d’élevages. Dans cet essai, les données de performances zootechniques sont complétées par des mesures de la matière sèche des fèces, des dosages sanguins et des notations de l’état corporel.
Les résultats de ces deux essais indiquent que les performances observées sur la totalité de la période de post-sevrage (6 semaines) ne sont pas affectées par la nature des régimes distribués en période de 1er âge (2 semaines). Les notations et prélèvements effectués pour comparer l’effet des régimes alimentaires selon les conditions d’élevages suggèrent que celles-ci prédominent sur la réponse des animaux aux différents régimes. Ainsi la diversification de l’apport protéique n’apparaît pas justifiée dans des conditions dégradées d’élevage alors qu’il permet d’augmenter la teneur en matière sèche des fèces en conditions normales d’élevage. Malgré cela, nos résultats indiquent que la réduction du taux de protéines de l’aliment 1er âge autour de 17,0 % est possible.

ENG

Consequences of reducing the dietary protein content of the weaning diet

Considering the interest of dietary protein reduction as a valuable alternative to the use of antibiotics, its consequences during weaning period on pig performance were studied. The reduction of the digestible lysine content (from 1.3 to 1.0 g digestible lysine per MJ NE) induced by diet protein reduction (from 20.3 to 16.4 %) was observed in a first trial. The second trial compared in normal and degraded rearing conditions, three associations of raw concentrated protein materials in a context of a low protein diet (17.0 %). In this trial, besides the weaning pig’s growth performance, the comparison also concerned fecal dry matter content, complete blood count and body condition score.
The results indicated that the performance observed over the whole post-weaning period (6 weeks) were not affected by the type of diets distributed during the first two weeks post-weaning. The scores and samples taken to compare the effect of diets according to rearing conditions suggested that they predominated on the response of the animals to different diets. Diversification of protein intake did not appear justified in poor farming conditions while it increases the fecal dry matter content in normal breeding conditions. Despite this observation, our results indicated that reducing the dietary protein level of the weaning diet around 17.0 % is possible.

2017

Performances des porcs femelles et mâles castrés selon le plafond de rationnement en fi n d’engraissement

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Nathalie Quiniou et al., 49es Journées de la Recherche Porcine, Paris, 31 janvier et 1 février 2017, poster

Le taux de muscle des pièces à l’abattage dépend de la composition du gain de poids pendant la croissance. Le dépôt de gras s’accentue en fi n d’engraissement notamment chez les mâles castrés (MC).
Ces derniers sont donc généralement alimentés de façon rationnée. Dès lors que les femelles (F) ne sont pas élevées en loges séparées c’est également le cas pour elles. Différents plafonds de rationnement peuvent cependant être mis en oeuvre qui sont évalués dans cette étude.

PDF icon Nathalie Quiniou et al., 49es JRP, Paris, 31 janvier et 1 février 2017, poster
2017

Chine : le maïs. Un enjeu stratégique

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Baromètre Porc (FRA), 2017, n° 476, juin, p. 8, synthèse du mois par Hervé Marouby

 En Chine le maïs est le pivot de l’alimentation animale et a aussi des utilisations industrielles dévelop­pées. Après une longue période de soutien aux producteurs, la politique agricole a changé en 2016. Les prix de marché ont baissé, améliorant la compétitivité de la nutrition et des productions animales, alors que les importations de viandes et produits laitiers se sont fortement accrues ces dernières années.

PDF icon Baromètre Porc (FRA), 2017, n° 476, juin, p. 8, synthèse du mois par Hervé Marouby
2017

Quelle teneur en protéines des aliments porcins selon le contexte de prix des matières premières ?

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Nathalie Quiniou, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 70

Le contexte de prix des matières premières incite les fabricants d’aliment à réduire la teneur en protéines dans les aliments.

La teneur en matières azotées totales (MAT) des aliments biphase a été fortement réduite depuis 2007, grâce aux connaissances acquises sur les matières premières et sur les besoins en acides aminés des porcs.

Ainsi, cette baisse de la teneur en MAT permet, pour une même teneur en acides aminés essentiels et en énergie nette (EN) de l’aliment, de réduire les rejets azotés en préservant les performances de croissance et la valeur de la carcasse.

En effet, en formulant avec des contraintes de minima pour les principaux acides aminés essentiels, et non plus directement sur la MAT, cette dernière peut s’ajuster, dans certains contextes de prix des matières premières, à un niveau inférieur à ceux retenus en 2003 par le Corpen.

Un essai zootechnique et des résultats de simulations le démontrent.

PDF icon Nathalie Quiniou, Bilan 2016, mai 2017, p. 70, fiche n° 34
2017

Améliorer les bilans environnementaux des élevages en optimisant leurs ressources alimentaires

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Sandrine Espagnol et Didier Gaudré, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 95 

L’alimentation des animaux représente 2/3 des impacts environnementaux des élevages granivores. C’est donc un poste stratégique à travailler. La formulation des aliments d’élevage ne prend en compte actuellement que des enjeux d’ordre économique ou nutritionnel.

Inclure des objectifs de réduction des impacts environnementaux nécessite de disposer, en particulier, de la connaissance des impacts environnementaux des matières premières alimentaires pertinente et complète.

Il faut mobiliser une méthode de formulation qui permette de réduire conjointement les impacts et les coûts des aliments et examiner les bénéfices obtenus à l’échelle des produits animaux.

Le programme EcoAlim est un travail multi-partenarial réalisé dans le cadre du RMT « élevages et environnement » qui

vise à répondre à ces objectifs pour les filières avicole, porcine et bovine.

PDF icon Sandrine Espagnol et Didier Gaudré, Bilan 2016, mai 2017, p. 95, fiche n° 56
2017

Développement de la production porcine biologique : sécuriser les systèmes alimentaires

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Laurent Alibert et Didier Gaudré, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 76

Un précédent projet Casdar, PorcBio, a montré que l’un des freins importants au développement de la production porcine biologique est le manque de matières premières riches en protéines.

Ceci est d’autant plus vrai avec le passage à une alimentation 100 % biologique, conformément à la réglementation européenne.

Le projet SECALIBIO propose l’étude et la mobilisation de 2 leviers fondamentaux pour y répondre : 1/ améliorer et sécuriser la production de protéines biologiques sur le territoire national ; 2/ concevoir et mettre en oeuvre des systèmes alimentaires innovants optimisant l’utilisation de ces protéines végétales en élevage de porcs.

L’objectif est de fournir des outils et des recommandations aux filières agrobiologiques françaises pour allier, du sol à l’auge, performances techniques, économiques, sociales et environnementales.

PDF icon Laurent Alibert et Didier Gaudré, Bilan 2016, mai 2017, p. 76, fiche n° 40
2017

Suivi de l’évolution de la composition des aliments

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Didier Gaudré, Bilan 2016, éditions IFIP, mai 2017, p. 71

L’évolution des cours des matières premières induit des changements réguliers de la composition des aliments qu’il est utile d’appréhender.

Des matières premières peuvent se substituer à d’autres et modifier ainsi la composition nutritionnelle de l’aliment.

Ce peut être le cas par exemple, des teneurs en protéines et en phosphore des aliments au regard de leur incidence sur le plan environnemental.

Elles permettent dans ce cas de nous éclairer sur le besoin de connaissance qu’il est nécessaire de développer pour pouvoir réduire encore les rejets des animaux (protéine idéale, utilisation des phytases…).

Ce suivi permet également de mesurer la dépendance aux protéines d’importation (soja et tournesol) et d’informer sur le bilan d’utilisation des ressources protéiques métropolitaines, une fois réalisé l’effort nécessaire à la caractérisation de leur valeur nutritionnelle (tourteau de colza, drèches d’éthanol).

La Note de Conjoncture Aliment de l’IFIP est établie à partir de prix de matières premières rendues en Ille et Vilaine.

Outre les prix des céréales et des tourteaux, sont également répertoriés les prix des coproduits de céréales, des protéagineux, des graines d’oléagineux, des huiles et graisse, des minéraux et des acides aminés.

8 aliments porcs charcutiers sont formulés, avec des variations de concentrations énergétique et protéique.

PDF icon Didier Gaudré, Bilan 2016, mai 2017, p. 71, fiche n° 35
2017

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