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Elevages intensifs et extensifs, visions et attentes de la société

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Acte du colloque « Elevages extensifs et intensifs, perceptions, pratiques, perspectives » des jeunes ethnozootechniciens, 26 novembre 2013, 7 pages, par Elsa Delanoue et Christine Roguet

Le GIS « Elevages Demain » est un Groupement d’Intérêt Scientifique dédié aux systèmes de production animale à hautes performances économiques, environnementales et sociétales (ruminants, porcs et volailles). Il rassemble les principaux acteurs de la recherche et du développement en élevage en France.
Dans un contexte de remises en cause fréquentes de l’élevage, il a défini la question de l’acceptabilité sociale de l’élevage comme un enjeu prioritaire. Un travail a été engagé pour apporter un éclairage approfondi sur les sujets de controverses concernant l’élevage en France. Ce travail, multi-filière, est centré sur les élevages en eux-mêmes (taille, fonctionnement, structure) et les observe à différentes échelles (atelier, exploitation, bassin de production, territoire).
Des entretiens ont été réalisés auprès de professionnels des filières d’élevage (interprofessions, éleveurs, techniciens, syndicats), d’associations environnementalistes et de protection animale, de journalistes et de distributeurs. L’analyse des propos recueillis conduit à classer les différents sujets de débat sur l’élevage en quatre grandes thématiques : l’impact sur l’environnement, le bien-être animal, la santé, et l’organisation de l’élevage. Le présent article détaille cette dernière thématique pour analyser la perception des systèmes intensifs et extensifs par ces acteurs.

PDF icon Acte du colloque « Elevage extensif et intensifs, perceptions, pratiques, perspectives », 26/11/2013, par Delanoue E et Roguet C
2013

Life Cycle Assessment of French livestock products : results of the AGRIBALYSE® program

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In 2009 two French laws were passed on the provision of reliable and complete environmental information on “product plus packaging” to consumers. The AGRIBALYSE programme has produced an LCI database of agricultural products at farm gate to: i) support environmental labelling and ii) provide benchmarks for improving agricultural production systems. AGRIBALYSE analysed a wide range of animal Product Groups and Contrasted Production Systems. LCIs were calculated using a single methodological frame (Koch and Salou, 2014). The Functional Unit for the study was kg (life weight, Fat and Protein Corrected Milk, egg). The indicators Global Warming Potential, non-renewable fossil energy demand, acidification, eutrophication and land occupation were analysed. This paper presents a synthesis of AGRIBALYSE results with a focus on pig production systems. In the last part of this paper we expressed our results using an economic allocation method to better compare them to literature references.

PDF icon salou2014-iclca.pdf
2014

An original way of handiling co-products with a biophysical approach in LCAs of ivestock systems

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Proceedings of the 9th international conference on life cycle assessment in the agri-food sector,, 8-10 octobre 2014, San Francisco, Californie, Etats-Unis, p. 443-449

A new biophysical procedure to handle co-products in LCAs of livestock systems, combining subdivision of the system and allocation, has been developed. Systems were divided into animal classes, defined as dedicated to specific physiological functions (e.g. growth) and so to specific products (e.g. animals for meat). When allocation is needed, the environmental burdens of the animal class were attributed to the co-products pro rata the feed energy required to produce them (biophysical causality). This has been applied on cattle, sheep, goat, pig, poultry, rabbit and fish production systems. On the example of some dairy and pig systems, it is shown that the attribution of the burdens to the different co-products of a system changes from one impact category to another. Indeed some resource consumption or emissions are specific to an animal class and then, to a product. A sensitivity analysis, considering five other allocation procedures, allows considering their respective advantages and limits.

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2014

Les controverses sur l'élevage en France en 2013, signe d'un débat nécessaire avec la société

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L’élevage français a connu des évolutions structurelles et fonctionnelles importantes ces dernières années. Le cheptel s’est concentré dans des bassins de production, les élevages se sont agrandis et spécialisés, en même temps que disparaissaient de nombreuses petites structures, faute de rentabilité ou de candidats à la reprise (Rieu et Roguet, 2012). Les impacts sur l’environnement et la sensibilité croissante de la population aux conditions de vie des animaux ont conduit à une critique de plus en plus radicale des modes d’élevage, en particulier intensifs, de la part de différents acteurs. Dans ce contexte, l’enjeu est, pour les organismes de conseil aux acteurs des filières, d’évaluer avec objectivité les écarts entre les contraintes et souhaits des acteurs économiques et les attentes de la société dans toute sa complexité. Ces écarts peuvent être plus ou moins grands selon les filières et les sujets de controverses, et sont évolutifs. A cette fin, le groupe de travail « Acceptabilité sociale des élevages en France » du GIS Elevages Demain s’est donné pour objectifs de (1) recenser et analyser les controverses actuelles sur l’élevage en France, toutes filières animales considérées, (2) évaluer à quel point ces controverses pénètrent la société française et, au-delà, saisir la diversité et la robustesse des attentes de la société envers l’élevage pour en prévoir les contraintes, à moyen et long terme, sur le développement et les modalités des activités d’élevage, (3) identifier les mécanismes sociaux des controverses et mobilisations collectives pour aider les acteurs des filières à y prendre part activement en adaptant leur comportement et leur argumentation. Cet article présente le résultat de la première phase du travail, le recensement et l’analyse des controverses actuelles sur les élevages en France.

Controversies on livestock farms in France in 2013, sign of a vital debate with society 

This article examines the social acceptability of livestock farms in France through the analysis of controversies. Controversies indeed attest different visions and expectations on livestock. Interviews were conducted with 31 participants from different social arenas (animal production professionals, employees of environmental or animal welfare NGO, journalists and retailers) to analyze topics of debate and arguments. The analysis leads to classify debates on livestock farms in France according to four major themes - environmental impact, animal welfare, sanitary safety, and functional and spatial organization of livestock - each of them with several items. They are not new, but their relative weight and the items change over time, due to the evolution of society and farming practices. This study shows a change in the nature of debates between protagonists, from conflict, in which the question was less to assert arguments than to impose opinions, to real controversies. We can see that what is challenging in these controversies and mobilizations, is the ability of a stakeholder to impose its rules, to assign meaning to a situation and to gain the confidence of his fellow citizens.

PDF icon roguet2014jmstv.pdf
2014

Les controverses sur l'élevage en France en 2013, signe d'un débat nécessaire avec la société

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visuel d''intervention.

L’élevage français a connu des évolutions structurelles et fonctionnelles importantes ces dernières années. Le cheptel s’est concentré dans des bassins de production, les élevages se sont agrandis et spécialisés, en même temps que disparaissaient de nombreuses petites structures, faute de rentabilité ou de candidats à la reprise (Rieu et Roguet, 2012). Les impacts sur l’environnement et la sensibilité croissante de la population aux conditions de vie des animaux ont conduit à une critique de plus en plus radicale des modes d’élevage, en particulier intensifs, de la part de différents acteurs. Dans ce contexte, l’enjeu est, pour les organismes de conseil aux acteurs des filières, d’évaluer avec objectivité les écarts entre les contraintes et souhaits des acteurs économiques et les attentes de la société dans toute sa complexité. Ces écarts peuvent être plus ou moins grands selon les filières et les sujets de controverses, et sont évolutifs. A cette fin, le groupe de travail « Acceptabilité sociale des élevages en France » du GIS Elevages Demain s’est donné pour objectifs de (1) recenser et analyser les controverses actuelles sur l’élevage en France, toutes filières animales considérées, (2) évaluer à quel point ces controverses pénètrent la société française et, au-delà, saisir la diversité et la robustesse des attentes de la société envers l’élevage pour en prévoir les contraintes, à moyen et long terme, sur le développement et les modalités des activités d’élevage, (3) identifier les mécanismes sociaux des controverses et mobilisations collectives pour aider les acteurs des filières à y prendre part activement en adaptant leur comportement et leur argumentation. Cet article présente le résultat de la première phase du travail, le recensement et l’analyse des controverses actuelles sur les élevages en France.

PDF icon roguet2014-pptjmstv.pdf
2014

Localisation et dynamiques de concentration des productions animales en Europe : état des lieux et facteurs explicatifs

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Cet article porte sur l’évolution depuis 2000 de la localisation des productions animales (lait, viande bovine, porcs, volailles) dans l’Union européenne. En utilisant les dernières données statistiques disponibles à un niveau géographique fin, une analyse est conduite sur les processus de concentration géographique et de spécialisation productive des territoires. Les forces qui influent sur ces processus ne sont pas nouvelles et ont fait l’objet de nombreux travaux d’économistes. Elles concernent principalement les avantages comparatifs, les économies d’échelle et d’agglomération, la qualité de la structuration industrielle et commerciale. Si les normes environnementales et les mesures du développement rural de la PAC constituent un levier pour contrecarrer le renforcement de la densité animale, leur influence est souvent moins grande que les forces évoquées ci-dessus. Une analyse de la co-localisation des productions animales montre que les zones les plus denses associent fréquemment vaches laitières, porcs et volailles à forte densité pour chaque activité.

Colloque de la Société Française d'Economie Rurale (SFER) "structures d'exploitation et exercice de l'activité agricole : continuités, changements ou ruptures ?", 12-13 février 2015, Rennes, 16 pages

PDF icon roguet2015-sfer1.pdf
2015

Evolution de l'élevage français métropolitain au travers des recensements agricoles. Les exploitations se spécialisent moins que les territoires

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Contrairement à beaucoup d'idées reçues, la spécialisation des exploitations d'élevage françaises ne progresse pas. Elles restent notamment beaucoup plus mixtes que leurs voisines et concurrentes d'Europe du Nord. La mixité des exploitations françaises a peu évolué entre 2000- 2010 sauf pour les porcins, du fait d'un artefact lié à l'évolution de la définition de l'exploitation agricole dans le recensement agricole. Dans presque toutes les filières animales étudiées, le quart des exploitations pratique un système de polyculture-élevage (avec activité végétale équivalente ou dominante face à l'élevage). Mais si cette mixité cultures-élevage est statistiquement stable en pourcentage d'exploitations, elle ne l'est pas sur le territoire. Elle progresse dans les zones d'élevage disposant de terres labourables et continue à régresser dans le tiers du territoire national de plus en plus orienté vers les productions végétales. C'est néanmoins dans ces dernières zones qu'apparaissent les plus gros ateliers d'élevage de vaches laitières, truies, ou poules pondeuses qui font souvent l'objet de controverses.

PDF icon perrot2015-sfer.pdf
2015

Un exemple réussi de cohabitation entre élevage et habitants dans une commune périurbaine : le cas de Mordelles (35)

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Si les activités d’élevage peuvent être sources de controverses avec la société et de conflits locaux, des exemples de cohabitations réussies existent aussi. Cette publication cherche à expliquer le paradoxe de l’état serein des relations entre éleveurs et habitants dans un territoire où le contexte semble pourtant favorable aux conflits liés à l’agriculture. 

PDF icon delanoue2015gisdemain.pdf
2015

Perspectives pour les productions animales dans les régions françaises, face à la hausse des prix des végétaux

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La forte hausse des prix des produits végétaux, en fin de décennie 2000, interroge sur l’avenir des productions animales. En effet, entraînant celle des coûts de production des animaux, celle‐ci peut avoir pour conséquences la perte de rentabilité de l’élevage, un renchérissement des prix au consommateur qui ferait baisser la demande et un attrait des productions végétales sur les éleveurs. Dans tous les cas, l’élevage pourrait régresser. Différentes analyses laissent penser que le prix des grains ne redescendra pas tendanciellement au niveau d’il y a dix ans. Pour ce qui concerne la France, une étude a été conduite par une équipe pluridisciplinaire d’agroéconomistes spécialistes des filières animales : lait, viande bovine, volailles et porc. Après avoir synthétisé les grands traits de l’évolution des prix des grains, elle a fait un état des lieux des prix, des coûts et des résultats des exploitations d’élevage. Des entretiens ensuite conduits auprès d’acteurs de terrain proches des éleveurs ont montré que la hausse des prix de l’aliment du bétail était plus un révélateur de faiblesses et un accélérateur d’évolution qu’une cause fondamentale de changements. Afin de prendre en compte les facteurs à l’œuvre, une mini‐prospective a été conduite aboutissant à quatre scénarios. Il est apparu que le contexte macro‐économique et politique était une entrée principale à l’origine des évolutions. Les scénarios ont ensuite été déclinés pour quatre régions de France : Bretagne, Pays de la Loire, Nord‐Pas de Calais et Picardie, et Sud‐ouest. Cette communication rend compte des entretiens, des scénarios et de leur déclinaison régionale dans le cas de la filière porcine.

Prospects for livestock production in the French regions facing rising prices for crops

The sharp rise in crop prices at the end of the decade 2000‐2010 questions the future of animal production. Indeed, the resulting increase in production costs of animals may cause the loss of livestock profitability, higher prices for the consumer that would lower demand and a shift of animal farmers to crops. In all cases, livestock might regress. Various analyses suggest that grain prices will not tend to come down to the level they were ten years ago. Regarding France, a study was conducted by a multidisciplinary team of agroeconomists specialized in animal chains: milk, beef, poultry and pork. After synthesizing the main features of grain price evolution, they made an inventory of the prices, costs and profits of livestock farms. Then interviews were conducted with actors close to the breeders. This showed that the increase in livestock feed prices was more indicative of weakness and an accelerator of evolution than an underlying factor of change. To take into account the factors at work, a short prospective study was undertaken resulting in four scenarios. It appeared that the macroeconomic and political context was a main point of entry for evolutions to take place. The scenarios were then broken down for four regions of France, Brittany, Pays de la Loire, Nord‐Pas de Calais and Picardy, and Southwest. This paper reports on interviews, scenarios and their regional variation in the case of the pig chain.

PDF icon jrp2015-economie-sociologie-rieu-2.pdf
2015

Spécialisation territoriale et concentration des productions animales européennes : état des lieux et facteurs explicatifs

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Cet article porte sur l’évolution récente (depuis 2000) de la localisation des productions animales (lait de vache, viande bovine, porcs et volailles) au sein des Etats membres de l’Union Européenne. En utilisant les dernières données statistiques disponibles à un niveau géographique fin, une analyse est conduite sur les processus de concentration géographique et de spécialisation productive des territoires.

Les forces qui influent sur ces processus ne sont pas nouvelles et ont déjà fait l’objet de nombreux travaux d’économistes au fil du temps. Elles concernent principalement les avantages comparatifs, les économies d’échelle et d’agglomération ainsi que la qualité de la structuration industrielle et commerciale. Si les normes environnementales (directive Nitrates, Natura 2000…) et les mesures du développement rural (soutiens spécifiques aux agricultures des zones défavorisées) constituent un levier pour freiner voire diminuer la concentration animale, force est de constater que leur influence est souvent moins grande que les forces évoquées ci-dessus. La spécialisation productive des territoires demeure cependant un processus complexe. Une analyse de la co-localisation des productions animales met en évidence le fait que les productions de granivores (volailles et porcs) ont tendance à se localiser dans les zones géographiques similaires. Cependant, l’association porcs et vaches laitières est la plus fréquente dans les zones les plus denses en cheptel total. Le cheptel de vaches allaitantes a quant à lui tendance à être repoussé dans les zones défavorisées où les autres productions animales ont des difficultés à s’implanter ou à se maintenir.

Regional specialization and concentration of European livestock: situation and explanatory factors

This article aims at analyzing the recent location patterns (since 2000) of animal productions (milk, beef, pork, poultry and eggs) in the Member States of the European Union. The geographical concentration process and the productive specialization of territories are studied from the latest available statistical data at a fine geographical level. The drivers of this process are not new and have already been mentioned in many economists’ publications. They are related to comparative advantages, scale economies and agglomeration economies as well as to the industrial organization of the supply chain. Although the environmental standards (Nitrates Directive, Natura 2000…) and the rural development measures (specific support to farmers in less-favored farming areas) are viewed as a tool to limit or reduce animal concentration, their influence is often weak and not sufficiently strong to counterbalance the above-mentioned agglomeration forces. In addition, we compared the pattern of co-location of different animal production within EU countries and the specialization structure of European regions among countries. For example, the production of granivores (pigs and poultry) tends to be located in the same geographical areas. However, association of dairy cows and pigs is the most common in the most densely populated areas. Beef cattle tend to be located in low animal density areas where other livestock have difficulty being established or maintained.

2015

Acceptabilité sociale de l’élevage en France : recensement et analyse des principales controverses à partir des regards croisés de différents acteurs

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Dans un contexte de remise en cause fréquente de l’élevage et de ses pratiques, une analyse des points de débat, dans différentes filières (porcs, volailles, bovins, ovins et caprins), a été réalisée dans le cadre du GIS Elevages Demain. Une étude bibliographique a été conduite pour comprendre les fondements des préoccupations sociales envers l’élevage et évaluer leur robustesse. En parallèle, une trentaine d’entretiens a été menée auprès de différentes parties prenantes aux débats – professionnels des filières, salariés d’associations, journalistes et distributeurs – afin de recenser et décrire les principaux sujets de controverses sur les élevages en France. Les positionnements et arguments de chaque partie prenante ont été décrits afin de dégager d’éventuels sujets de consensus ou de blocage entre les discours. L’analyse des argumentaires a permis de classer les différents points de débats en quatre grandes thématiques : l’environnement, le bien-être animal, la santé humaine et l’organisation de l’élevage. Ces points de débat varient en fonction de la filière considérée ou de l’échelle d’observation. La hiérarchisation de ces remises en cause révèle les enjeux principaux auxquels les différentes filières françaises doivent faire face pour répondre aux attentes de la société. Par exemple, les filières de ruminants sont remises en cause pour leurs effets globaux sur l’environnement, tandis que les élevages porcins sont confrontés à des mobilisations locales contre les projets d’élevage. En outre, les travaux mettent en lumière des préoccupations fortes et anciennes de la part de la société à l’égard de l’élevage, qui ne peuvent se résumer à des « effets de mode ».

Social acceptability of French livestock production: identification and analysis of the main controversies according to the viewpoints of different stakeholders

Currently, livestock farming and practices are frequently questioned. In this context, the Scientific Interest Group “Livestock farms for the future” (GIS Elevages Demain) conducted an analysis of these debated issues and controversies, in different livestock productions (pigs, poultry, cattle, sheep and goats). A literature review was conducted to understand the foundations of social concerns to livestock and to evaluate their robustness. Moreover, around thirty interviews were carried out with different stakeholders – livestock production professionals, employees of non-governmental organizations, journalists and distributors – in order to describe the main topics of debate affecting French livestock production. Points of view of these stakeholders were analyzed to identify potential consensus or deadlock points which can be classified according to four major issues: environment, animal welfare, human health and production organization. These discussion points vary depending on the livestock or scale observed. The hierarchy between these issues underlines the main challenging questions that the French livestock productions have to face in order to meet the social demands. In addition, the results highlight strong and lasting concerns of society with regard to livestock, which cannot be reduced to "fads".

2015

Conséquences de la hausse des prix des matières premières végétales sur les productions animales en France

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Fiche n° 010 : économie de la filière et consommation

La hausse mondiale des prix des produits végétaux à partir de 2007, puis à nouveau à partir de 2011 a placé le prix des aliments pour animaux à un niveau tendanciel sensiblement plus élevé que dans la période antérieure. Accroissant la rentabilité des cultures et le coût de production des animaux, ce mouvement pouvait faire naître un risque de « végétalisation » de l’agriculture française et un recul de l’élevage (retournement des prairies, abandon des ateliers animaux des exploitations qui en avaient la possibilité), mettant en péril les filières animales, en particulier dans certaines régions.

Dans ce contexte, FranceAgriMer a commandé aux 3 instituts techniques de productions animales (IFIP, Idèle, ITAVI), réunis sous l’égide du RMT « Economie des Filières Animales », une évaluation des conséquences de ces hausses pour l’ensemble des espèces.

PDF icon fiche_bilan2014_010.pdf
2015

Concentration spatiale des productions animales : peut-il en être autrement ?

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Dans l’Union Européenne, la production porcine est fortement concentrée dans quelques régions. Cette situation est le résultat de choix politiques et de mécanismes de marché. Les impacts sur l’environnement de densités animales élevées ont conduit à des réglementations et à une critique sociale, sans grand effet dispersif.

PDF icon techporc_roguet_n25_2015.pdf
2015

Productions animales en France : quels avenirs possibles ?

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La hausse des prix des végétaux, à partir de 2007, a introduit un risque de recul des productions animales. La situation des exploitations est plus fragile. Mais le devenir des élevages dépendra surtout du contexte économique et des choix des filières.

PDF icon techporc_rieu_n25_2015.pdf
2015

ECOALIM : une base de données des impacts environnementaux des matières premières utilisées en France pour l’alimentation animale

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L’alimentation animale contribue fortement aux impacts environnementaux de l’élevage, notamment au changement climatique (Gerber et al., 2013). Estimer les impacts des aliments utilisés dans les productions animales apparaît donc primordial pour pouvoir raisonner les pratiques d’alimentation capables de réduire ces impacts. Différentes bases de données d’impacts des matières premières (MP) utilisées en alimentation animale sont disponibles en Europe et aux Etats-Unis. Elles fournissent des valeurs moyennes, issues de statistiques internationales et calculées par Analyse du Cycle de Vie (ACV), pas toujours adaptées aux contextes locaux. L’objectif de la présente étude était de développer une base de données des impacts environnementaux des MP utilisables pour l’alimentation animale en France, tenant compte des itinéraires techniques des MP françaises, des origines des MP étrangères et de leurs procédés de transformation, avec une méthodologie harmonisée.

PDF icon wilfart2015-3r.pdf
2015

Améliorer les conditions de transport des animaux d'élevage

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Le transport des animaux est régi par la réglementation CE 1/2005 qui prévoit le déchargement et la mise au repos des animaux dans des postes de contrôle, à l’issue de la durée réglementaire maximale du transport. Pour améliorer le bien-être des animaux durant ces transports longs, 10 postes de contrôle ont été améliorés, dont 5 en France. Des manuels pratiques et un schéma de certification Haute qualité des transports de plus de 8 heures ont aussi été développés pour les opérateurs du transport dans le cadre de deux projets européens. L’élaboration de guides de bonnes pratiques uniformes en Europe et pour tout type de transport d’animaux, court ou long, vers l’abattoir ou l’élevage, est une dernière étape qui a démarré cette année 2015 et devrait s’achever en 2018.

ENG

Improving transport conditions for farm animals. Animal transport is governed by the EC Regulation1/2005 which specifies that animals must be unloaded and rested at control posts at the end of each maximal period of transport. To improve animal welfare duringlong periods of transport, 10 control posts have been improved, 5 of them in France. Handbooks and a scheme for high quality certifi cation of transportation over 8 hours have been developed for transport operators within the framework of two European projects. The development of Pan-European handbooks for all types of transport, short or long, to slaughter or to farms, is the final stage which started in 2015 and should be completed by 2018.

2015

Acceptabilité des élevages par la société en France

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Fiche n° 015 : caractéristiques des entreprises de la filière

Si la concentration structurelle et spatiale des élevages de porcs est source de gains de productivité et d’économies, elle se heurte de plus en plus à la contestation de la société. Celle-ci lui reproche ses impacts négatifs sur l’environnement, le bien-être animal et les risques sanitaires. La controverse sur l’élevage matérialise les désaccords avec un système d’élevage dominant, qualifié par certains d’intensif ou d’industriel. Elle témoigne de l’existence au sein de la société française de différentes façons de penser l’élevage. Outre les professionnels de l’élevage, les acteurs traitant de cette activité sont multiples. Les associations jouent un rôle de premier plan en agissant à plusieurs niveaux : leur lobbying politique influence la mise en place de nouvelles réglementations, leurs actions auprès du grand public et des distributeurs visent à orienter la consommation, leurs oppositions locales peuvent bloquer les projets d’installation ou d’agrandissement d’élevages. Initiés en 2012 avec le GIS Elevages Demain, les travaux sur l’acceptabilité sociale des élevages se poursuivent sur 2014-2017, dans le cadre du projet CASDAR, ACCEPT, et d’une thèse en sociologie dont l’ifip est partenaire.
Ces travaux ont 3 ambitions : (1) produire des connaissances sur les différentes controverses sur l’élevage, sur les obstacles et les leviers à l’acceptation de cette activité et tracer les scénarios possibles d’évolution de l’élevage, (2) contribuer à la construction d’un dialogue mieux informé
 entre les parties prenantes, (3) donner aux acteurs de l’élevage les moyens de maximiser les chances de succès de leurs projets, en adoptant les attitudes et stratégies appropriées.

PDF icon fiche_bilan2015_015.pdf
2016

Utilisation des images tomographiques pour calibrer les appareils de classement des carcasses

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Fiche n° 030 : classification des pièces et des carcasses

La Commission européenne a lancé une refonte de la réglementation sur la classification des carcasses de porcins, bovins et ovins et sur la déclaration des prix. Concernant les porcs, un des points centraux des discussions porte sur la définition du critère de classement. La coexistence de 2 références : le TMP et le taux de muscle de la carcasse est source de distorsions. De plus, leur mesure par dissection manuelle ou tomographie RX (scanner) est un point de divergence. Le statut de la tomographie devrait être éclairci. La difficulté est que, contrairement à la dissection manuelle, il n’y a pas eu d’accord jusqu’à présent sur une procédure européenne de dissection virtuelle par scanner.
Tant que le scanner ne sera pas reconnu comme référence primaire, il faudra le calibrer par rapport à des dissections, avec le risque de devoir refaire des dissections à chaque actualisation de méthodes de classement ou calibrage de nouvelles méthodes.
Aussi, l’objectif de développer une référence européenne de mesure du % de muscle par scanner a été inscrit dans le réseau européen sur l’imagerie
animale des animaux d’élevage (FAIM).
Pour quantifier les différences entre scanners, l’Ifip a proposé un protocole simple d’évaluation de la qualité de la mesure de la densité, d’une part, et du volume, d’autre part.

PDF icon fiche_bilan2015_030.pdf
2016

Les débats de société sur l'élevage en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas : analyse, confrontation avec le sud de l'Union européenne et enseignements

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Christine Roguet et al., Notes et études socio-économiques (NESE) (FRA), 2016, n° 40, mai, p. 65-91

Cet article présente un panorama des débats de société sur l’élevage dans quelques pays européens. Nous y confirmons l’existence d’un gradient de préoccupations sociétales sur l’élevage, du nord au sud de l’Europe. Les controverses sont très actives dans le nord de l’Europe, portées par de puissantes associations. Elles se traduisent par la mise en place de réglementations spécifiques et de nombreux labels, qui commencent à trouver leurs marchés. Elles le sont beaucoup moins dans les pays du sud, en particulier en Espagne. En Italie, la recherche d’une alimentation tracée et de qualité entre en synergie avec les aspirations sur la condition animale, et se traduit dans des mouvements comme Slow Food.

2016

Gestion des animaux de fin de bandes

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Fiche n° 056 : réduction des coûts d'élevage

Le poids et le taux de muscle des pièces sont les deux composantes qui déterminent la plus-value technique perçue par l’éleveur lors de la vente de
ses porcs charcutiers. Cette plus-value est le principal levier à sa disposition pour améliorer son revenu, à côté de la réduction des coûts, notamment alimentaires. La forme de la grille de prix incite les éleveurs à mettre en oeuvre des pratiques favorisant l’homogénéité du poids des porcs abattus : homogénéité au sein de la bande tout au long du cycle de production, mais aussi gestion des départs (constitution des lots d’abattage par un tri au sein de plusieurs bandes d’engraissement).
Certains éleveurs choisissent de prolonger la durée d’engraissement des porcs les plus légers pour limiter les pénalités lors du paiement des carcasses.
Si aucune salle n’est dédiée à l’accueil des fins de bande, l’allongement de l’engraissement de ces porcs légers génère des charges alimentaires
supplémentaires (d’autant plus importantes qu’ils ne sont pas très performants), voire un risque sanitaire si un mélange de bandes est réalisé. L’objectif
de l’étude était de mieux connaître les pratiques mises en oeuvre sur le terrain et d’évaluer leur incidence économique pour améliorer le conseil à apporter aux éleveurs sur les possibilités d’optimiser ces pratiques.

PDF icon fiche_bilan2015_056.pdf
2016

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