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ECOALIM : LCA results of feedstuffs for French livestock

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visuel de A. Wilfart et al. présenté aux 66e EAAP, Varsovie, Pologne, le 31 août-04 septembre 2015, session 43 : free communication animal nutrition, 14 pages

Animal feed contributes very significantly to the overall environmental impacts of animal products assessed by Life Cycle Assessment (LCA). The current feed formulation only takes into account economical and nutritional constraints. The French project ECOALIM aims at improving the environmental impacts of husbandries by optmizing their feed. This will lead to select differents feedstuffs iun the formulation, or to change their ways of production (crop managements, transformation processes). To perform such optimization. LCA data concerning the feedstuffs are needed. 142 LCA data of 69 different feedstuffs were producted. Several scales were treated : national average datra representative for France with different production processes for transformed feedstuffs, and different managements for the main crops used in feed like cereals and oil seed (1) organic fertilization, (2) introduction of intermediate crops, (3) introduction of legumes in the rotation. The LCA were performed with a same methodology with a focus made on five impact indicators (energy demand, GHG emissions, acidification, eutrophication, land occupation). Considering the weight of field emissions on environmental impacts of crops, models were preferably adapted to the French context and when possible, special developments were made to estimate more precisely emissions like nitrate leaching. These results represent a step forward to share with the agricultural sector in order to promote environmental evaluation and good farming practices. Thus, this should encourage the first processing and the feeding industries to promote better agricultural practices.

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2016

Déterminants et enjeux des conflits liés aux projets de méthanisation

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Poster.

• La méthanisation agricole constitue une piste de valorisation des effluents et de diversification des activités pour les exploitations d’élevages.
• Mais le développement des projets peut se heurter à des difficultés d’acceptation sociale.

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2016

Perception sociale locale de projets de méthanisation agricole : vision croisée de différents acteurs du territoire

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Marie-Laurence Grannec et al., 48es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2-3 février 2016, Paris, p. 189-190, poster

Poster.

FR

Les conflits locaux lors de projets agricoles peuvent être considérés comme des conflits d’usage liés aux évolutions sociodémographiques du milieu rural (Torre et al., 2006) et aussi comme des controverses sur les mutations des exploitations et sur leurs impacts. Ces débats sont favorisés par l’évolution des rapports entre science et société. Les «profanes», auparavant disqualifiés par les «experts», peuvent désormais imposer la prise en compte de leur point de vue via différents espaces de débats (Callon et al., 2001). Cette dualité des motifs d’oppositions aux projets de méthanisation a été mise en évidence dans le cadre du projet Biodécol2 (De la Casinière et Le Guen, 2010). Selon ces auteurs, l’opposition reposait soit sur la crainte des nuisances soit sur le rejet de systèmes permettant le maintien des effectifs porcins dans une situation de pollution des eaux jugée alarmante. Elle a également été favorisée par leur caractère novateur (projets menés entre 2000 et 2005) et leur grande dimension (plusieurs dizaines d’éleveurs associés). Les projets actuels de méthanisation sont plus diversifiés en termes d’intrants et de taille mais l’impact de ces critères sur l’acceptabilité par la population reste à préciser car, dans le cas d’autres projets d’élevages, ils apparaissent souvent secondaires. Ainsi Grannec et al., 2015, soulignent que la survenue d’une opposition à des projets porcins est peu liée à la nature ou la taille du projet. Ces auteurs mettent en évidence d’autres déterminants majeurs : l’anticipation de l’éleveur, le contexte socio-géographique ou environnemental et les relations locales. Une enquête a été menée sur des projets de méthanisation ayant donné lieu, ou pas, à des conflits dans le but d’identifier les caractéristiques influençant la perception sociale locale de ces projets de méthanisation et d’identifier des leviers favorisant le déroulement de projets non conflictuels.

ENG

Local social perception of agricultural biogas projects: cross vision of different actors of the territory
The development of biogas projects may face economic brakes but also local social acceptance difficulties within the territories. To improve the understanding of this issue, the course of anaerobic digestion projects, faced with a conflict or not, has been studied in Brittany. From 7 cases chosen for their diversity (size, type of effluent, individual or collective ...), this study aims to compare the opinion of various actors in territories, favorable or unfavorable to the projects, to allow a better understanding of controversies. Considering the actor’s visions of biogas projects and also arguments and strategies used during the conflicts, this report identified the elements favoring or not the occurrence of local opposition. It underlines that some determinants are common with conflicts observed in other projects (for instance, the lack of anticipation of breeders and the NIMBY effect), others are specific to biogas: the fear of accidents related to road traffic or the presence of gas rather than those of odors or noise. This study makes it possible to develop to develop concrete recommendations to the attention of promoters.

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2016

Une stratégie nationale pour le bien-être animal

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Yannick Ramonet et Valérie Courboulay, Tech Porc (FRA), 2016, n° 30, juillet-août, p. 10-11

A l’heure où certains pays d’Europe du Nord s’associent pour améliorer le bien-être des animaux, la France dévoile un programme ambitieux : mieux faire connaître et reconnaître les bonnes pratiques des élevages et accompagner les filières pour progresser dans la prise en compte du bien-être des animaux.

PDF icon Yannick Ramonet et Valérie Courboulay, Tech Porc (FRA), 2016, n° 30, juillet-août, p. 10-11
2016

RMT Elevages & environnement

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Fiche n° 65 : animation de réseaux partenariaux

Le RMT «élevages et environnement» animé depuis 2008 par l’IFIP et la Chambre d’Agriculture de Bretagne propose des outils et des références
pour l’évaluation, la maîtrise et la valorisation des impacts des élevages sur l’environnement. Le réseau réunit 15 organisations* pour une centaine de membres. Ce réseau, par la mise en synergie de différentes compétences, permet de répondre globalement à une thématique qui nécessite une approche multicritères et multi-échelles, en lien avec les productions animales et végétales, et sur des questions allant de la compréhension de
processus jusqu’à la production d’outils pour le conseil et l’enseignement.

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2016

Gestion des animaux de fin de bandes

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Fiche n° 056 : réduction des coûts d'élevage

Le poids et le taux de muscle des pièces sont les deux composantes qui déterminent la plus-value technique perçue par l’éleveur lors de la vente de
ses porcs charcutiers. Cette plus-value est le principal levier à sa disposition pour améliorer son revenu, à côté de la réduction des coûts, notamment alimentaires. La forme de la grille de prix incite les éleveurs à mettre en oeuvre des pratiques favorisant l’homogénéité du poids des porcs abattus : homogénéité au sein de la bande tout au long du cycle de production, mais aussi gestion des départs (constitution des lots d’abattage par un tri au sein de plusieurs bandes d’engraissement).
Certains éleveurs choisissent de prolonger la durée d’engraissement des porcs les plus légers pour limiter les pénalités lors du paiement des carcasses.
Si aucune salle n’est dédiée à l’accueil des fins de bande, l’allongement de l’engraissement de ces porcs légers génère des charges alimentaires
supplémentaires (d’autant plus importantes qu’ils ne sont pas très performants), voire un risque sanitaire si un mélange de bandes est réalisé. L’objectif
de l’étude était de mieux connaître les pratiques mises en oeuvre sur le terrain et d’évaluer leur incidence économique pour améliorer le conseil à apporter aux éleveurs sur les possibilités d’optimiser ces pratiques.

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2016

Les débats de société sur l'élevage en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas : analyse, confrontation avec le sud de l'Union européenne et enseignements

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Christine Roguet et al., Notes et études socio-économiques (NESE) (FRA), 2016, n° 40, mai, p. 65-91

Cet article présente un panorama des débats de société sur l’élevage dans quelques pays européens. Nous y confirmons l’existence d’un gradient de préoccupations sociétales sur l’élevage, du nord au sud de l’Europe. Les controverses sont très actives dans le nord de l’Europe, portées par de puissantes associations. Elles se traduisent par la mise en place de réglementations spécifiques et de nombreux labels, qui commencent à trouver leurs marchés. Elles le sont beaucoup moins dans les pays du sud, en particulier en Espagne. En Italie, la recherche d’une alimentation tracée et de qualité entre en synergie avec les aspirations sur la condition animale, et se traduit dans des mouvements comme Slow Food.

2016

Utilisation des images tomographiques pour calibrer les appareils de classement des carcasses

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Fiche n° 030 : classification des pièces et des carcasses

La Commission européenne a lancé une refonte de la réglementation sur la classification des carcasses de porcins, bovins et ovins et sur la déclaration des prix. Concernant les porcs, un des points centraux des discussions porte sur la définition du critère de classement. La coexistence de 2 références : le TMP et le taux de muscle de la carcasse est source de distorsions. De plus, leur mesure par dissection manuelle ou tomographie RX (scanner) est un point de divergence. Le statut de la tomographie devrait être éclairci. La difficulté est que, contrairement à la dissection manuelle, il n’y a pas eu d’accord jusqu’à présent sur une procédure européenne de dissection virtuelle par scanner.
Tant que le scanner ne sera pas reconnu comme référence primaire, il faudra le calibrer par rapport à des dissections, avec le risque de devoir refaire des dissections à chaque actualisation de méthodes de classement ou calibrage de nouvelles méthodes.
Aussi, l’objectif de développer une référence européenne de mesure du % de muscle par scanner a été inscrit dans le réseau européen sur l’imagerie
animale des animaux d’élevage (FAIM).
Pour quantifier les différences entre scanners, l’Ifip a proposé un protocole simple d’évaluation de la qualité de la mesure de la densité, d’une part, et du volume, d’autre part.

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2016

Acceptabilité des élevages par la société en France

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Fiche n° 015 : caractéristiques des entreprises de la filière

Si la concentration structurelle et spatiale des élevages de porcs est source de gains de productivité et d’économies, elle se heurte de plus en plus à la contestation de la société. Celle-ci lui reproche ses impacts négatifs sur l’environnement, le bien-être animal et les risques sanitaires. La controverse sur l’élevage matérialise les désaccords avec un système d’élevage dominant, qualifié par certains d’intensif ou d’industriel. Elle témoigne de l’existence au sein de la société française de différentes façons de penser l’élevage. Outre les professionnels de l’élevage, les acteurs traitant de cette activité sont multiples. Les associations jouent un rôle de premier plan en agissant à plusieurs niveaux : leur lobbying politique influence la mise en place de nouvelles réglementations, leurs actions auprès du grand public et des distributeurs visent à orienter la consommation, leurs oppositions locales peuvent bloquer les projets d’installation ou d’agrandissement d’élevages. Initiés en 2012 avec le GIS Elevages Demain, les travaux sur l’acceptabilité sociale des élevages se poursuivent sur 2014-2017, dans le cadre du projet CASDAR, ACCEPT, et d’une thèse en sociologie dont l’ifip est partenaire.
Ces travaux ont 3 ambitions : (1) produire des connaissances sur les différentes controverses sur l’élevage, sur les obstacles et les leviers à l’acceptation de cette activité et tracer les scénarios possibles d’évolution de l’élevage, (2) contribuer à la construction d’un dialogue mieux informé
 entre les parties prenantes, (3) donner aux acteurs de l’élevage les moyens de maximiser les chances de succès de leurs projets, en adoptant les attitudes et stratégies appropriées.

PDF icon fiche_bilan2015_015.pdf
2016

Améliorer les conditions de transport des animaux d'élevage

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Le transport des animaux est régi par la réglementation CE 1/2005 qui prévoit le déchargement et la mise au repos des animaux dans des postes de contrôle, à l’issue de la durée réglementaire maximale du transport. Pour améliorer le bien-être des animaux durant ces transports longs, 10 postes de contrôle ont été améliorés, dont 5 en France. Des manuels pratiques et un schéma de certification Haute qualité des transports de plus de 8 heures ont aussi été développés pour les opérateurs du transport dans le cadre de deux projets européens. L’élaboration de guides de bonnes pratiques uniformes en Europe et pour tout type de transport d’animaux, court ou long, vers l’abattoir ou l’élevage, est une dernière étape qui a démarré cette année 2015 et devrait s’achever en 2018.

ENG

Improving transport conditions for farm animals. Animal transport is governed by the EC Regulation1/2005 which specifies that animals must be unloaded and rested at control posts at the end of each maximal period of transport. To improve animal welfare duringlong periods of transport, 10 control posts have been improved, 5 of them in France. Handbooks and a scheme for high quality certifi cation of transportation over 8 hours have been developed for transport operators within the framework of two European projects. The development of Pan-European handbooks for all types of transport, short or long, to slaughter or to farms, is the final stage which started in 2015 and should be completed by 2018.

2015

ECOALIM : une base de données des impacts environnementaux des matières premières utilisées en France pour l’alimentation animale

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L’alimentation animale contribue fortement aux impacts environnementaux de l’élevage, notamment au changement climatique (Gerber et al., 2013). Estimer les impacts des aliments utilisés dans les productions animales apparaît donc primordial pour pouvoir raisonner les pratiques d’alimentation capables de réduire ces impacts. Différentes bases de données d’impacts des matières premières (MP) utilisées en alimentation animale sont disponibles en Europe et aux Etats-Unis. Elles fournissent des valeurs moyennes, issues de statistiques internationales et calculées par Analyse du Cycle de Vie (ACV), pas toujours adaptées aux contextes locaux. L’objectif de la présente étude était de développer une base de données des impacts environnementaux des MP utilisables pour l’alimentation animale en France, tenant compte des itinéraires techniques des MP françaises, des origines des MP étrangères et de leurs procédés de transformation, avec une méthodologie harmonisée.

PDF icon wilfart2015-3r.pdf
2015

Concentration spatiale des productions animales : peut-il en être autrement ?

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Dans l’Union Européenne, la production porcine est fortement concentrée dans quelques régions. Cette situation est le résultat de choix politiques et de mécanismes de marché. Les impacts sur l’environnement de densités animales élevées ont conduit à des réglementations et à une critique sociale, sans grand effet dispersif.

PDF icon techporc_roguet_n25_2015.pdf
2015

Productions animales en France : quels avenirs possibles ?

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La hausse des prix des végétaux, à partir de 2007, a introduit un risque de recul des productions animales. La situation des exploitations est plus fragile. Mais le devenir des élevages dépendra surtout du contexte économique et des choix des filières.

PDF icon techporc_rieu_n25_2015.pdf
2015

Conséquences de la hausse des prix des matières premières végétales sur les productions animales en France

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Fiche n° 010 : économie de la filière et consommation

La hausse mondiale des prix des produits végétaux à partir de 2007, puis à nouveau à partir de 2011 a placé le prix des aliments pour animaux à un niveau tendanciel sensiblement plus élevé que dans la période antérieure. Accroissant la rentabilité des cultures et le coût de production des animaux, ce mouvement pouvait faire naître un risque de « végétalisation » de l’agriculture française et un recul de l’élevage (retournement des prairies, abandon des ateliers animaux des exploitations qui en avaient la possibilité), mettant en péril les filières animales, en particulier dans certaines régions.

Dans ce contexte, FranceAgriMer a commandé aux 3 instituts techniques de productions animales (IFIP, Idèle, ITAVI), réunis sous l’égide du RMT « Economie des Filières Animales », une évaluation des conséquences de ces hausses pour l’ensemble des espèces.

PDF icon fiche_bilan2014_010.pdf
2015

Spécialisation territoriale et concentration des productions animales européennes : état des lieux et facteurs explicatifs

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Cet article porte sur l’évolution récente (depuis 2000) de la localisation des productions animales (lait de vache, viande bovine, porcs et volailles) au sein des Etats membres de l’Union Européenne. En utilisant les dernières données statistiques disponibles à un niveau géographique fin, une analyse est conduite sur les processus de concentration géographique et de spécialisation productive des territoires.

Les forces qui influent sur ces processus ne sont pas nouvelles et ont déjà fait l’objet de nombreux travaux d’économistes au fil du temps. Elles concernent principalement les avantages comparatifs, les économies d’échelle et d’agglomération ainsi que la qualité de la structuration industrielle et commerciale. Si les normes environnementales (directive Nitrates, Natura 2000…) et les mesures du développement rural (soutiens spécifiques aux agricultures des zones défavorisées) constituent un levier pour freiner voire diminuer la concentration animale, force est de constater que leur influence est souvent moins grande que les forces évoquées ci-dessus. La spécialisation productive des territoires demeure cependant un processus complexe. Une analyse de la co-localisation des productions animales met en évidence le fait que les productions de granivores (volailles et porcs) ont tendance à se localiser dans les zones géographiques similaires. Cependant, l’association porcs et vaches laitières est la plus fréquente dans les zones les plus denses en cheptel total. Le cheptel de vaches allaitantes a quant à lui tendance à être repoussé dans les zones défavorisées où les autres productions animales ont des difficultés à s’implanter ou à se maintenir.

Regional specialization and concentration of European livestock: situation and explanatory factors

This article aims at analyzing the recent location patterns (since 2000) of animal productions (milk, beef, pork, poultry and eggs) in the Member States of the European Union. The geographical concentration process and the productive specialization of territories are studied from the latest available statistical data at a fine geographical level. The drivers of this process are not new and have already been mentioned in many economists’ publications. They are related to comparative advantages, scale economies and agglomeration economies as well as to the industrial organization of the supply chain. Although the environmental standards (Nitrates Directive, Natura 2000…) and the rural development measures (specific support to farmers in less-favored farming areas) are viewed as a tool to limit or reduce animal concentration, their influence is often weak and not sufficiently strong to counterbalance the above-mentioned agglomeration forces. In addition, we compared the pattern of co-location of different animal production within EU countries and the specialization structure of European regions among countries. For example, the production of granivores (pigs and poultry) tends to be located in the same geographical areas. However, association of dairy cows and pigs is the most common in the most densely populated areas. Beef cattle tend to be located in low animal density areas where other livestock have difficulty being established or maintained.

2015

Acceptabilité sociale de l’élevage en France : recensement et analyse des principales controverses à partir des regards croisés de différents acteurs

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Dans un contexte de remise en cause fréquente de l’élevage et de ses pratiques, une analyse des points de débat, dans différentes filières (porcs, volailles, bovins, ovins et caprins), a été réalisée dans le cadre du GIS Elevages Demain. Une étude bibliographique a été conduite pour comprendre les fondements des préoccupations sociales envers l’élevage et évaluer leur robustesse. En parallèle, une trentaine d’entretiens a été menée auprès de différentes parties prenantes aux débats – professionnels des filières, salariés d’associations, journalistes et distributeurs – afin de recenser et décrire les principaux sujets de controverses sur les élevages en France. Les positionnements et arguments de chaque partie prenante ont été décrits afin de dégager d’éventuels sujets de consensus ou de blocage entre les discours. L’analyse des argumentaires a permis de classer les différents points de débats en quatre grandes thématiques : l’environnement, le bien-être animal, la santé humaine et l’organisation de l’élevage. Ces points de débat varient en fonction de la filière considérée ou de l’échelle d’observation. La hiérarchisation de ces remises en cause révèle les enjeux principaux auxquels les différentes filières françaises doivent faire face pour répondre aux attentes de la société. Par exemple, les filières de ruminants sont remises en cause pour leurs effets globaux sur l’environnement, tandis que les élevages porcins sont confrontés à des mobilisations locales contre les projets d’élevage. En outre, les travaux mettent en lumière des préoccupations fortes et anciennes de la part de la société à l’égard de l’élevage, qui ne peuvent se résumer à des « effets de mode ».

Social acceptability of French livestock production: identification and analysis of the main controversies according to the viewpoints of different stakeholders

Currently, livestock farming and practices are frequently questioned. In this context, the Scientific Interest Group “Livestock farms for the future” (GIS Elevages Demain) conducted an analysis of these debated issues and controversies, in different livestock productions (pigs, poultry, cattle, sheep and goats). A literature review was conducted to understand the foundations of social concerns to livestock and to evaluate their robustness. Moreover, around thirty interviews were carried out with different stakeholders – livestock production professionals, employees of non-governmental organizations, journalists and distributors – in order to describe the main topics of debate affecting French livestock production. Points of view of these stakeholders were analyzed to identify potential consensus or deadlock points which can be classified according to four major issues: environment, animal welfare, human health and production organization. These discussion points vary depending on the livestock or scale observed. The hierarchy between these issues underlines the main challenging questions that the French livestock productions have to face in order to meet the social demands. In addition, the results highlight strong and lasting concerns of society with regard to livestock, which cannot be reduced to "fads".

2015

Perspectives pour les productions animales dans les régions françaises, face à la hausse des prix des végétaux

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La forte hausse des prix des produits végétaux, en fin de décennie 2000, interroge sur l’avenir des productions animales. En effet, entraînant celle des coûts de production des animaux, celle‐ci peut avoir pour conséquences la perte de rentabilité de l’élevage, un renchérissement des prix au consommateur qui ferait baisser la demande et un attrait des productions végétales sur les éleveurs. Dans tous les cas, l’élevage pourrait régresser. Différentes analyses laissent penser que le prix des grains ne redescendra pas tendanciellement au niveau d’il y a dix ans. Pour ce qui concerne la France, une étude a été conduite par une équipe pluridisciplinaire d’agroéconomistes spécialistes des filières animales : lait, viande bovine, volailles et porc. Après avoir synthétisé les grands traits de l’évolution des prix des grains, elle a fait un état des lieux des prix, des coûts et des résultats des exploitations d’élevage. Des entretiens ensuite conduits auprès d’acteurs de terrain proches des éleveurs ont montré que la hausse des prix de l’aliment du bétail était plus un révélateur de faiblesses et un accélérateur d’évolution qu’une cause fondamentale de changements. Afin de prendre en compte les facteurs à l’œuvre, une mini‐prospective a été conduite aboutissant à quatre scénarios. Il est apparu que le contexte macro‐économique et politique était une entrée principale à l’origine des évolutions. Les scénarios ont ensuite été déclinés pour quatre régions de France : Bretagne, Pays de la Loire, Nord‐Pas de Calais et Picardie, et Sud‐ouest. Cette communication rend compte des entretiens, des scénarios et de leur déclinaison régionale dans le cas de la filière porcine.

Prospects for livestock production in the French regions facing rising prices for crops

The sharp rise in crop prices at the end of the decade 2000‐2010 questions the future of animal production. Indeed, the resulting increase in production costs of animals may cause the loss of livestock profitability, higher prices for the consumer that would lower demand and a shift of animal farmers to crops. In all cases, livestock might regress. Various analyses suggest that grain prices will not tend to come down to the level they were ten years ago. Regarding France, a study was conducted by a multidisciplinary team of agroeconomists specialized in animal chains: milk, beef, poultry and pork. After synthesizing the main features of grain price evolution, they made an inventory of the prices, costs and profits of livestock farms. Then interviews were conducted with actors close to the breeders. This showed that the increase in livestock feed prices was more indicative of weakness and an accelerator of evolution than an underlying factor of change. To take into account the factors at work, a short prospective study was undertaken resulting in four scenarios. It appeared that the macroeconomic and political context was a main point of entry for evolutions to take place. The scenarios were then broken down for four regions of France, Brittany, Pays de la Loire, Nord‐Pas de Calais and Picardy, and Southwest. This paper reports on interviews, scenarios and their regional variation in the case of the pig chain.

PDF icon jrp2015-economie-sociologie-rieu-2.pdf
2015

Un exemple réussi de cohabitation entre élevage et habitants dans une commune périurbaine : le cas de Mordelles (35)

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Si les activités d’élevage peuvent être sources de controverses avec la société et de conflits locaux, des exemples de cohabitations réussies existent aussi. Cette publication cherche à expliquer le paradoxe de l’état serein des relations entre éleveurs et habitants dans un territoire où le contexte semble pourtant favorable aux conflits liés à l’agriculture. 

PDF icon delanoue2015gisdemain.pdf
2015

Localisation et dynamiques de concentration des productions animales en Europe : état des lieux et facteurs explicatifs

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Cet article porte sur l’évolution depuis 2000 de la localisation des productions animales (lait, viande bovine, porcs, volailles) dans l’Union européenne. En utilisant les dernières données statistiques disponibles à un niveau géographique fin, une analyse est conduite sur les processus de concentration géographique et de spécialisation productive des territoires. Les forces qui influent sur ces processus ne sont pas nouvelles et ont fait l’objet de nombreux travaux d’économistes. Elles concernent principalement les avantages comparatifs, les économies d’échelle et d’agglomération, la qualité de la structuration industrielle et commerciale. Si les normes environnementales et les mesures du développement rural de la PAC constituent un levier pour contrecarrer le renforcement de la densité animale, leur influence est souvent moins grande que les forces évoquées ci-dessus. Une analyse de la co-localisation des productions animales montre que les zones les plus denses associent fréquemment vaches laitières, porcs et volailles à forte densité pour chaque activité.

Colloque de la Société Française d'Economie Rurale (SFER) "structures d'exploitation et exercice de l'activité agricole : continuités, changements ou ruptures ?", 12-13 février 2015, Rennes, 16 pages

PDF icon roguet2015-sfer1.pdf
2015

Evolution de l'élevage français métropolitain au travers des recensements agricoles. Les exploitations se spécialisent moins que les territoires

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Contrairement à beaucoup d'idées reçues, la spécialisation des exploitations d'élevage françaises ne progresse pas. Elles restent notamment beaucoup plus mixtes que leurs voisines et concurrentes d'Europe du Nord. La mixité des exploitations françaises a peu évolué entre 2000- 2010 sauf pour les porcins, du fait d'un artefact lié à l'évolution de la définition de l'exploitation agricole dans le recensement agricole. Dans presque toutes les filières animales étudiées, le quart des exploitations pratique un système de polyculture-élevage (avec activité végétale équivalente ou dominante face à l'élevage). Mais si cette mixité cultures-élevage est statistiquement stable en pourcentage d'exploitations, elle ne l'est pas sur le territoire. Elle progresse dans les zones d'élevage disposant de terres labourables et continue à régresser dans le tiers du territoire national de plus en plus orienté vers les productions végétales. C'est néanmoins dans ces dernières zones qu'apparaissent les plus gros ateliers d'élevage de vaches laitières, truies, ou poules pondeuses qui font souvent l'objet de controverses.

PDF icon perrot2015-sfer.pdf
2015

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