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Les tests olfactifs s’imposent en abattoir

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Patrick Chevillon, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 40

La détection en abattoir des carcasses malodorantes par des méthodes sensorielles est, pour le moment, la seule à être utilisée en Europe.

PDF icon Patrick Chevillon, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 40
2019

Evolution of steroid concentrations in saliva from immature to pubertal gilts for the identification of biomarkers of gilts receptivity to boar effect

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Gylène Goudet et al., Livestock science, 2019 volume 228, octobre, p. 5-17

Estrus synchronization is necessary for management of gilt reproduction in pig farms. It is usually achieved by using synthetic progestagens, but there is increasing demand for non-hormonal alternative tools with the prospect of sustainability of livestock production. Moreover, in organic farms, synthetic hormones are not allowed. Before reaching puberty, gilts exhibit a “waiting period” during which external stimulations, such as boar exposure, could trigger and synchronize the first ovulation. However, practical non-invasive tools for detection of the “waiting period” in pig farms are lacking. During this period, estrone levels in urine are high, but urine sampling is difficult in group-housed females. Our objective was to identify among steroids potential biomarkers of this “waiting period” through saliva monitoring from immature to pubertal gilts using gas chromatography coupled to tandem mass spectrometry.

Starting between 144 to 147 days of age, six Large White gilts were submitted to ultrasound puberty diagnosis 3 times a week until first ovulation. Urine and saliva samples were collected to analyze weekly estrone and steroidome respectively, until puberty. Urinary estrone concentration significantly increased 2 weeks before first ovulation occurring between 182 and 192 days of age. The period with increasing estrone levels was considered as the “waiting period”. Steroidome analysis allowed identifying and quantifying 28 steroids in 500 µl of gilts saliva. Significant decrease of dehydroepiandrosterone and significant increase of 5α-dihydroprogesterone and 17β-estradiol were detected 2 weeks before puberty, suggesting that these steroids could be potential biomarkers of the “waiting period”.

These results show that painless sampling of saliva could be a non-invasive welfare-friendly tool for the identification of the physiological hormonal status of the gilts and possibly the optimal time for application of the boar effect, a solution to synchronize puberty without exogenous hormones.

2019

Les meilleures pratiques d’élevage de mâles entiers décryptées

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Patrick Chevillon, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 38-40

La commission européenne veut accompagner l’arrêt de la castration chirurgicale en finançant un guide des meilleures pratiques de production de mâles entiers.

PDF icon Patrick Chevillon, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 38-40
2019

Alternative à la castration : vers une détection automatique des carcasses malodorantes ?

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Patrick Chevillon (Ifip) et Pierre-Jean Escriva (Uniporc Ouest), Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 6-8

L’Ifip et Uniporc Ouest s’intéressent de près à une méthode d’analyse en abattoir de scatol et d’androsténone, les deux principaux marqueurs d’odeurs de verrats reconnus scientifiquement.

PDF icon Patrick Chevillon et al., Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 270, juillet-août, p. 6-8
2019

Production de mâles entiers en Europe : recherche sur la détection des carcasses odorantes

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Patrick Chevillon, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 41

En Europe près de 1/3 des éleveurs ne castrent plus les mâles avec un fort développement en Hollande, Allemagne et France entre 2009 et 2017 puis une stabilisation et un léger développement de 2016 à 2018 à la demande de supermarchés en Allemagne.
La déclaration de Bruxelles signée par les principaux pays producteurs début 2011 visait l’arrêt de la castration en 2018 sous conditions.
Près de 25 % des producteurs en France produisent du mâle entier fin 2017 (groupe Cooperl principalement qui a stabilisé sa production de mâles entiers à 85 % de ses éleveurs).
En Europe, la Belgique développe une autre alternative l’immunocastration ainsi que l’Espagne sur des marchés de niche.
L’intérêt économique cité par ces pays s’établirait à 5 à 7 € par porc mâle entier avec la tentation pour les abattoirs de diminuer le prix d’achat : de 2 à 3 €/porc depuis 2014.
L’Allemagne s’était engagée à arrêter la castration à vif au 1er janvier 2019 aussi elle n’est pas prête au final et l’échéance est reportée de 2 ans.
Les Danois fournisseurs de porcelets ont généralisé la castration sous anesthésie locale afin de fournir le marché Allemand en porcelets.
Depuis 2014, l’IFIP a participé à plusieurs programmes de recherches européens de la DG SANCO (Europe) sur les attentes consommateur et la détection des carcasses odorantes dans le monde (CAMPIG, BOARCHECK et CASTRUM).
Depuis 2017, l’IFIP a rejoint et co-anime le réseau européen IPEMA qui vise à échanger sur cette thématique des alternatives à la castration.
La détection rapide des carcasses odorantes à l’abattoir reste un sujet d’intérêt majeur pour l’IFIP. Ces méthodes pourront d’ailleurs être utilisées en sélection génétique ou toutes autres études faisant le lien entre les conditions d’élevage et de préparation des porcs à l’abattoir et la fréquence de risque de carcasses odorantes.
PDF icon Patrick Chevillon, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 41
2019

Analyse des stéroïdes dans la salive de cochettes pour identifier des biomarqueurs de la période de réceptivité à l’effet mâle

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 43-44, par Ghylène Goudet (INRA) et al., poster

Poster. 

L’élevage porcin conventionnel se caractérise par une conduite en bandes qui présente de nombreux avantages pour la gestion des animaux (inséminations, surveillance des mises-bas, ajustement de la taille des portées, soins aux porcelets), l’organisation de l’élevage (utilisation optimale des bâtiments, nettoyage des locaux entre bandes) et la production de lots de porcelets homogènes pour l’engraissement et l’abattage. La conduite en bandes nécessite la synchronisation des cycles des femelles, réalisée par administration d’agonistes de synthèse de la progestérone chez une majorité d’éleveurs. Les effets négatifs des résidus hormonaux sur la santé humaine et l’environnement conduisent à mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage. Notre objectif à long terme est de développer des alternatives aux traitements hormonaux pour la synchronisation des oestrus des cochettes, notamment lors de l’entrée dans la première bande. Avant la puberté, les cochettes atteignent une phase de pré-puberté au cours de laquelle une stimulation externe peut déclencher la première ovulation (Prunier, 1989). L’exposition au verrat (appelée effet mâle) pourrait favoriser le déclenchement et la synchronisation de la première ovulation si elle est appliquée pendant cette phase de pré-puberté. Notre objectif est d’améliorer le repérage des femelles à stimuler en identifiant des biomarqueurs de la phase de pré-puberté. Ces biomarqueurs sont recherchés dans la salive des cochettes car les prélèvements de salive sont non-invasifs.

Analysis of steroids in gilt saliva to identify biomarkers of the period of receptivity to the boar effect

Our objective was to develop alternatives to hormonal treatments to synchronize oestrus of gilts. Before puberty, gilts experience a pre-puberty period during which boar exposure could induce and synchronize the first ovulation. To develop practical non-invasive tools to identify this period and improve detection of the gilts to stimulate, we searched for salivary biomarkers of the pre-puberty period. Saliva samples were collected from 30 Large-White x Landrace crossbred gilts from 140 to 175 days of age. Gilts were exposed to a boar twice a day and subjected to oestrus detection from 150 to 175 days of age. They were then slaughtered to ascertain puberty. Among the 30 gilts, 10 were detected in oestrus 4 to 7 days after introduction of the boar and were considered receptive to the boar effect, 14 were detected in oestrus more than 8 days after boar introduction, six did not show oestrus before slaughter and were considered non-receptive. Salivary steroidome analysis was performed for six receptive and six non-receptive gilts using gas chromatography coupled to tandem mass spectrometry. Four saliva samples per gilt were analysed: 26 days and 11 days before boar introduction (day0-26 and day0-11), the day of boar introduction (day0), 3 days later for receptive gilts (day0+3) or 7 days later for non-receptive gilts (day0+7). Saliva analysis detected 30 steroids. The concentrations of six of them were higher (P < 0.05) in receptive gilts than in non-receptive gilts at day0-26 (progesterone), day0-11 (3520-hexahydroprogesterone, 3520-hexahydroprogesterone, dehydroepiandrosterone, androstenediol) and day0 (35-tetrahydroprogesterone). Their low and variable concentrations in saliva require expensive analysis and limit their use in pig farms. However, progesterone could be an interesting biomarker of the pre-puberty period.

2019

Analyse des stéroïdes dans la salive de cochettes pour identifier des biomarqueurs de la période de réceptivité à l'effet mâle

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Poster présenté par Ghylène Goudet (INRA) et al., aux 51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019

En élevage porcin,la conduite en bandes présente des avantages pour la gestion des animaux et l'organistion de l'élevage. Pour synchroniser les cycles des cochettes et les intégrer dans les bandes, la majorité des éleveurs administre un agoniste de synthèse de la progestérone. Afin de limiter le recours aux traitements hormonaux, notre objectif à long terme est de développer des alternatives à l'utilisation des hormones.  Avant la puberté, les cochettes  atteignent un stade de pré-puberté au cours duquel une exposition au verrat (effet mâle) favoriserait le déclenchement et la synchronisation de la première ovulation.  L'objectif de cette étude est d'améliorer le repérage des femelles à exposer au verrat en identifiant dans la la salive des biomarqueurs de la phase de pré-puberté.

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2019

Les verrats terminaux Piétrain toujours premiers

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Claire Hassenfratz, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 263, novembre, p. 42-43

Les verrats terminaux de variétés piétrain sont plébiscités depuis les années 2000 par les éleveurs producteurs français. 2017 n’échappe pas à la règle.

PDF icon Claire Hassenfratz, Réussir Pprc -Tech Porc (FRA), 2018, n° 263, novembre, p. 42-43
2018

Genetic determinism of boar taint and relationship with meat traits

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Claire Dugué et al., 69h Annual meeting of the european federation of animal science (EAAP), Dubrovnik, Croatie, 27-31 août 2018 

Entire male meat can have a major quality defect called boar taint, partly due to the presence of androstenone in fat.
This study evaluates the feasibility of a selection to directly decrease back fat androstenone level or indirectly by a selection on the plasma estradiol level and estimate the consequences on meat traits in purebred or crossbred pigs.
Pure Pietrain (P) and Pietrain Large White crossbred pigs (X) were measured for hormone levels: estradiol (Est) and testosterone (Tes), growth traits: average daily gain, feed conversion ratio (FCR), average daily feed intake (ADFI), carcass composition: carcass yield (CY), lean percentage (L%) and quality traits: pH in Ld and ham, drip loss, intramuscular fat and back fat androstenone level (Andr). The number of skin lesions (SL) was measured at three stages. Carcass additional measures were obtained by computerized tomography: loin eye area (LEA) and density, femur density, ham muscle/bone length ratio (HFR). The number of measured animals varied from 553 to 712 for P and from 556 to 736 and for X. Heritabilities were of medium values for estradiol level and high values for androstenone level. A selection to decrease P Andr level would increase HFR and pH in ham and decrease FCR and Tes in P pigs. On X it would increase CY, LEA, L% and HFR and decrease SL at fattening entrance, FCR, drip loss, ADFI and femur density. A selection to decrease P Est level would decrease Andr, FCR, ADFI and Tes in P pigs and Andr, SL at fattening entrance and Tes in X pigs. Heritabilities and genetic correlations indicate that a selection to decrease estradiol level would have overall favourable effects on meat traits. The authors are extremely grateful to the UEPR personnel, PEGASE technicians and IRSTEA. This study has been granted by ANR (ANR-10-GENOM_BTV-015, ANR-15-CE20-0008), Alliance R&D, InaPorc and FranceAgrimer.

PDF icon Claire Dugué et al., 69h EAAP, Dubrovnik, Croatie, 27-31 août 2018
2018

Retrospective by sex of the new EU lean meat content of pig carcasses

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Gérard Daumas, 69th Annual meeting of the european federation of animal science (EAAP), Dubrovnik, Croatie, 27-31 août 2018, poster

A new EU regulation on carcass classification applies from July 2018. This regulation changes the definition of the reference lean meat percentage (LMP) which becomes the LMP in the carcass (from total dissection). Nevertheless, each Member State can choose when he will update its grading methods. The aim of this work is to simulate this change on the last 5 years in France for each sex.
Conversely to most of European countries sex is registered online in France during pig classification. Statistics per sex are regularly published by the regional classification organisations.
The production of entire males started in France in 2013 (13% of the males), increased quickly and is now stable (27% of the males in 2017), around 2.5 million a year. More than 95% of entire males are classified with the classification method CSB Image-Meater® (IM) approved by the EU in 2013. The present LMP prediction equation contains two fat depths (G3 and G4) and two muscle depths (M3 and M4).
A sample of 180 pigs was uniformly stratified on sex: 60 entire males, 60 females and 60 castrated males. All cuts were CT scanned allowing to calculate the LMP. Prediction equation was calculated by a general linear model including the 4 depths as well as the interactions with sex. The stepwise procedure by using BIC selected a model with 1 fat depth (G3) and 2 muscle depths (M3 and M4), G3 and M3 coefficients depending on sex. The RMSE was 2.15. Removal of M4 only decreased the RMSE of 0.01. The fat coefficient of entire males was more than twice that of females, while that of castrates was in the middle. Differences on M3 coefficient had lower impact on LMP.
The equation was applied on the annual classification averages from 2013 to 2017. In 4 years LMP increased, but differently according to sex: +0.11 for entire males, +0.25 for females and +0.34 for castrated males. In the same period the difference between entire and castrated males decreased from 4.02 to 3.79, while the difference between entire males and females decreased from 1.37 to 1.24.
When the Image-Meater method will be updated, it seems worthwhile to consider separate slopes for entire males, females and castrated males.

PDF icon Gérard Daumas, 69th EAAP, Dubrovnik, Croatie, 27-31 août 2018, abstract, PDF icon Gérard Daumas, 69th EAAP, Dubrovnik, Croatie, 27-31 août 2018, poster
2018

Computed tomography for comparing the lean meat content of different genotypes of entire male pigs

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Gérard Dumas et al., 64rd International Congress of Meat Science and Technology (ICOMST), 12–17 août 2018, Melbourne, Australie, poster

From July 2018 the EU reference for pig grading is the lean meat percentage (LMP) based on total dissection of a half-carcass. Dissection can be replaced by an unbiased computed tomography (CT) procedure. Daumas et Monziols (2018) developed a pan-European CT procedure for determining this LMP. The hypothesis is such a procedure could be applied on very lean carcasses, issued from entire males of purebred used as terminal sires in production. The aim of this paper is to test this CT procedure to assess the LMP differences between several lean genetic groups and the three halothane genotypes.

PDF icon Gérard Dumas et al., 64rd ICOMST, 12–17 août 2018, Melbourne, Australie, poster
2018

Computed tomography for comparing the lean meat content of different genotypes of entire male pigs

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Gérard Dumas et al., 64th International Congress of Meat Science and Technology (ICOMST), 12–17 août 2018, Melbourne, Australie

In the framework of pig carcass classification a new EU regulation applying from July 2018 makes compulsory the use of a new reference. It is a lean meat percentage (LMP) based on total dissection (LMPtd) of a halfcarcass. Manual dissection can be replaced by an unbiased computed tomography (CT) procedure. Daumas et al. [1] developed a pan-European CT procedure for determining this LMP. The hypothesis is such a procedure could be applied on very lean carcasses, issued from entire males of purebred used as terminal sires in production. The aim of this paper is to test this CT procedure to assess the LMP differences between several lean genetic groups and the three halothane genotypes. 

PDF icon Gérard Dumas et al., 64th ICOMST, 12–17 août 2018, Melbourne, Australie
2018

Odeurs indésirables de la viande 2018 de porcs mâles non castrés : problèmes et solutions potentielles

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Séverine Parois et al., Inra Productions animales, 2018, volume 31, n° 1, juin, p. 23-36

Les défauts d’odeur des viandes, liés à la présence d’androsténone et de scatol dans le tissu adipeux, sont le frein majeur au développement de l’élevage des porcs mâles entiers. L’accumulation de ces molécules est sous le contrôle de multiples facteurs. Quels sont-ils ? Dans quelle mesure peut-on les utiliser pour réduire les défauts d’odeur des carcasses ? À défaut d’abolir entièrement les carcasses odorantes, comment les utiliser dans la chaîne de production ?

La présence d’odeurs indésirables dans la viande de porcs mâles entiers est principalement liée à l’accumulation d’androsténone et de scatol. L’androsténone est synthétisée par les testicules et le scatol par les bactéries du colon à partir du tryptophane. Leur teneur dans le tissu adipeux résulte du bilan entre leur synthèse, leur élimination et leur réabsorption. Le principal levier d’action pour réduire la teneur en androsténone est la sélection génétique. Pour le scatol, les principaux leviers d’action concernent la conduite d’élevage : propreté des cases, gestion de l’environnement microclimatique et conduite alimentaire, notamment. La mixité des groupes et l’instabilité sociale ont peu d’impact sur les teneurs en composés odorants, mais sont importantes à contrôler pour réduire les risques de bagarres et de lésion.
Même en réduisant fortement la teneur en composés odorants, il ne sera pas possible d’obtenir des niveaux indétectables sur toutes les carcasses. Une stratégie d’utilisation des carcasses odorantes de porcs mâles entiers doit être définie. Elle implique de comprendre les facteurs de rejet des viandes odorantes par les consommateurs. La perception d’odeurs sexuelles dépend de facteurs liés à l’animal, au type de produit, au mode de préparation/consommation et au consommateur lui-même. De plus, les deux molécules odorantes semblent interagir. La prise en compte des différents cas de figure peut être envisagée par une approche de modélisation, avec en préalable la mise en oeuvre d’une détection des odeurs sur la chaine d’abattage. Or actuellement, seule la détection par le nez humain est opérationnelle au niveau des chaines d’abattage et des méthodes instrumentales restent à développer.

https://productions-animales.org/article/view/2206/4477

ENG

Boar taint in the meat of entire male pigs: the problems and the potential solutions

Boar taint in pork comes mainly from the presence of two molecules: androstenone and skatole. Androstenone is produced by the testes and skatole is synthetized from tryptophan by bacteria in the colon. Their content in fat tissues results from the balance between synthesis, elimination and reabsorption. The main way to decrease the androstenone concentration is genetic selection. Regarding skatole, the main ways involve husbandry, cleanliness of pens, management of microclimatic conditions and feeding strategy. Gender mixing and social instability have little influence on boar taint but it is important to control them to decrease the risk of fighting and lesions. Even if it is possible to drastically decrease the boar taint level, it will not be possible to reach undetectable levels in every single carcass. It is necessary to define an entire male pig carcass-use strategy. It involves understanding the factors leading to consumers’ rejection of tainted pork. The perception of sexual odors depends on factors related to the animal, the type of pork product, the way of cooking/consumption and the consumer oneself. Moreover, the two odorant molecules seem to interact. A modelling approach is necessary to consider the different specific cases, which requires methods to detect the odors on-line. Currently, only the detection by the human nose is operational in slaughterhouses and instrumental methods still have to be developed.

https://productions-animales.org/article/view/2206/4477

2018

Veille sur la production de mâles entiers en Europe : détection et utilisation des viandes odorantes

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Patrick Chevillon, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 79

En Europe près de 1/3 des éleveurs ne castrent plus les mâles avec un fort développement en Hollande, Allemagne et France entre 2009 et 2017 puis une stabilisation en 2015 et un léger développement en 2016 et 2017 à la demande de Supermarchés en Allemagne.
La déclaration de Bruxelles signée par les principaux pays producteurs début 2011 visait l’arrêt de la castration en 2018 sous conditions. Près de 25 % des producteurs en France produisent du mâle entier fin 2017 (groupe Cooperl principalement qui a stabilisé sa production de mâles entiers à 85 % de ses éleveurs).
En Europe, la Belgique développe une autre alternative « l’immunocastration » ainsi que l’Espagne sur des marchés de niche.
L’intérêt économique cité par ces pays s’établirait à 5 à 7 € par porc mâle entier avec la tentation pour les abattoirs de diminuer le prix d’achat : de 2 à 3 €/ porc depuis 2014.
L’Allemagne s’est engagée à arrêter la castration à vif au premier janvier 2019 aussi il faudra être attentif aux évolutions de marché. Les Danois fournisseurs de porcelets ont adoptés la castration sous anesthésie locale afin de fournir le marché allemand en porcelets.
Depuis 2014 l’IFIP a participé à plusieurs programmes de recherches Européens de la DG SANCO sur les attentes consommateur et la détection des carcasses odorantes dans le monde (CAMPIG, BOARCHECK et CASTRUM).
Depuis 2017 l’IFIP a rejoint et co-anime le réseau Européen IPEMA qui vise à échanger sur cette thématique des alternatives à la castration.
 La détection rapide des carcasses odorantes à l’abattoir reste un sujet d’intérêt majeur pour l’IFIP. Ces méthodes pourront d’ailleurs être utilisées en sélection génétique ou toutes autres études faisant le lien entre les conditions d’élevage et de préparation des porcs à l’abattoir et la fréquence de risque de carcasses odorantes.

PDF icon Patrick Chevillon, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 79, fiche n° 42
2018

L’Ifip affine les plafonds d’aliment

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Nathalie Quiniou, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 258, mai, p. 32-33

Un suivi précis des porcs en engraissement avec un système d’alimentation individualisé démontre qu’un plafond de 2,7 kg rationne les mâles, mais pas les femelles.

PDF icon Nathalie Quiniou, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 258, mai, p. 32-33
2018

Recherche de biomarqueurs salivaires de la période de réceptivité à l'effet mâle chez la cochette

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Poster présenté par Ghylène Goudet et al., aux 50es Journées de la Recherche Porcine, le 6 et 7 février 2018, Paris

Pour permettre la conduite en bandes, la majorité des éleveurs administre un agoniste de synthèse de la progestérone pour synchroniser les cycles des cochettes et les intégrer dans les bandes.

Notre objectif à long terme est de développer des alternatives à ce traitement hormonal.

Avant la puberté, les cochettes atteignent un stade de pré puberté au cours duquel une exposition au verrat (effet mâle) favoriserait le déclenchement et la synchronisation de la première ovulation.

L'identification de biomarqueurs de la phase de pré-puberté dans la salive des cochettes permettrait de définir le moment optimal d'exposition au verrat.

Une analyse antérieure (Goudet et al., JRP¨2017)  a permis d'identifier 2 biomarqueurs potentiels dans la salive, le 17beta-estradiol (E2) et la déhydroépiandrosténone (DHEA).

Notre but est de vérifier si l'exposition au verrat induit la puberté des cochettes et si E2 et DHEA sont des biomarqueurs pertinents de la période de réceptivité à l'effet mâle.

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2018

Production de viande persillée à partir de porcs Duroc sélectionnés

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Poster présenté par Didier Gaudré et al., aux 50es Journées de la Recherche Porcine, 2018, 6 et 7 février 2018, Paris

La fréquence des viandes persillées est assez faible en France. Selon une estimation réalisée par l’Ifip en 2015, 96 % des longes produites ne figurent pas dans cette catégorie (note de persillé inférieure à 3 sur une échelle de notation NPPC de 1 à 6). Le fait que l’essentiel des doses d’insémination artificielle commercialisées en France provienne de verrats Piétrain explique en partie ce constat. La faisabilité de la mise en œuvre d’une sélection de verrats Duroc à partir de mesures réalisées à l’aide d’une sonde à ultrasons estimant le persillé sur des animaux vivants au poids de 100 kg est étudiée.

PDF icon Poster de Didier Gaudré et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris
2018

Recherche de biomarqueurs salivaires de la période de réceptivité à l’effet mâle chez la cochette

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 323-324, par Ghylène Goudet (INRA) et al. poster
Poster.

L’élevage porcin conventionnel se caractérise par une conduite en bandes qui présente de nombreux avantages techniques (surveillance des mises-bas, ajustement de la taille des portées…) et sanitaires (nettoyage-désinfection des locaux entre bandes). Une majorité d’éleveurs administre des agonistes de synthèse de la progestérone pour synchroniser les cycles des cochettes de renouvellement et les intégrer dans les bandes de truies (Boulot et al., 2005). Les effets négatifs des résidus hormonaux sur la santé humaine et l’environnement conduisent à mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage. Notre objectif à long terme est de développer des alternatives aux traitements hormonaux pour la synchronisation des oestrus des cochettes lors de la mise à la reproduction.
Avant la puberté, les cochettes atteignent un stade physiologique de pré-puberté au cours duquel une stimulation externe peut déclencher la première ovulation (Prunier, 1989). L’exposition au verrat (appelée effet mâle) pourrait favoriser le déclenchement et la synchronisation de la puberté si elle est appliquée pendant cette période de pré-puberté. Cette pratique est très peu utilisée en élevage, car le moment optimal et les modalités d’exposition au verrat ne sont pas clairement définis. Notre objectif est de rechercher des biomarqueurs de la phase de pré-puberté à l’aide de techniques non-invasives.
Pendant la phase de pré-puberté, les concentrations d’oestrone urinaire augmentent (Camous et al., 1985). En conditions d’élevage avec logement en groupe, des prélèvements réguliers d’urine sont difficilement ~envisageables. Les prélèvements sanguins destinés aux dosages hormonaux classiques sont trop invasifs. En revanche, le suivi de biomarqueurs dans la salive est non invasif et relativement facile à mettre en place. Lors d’une étude antérieure, des prélèvements de salive analysés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en tandem (GC/MS/MS) ont permis d’identifier deux biomarqueurs potentiels, le 17beta-estradiol (E2) et la déhydroépiandrostérone (DHEA), dont les concentrations présentaient des variations significatives lors de l’entrée dans la phase de pré-puberté (Goudet et al., 2017). Le but de notre étude est de vérifier si l’introduction d’un mâle induit la puberté des cochettes et si E2 et DHEA sont des biomarqueurs de la période de réceptivité à l’effet mâle.

Search for salivary biomarkers of the period of gilt receptivity to the boar effect

Our objective is to develop alternatives to hormonal treatments for estrus synchronization in gilts. Before puberty, gilts exhibit a “waiting period”, related to ovarian development and gonadotrophin secretions, during which external stimulation, such as boar exposure, could induce and synchronize the first ovulation. Practical non-invasive tools for identification of this period are lacking. We searched for salivary biomarkers of this period. In a previous study, gas chromatography coupled to tandem mass spectrometry (GC/MS/MS) analysis of saliva allowed the identification of two potential biomarkers: 17beta-estradiol (E2) and dehydroepiandrosterone (DHEA), whose concentrations varied at the beginning of the “waiting period”. The aim of this study was to check the efficacy of the boar effect and to determine if E2 and DHEA could be biomarkers of the period of gilts receptivity to the boar effect. Salivary samples were collected from 30 Large-White gilts twice a week from 140 to 180 days of age. Starting at 160 days, 15 gilts were exposed to a boar twice a day and subjected to estrus detection using the standing response to a backpressure test, while the other 15 gilts were subjected only to the standing response test. The percentage of gilts detected in estrus between 161 and 166 days was 71% when exposed to a boar vs 23% without boar. GC/MS/MS analysis of saliva showed no significant difference in E2 and DHEA concentrations between gilts that responded to the boar effect vs gilts that did not. These results confirm that boar introduction stimulates puberty attainment. The relevance of E2 and DHEA as biomarkers could not be demonstrated. Further studies are in progress to search for other biomarkers.

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2018

Consumer acceptance of minced meat patties from boars in four European countries

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Aluwé et al., Meat Science, 2018, vol. 137, mars, p. 235-243

A consumer study was performed in four EU countries to further clarify the acceptability of meat with boar taint. In Denmark, France, Italy and Poland, a total of 476 female consumers evaluated 8 meat patties from boars with varying levels of skatole (0.10–0.40 μg/g fat tissue) and androstenone (0.47–2.00  μg/g fat tissue), in a pair-wise comparison with patties from castrates. Boar meat patties were always less preferred than the castrate meat patties, regardless of the level of androstenone and skatole. Acceptability of the boar meat patties decreased with increasing skatole level. In samples with low skatole levels, higher levels of androstenone also reduced acceptability among androstenone sensitive consumers. No clear threshold levels for androstenone and skatole could be identified. Maps presenting the reduction in preference due to increasing levels of skatole and androstenone, and corrected for the general acceptance of the meat product were developed, taking into account androstenone sensitivity. Further work is needed, covering the whole range of androstenone and skatole levels found in entire male pigs and for a wider set of meat products.

2018

Performances, caractéristiques de carcasse et fréquence des viandes persillées chez des porcs issus de verrats Duroc sélectionnés pour leur gras intramusculaire

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, par Didier Gaudré et al., poster

Poster.

L’élevage de porcs en France est orienté majoritairement vers la production de viande maigre. Les éleveurs utilisent principalement les verrats Piétrain ou issus de Piétrain; 96% des doses d’insémination artificielle vendues en France en 2016 (Hassenfratz, 2017). La fréquence des viandes persillées présentant du gras intramusculaire (GIM) visible au niveau des longes et des jambons est par conséquent assez faible en France. Ainsi 30% des longes ne présentent pas de gras persillé visible (note 1) et 66% sont classées en note 2 sur une échelle de notation (méthode NPPC, 2000) en comprenant 6 (Chevillon et al., 2015).
Cette caractéristique des viandes persillées, plus fréquente en génétique Duroc, est associée à une qualité gustative supérieure au niveau des produits frais, ainsi qu’à l’obtention de pièces de découpes plus grasses particulièrement adaptées aux productions haut de gamme de la salaison sèche (Faucitano et Wegner, 2006 ; Chevillon et al., 2009). La présence de gras persillé pour la production de jambon sec est un facteur de différenciation commerciale et permet de s’orienter vers des produits de qualité gustative élevée associée également aux durées de séchage longues. La sélection de verrats destinés à la production de viandes persillées est engagée au Canada à partir de mesures aux ultrasons réalisées sur des animaux Duroc (Maignel et al., 2013).
La société Nucléus a utilisé la sonde à ultrasons Biotronic pour caractériser les verrats Duroc de ses élevages au poids de 100 kg. L’étude propose de comparer les animaux issus de verrats Duroc sélectionnés (haut GIM, HGIM) ou non (bas GIM, BGIM) pour ce critère, dans le cadre d’une production de porcs lourds (poids de carcasse supérieur à 100 kg) destinés à la salaison sèche haut de gamme.

Performance, carcass characteristics and marbling scores of pigs born from Duroc boars selected for intramuscular fat content

Selected Duroc boars with low (BGIM) or high (HGIM) intramuscular fat content using an ultrasound probe when they reached 100 kg body weight, were crossed with Landrace x Large White sows. Performance, carcass characteristics and marbling score of pigs issued from these two types of Duroc boars were compared. This trial was conducted with pigs monitored from 25-130 kg body weight. After slaughter, carcass weight and estimated lean content, ham weight and fat thickness, pH24 of semi-membranous muscle, meat color and marbling score were recorded. HGIM pigs were heavier (P < 0.01) than BGIM pigs at the beginning of the trial. During the experimental period, these pigs had higher feed intake (P < 0.05) and higher average daily gain (P < 0.05) than BGIM pigs. Feed to gain ratio and estimated lean meat content of the carcasses were not statistically different between the two types of pigs. HGIM pigs had higher average marbling scores, and the frequency of scores greater than 3 was 25% and 11% for HGIM and BGIM hams, respectively. Hams from HGIM pigs also were darker and had higher pH24. Thus, selection of 100 kg Duroc boars for intramuscular fat content of loins to produce hams with more intramuscular fat seems feasible. These results need to be confirmed over time, and selection objectives need to be determined to set optimum intramuscular fat contents of loins and hams to satisfy consumer demand for fresh meat and requirements of high-quality dry cured hams.

PDF icon Didier Gaudré et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, poster
2018

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