La base documentaire de l'IFIP

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Identification de nouveaux facteurs d’élevage de variation de la qualité technologique de la viande

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Antoine Vautier, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 56

Un certain nombre de facteurs de risque d’apparition du défaut « jambon déstructuré » ont été mis en évidence par l’IFIP et l’INRA ces dernières années, tels que les conditions de préparation à l’abattage (durée de mise à jeun, durée de transport) ou le génotype halothane.
Néanmoins, l’hypothèse est faite qu’il existe des facteurs d’élevage non encore identifiés qui interviennent sur la qualité technologique du jambon.
Un projet a donc été construit afin de rechercher certains de ces facteurs d’élevage par le biais de l’exploitation statistique des bases de données collectées en routine par les abattoirs. A défaut de l’étude de la fréquence de déstructuration en abattoir (donnée non renseignée), les données de pH ultime ont été exploitées, cette mesure pouvant être utilisée comme prédicteur du défaut : plus le pH est bas plus le risque d’obtenir le défaut est important.
Une base de données conséquente (2,2 millions de mesure de pH ultime) en provenance de 2 abattoirs a ainsi été analysée. Le pH ultime moyen sur ces deux abattoirs est équivalent (5,71 et 5,70) et leur distribution est identique. Les facteurs d’influence du pH connus (durées de mise à jeun et de transport) n’expliquent dans cette base de données qu’une très faible part de la variabilité des pH, probablement du fait du niveau moyen de mise à jeun dépassant très nettement les recommandations (27h en moyenne). L’origine de l’élevage explique quant à lui environ 8 fois plus de variabilité du pH ultime que la préparation à l’abattage, ce qui confirme l’intérêt de l’exploration des facteurs d’élevage.
Malgré tout, entre 87 et 90% de la variabilité du pH n’est pas expliquée, ni par l’effet élevage, ni par les conditions de préparation à l’abattage.
Dans cette base de données, une soixantaine d’élevages ont été caractérisés comme ayant en moyenne des résultats pH soit supérieur soit inférieur à la moyenne. L’écart de pH moyen entre ces deux populations est de 0,14. L’analyse de données de préparation à l’abattage de ces élevages confirme les effets identifiés expérimentalement: les élevages du lot « supérieur » présentent une durée de mise à jeun des porcs plus longue et une durée de transport plus longue.
Suite à l’identification de 66 élevages d’intérêt appartenant aux groupes « supérieurs » ou « inférieurs », la stratégie adoptée consiste en la réalisation d’enquêtes terrain afin de récolter des informations sur les pratiques d’élevage, les équipements installés et le bien-être des animaux. Une analyse synthétique de ces données devrait aboutir à la construction d’un profil type d’élevage pour les deux groupes « supérieur » et « inférieur », la comparaison de ces profils permettra d’identifier des pratiques suffisamment contrastées dans ces bases de données pour envisager de les tester en station expérimentale.

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2019

Etude de la composante génétique du défaut « jambon déstructuré »

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Sandrine Schwob, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 57

Le défaut « jambon déstructuré » constitue un handicap majeur dans la technologie de fabrication du jambon cuit. Actuellement, il n’est détectable qu’après désossage du jambon, ce qui complique son élimination. Cette étude a pour objectif de mieux comprendre l’origine génétique du défaut afin de réduire la fréquence d’apparition par la voie génétique.

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2019

Élaboration d’un guide de Bonnes Pratiques Européen du transport des porcins

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Patrick Chevillon, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 58

Le Règlement CE 1/2005 relatif à la protection des animaux pendant le transport a redéfini la responsabilité des transporteurs face au bien-être animal. Ce règlement est entré en vigueur le 1er Janvier 2007.
La mise en place de guides de bonnes pratiques en cours de transport par les professionnels était vivement conseillée dans le Règlement CE 1/2005. A ce stade la France n’en dispose pas. Il n’en existe pas de reconnu à l’échelle européenne.
En Juin 2014, la DG SANCO poussée par le parlement européen a lancé un appel d’offre de 1 000 K€ visant à développer des guides de bonnes pratiques concertés pour la majorité des espèces transportées (bovins, moutons, porcins, volailles, équins).
L’IFIP est associé dans un consortium à 14 partenaires européens pour élaborer le guide porc (Leader : WUR Pays Bas, FLI Allemagne, IRTA Espagne, CRPA et IZS en Italie, IDELE IFIP ITAVI pour la France, NAGREF Grèce, SGGW Pologne, STRUC en UK, USAMVBT en Roumanie, FVE Belgique (Fédération des Vétérinaires Européens), IRU (International Road Transport Union) en UK, EUROGROUP for animal pour les associations de protection animales en Europe). Ce Guide reprend les principaux points de la réglementation ainsi que les meilleures pratiques à destination des transporteurs, abatteurs et donneurs d’ordre.
L’UECBV, Le COPA COGECA et l’association EYES On ANIMALS sont partis prenante du programme (Comité de suivi et représentation professionnel)

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2019

Méthode de segmentation entre préparations de viande et produits à base de viande (chairs à saucisses)

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Martine Carlier, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 60

La distinction entre préparations de viande et produits à base de viande repose sur les définitions du règlement (CE) n°853/2004. Une enquête européenne a montré des appréciations différentes pour la classification en préparations de viande ou produits à base de viande selon les Etats Membres et/ ou selon le type d’interlocuteur administration vs producteurs (outcome questionnaire impact assessment ordinary procedure hygiene package). Ainsi, il n’y a pas d’entente au niveau européen pour le classement de certains produits, ni sur la méthode à appliquer pour réaliser la distinction. La catégorisation est importante car les contraintes réglementaires sont différentes en terme d’hygiène, d’étiquetage ou d’utilisation des additifs, pour l’une ou l’autre catégorie.
L’objectif de l’étude était de caractériser l’effet du taux de sel – associé au lactate de potassium – sur la structure, l’ultrastructure et à l’échelle macromoléculaire du muscle de porc haché par histologie et d’autres techniques pas encore testées sur ce sujet.
Pour répondre à cet objectif, un partenariat IFIP/INRA et IFIP/Université de Rennes I a été mis en place. Des mêlées de viande de porc (chair à saucisse) à teneurs en sel variables (de 0 à 3 % avec un pas de 0.5%) ont été préparées par l’IFIP. Ces mêlées ont été analysées à la fois en histologie et en micro-spectroscopie infrarouge dans l’équipe Imagerie et Transferts de l’unité de recherche INRA QuaPA. En complément, à titre exploratoire, elles ont été observées en microscopie bi-photonique à l’Université de Rennes et en spectrométrie proche Infra-rouge par l’IFIP.

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2019

Tri des pièces de découpe en ligne par scanner à induction magnétique

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Gérard Daumas, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 61

Le tri des pièces de découpe est encore essentiellement manuel. Les classes de qualité sont basées sur une appréciation de l’état d’engraissement sur la coupe.
Celle-ci ne reflète qu’imparfaitement la composition des pièces. Le secteur de la découpe est intéressé par des appareils pouvant prédire cette composition en ligne.
Un tel appareil a été développé par une entreprise espagnole (LENZ), d’abord pour trier les jambons. Le « HAM-INSPECTOR » repose sur un champ magnétique de faible intensité, qui génère un courant électrique, exploitant les propriétés diélectriques propres à chaque tissu. Il permet ainsi de prédire les poids de muscle et de gras, ainsi que les pourcentages de muscle et de gras.
Cet appareil déjà testé en Italie et en Espagne, où il est en place dans quelques entreprises, a été testé en avril 2018 par l’IFIP dans le cadre du projet CASDAR « HYPER-SCAN » (2017-2020) visant à développer des technologies innovantes de tri des pièces de découpe. Une petite centaine de jambons et de poitrines a été mesurée avant d’être passées au scanner de l’IFIP, ce dernier servant de référence.

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2019

Le scanner comme outil de référence pour le classement et la composition des carcasses

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Gérard Daumas, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 62

Le classement des carcasses participe à la rentabilité et à l’orientation de la production. Encadré par la règlementation européenne, il est basé sur la prédiction d’une teneur en viande maigre. La définition de cette teneur a changé en 2018. La teneur en muscle de la carcasse (TMC), nouvelle référence, est mesurable par dissection manuelle ou par tomographie à rayons X, si celle-ci donne des résultats comparables à la dissection. L’objectif de l’Ifip a été de développer une méthode par tomographie comparable à la dissection totale et applicable dans toute l’UE.

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2019

La controverse autour de l’élevage : prospective et colloque final du projet ACCEPT

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Christine Roguet (IFIP) et Elsa Delanoue, (IFIP-IDELE-ITAVI), bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 64

Depuis 2012, les instituts techniques des filières animales conduisent des travaux de recherche, en partenariat avec des équipes de sociologues, pour mieux comprendre la nature, les acteurs et les conséquences des débats de société sur l’élevage. Financé par le CASDAR de 2014 à 2018 et composé de 12 études, le projet ACCEPT a analysé la controverse sur l’élevage (voir site dédié http://accept.ifip.asso.fr/). Il s’est achevé le 30 juin 2018. Cette fiche présente les réalisations de 2018 - analyse prospective et colloque de restitution finale - et les suites possibles.

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2019

Concevoir des modèles d’élevage durables de demain : une expérience de co-construction

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Sandrine Espagnol, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 65

Les élevages sont remis en cause sur plusieurs aspects ayant trait au bien-être des animaux, aux impacts environnementaux engendrés, voire aux modèles de production eux-mêmes, jugés trop « industriels ».
Dans ce contexte, l’interprofession porcine d’Occitanie (Midiporc) pilote depuis 2016 un projet de 5 années, ambitionnant de concevoir un modèle d’élevage porcin d’avenir adapté au contexte régional.
La filière se pose ainsi en force de proposition en construisant de manière concertée de nouveaux modèles de production durables répondant aux différents aspects les plus vivement contestés.
Ainsi, l’objectif est d’imaginer un modèle d’élevage à 10-15 ans permettant d’accroître durablement la résilience des exploitations, en y promouvant l’innovation. Tous ces éléments sont difficiles à considérer simultanément, d’où l’importance de pouvoir tester différentes options dans le cadre du projet.

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2019

L’amélioration du bien-être des animaux, enjeu de plusieurs projets de Recherche-Développement

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Valérie Courboulay, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 66

Au centre de la demande sociétale, la meilleure prise en compte du bien-être des animaux en élevage a suscité plusieurs initiatives au niveau français et international. Il s’agit soit, de construire des référentiels permettant de qualifier ces questions en élevage en développant en parallèle des systèmes innovants en phase avec ces référentiels (cf Laboratoire d’Innovation Territorial Ouesterel), soit de mettre en avant les bonnes pratiques mises en oeuvre par des éleveurs (projet EU-pig, Union Européenne), soit encore de proposer des outils opérationnels pour évaluer le bien-être en situation (BEEP pour Bien-Etre en Elevage de Porc) ou progresser vers l’arrêt de la caudectomie (méthode d’audit SchwIP).

Le L.I.T. Ouesterel
Le Laboratoire d’Innovation Territorial Ouest Territoire d’Elevage (LIT Ouesterel) est consacré aux conditions d’élevage et de vie des éleveurs, au bien-être et à la santé des animaux de ferme (porcs, poulets de chair et pondeuses, vaches laitières). Il réunit l’ensemble des structures concernées par l’élevage (entreprises de la filière, associations militantes, collectivités territoriales, commerce, …). L’objectif est de co-construire des filières et des marchés différenciés en s’appuyant sur la diversité des élevages du grand ouest et en favorisant le développement d’innovations pour le bien-être animal. Cette co-construction permettra de faire évoluer l’élevage pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’IFIP est l’un des nombreux partenaires de ce projet et contribue par son expertise à animer les échanges et proposer des voies de progrès acceptables sur la question du bien-être animal.
 
EUpig
Mettre en avant les bonnes pratiques d’élevage pour les promouvoir est l’objectif du projet européen EUpig. Il s’agit de faire du transfert de connaissances de pays à pays et d’éleveur à éleveur, en s’appuyant sur des exemples fonctionnels et efficaces de bonnes pratiques déjà mis en oeuvre dans des élevages ou par des organisations professionnelles des Etats-membres participant au projet (13 pays, dont l’ensemble des pays gros producteurs de porcs). Pour la France, l’IFIP intervient en appui à Inaporc dans cette collecte des bonnes pratiques qui porte sur 4 thèmes : le management de la santé, le bien-être, l’élevage de précision, la qualité de la viande. Il fait également partie des groupes qualité des viandes et bien-être chargés au sein du projet d’expertiser l’ensemble des bonnes pratiques proposées. Ce projet est l’occasion pour les filières françaises et européennes de faire valoir et partager des innovations
 
BEEP : le bien-être des porcs évalué par les éleveurs
BEEP est un outil destiné aux éleveurs, leur permettant d’auto-évaluer le bien-être de leurs animaux (voir fiche spécifique).
 
SchwIP
Schwip est un outil d’audit permettant d’évaluer les facteurs de risque de morsure des queues en élevage. A partir d’un outil développé et utilisé en Allemagne, l’IFIP a travaillé, en collaboration avec sa conceptrice, à développer une version française. Elle va être testée et évaluée en élevage par des techniciens et des vétérinaires ; la version finalisée sera diffusée auprès des opérateurs français pour faciliter un arrêt progressif de la caudectomie en élevage.
PDF icon Valérie Courboulay, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 66
2019

Système d'information de management de l'énergie pour l'industrie de la charcuterie

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Arnaud Bozec, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 68

Le coût de l’énergie ne cesse de croître ce qui impact le prix de revient des produits de la filière porcine.
De précédentes études menées par l’IFIP avaient démontré l’intérêt pour les industriels de suivre leurs consommations d’énergie en temps réel pour détecter des anomalies et mettre en place un Management de l’Energie.
C’est avec cet objectif que l’IFIP s’est associé avec la société Energiency. Cette startup rennaise qui dispose d’une technologie
permettant :
● la télérelève de flux de données énergétiques
et de production
● un traitement des données avec des
algorithmes
● une restitution au client (Monitoring –
Alertes – Rapports)
● un accès web sécurisé

La collaboration entre l’IFIP et Energiency a permis la réalisation d’un projet collaboratif (Moove) sur 3 sites industriels.

Les phases du projet sont les suivantes :

Phase 1 : Cahier des charges du SIME (Système d’Information et de Management de l’Energie)
● Conception et mise en oeuvre de l’architecture de mesures
● Transfert et télérelève des données en continu, des consommations d’énergie significatives à l’aide de capteurs

Phase 2 : Configuration du SIME
● Mise à disposition des données et d’indicateurs
adaptés à chaque utilisateur

Phase 3 : Management de l’énergie àl’aide du SIME par l’IFIP (24 mois)
- Suivi à distance des données de consommation
- Animation du management de l’énergie avec les industriels durant 24 mois
- Mise en oeuvre d’un plan d’action d’économie d’énergie

PDF icon Arnaud Bozec, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 68
2019

La Gestion Environnementale des Elevages Porcins proactive pour réduire ses impacts : GEEP

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 69

Geep (Gestion Environnementale des Elevages Porcins) est un outil Ifip accessible gratuitement sur le web (https://geep.ifip.asso.fr). Il est connecté à la base de données nationale de la Gestion Technico Economique (GTE) et est destiné à tout éleveur porcin souhaitant suivre, à côté de ses indicateurs technico-économiques,les indicateurs environnementaux de son élevage : consommations d’eau et d’énergie, émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre, rejets d’azote et de phosphore, production de déchets.
L’outil permet aux éleveurs se comparer entre eux et d’accéder à une liste de bonnes pratiques pour progresser.
PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, édition IFIP, avril 2019, p. 69
2019

Evaluation environnementale de systèmes porcins biologiques et de divers types de méthanisation

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70

L’évaluation environnementale des systèmes porcins permet de réaliser un bilan global et d’identifier des priorités d’action pour réduire les impacts environnementaux des élevages et asseoir leur durabilité. La base de données Agribalyse établit les impacts environnementaux, évalués par Analyse de Cycle de Vie (ACV), pour les produits agricoles au portail de la ferme. Ces valeurs d’impacts sont utilisables par les filières dans une logique d’affichage environnemental ou d’écoconception.

Cette dynamique est prolongée par :

1. Le calcul de références pour des systèmes émergents. Il s’agit de vérifier que soient pris en compte (1) dans les références, la diversité de ces systèmes (supérieure à celle des conventionnels) et (2) dans la méthode d’évaluation des impacts, leurs qualités spécifiques (préservation de la qualité des sols et de la biodiversité). Le projet ACV Bio porté par l’INRA et auquel est associé l’IFIP, a pour objectif d’aborder cette question pour la production biologique porcine.

2. L’évaluation de l’efficacité de bonnes pratiques environnementales à l’échelle du cycle de vie des produits animaux. Un travail a été réalisé dans le cadre du projet METERRI porté par l’IFIP, ciblé sur la méthanisation agricole. 6 modèles de méthanisation ont été retenus et décrits : petite méthanisation du lisier (50 kW de puissance installée), méthanisation d’un mix de lisier/ maïs ensilage / déchets d’agro-industries / collectivités (200 kW) et 4 autres scénarios à base de lisier et de déchets (200 kW) traitant les digestats dans un objectif de résorption de N et P : transport longue distance, compostage, séchage, traitement biologique. Leurs impacts environnementaux ont été évalués par ACV pour 3 fonctions : la production d’énergie renouvelable, la production de porc dans des élevages impliqués dans la méthanisation, la résorption d’azote lorsque les digestats sont traités.

3. L’évaluation de stratégies innovantes destinées à réduire les impacts environnementaux des produits animaux. Cette approche est conduite par ACV par l’Ifip dans le projet européen FeedAGene porté par l’INRA ; différentes stratégies sont étudiées, depuis l’usage de matières premières protéiques européennes (tourteau de soja, fraction fine de tourteau de colza, concentré protéique de biomasse) en substitution au tourteau de soja brésilien (associé à la déforestation), jusqu’à la mise en œuvre de stratégies d’alimentation de précision en engraissement (apports spécifiques à chaque individu).

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70
2019

Un simulateur pour raisonner la rentabilité d'un projet de méthanisation agricole : Méthasim

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 71

La méthanisation agricole poursuit son développement, mais requiert plus que jamais la mise à disposition de références techniques et économiques, en raison, notamment de la diversité croissante des projets sur le terrain, dans un contexte d’évolution de la réglementation. MéthaSim est un outil web de l’IFIP pour simuler le fonctionnement (types de substrats, caractéristiques techniques, dimensionnement, ...) et statuer sur l’intérêt économique d’un projet de méthanisation à la ferme (https://methasim.ifip.asso.fr).

La dernière version (2018) a été actualisée : outre la mise à jour des montants d’investissement et des coûts de fonctionnement (approche plus analytique, par poste de dépense ; meilleure prise en compte de l’effet d’échelle), le calculateur permet désormais de simuler l’intérêt économique de l’injection de biométhane et de comparer son intérêt à celui de la production d’électricité par co-génération. Il permet également d’approcher le coût du traitement des digestats. La base de données des potentiels méthanogènes qui accompagne cet outil a également été mise à jour en 2018 et enrichie par, notamment, une centaine de déchets organiques supplémentaires.

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 71
2019

Gisements d'effluents d'élevage, de biomasse végétale et de déchets des industries agro-alimentaires pour la méthanisation agricole

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 72

La connaissance fine des ressources en biomasse est une nécessité pour faciliter le développement de la filière méthanisation agricole.
A ce titre, deux projets ont été finalisés en 2018 :
- l’un sur la biomasse agricole (ELBA),
- l’autre sur les déchets des industries agro- alimentaires (ValorMap).
Tous deux avaient pour objectif principal de réaliser une base de données spatialisée de ces gisements et des potentiels méthanogènes correspondants.
Les résultats ont été essentiellement valorisés en 2018 dans différents supports (Tech Porc, Cahiers de l’IFIP, Journées recherche Porcine…).

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 72
2019

Traitement de l'air en porcherie : mise au point d'un modèle de prédiction des flux azotés

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Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 73

L’élevage porcin est responsable de 7% des émissions d’ammoniac en France (Citepa, 2015). La réduction des émissions d’ammoniac imposées par la réglementation (directive IED, directive NEC, PREPA) oblige les éleveurs à faire de nouveaux choix techniques de gestion de leurs effluents mais aussi d’extraction de l’air des bâtiments. Le lavage d’air est une technique efficace pour la réduction des émissions d’ammoniac, des odeurs et des particules. Le mode d’action de ce procédé est à la fois physico-chimique (sédimentation des particules et solubilisation de l’ammoniac) et biologique (flore bactérienne au sein du maillage contribuant à la dégradation de l’ammoniac et des composés odorants). En France, cette technique a été principalement développée pour répondre au problème des odeurs émises par les élevages porcins. Sur le terrain néanmoins, cette technique présente des taux d’efficacité variables pour l’ammoniac, selon les paramètres de conception initiaux des unités de lavage, mais aussi leur gestion : vitesse d’air au sein du maillage, surface de maillage, température, débit d’eau, taux de renouvellement de cette eau…. L’objectif du projet TARA est de réaliser un bilan complet des flux azotés des différents systèmes de traitement de l’air existant en France et de proposer aux éleveurs et aux techniciens un modèle permettant de prédire ces flux selon leurs caractéristiques. Une première étape du projet étudie l’impact de différents paramètres sur l’efficacité d’abattement des gaz azotés, en conditions maîtrisées ou en conditions d’élevage ; une seconde phase exploite ces données pour établir un modèle de prédiction de l’efficacité du lavage.

PDF icon Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 73
2019

Particules en élevage de porc et de volaille : méthodes de mesure et acquisition de facteurs d'émission

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Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 74

En France, l’agriculture représente 53% des émissions de particules, contre 29% pour l’industrie, 11% pour le résidentiel tertiaire et 5% pour le transport routier (CITEPA, 2014). Avec la mise en place du plan « particules », la France prévoit de répondre à l’objectif européen de réduire de 20% les émissions de particules d’ici 2020. Selon le CITEPA, le poste «cultures » serait responsable de près de 80 % des émissions de particules d’origine agricole, le restant étant lié à l’élevage. La contribution de l’élevage aux particules fines (de taille < à 10μm – PM10) serait de moins de 10% de l’émission nationale. Le guide EMEP de l’Agence Européenne de l’Environnement considère que les bâtiments d’élevage représenteraient 80% de ces émissions de PM10. Plusieurs éléments méthodologiques expliquent ces incohérences. La caractérisation des émissions de particules en élevage a fait l’objet de peu d’études, déployant chacune des méthodes de mesure et de calcul différentes. Ce constat a renforcé l’idée de la nécessité d’acquérir une méthodologie spécifique à l’élevage et intégrant les caractéristiques techniques des itinéraires. Connaître les facteurs d’émissions de particules des élevages selon leurs choix techniques est une étape essentielle à la prise de décision par les éleveurs qui pourraient, à court ou moyen terme, devoir réduire les émissions de particules de leurs ateliers. L’objectif du projet PAPOVIT est d’établir une méthodologie dédiée aux élevages de porcs et de volailles et de l’appliquer en conditions réelles pour obtenir des facteurs d’émissions de particules représentatifs des conditions françaises de production. Le projet PAPOVIT comporte 2 actions : (1) mettre au point une méthode spécifique de mesure des particules en conditions d’élevage ; (2) appliquer la méthode retenue en conditions d’élevage, pour acquérir des facteurs d’émission par itinéraire technique.

PDF icon Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 74
2019

Raclage en V : quelles émissions gazeuses lors du stockage et de l'épandage des issues ?

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 75

En France, le secteur agricole est responsable de 97% des émissions d’ammoniac, dont 73% incombent à l’élevage (CITEPA). Ces émissions doivent donc être maîtrisées et réduites. Pour y parvenir, des techniques se développent en élevage, dont certaines sont reconnues comme « Meilleures Techniques Disponibles » (MTD) au niveau européen (cf. directive IED). Ces MTD concernent le plus souvent un poste spécifique de l’élevage (bâtiment, stockage ou épandage), et leur efficacité est généralement évaluée à cette échelle. Or, des interactions peuvent avoir lieu avec les émissions des postes situés plus en aval. C’est pourquoi l’Ifip s’engage dans une évaluation de ces émissions gazeuses à l’échelle d’itinéraires complets des effluents incluant le bâtiment, le stockage et l’épandage ; avec, parmi eux, des itinéraires mobilisant le raclage en V. Cette technique qui sépare les fèces des urines au moyen d’un racleur situé sous le caillebotis, est connue pour permettre une réduction d’environ 40% des pertes azotées par le bâtiment (RMT élevage & environnement, 2016). Les émissions gazeuses globales, par le bâtiment et les étapes suivantes (stockage et épandage) ont été suivies dans le cadre de deux projets impliquant l’ifip : (1) le projet EFAC (porté par la Chambre d’agriculture de Bretagne) pour le suivi des émissions gazeuses d’un itinéraire incluant le raclage en V en bâtiment, le stockage des urines et le compostage des fèces et en option, la méthanisation du mélange des urines et des fèces en sortie de bâtiment ; (2) le projet EVAPRO (porté par Arvalis) pour le suivi des émissions gazeuses après l’épandage d’effluents issus des itinéraires du projet EFAC précédent.

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 75
2019

Evaluation des performances d'un procédé de séparation de phases du lisier constitué d'un tamis vibrant et dun séparateur à disques

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 76

Pour une bonne valorisation agronomique des effluents d’élevage, certaines situations d’excédent en éléments fertilisants requièrent un processus de traitement approprié. C’est dans ce contexte que l’entreprise Concept Rolland Développement (CRD) a sollicité l’IFIP-Institut du Porc pour évaluer la performance épuratoire, sur lisier de porc, de son procédé constitué de deux séparateurs de phases en série : un tamis vibrant suivi d’un séparateur à disques. Le dispositif de traitement a été mis en place dans un élevage naisseur-engraisseur. L’essai a porté sur environ 7 m3 de lisier brut.

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 76
2019

Flux de matières premières destinées à l'alimentation animale

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Cécile Cordier, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 78

Ce travail multi-filière vise à identifier, caractériser et quantifier les flux de matières premières (MP), depuis leur récolte jusqu’à leur consommation par les animaux de rente (Figure). Il s’agit de segmenter ces flux au sein du système « alimentation des animaux de rente » ou « feed system » à la fois par matière première – plus de 60 de type « concentré » identifiées ; et par espèce et catégorie animale. Par exemple : les grains de blé tendre et ses coproduits allant en alimentation des poulets de chair. Une matière première donnée peut aller en alimentation animale via 3 voies : incorporation chez les fabricants d’aliments pour le bétail (FAB), autoconsommation à la ferme, ou direct-élevage (MP achetée en l’état par l’élevage). Cet état 0 du ‘feed system’ français, établi sur l’année 2015, se base sur les données statistiques et techniques disponibles. La quantification des flux est issue d’une réconciliation des données avec optimisations sous contrainte. Ces flux peuvent être exprimés en masse, énergie ou protéines. La photographie des flux s’illustre graphiquement avec des diagrammes de Sankey disponibles aujourd’hui par filière (filière blé tendre, colza, pois protéagineux, etc.) L’intérêt d’un tel travail est double. Le 1er est l’approfondissement des connaissances de ces flux, de la manière dont ils interagissent entre eux ou réagissent aux contextes. Le 2ème est l’amélioration des outils disponibles – notamment statistiques – et de disposer d’une vision cohérente et partagée par les différents acteurs. C’est également un dispositif au service des organismes qui portent des travaux sur les filières animales et végétales avec des applications en zootechnie et en économie pour traiter des questions en lien avec les différentes dimensions de la durabilité. En particulier ce travail aidera les filières à apporter des réponses aux questions posées par la société sur l’alimentation des animaux d’élevage et l’autonomie alimentaire de la ferme France.
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2019

Caractéristiques nutritionnelles de matières premières biologiques riches en protéines

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Didier Gaudré et Laurent Alibert, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 79

En production biologique, la dépendance aux matières premières riches en protéines est encore plus importante qu’en production conventionnelle. Le soja est largement importé, que ce soit sous forme de graines triturées en France ou de tourteaux produits à l’étranger. Les acides aminés purs sont interdits du fait de leur mode de production (synthèse chimique, fermentation à partir de micro-organismes). Les tourteaux de substitution, utilisés en production conventionnelle, sont peu présents, à l’exception du tourteau de tournesol. Les protéagineux sont utilisés mais les variétés employées peuvent être différentes des variétés classiques ; de plus, le mode de production (culture en mélange associant une céréale et un protéagineux) peuvent influer sur la composition nutritionnelle des matières premières.
Une partie du programme Secalibio a pour objet de caractériser, pour des monogastriques, les valeurs nutritionnelles d’un panel de matières premières biologiques riches en protéines. Les analyses disponibles de programmes antérieurs sont mises en commun et associées à celles provenant des opérateurs. Des mesures de digestibilité sur porcs sont prévues et l’ensemble des données acquises lors de ce programme sera diffusé, sous la forme de tables de matières premières pour la production d’aliments biologiques.

PDF icon Didier Gaudré et Laurent Alibert, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 79
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