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Évolution des circuits de commercialisation. Situation, perspectives et pistes de réflexion pour la filière porcine

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 245-250, par Vincent Legendre

Ces dernières années, le paysage français des circuits de commercialisation destinés à la consommation à domicile a changé, s’adaptant aux comportements et aux attentes des consommateurs. La grande distribution reste largement majoritaire, mais ses différents formats subissent des évolutions contrastées : désaffection des consommateurs dans les grands hypermarchés, essor des commerces de proximité, montée en gamme du hard discount… Parallèlement, la vente en ligne et les circuits alternatifs progressent et se structurent. Une étude a été conduite en 2017, à partir de bibliographie, d’analyse de données chiffrées, d’entretiens avec des distributeurs et d’observations en magasins, afin d’identifier les principales tendances d’évolution des circuits, leurs dynamiques et les opportunités offertes à la filière porcine pour mieux s’y positionner. La poursuite de la segmentation des gammes de produits carnés (adaptation aux situations de consommation, nutrition et santé…) reste un levier crucial. Le rayon traditionnel offre des opportunités de différenciation intéressantes, en particulier en grande distribution. Face aux attentes sociétales, les démarches de rassurance se multiplient, mettant en avant l’expertise des filières. S’adapter aux besoins des commerces de proximité pose également des enjeux de gammes ciblées et de logistique. L’essor des circuits alternatifs à la grande distribution, de formes et de fonctionnements divers, intensifie les liens entre consommateurs et acteurs de la production. Enfin, le développement de nouvelles formes de commerce (vente en ligne, modèles combinant e-commerce et magasins physiques…) propose de nouveaux défis à la filière.

Evolution of retail channels: situation, perspectives and concerns for the pork sector

In recent years, the retail sector in France has been evolving, adapting to consumers’ behaviors and expectations. Large-scale food retailers (hypermarkets, supermarkets, discounters, etc.) remain largely dominant, but their respective channels have been evolving in contrasting ways: consumers’ loss of interest in big hypermarkets, the rise of small convenience food stores, discounters moving towards upmarket segments, etc. At the same time, online sales of food products and alternative channels (butchers, farm shops, channels led by producers themselves, etc.) are growing and becoming organized. In 2017, based on literature and data analysis, we interviewed retail professionals and reviewed shops to identify main drivers of retail channels and to assess opportunities given to the pork meat and processed products sector. Continuing meat market segmentation (adaptation to new consumption patterns, health and nutrition, etc.) remains a major tool. Deli counters offer differentiation opportunities, especially in large-scale food retailing. Regarding societal expectations, initiatives to reassure consumers are spreading, giving importance to producers’ professionalism. Adapting ranges of products and logistics to meet requirements of small food stores is another challenge for meat sectors. The rise of alternative channels, with a variety of strategies and organization patterns, renews and deepens links between consumers and producers. The development of new commercial patterns combining online and traditional retail outlets also raises new challenges.

PDF icon Vincent Legendre, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 245-250
2018

L’élevage de précision, quels changements dans la relation homme-animal et la représentation de leur métier par les éleveurs ?

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 263-268, par Florence Rogel-Eveillard et al.

Pour mieux comprendre l’impact des nouvelles technologies sur la relation homme-animal et sur la représentation que les éleveurs ont de leur métier, 25 enquêtes ont été conduites en Bretagne. Les éleveurs enquêtés élèvent des truies (huit élevages, gestantes avec alimentation individuelle automatisée – DAC ou selfi feeder), des vaches laitières (dix élevages, avec robot de traite et/ou détecteur de chaleur) ou des poulets de chair (sept élevages, avec boitier de régulation et/ou peson automatique). Dans chaque élevage, un entretien semi-directif a été conduit auprès d’une personne et un test de réactivité des animaux a été réalisé. L’analyse des entretiens a permis d’identifier trois profils d’éleveurs. Ils diffèrent quant à leur relation à leur métier et à leurs animaux, et à leur vision et à l’utilisation de l’élevage de précision. Les éleveurs porcins enquêtés se répartissent dans les trois profils. Comparativement au temps où les truies gestantes étaient logées en stalles individuelles, le système de logement et d’alimentation des truies au DAC a apporté une ambiance plus calme et sereine dans le bâtiment et dans le travail, ainsi qu’une proximité avec les animaux, que les éleveurs apprécient. Tous les éleveurs porcins enquêtés estiment que la relation homme-animal s’est améliorée. La plupart ont mentionné « une truie calme » dans leur définition du bon animal, et un travail plus facile avec les animaux pour qualifier une relation homme-animal de « bonne ». Plusieurs attendaient des nouvelles technologies qu'elles leur fournissent des données précises pour permettre un meilleur suivi technique des animaux, par exemple pour individualiser les rations, et en sont satisfaits aujourd'hui. Certains précisent cependant que cela complète l’observation directe des animaux par l’éleveur mais ne la remplace pas complètement.

How does precision livestock farming impact human-animal relationships and how farmers consider their jobs?

A survey was carried out on 25 farms in France to better understand how new technologies impact human-animal relationships on the farm and farmers’ views of their profession. The farms produced three species with different equipment: a milking robot and heat detector for dairy cows (ten farms), an automatic feeder for sows (eight farms), and a housing management system and automated weighing system for poultry (seven farms). For each farm, a semi-directed interview with a person and a reactivity test with the animals were conducted. Three profiles emerged from statistical analysis of variables related to representation of the profession, animals, and the use of precision livestock tools. Pig farmers were distributed among the three profiles. Compared to individual pen housing, the automatic feeder associated with group housing provides a calmer atmosphere in the house and in the work. Farmers appreciate being closer to their animals. All the pig farmers surveyed consider that human-animal relationships on their farms have improved. Most of them define a “good” sow as being “calm”, and they are aware that good human-animal relationships facilitate their work. For many farmers, setting up precision farming tools on their farms was an expression of their desire to improve their technique and performance (e.g., using sensors to better adapt feed rations to animals’ needs), and they are currently satisfied. Nevertheless, some farmers noted limits to the place of new technologies on a farm, saying that they can supplement farmers’ observations but not replace them.

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2018

Biais par sexe et génotype halothane dans l’estimation par visionique du pourcentage de muscle des pièces de découpe

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 97-98, par Gérard Daumas et Mathieu Monziols, poster

Poster.

L'industrie de la viande s'intéresse à la prédiction des rendements des pièces afin d’orienter la découpe aussi efficacement que possible. Les données de la classification obligatoire des porcs dans l'Union européenne (UE) permettent cette prédiction. L'automatisation de la classification des porcs est en expansion, concernant désormais environ la moitié de l’abattage européen. La technologie de la vision a été choisie par la France en particulier.
Le sexe et le gène halothane, facteurs bien connus pour leurs effets sur la composition de la carcasse, ne sont pas inclus dans les équations actuellement autorisées par l'UE pour la classification des carcasses (Font-i-Furnols et al., 2016). Par conséquent, les équations de prédiction du pourcentage de viande maigre dans la carcasse et dans les pièces pâtissent d’écarts systématiques pour ces sous-populations. L'objectif de cet article est de quantifier ces écarts dans l'estimation par la vision automatique de la composition des pièces de porc. Dans le cas où ils seraient considérés comme importants, la prise en compte du sexe et du gène halothane pourrait alors être discutée.

Sex and halothane genotype biases in machine vision estimates of the muscle percentage of pork cuts

The pork industry often guides carcass cutting by using the carcass classification results. Nevertheless, two important factors of carcass composition sex and halothane status  are not included in the prediction equations of lean meat percentage (LMP), as authorised by the European Union (EU). Systematic deviations are thus expected. This work quantified systematic deviations by sex and halothane genotype subpopulations in machine vision estimates of pork cut composition. A sample of 250 carcasses, stratified by sex (50% castrated males and 50% females), was measured on line by the automatic vision classification method used in France. An ear sample was taken to analyse the halothane genotype (Hal): normal (NN), heterozygote (Nn) or sensitive (nn). Left sides of carcasses were cut according to the EU procedure. The four main cuts were scanned by X-ray tomography to determine their LMPs, which were then estimated via regression using six potential predictors from the automatic vision system and carcass weight. Systematic deviations were calculated for each regression by sex and Hal genotype as the mean difference between fitted and observed values. Absolute deviations by sex were lowest (0.5%) in hams and highest (1.4%) in bellies. Deviations by Hal genotype were lowest (0.3%) in shoulders and highest (0.8%) in bellies. In all models, LMPs of females and Hal Nn were underestimated, while those of castrates and Hal NN were overestimated. The deviations’ sizes by Hal genotype were about half that of those by sex. Deviations by sex could be removed by using a different intercept in the prediction equations.

PDF icon Gérard Daumas et Mathieu Monziols, 50es JRP, 6 et 7 février 2019, Paris, p. 97-98, poster
2018

Conséquences sur la truie et sa portée de la distribution d'aliment de gestation ou de lactation de l’entrée en maternité à la mise bas

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 107-112, par Nathalie Quiniou et al.

Le déroulement de la mise bas (MB) et les caractéristiques des porcelets de la naissance au sevrage sont comparés dans deux essais impliquant 168 truies alimentées sur une base iso-énergie nette (EN) avec de l'aliment de gestation (G) ou de lactation (L) de l'entrée en maternité à la MB. Dans les deux essais, l'aliment G contient 9,0 MJ EN et 5,0 g de lysine digestible (LYSd) par kg, contre 9,7 MJ EN et 8,5 g LYSd /kg pour l'aliment L. Dans l’essai 2, l'aliment G contient plus de fibres insolubles et l'aliment L plus de fibres solubles que dans l'essai 1. Lors du remplacement de l'aliment G par de l'aliment L, la ration est réduite de 200 g/j (nullipares : 3,0 kg L vs 3,2 kg G/j) à 300 g/j (autres rangs : 3,2 kg L vs 3,5 kg G/j) afin d'apporter la même quantité d'EN par jour aux truies des deux lots. Le changement iso-EN d'aliment n’impacte ni la fréquence des déjections avant MB, ni la température de la truie après MB ni la fréquence des diarrhées sur la portée. Dans l'essai 2, l'apport d'aliment G améliore le rythme de naissance en début de MB, mais l’aliment L améliore la fin de la MB, ce qui contribue probablement à une meilleure survie des petits porcelets. La puissance expérimentale de l'étude est insuffisante pour démontrer une amélioration significative du poids de naissance avec l'aliment L (1,45 vs 1,41 kg, P = 0,34), néanmoins le nombre de porcelets de moins de 1 kg tend à être plus faible dans ce lot. Il serait intéressant de poursuivre cette étude par des investigations sur la relation entre fibres solubles et MB, ou en démarrant la distribution d'aliment L plus tôt.

Consequences on sows and piglets when the gestation or lactation diet is used from arrival in the farrowing unit to the day of parturition

Two trials were carried out to compare the farrowing process and piglet characteristics (body weight, survival rate, and diarrhoea) from birth to weaning when sows (168 in total) are fed on an iso-net energy (NE) basis with a gestation (G) or a lactation (L) diet from the arrival in the farrowing unit to the day of farrowing. In both trials, NE and digestible lysine contents were fixed to 9.0 MJ and 5.0 g/kg, respectively, for the G diet and to 9.7 MJ and 8.5 g/kg for the L diet. In trial 2, diet G contained more insoluble fibre and diet L contained more soluble fibre than those of trial 1. When diet G was replaced by diet L, the daily allowance was reduced by 200 g/d (nulliparous sows: 3.0 kg L vs 3.2 kg diet G/d) or 300 g/d (other parities: 3.2 kg L vs 3.5 kg G/d) so that daily supply of NE was similar for both treatments. The iso-NE switch from diet G to L did not significantly impair frequency of faecal excretion before farrowing, sow body temperature after farrowing or frequency of diarrhoea in litters. During trial 2, diet G significantly improved the farrowing process at the beginning of parturition, whereas diet L improved it at the end. A better survival rate was observed for small piglets (i.e., weighing less than 1 kg) with diet L. The statistical power was not high enough to obtain a significant improvement in average birth weight with diet L (1.45 vs 1.41 kg, P = 0.34), but the number of small piglets tended to be smaller with diet L before farrowing. More investigation on the relationship between soluble fibre and the farrowing process or with an earlier supply of diet L would be interesting.

PDF icon Nathalie Quiniou et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 107-112
2018

Incidence de repas fractionnés et de la familiarité au sevrage sur la santé digestive et les performances des porcelets

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 125-130, par Eric Royer et al. 

L’étude teste si une alimentation fractionnée en repas en auges longues, combinée ou non à une restriction alimentaire, ou à une limitation du mélange des portées, peut influencer favorablement le comportement alimentaire et la santé digestive des porcelets, dans un contexte de pathologie digestive à E. coli O141: K85. Lors des essais 1 et 2, l’aliment est en accès libre au nourrisseur (témoin), ou distribué en auge longue sept fois par jour de 08h00 à 19h30 en quantités ajustées quotidiennement à l'appétit (7M) ou restreintes (R-7M). Pour l’essai 3, les traitements sont 1) témoin, 2) onze repas à l’auge de 07h00 à 22h30 en quantité ajustée après chaque repas à l'appétit (11M), et 3) 11M avec une baisse du nombre de portées par case (11M-FAM). Les repas sont apportés 13, 9 et 10 jours pour les essais 1, 2 et 3, puis l’aliment 1er âge est distribué à volonté au nourrisseur. Dans l’essai 1, la consommation moyenne journalière (CMJ) des traitements 7M et R-7M est inférieure à celle du témoin de J1 à J6 après sevrage (respectivement 217, 196 vs 280 g/j ; P < 0,01), mais n’influence pas la fréquence de pathologies digestives. Dans l’essai 2, la CMJ de J1 à J5 tend à être plus élevée pour les cases 7M que R-7M (217 vs 183 g/j ; P = 0,08), celle des témoins étant intermédiaire (204 g/j). Entre J13 et J16, 7% des porcs 7M et R-7M sont touchés par la maladie de l’oedème contre 3% des porcs témoins (P > 0,05). Dans l’essai 3, la CMJ de J1 à J4 est supérieure pour les traitements 11M et 11M-FAM par rapport au témoin (respectivement 182, 168 et 126 g/j ; P = 0,01). L’enregistrement vidéo indique que plus de porcelets 11M et 11M-FAM consomment de l’aliment lors de chaque repas à J1 par rapport aux témoins (75, 80 et 67%, P = 0,01). Une alimentation fractionnée peut améliorer la consommation immédiatement après le sevrage, mais ne permet pas le contrôle de la maladie de l'oedème.

Influence of sequential feed distribution and mixing strategy on weaning performance and gut health of piglets

This study assessed whether sequential distribution of meals in long troughs, combined or not with feed restriction, or limitation of litter mixing, could influence feeding behaviour and digestive health of weaned piglets affected by post-weaning colibacillosis and edema disease (ED) of E. coli O141:K85. In Exp. 1 and 2, a phase 1 diet was offered ad libitum with free access to hoppers (control), or distributed in long troughs seven times a day from 8:00 am to 7:30 pm in quantities adjusted each day to appetite (7M), or restricted (R-7M). In Exp. 3, the treatments were 1) control, 2) eleven meals in troughs from 7:00 am to 10:30 pm with quantities adjusted after each meal to appetite (11M), and 3) 11M with a mixing strategy limiting the number of litters per pen (11M-FAM). The sequential phase duration was 13, 9 and 10 d in Exp. 1, 2 and 3, respectively, after which, using only hoppers, all piglets received the phase 1 diet ad libitum. In Exp. 1, 7M and R-7M pigs had lower average daily feed intake (ADFI) than control pigs from d 1-14 (217, 196 and 280 g/d, respectively; P < 0.01). However, outbreaks of digestive diseases did not differ between treatments (mean = 4% of piglets). In Exp. 2, ADFI from d 1-5 was higher for 7M pigs than for R-7M pigs (217 vs. 183 g/d, respectively; P = 0.05), with control pigs being intermediate (204 g/d). ED outbreaks reached a peak from d 13-16, resulting in an equal number of dead or sick pigs for 7M and R-7M treatments (7%), which was higher than that for the control (3%). In Exp. 3, ADFI from d 1-4 was higher for piglets offered 11M or 11M-FAM treatments than for control piglets (182, 168 and 126 g/d, respectively; P = 0.01). Video monitoring showed that the number of animals feeding per meal period was higher on d 1 for 11M and 11M-FAM piglets than for control piglets (75%, 80% and 67%, respectively; P < 0.01). Distributing meals in long troughs may briefly increase feed intake during the first days after weaning. The study did not confirm that feed restriction could help control ED.

PDF icon Eric Royer et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 125-130
2018

La biosécurité en élevage de porcs : enjeux, observance, freins et perspectives de progrès

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 177-188, par Isabelle Corrégé et Anne Hémonic

La maîtrise de la santé en élevage de porcs est l’un des défis majeurs de la filière porcine. La biosécurité, qu’elle soit externe ou interne, impacte la santé en agissant comme facteur préventif de l’introduction ou de la propagation des maladies en élevage. De plus, des études françaises et étrangères montrent un lien entre le niveau de biosécurité et les usages d’antibiotiques, l’application de mesures strictes de biosécurité étant un des moyens de réduire les usages. D’autres études mettent également en lumière l’intérêt technico-économique de la biosécurité, les élevages avec les meilleures pratiques ayant des performances techniques optimisées et un écart de marge standardisée de l’ordre de 200 € par truie et par an par rapport aux élevages avec des pratiques plutôt défavorables. Cependant, la mise en oeuvre des mesures de biosécurité est très variable selon les élevages et des axes de progrès persistent malgré de nombreuses actions de sensibilisation menées ces dernières années en particulier sous l’égide du plan Ecoantibio. Une des raisons est que ces démarches apparaissent parfois comme des contraintes supplémentaires nécessitant des investissements ou des modifications des pratiques sans nécessairement d’effets favorables sur les performances technico-économiques. D’autres freins sont également identifiés tels qu’une formation insuffisante des éleveurs sur ce sujet, la difficulté à prioriser les mesures, des contraintes économiques, etc. Afin d’améliorer cette situation, certaines mesures peuvent être déployées que ce soit en matière de formation, de communication, d’accompagnement des élevages par des audits ou au travers de démarches qualités.

Biosecurity in pig herds: issues, compliance, obstacles and improvement pathways

Maintaining the health of pig herds is one of the major challenges of the pig industry. Biosecurity, whether external or internal, impacts health by acting as a preventive factor in the introduction or spread of diseases. Moreover, French and international studies show a link between the level of biosecurity and the use of antibiotics: application of strict biosecurity measures is one way to reduce antibiotic use. Other studies show technical and economic impacts of biosecurity: pig farms with high biosecurity levels have optimized technical performances. The difference in standardized margins between these farms and those with lower biosecurity levels is estimated at around 200 € per sow per year. However, the application of biosecurity measures varies considerably between farms. Room for improvement remains large despite numerous awareness-raising measures carried out in recent years, in particular within the French Ecoantibio plans. One reason is that biosecurity sometimes appears as an additional constraint requiring investment or changes in practices without necessarily having a favorable effect on technical and economic performances. Other influences are identified, such as inadequate training of farmers about this subject, difficulty in prioritizing measures, economic pressure, etc. To improve this situation, some measures can be deployed: training, communication, biosecurity audits or quality assurance plans.

PDF icon Isabelle Corrégé et Anne Hémonic, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 177-188
2018

Quantifier, expliquer et réduire l’usage des antibiotiques en élevage porcin en Europe : bilan du projet MINAPIG

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 219-228, par Lucie Collineau (INRA / SAFOSO AG) et al.

Face à la nécessité de réduire l’usage des antibiotiques en élevage porcin tout en préservant la santé et le bien-être des animaux, un consortium impliquant des chercheurs de six pays européens a été constitué pour mener à bien, de 2012 à 2015, le projet de recherche MINAPIG (« Evaluation of strategies for raising pigs with minimal antimicrobial usage »). Une analyse critique des indicateurs utilisés pour décrire l’usage des antibiotiques a montré l’intérêt de combiner plusieurs indicateurs pour une description précise et une compréhension des usages. Deux études successives ont été conduites dans quatre pays européens : l’Allemagne, la Belgique, la France et la Suède. Une première étude épidémiologique transversale a porté sur 227 élevages naisseurs-engraisseurs puis une étude d’intervention testant des mesures alternatives a concerné 70 élevages (pour la plupart déjà impliqués dans la première phase du projet). Les déterminants de l’usage sont d’une part l’expression clinique de maladies et d’autre part et d’autre part la perception que les éleveurs ont des antibiotiques, avec toutefois des nuances entre pays. L’étude d’intervention a démontré la possibilité de réduire l’usage sans impacter les performances techniques et économiques des exploitations à condition de préconiser des mesures alternatives adaptées à la situation sanitaire de chaque élevage et que l’observance des mesures préconisées soit bonne.

Quantify, explain and reduce antimicrobial usage in pig production in Europe: key results of the MINAPIG Project

Because of the need to reduce the use of antimicrobials in pig farming while preserving animal health and welfare, a consortium of researchers from six European countries was set up to carry out, from 2012-2015, the MINAPIG research project: "Evaluation of strategies for raising pigs with minimal antimicrobial usage". An analysis of indicators of antimicrobial usage has shown that a combination of several indicators is appropriate to thouroughly describe and explain the use of antimicrobials. Two successive studies were conducted in four European countries: Germany, Belgium, France and Sweden. A cross-sectional epidemiological study was first conducted among 227 farrow-to-finish farms, followed by an intervention study assessing alternative measures to antimicrobials on 70 farms (most of which were already involved in the cross-sectional study). Both the occurrence of clinical signs and the perceptions of farmers regarding antimicrobials were associated with usage, although the situation was variable between countries. During the intervention study we demonstrated that antimicrobial usage could be reduced without jeoapardising technical and economical performance if ad hoc (i.e. taking into account the health status of the herd) alternative measures were designed and if the compliance was high.

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2018

Cinquante années d’amélioration génétique du porc en France : bilan et perspectives

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 61-74, par Jean-Pierre Bidanel (INRA) et al.

Cette synthèse fait le point sur les principales évolutions de l’amélioration génétique du porc en France depuis la loi sur l’élevage de 1966. Elle évoque rapidement les 20 premières années, qui ont fait l’objet d’une synthèse en 1986, puis décrit plus en détail les évolutions ultérieures, notamment l’arrêté de mars 1994 et ses conséquences organisationnelles. Les objectifs de sélection, initialement limités aux caractères de production, se sont complexifiés avec la prise en compte de la qualité de la viande, puis de la prolificité et enfin des aptitudes maternelles des truies. En termes d’outils, la mise en place d’une évaluation génétique basée sur la méthodologie du BLUP - modèle animal au milieu des années 1990 et le développement de l’insémination artificielle ont profondément changé le travail des sélectionneurs. Une nouvelle évolution majeure, la sélection génomique, est actuellement en cours de mise en place. La sélection a conduit à des améliorations importantes des performances pour les principaux caractères de l’objectif de sélection depuis 1970 : plus de 200 g de gain moyen quotidien, - 0,5 point d’indice de consommation, plus de 12 points de taux de viande maigre dans la carcasse, jusqu’à près de six porcelets nés vifs par portée supplémentaires. Ces évolutions favorables ont réduit l’empreinte environnementale de la production, mais ont également eu des effets défavorables : une augmentation de la mortalité des porcelets avant sevrage et une plus grande hétérogénéité des performances. Les enjeux pour l’avenir en termes d’objectifs d’amélioration génétique (prise en compte de caractères liés au bien-être, à la robustesse et à l’adaptation, …), de méthodes et d’outils (sélection génomique, phénotypage fin, modifications ciblées du génome) sont ensuite discutés.

Fifty years of pig breeding in France: outcomes and perspectives

This synthesis reviews the main changes that have occurred in the pig breeding sector in France since the 1966 Breeding Act. It briefly discusses the first 20 years, which were the subject of a review in 1986. It describes subsequent changes in more detail, in particular the March 1994 decree on pig selection and its organisational consequences. Breeding goals, initially limited to production traits, have then integrated meat quality traits, sow prolificacy and maternal abilities. Regarding tools, implementation of genetic evaluation based on the BLUP animal model in the mid-1990s and development of artificial insemination profoundly changed breeders’ work. A new major change, genomic selection, is currently being implemented. Large genetic gains have been obtained since 1970 for the main components of the breeding goal: they have exceeded 200 g/d for on-test average daily gain, -0.5 points for feed conversion ratio and 12 percentage points for carcass lean content, and approached six additional piglets born alive per litter. These gains have reduced environmental impacts of pig production but also had some detrimental effects: an increase in piglet pre-weaning mortality and greater heterogeneity of performances. Issues for future breeding goals (e.g. inclusion of traits related to welfare, robustness and adaptation), methods and tools (e.g. genomic selection, fine phenotyping, genome editing) are then discussed.

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2018

Impacts de la nouvelle réglementation sur le classement des carcasses de porc

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 75-80, par Gérard Daumas et Mathieu Monziols

L'objectif de cet article est d'anticiper les principales conséquences du changement de la réglementation de l'UE sur la classification des carcasses de porcs, intervenu en 2017. En particulier, le changement de définition du pourcentage de viande maigre de référence prendra effet nationalement à l’occasion de la prochaine actualisation des méthodes de classement. Pour quantifier cet impact, un échantillon de comparaison entre tomographie RX et dissection a été utilisé. En 2008, 29 porcs avaient été sélectionnés dans deux abattoirs selon le sexe (50% de mâles castrés et 50% de femelles). Les demi-carcasses gauches ainsi que les quatre pièces principales de découpe avaient été analysées par tomographie à rayons X. Toutes les pièces avaient ensuite été disséquées. Les images tomographiques ont été segmentées, afin de déterminer les deux teneurs en viande maigre, l’actuelle et la future. La future référence, le pourcentage de muscle dans la carcasse, s’est avérée inférieure de 2,8% par rapport à la référence actuelle (TMP, taux de muscle dans les pièces principales), soit environ 1,7 point de pourcentage. Pour prendre en compte cet écart, la procédure tomographique française pourrait être ajustée via un facteur multiplicatif de 0,965. Cette procédure s’est révélée robuste pour les principaux facteurs influençant la classification : sexe, génotype halothane et état d’engraissement. Cela permettrait d'utiliser ce facteur d'échelle, sans nouvelles dissections, pour les essais futurs pour l'autorisation des méthodes de classement en France. Cela pourrait également être utilisé dans d'autres pays intéressés par cette procédure tomographique. Enfin, les Etats membres pouvant autoriser des critères complémentaires de détermination de la valeur commerciale, l’introduction en France d’un critère tel qu’un taux de muscle pondéré par l’importance économique des pièces pourrait renforcer la compétitivité de la filière.

Impact of the new European Union regulations on pig carcass classification

The objective of this article is to predict the main consequences of the change in European Union (EU) regulations in 2017 on the classification of pig carcasses. In particular, the definition of reference lean meat percentage will change in France the next time that classification methods are updated. To quantify this impact, computed tomography (CT) and dissection were compared. In 2008, 29 pigs were selected from two slaughterhouses according to sex (50% castrated males and 50% females). The left half-carcasses and the four main cuts were CT scanned. All the cuts were then dissected. The CT images were segmented to determine current and future lean meat percentages. The future reference (i.e., the muscle percentage of carcass) was found to be 2.8% lower than the current reference (i.e., the lean meat content in the main cuts). This change represents about 1.7 points of muscle percentage. To take this gap into account, the French CT procedure could be adjusted by a multiplicative factor of 0.965. This procedure has been found robust for the main factors influencing the classification: sex, genotype and fatness. This would make it possible to use this scaling factor, without new dissections, for future trials for the authorization of classification methods in France. The factor could also be used in other EU countries interested in this CT procedure. In addition, since EU Member States may authorize additional criteria for determining commercial value, introducing a criterion in France such as muscle content weighted by the economic value of cuts could enhance competitiveness of the French pig-production sector.

PDF icon Gérard Dumas et Mathieu Monziols, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 75-80
2018

L’ajout de vitamine E dans l’alimentation des porcs permet-il de prévenir le risque de développement d’un cancer colorectal chez le rat par rapport à un ajout direct dans la fabrication des produits ?

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 87-92, par Nathalie Naud (INRA) et al.

Fondée sur des études épidémiologiques, la consommation excessive de viandes transformées induit une augmentation faible, mais significative, du risque de développement d’un cancer colorectal. Cette étude vise à (i) évaluer l’effet d’un ajout de vitamine E dans l’aliment des porcs sur la prévention de la cancérogenèse colorectale chez les rats, nourris avec un régime à base de saucisses provenant d’animaux supplémentés (LE : 500 ppm de DL-alpha-tocophérol dans l’aliment) et (ii) comparer ces résultats avec ceux obtenus avec un régime à base de saucisses témoins (LT : 10 ppm de DL-alpha-tocophérol dans l’aliment) et avec deux autres régimes où une vitamine E, hydrosoluble ou liposoluble, est apportée lors de la fabrication des saucisses (LTH ou LTL : respectivement, 500 ppm dans la mêlée). Les mesures réalisées sur les viandes montrent un indice de rouge plus élevé (P = 0,03) en faveur de celles provenant de porcs supplémentés (LE). La supplémentation augmente d’un facteur 2,6 la teneur en vitamine E des saucisses (LE vs LT). Sur les quatre lots de saucisses, les taux de fer héminique et de peroxydation lipidique ne sont pas significativement différents. L’étude sur 50 rats chimio-induits (modèle animal de carcinogenèse colorectale), répartis en quatre groupes expérimentaux plus un groupe contrôle négatif sans saucisse, montre que les lésions précancéreuses coliques et les biomarqueurs fécaux sont plus faibles quand la vitamine E est ajoutée lors de la fabrication, avec un effet significatif sur l’activité cytotoxique (P < 0,05). Toutefois, la stratégie alimentaire en phase d’élevage n’a été réalisée qu’avec une supplémentation réelle en vitamine E de + 366 ppm contre + 500 ppm au moment de la fabrication qui pourrait expliquer ces différences.

Does the vitamin E supplementation in pig diet allow to prevent the risk of developing colorectal cancer in rats compared to a direct addition at the preparation of meat products?

Based on epidemiological studies, excessive consumption of processed meats induces a slight, but significant, increase in the risk of developing colorectal cancer. This study aimed to (i) determine effects of adding vitamin E to pig feed on preventing colorectal carcinogenesis in rats fed a sausage-based diet from supplemented animals (LE: 500 ppm of DL-alpha-tocopherol in the diet) and (ii)compare these results to those obtained with a diet composed of a control sausages (LT: 10 ppm of DL-alpha-tocopherol in thediet) and to those of two other diets for which water- or fat-soluble vitamin E was added directly at the preparation of sausages(LTH or LTL, respectively: 500 ppm in the meat stuffing). Measurements of pork showed a higher red index (P = 0.03) in favour tothose from supplemented animals (LE). Supplementation increased the vitamin E content of sausages by a factor of 2.6 (LE vs LT).Among the four batches sausages, no significant differences in levels of heme-iron and lipid peroxidation were observed. Study on50 carcinogen-induced rats (animal model of colorectal carcinogenesis), divided among four experimental groups and a negativecontrol group without sausage, showed fewer a colonic precancerous lesion numbers and faecal biomarkers when vitamin E isadded during the preparation of the meat products with a significant effect on cytotoxic activity (P < 0.05). However, nutritionalstrategy at the rearing phase was only performed with a real vitamin E supplementation from + 366 ppm against + 500 ppm at the processing time that could explained these differences.

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2018

Performances, caractéristiques de carcasse et fréquence des viandes persillées chez des porcs issus de verrats Duroc sélectionnés pour leur gras intramusculaire

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, par Didier Gaudré et al., poster

Poster.

L’élevage de porcs en France est orienté majoritairement vers la production de viande maigre. Les éleveurs utilisent principalement les verrats Piétrain ou issus de Piétrain; 96% des doses d’insémination artificielle vendues en France en 2016 (Hassenfratz, 2017). La fréquence des viandes persillées présentant du gras intramusculaire (GIM) visible au niveau des longes et des jambons est par conséquent assez faible en France. Ainsi 30% des longes ne présentent pas de gras persillé visible (note 1) et 66% sont classées en note 2 sur une échelle de notation (méthode NPPC, 2000) en comprenant 6 (Chevillon et al., 2015).
Cette caractéristique des viandes persillées, plus fréquente en génétique Duroc, est associée à une qualité gustative supérieure au niveau des produits frais, ainsi qu’à l’obtention de pièces de découpes plus grasses particulièrement adaptées aux productions haut de gamme de la salaison sèche (Faucitano et Wegner, 2006 ; Chevillon et al., 2009). La présence de gras persillé pour la production de jambon sec est un facteur de différenciation commerciale et permet de s’orienter vers des produits de qualité gustative élevée associée également aux durées de séchage longues. La sélection de verrats destinés à la production de viandes persillées est engagée au Canada à partir de mesures aux ultrasons réalisées sur des animaux Duroc (Maignel et al., 2013).
La société Nucléus a utilisé la sonde à ultrasons Biotronic pour caractériser les verrats Duroc de ses élevages au poids de 100 kg. L’étude propose de comparer les animaux issus de verrats Duroc sélectionnés (haut GIM, HGIM) ou non (bas GIM, BGIM) pour ce critère, dans le cadre d’une production de porcs lourds (poids de carcasse supérieur à 100 kg) destinés à la salaison sèche haut de gamme.

Performance, carcass characteristics and marbling scores of pigs born from Duroc boars selected for intramuscular fat content

Selected Duroc boars with low (BGIM) or high (HGIM) intramuscular fat content using an ultrasound probe when they reached 100 kg body weight, were crossed with Landrace x Large White sows. Performance, carcass characteristics and marbling score of pigs issued from these two types of Duroc boars were compared. This trial was conducted with pigs monitored from 25-130 kg body weight. After slaughter, carcass weight and estimated lean content, ham weight and fat thickness, pH24 of semi-membranous muscle, meat color and marbling score were recorded. HGIM pigs were heavier (P < 0.01) than BGIM pigs at the beginning of the trial. During the experimental period, these pigs had higher feed intake (P < 0.05) and higher average daily gain (P < 0.05) than BGIM pigs. Feed to gain ratio and estimated lean meat content of the carcasses were not statistically different between the two types of pigs. HGIM pigs had higher average marbling scores, and the frequency of scores greater than 3 was 25% and 11% for HGIM and BGIM hams, respectively. Hams from HGIM pigs also were darker and had higher pH24. Thus, selection of 100 kg Duroc boars for intramuscular fat content of loins to produce hams with more intramuscular fat seems feasible. These results need to be confirmed over time, and selection objectives need to be determined to set optimum intramuscular fat contents of loins and hams to satisfy consumer demand for fresh meat and requirements of high-quality dry cured hams.

PDF icon Didier Gaudré et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 95-96, poster
2018

Antimicrobial usage evolution between 2010, 2013 and 2016 in a group of French pig farms

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Anne Hémonic et al., 1st International Conference of quantification, Benchmarking and Stewardship of veterinary antimicrobial usage, 27-28 février 2018, Gand, Belgique, poster

Monitoring antimicrobial usage in pig farms is a key element of a reduction plan. The objective of this study was to analyse the antimicrobial usage evolution in the same farms between 2010-2013-2016 and to identify the factors of variations.

PDF icon Anne Hémonic et al., 1st International Conference of quantification, 27-28 février 2018, Gand, Belgique, poster
2018

Construction et validation d’un premier catalogue de gènes du microbiome intestinal chez le porc

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 49-54, par Jordi Estellé (INRA) et al.

Le porc est une espèce importante en élevage comme en recherche biomédicale. Nous avons constitué un premier catalogue de gènes du microbiome intestinal par séquençage d’ADN fécal de 287 porcs originaires de France, Chine et Danemark. Ont été identifiés 7,7 millions de gènes microbiens non-redondants et 719 espèces métagénomiques. La moitié des gènes a pu être assignée au plan taxonomique ; 98% sont des gènes de bactéries pour lesquelles les phylums les plus représentés sont les Firmicutes (28,73%) puis les Bacteroidetes (9,28%). Le catalogue du porc partage cinq fois plus de gènes avec le catalogue humain qu’avec celui de la souris, confirmant que le porc pourrait être, dans certains cas, un meilleur modèle pour l’homme que la souris. Une analyse visant à identifier et quantifier l’abondance des gènes de résistance aux antibiotiques a reflété les pratiques courantes dans chaque pays ou élevage et montré que limiter l’usage des antibiotiques dans l’alimentation réduit massivement la charge en gènes d’antibiorésistance. Le séquençage d’ADN fécal d’animaux non représentés dans le catalogue (truies gestantes, jeunes porcelets) a permis de valider que le catalogue est perfectible mais largement utilisable de par sa couverture de la diversité microbienne. Ce premier catalogue de gènes du microbiome intestinal constitue une ressource majeure pour développer la métagénomique quantitative chez le porc et contribuer à la compréhension fine de la construction des phénotypes.

The first reference gene catalogue of the gut microbiome in pigs

The pig is an important species for food production and biomedical research. We have established a first gene catalogue of the pig gut microbiome by deep sequencing fecal DNA from a cohort of 287 pigs bred in France, China and Denmark. The catalogue contains more than 7.7 million non-redundant genes. A total of 719 metagenomic species was identified. Half of the genes could be taxonomically assigned, and 98% of them corresponded to bacteria. The most abundant phyla were the Firmicutes (28.73%) and the Bacteroidetes (9.28%). The pig and human catalogues share five times as many genes as the mouse and human catalogues, supporting the use of pigs for biomedical research. Analysis of the prevalence of antibiotic resistance genes demonstrated the effect of eliminating antibiotics from animal diets and thereby reducing the risk of spreading antibiotic resistance associated with farming systems. Additional fecal samples from animals of various ages and physiological conditions (e.g. gestating sows, young piglets before and after weaning) were sequenced, and the results validated that the catalogue is perfectible but already provides a good coverage of microbial diversity. This first gene catalogue of the gut microbiome constitutes a highly valuable resource to implement quantitative metagenomics in pigs and to contribute to understand better the construction and plasticity of phenotypes.

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2018

Exposition des travailleurs à l’ammoniac et aux particules PM2,5 durant l’alimentation des porcelets et le tri des porcs charcutiers

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 1-6, par Solène Lagadec (CRAB) et al.

L’air des bâtiments d’élevage contient une large variété de polluants aériens (particules, gaz, bactéries, champignons) qui, à des teneurs élevées, peuvent avoir un impact sur la santé du travailleur. Parmi les différentes tâches réalisées en élevage porcin, l’alimentation des porcelets en post-sevrage (ALIM) et le tri des porcs charcutiers (TRI) font partie des plus exposantes aux gaz et particules. L’objectif de cette étude est de caractériser l’exposition des travailleurs dans ces situations afin de préciser les facteurs de sa variabilité et d’identifier les paramètres permettant une moindre exposition. Pour cela, des mesures ont été réalisées dans 20 élevages bretons au cours de deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide) afin d’intégrer l’effet saison. Les teneurs en ammoniac dans l’air ambiant ont été mesurées au moyen de tubes colorimétriques (Dräger), les concentrations en particules PM2,5(particules d’un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 mm) par un compteur de poussières (GRIMM G1.109, Intertek). Les teneurs moyennes en ammoniac sont de 9 ± 8 ppm lors de l’alimentation en post-sevrage et de 14 ± 9 ppm lors du tri des porcs charcutiers. Les concentrations en particules PM2,5 sont de 153 412 ± 48 870 particules/L et de 214 688 ± 112 464 particules/L respectivement, au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Les concentrations massiques en particules PM2,5 sont de 113 ± 50 mg/m3 et de 223 ± 131 mg/m3, respectivement au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Ces résultats présentent une forte variabilité, montrant ainsi une différence élevée d’exposition des travailleurs entre élevages au moment de la réalisation de ces tâches ; les principaux facteurs de variation identifiés sont liés à la gestion de l’ambiance et la gestion des déjections.

 Exposure of workers to ammonia and particulates during piglet feeding and fattening pig sorting 

 In livestock buildings, ambient air contains a wide variety of airborne pollutants (particulates, gases, bacteria, fungi) that, at high levels, can have an impact on the worker's health. Among the different tasks carried out by workers in pig farm, the feeding of post-weaning piglets (ALIM) and the sorting of fattening pigs (TRI) are among the most exposed to gases and particles. The objective of this study is to characterize the exposure of workers at the time of these tasks in order to define the factors of variability and identify the parameters allowing a reduced exposure. To do this, measurements were carried out in 20 pig farms from Brittany during two contrasting climatic periods (hot vs cold) in order to take into account the season effect. Ammonia concentrations in ambient air were measured using colorimetric tubes (Dräger) and particulate PM2,5 (particles with an aerodynamic diameter of less than 2.5 m) by a dust meter (GRIMM G1.109, Intertek). Respectively for piglet feeding and pig sorting, mean ammonia contents were 9 ± 8 ppm and 14 ± 9 ppm; PM2,5 particle number concentrations were 153,412 ± 48,870 / L and 214,688 ± 112,464 / L ; last, mass concentrations of PM2,5 particles were 113 ± 50 g / m3 and 223 ± 131 g / m3. These results show a high variability, attesting a high difference in exposure between farms when workers carrying out these tasks. Finally, the main factors of variation identified are related to the management of the air quality and the manure. 

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2018

Application d’une méthode simplifiée de détermination des facteurs d’émission en ammoniac et en GES des élevages porcins selon l’itinéraire technique

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 7-12, par Nadine Guingand et Thomas Eglin

Les engagements de la France au niveau européen vont contraindre les éleveurs de porcs à réduire de manière conséquente les émissions d’ammoniac de leurs élevages. Réduire la contribution de l’élevage porcin passe par une meilleure connaissance des émissions selon les pratiques mises en oeuvre. Un projet soutenu par l’ADEME et le CASDAR a été conduit afin de déterminer, à partir de mesures en élevages, des facteurs d’émissions d’ammoniac et de GES pour divers itinéraires techniques. La méthode simplifiée des rapports de concentrations, mise au point dans un précédent projet, a été appliquée à 12 salles de maternité, 20 salles de post-sevrage et 26 salles d’engraissement dans des élevages principalement localisés dans le Grand Ouest de la France. Pour les truies allaitantes, les porcelets en post-sevrage et les porcs charcutiers, les facteurs d’émissions moyens en N-NH3 sont respectivement de 4,82 ± 1,54, 1,02±0,67 et 2,23 ± 1,12 kg N-NH3 par place et par an. Pour N2O, les émissions sont respectivement de 0,11 ± 0,11, 0,06 ± 0,04 et 0,08 ± 0,05 kg N-N2O par place et par an pour les truies allaitantes, les porcelets et les porcs charcutiers. Les facteurs d’émission en CO2 et CH4 sont de 256 ± 141, 83,4 ± 14,7 et 184 ± 23,5 kg de C-CO2 par place et par an et 57,5 ± 41,8, 15,2 ± 14,7 et 21,9 ± 28,6 kg de C-CH4 par place et par an, respectivement pour les truies allaitantes, les porcelets en post-sevrage et les porcs à l’engrais. L’analyse de ces résultats montrent l’importance des choix techniques tant sur la gestion de l’ambiance (type d’entrée d’air, lavage d’air) que sur la gestion des effluents (fréquence d’évacuation) comme voies de réduction des émissions gazeuses applicables au niveau du terrain, particulièrement pour l’ammoniac. 

Use of a simplified method to determine emission factors of ammonia and GHG in pig units as a function of management practices

French commitments at the European level will require pig farmers to drastically reduce ammonia emissions from their farms. Reducing contribution of the pig production sector requires better knowledge of emission factors as a function of management practices. A project supported by ADEME and CASDAR was conducted to determine emission factors under farming conditions with different management practices. A simplified method, developed in a previous project, was applied to 12 farrowing rooms, 20 post-weaning rooms and 26 fattening rooms, located mainly in western France. In the project, NH3 emission factors, expressed as kg N-NH3 per place per year, were 4.82 ± 1.54. 1.02 ± 0.67 et 2.23 ± 1.12 for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. For N2O, average emissions were 0.11 ± 0.11. 0.06 ± 0.04 and 0.08 ± 0.05 kg N-N2O per place per year, for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. For CO2 and CH4, emission factors were 256 ± 141.4. 83.4 ± 14.7 and 184 ± 23.5 kg C-CO2 per place per year and 57.5 ± 41.8, 15.2 ± 14.7 and 21.9 ± 28.6 kg C-CH4 per place per year for farrowing sows, post-weaning piglets and fattening pigs, respectively. Analysis of technical parameters shows the importance of management choices as a potential way to reduce gaseous emissions. Management of ambient air and slurry appears as a major way to decrease contribution of the pig production sector, mainly ammonia emissions, and can be encouraged under field conditions.

PDF icon Nadine Guingand et Thomas Eglin, 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 7-12
2018

Contribution de ELFE à l’établissement de facteurs d’émission d’ammoniac par les bâtiments et le stockage en élevage porcin

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 13-24, par  Aurore Vigan (IFIP) et al.

 Un consortium regroupant des acteurs de la recherche et du développement s’est créé afin de construire une base de données (ELFE) compilant les valeurs publiées dans la littérature internationale des facteurs d’émission d’ammoniac, gaz à effet de serre, odeurs, particules et métadonnées associées. Environ 1 000 références ont été identifiées et ont permis de fournir des FE par poste d’émission (bâtiment, stockage, traitement, épandage, pâturage) et par itinéraire technique. Les FE ont été convertis dans des unités communes afin de permettre leur comparaison par espèce animale et par poste d’émission. Des moyennes de FE associées à leurs écarts-types sont ensuite calculées pour un ensemble d’itinéraires techniques définis par filière. L’analyse permet également d’évaluer l’incidence de la mise en place de pratiques de réduction et de préciser l’influence des métadonnées sur les niveaux d’émissions. Cette synthèse illustre la valorisation de la base de données dans le cas des émissions d’ammoniac des élevages porcins au niveau des postes bâtiment et stockage. Les émissions d’ammoniac en élevage standard pour les porcs en engraissement s’élèvent pour le bâtiment à 3,93 ± 1,69 kg NH3.place-1.an-1 et pour le stockage à 11,9 ± 11,0 % N stocké. Bien que ces moyennes de NH3 soient cohérentes avec les valeurs des documents officiels de référence (BREF, EMEP, UNECE), les écart-types associés valident l’intérêt d’intégrer les métadonnées pour identifier de nouveaux paramètres de variation. Enfin, cette étude permet de dresser un bilan des informations nécessaires à l’utilisation des données de la littérature. Ces informations sont ensuite comparées à celles réellement trouvées dans les publications consultées ce qui dévoile un manque d’information conséquent conduisant à l’exclusion de nombreuses données ne pouvant pas être analysées.

 ELFE contribution to the development of ammonia emission factors from building and manure storage in pig production

A consortium involving research and extension services partners was created to develop a database (ELFE) gathering international literature references on gaseous emissions in pork, poultry and ruminants productions and related metadata. Around 1 000 publications were recorded and provided emission factors according to processing steps in manure management (i.e. indoor and outdoor storage, treatment, spreading and pasture) in different technical itineraries. EF were converted to allow their comparison by animal production and manure step management. Average EF and their standard deviation were calculated per technical itinerary and EF-variability due to metadata and mitigation practices were analyzed. Technical itineraries were previously defined for each animal production and depending on the emission source. The first ammonia emission results in pig production during indoor and outside manure storage phases are presented and commented in this paper. In a standard configuration of pig farm, the calculated average NH3 emission is 3,93 ± 1,69 kg NH3.animal place-1.year-1 from building and 11,9 ± 11,0 % N stored from outside storage. These results are consistent with official reference documents values on gaseous emissions (BREF, EMEP, UNECE) but standard deviation associated to average values illustrate the importance of meta data in the determination of variation factors. Finally, this paper lists the information that remains necessary to analyze literature data. This list is then compared to information really found in the collected publications. This approach shows an important lack of data in a lot of the publications leading to emission values which could not be analyzed in this project.

PDF icon Aurore Vigan (IFIP) et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 13-24
2018

Incidences environnementales de stratégies d’alimentation innovantes en élevages porcins

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36, par Sandrine Espagnol et al.

Les stratégies d’alimentation permettent de réduire les impacts environnementaux des élevages porcins : (1) en utilisant une formulation multiobjectif (MO) pour produire des aliments en prenant en compte les prix des matières premières et leurs impacts environnementaux, (2) en adaptant les aliments aux besoins des animaux pendant leur croissance. Cette étude analyse la combinaison de ces deux stratégies et les incidences environnementales associées en utilisant une approche de modélisation. Différentes stratégies de conduite alimentaire sont spécifiées pour la période d’engraissement : biphase (BP), biphase avec une réduction de la teneur en énergie (BPeg) ou en acides aminés (BPaa) des aliments ; multiphase pour des animaux en groupes (MPg) ou en individuel (MPi). Pour chaque stratégie, les aliments sont formulés à moindre coût (MinPrix) vs en mode MO. Les impacts environnementaux du kilogramme de porc en sortie d’élevage sont évalués par analyse de cycle de vie et comparés à un scénario de référence, BP-MinPrix. Avec le mode MO, presque toutes les stratégies (à l’exception de BPeg, pour les impacts acidification et changement climatique) conduisent à une réduction d’impacts : jusqu’à 10% dans le contexte actuel de disponibilité en matières premières. Trois facteurs expliquent les résultats contrastés entre stratégies et impacts : (1) la contribution relative des aliments aux différents impacts du porc (de 34% à 98%), (2) l’indice de consommation qui reflète l’efficacité globale du système et influence le niveau d’excrétion et les émissions gazeuses associées, (3) la teneur en protéines du régime qui explique le niveau d’excrétion azotée. Cette étude souligne la nécessité d’optimiser globalement les stratégies d’alimentation des animaux d’élevage, en prenant en compte les impacts des aliments, les performances des animaux et la gestion des effluents. 

Environmental impacts of different innovative feeding strategies on pig farms

Feeding strategies can be used to reduce environmental impacts of pig production by (1) using a multiobjective function (MO) to formulate feeds based on the price and environmental impacts of feedstuffs and/or (2) adapting the feed to changes in animal requirements during the fattening phase. This study analyses combination of the two options and their environmental consequences. Five feeding strategies were specified for the fattening period: two-phase feeding (BP); two-phase feeding with a reduction in dietary energy content (BPeg) or amino acid content (BPaa); and a multiphase feeding strategy managed either at the pen level (MPg) or by individual feeding (MPi). For each strategy, feeds were formulated with both a least cost formulation (LC) and with a MO formulation. Environmental impacts per kg of pig live weight at the farm gate were assessed with Life Cycle Analysis and compared to those of a baseline scenario (BP-LC). With MO, all strategies reduced environmental impacts per kg of pig up to 10%, except the BPeg strategy for acidification and climate change impacts. Three main factors explained the results among impacts and strategies: (1) relative contribution of feed to LCA impacts of pigs (34-98%); (2) feed conversion ratio, which indicates the overall efficiency of the system and drives nitrogen excretion and gas emissions; and (3) the nutritional composition of feed (protein content), which explains nitrogen excretion. This study highlights the need to optimize the feeding strategy globally by considering feed impacts, animal performance and manure management.

PDF icon Sandrine Espagnol et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36
2018

Évaluation de la contribution nette des élevages de porcs en France à la production alimentaire de protéines pour l’Homme

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42, par Sarah Laisse, Didier Gaudré, Yvon Salaün et Jean-Yves Dourmad 

Le porc peut être perçu comme concurrent de l’Homme pour les ressources végétales, pour son alimentation. Toutefois, si les porcs consomment des céréales qui auraient pu être en partie dédiées à l’alimentation humaine, ils valorisent également des coproduits non consommables par l’Homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer la contribution nette des élevages de porcs en France à la production de protéines pour l’alimentation humaine. A cet effet, l’indice de consommation n’est pas suffisant puisqu’il ne permet pas de différencier les ressources végétales qui auraient pu être effectivement consommées par l’Homme de celles qui n’auraient pu l’être. Par ailleurs, la viande n’est pas le seul produit des carcasses porcines valorisé en alimentation humaine. L’étude s’appuie donc sur un nouvel indicateur : l’Efficience de Conversion des Protéines Consommables par l’homme (ECpc), qui correspond au rapport entre la somme des protéines produites par l’élevage à destination de la consommation humaine, divisée par la somme des protéines végétales consommées par l’élevage mais qui auraient pu l’être directement par l’Homme. L’ECpc a été évaluée selon différents modes d’alimentation et performances zootechniques des élevages porcins français, ainsi que selon différents scénarios de consommation des aliments par l’Homme. Les résultats indiquent que l’élevage de porcs a la capacité de contribuer favorablement à la production de protéines pour l’Homme malgré la compétition pour une partie des ressources végétales (ECpc > 1). L'ECpc apparaît dépendre plus de la composition des rations que des performances. Les résultats montrent aussi une sensibilité élevée de ce paramètre aux modes de consommation des produits animaux et des végétaux par l’Homme.

Estimating the net contribution of French pig livestock to the protein supply for humans

Pigs may be perceived as in competition with humans for food supply, as eating large quantities of plants. Pigs eat cereals, of which a part could have been eaten directly by humans, but also by-products from food and biofuel industries that humans could not eat. The objective of this study was to estimate the contribution of French pig farming to the net production of protein for human consumption. For this purpose, the feed conversion ratio (kg feed/kg meat produced) would not allow to differentiate plant resources humans could eat or not. The study is based on an updated efficiency indicator: the human edible protein conversion Efficiency (hepCE). The hepCE is the ratio of human edible protein produced by livestock (meat, but also offal, gelatine, edible blood) to the human edible plant protein consumed by livestock. The sensitivity of the hepCE indicator was evaluated in pig production under scenarios of feed composition and livestock performance, and scenarios of human food consumption. Results indicate that pig farming can contribute positively to net production of protein for human consumption, despite a competition for a part of plant proteins (hepCE > 1). The efficiency is increased when more by-products are used in the feed and hepCE appears to be more sensitive to feed formulation than to animal performance. The hepCR should be used with caution because of this sensitivity to feed composition and to the definition of the fraction of feedstuffs and animal products edible by humans.

PDF icon Sarah Laisse (IDELE / IFIP), et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42
2018

Baisse des achats des ménages en porc frais et charcuterie

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Vincent Legendre, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 12-13

En France, les achats de porc frais sont particulièrement touchés. La part de ménages acheteurs diminue tout comme leur fréquence d'achat. La charcuterie subit elle aussi un recul depuis 2015.

PDF icon Vincent Legendre, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 12-13
2018

Arrêter la coupe des queues : une volonté européenne d'avancer

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Valérie Courboulay, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 14-15

La coupe de la queue est une intervention tolérée par la réglementation mais de plus en plus remise en cause. La Commission européenne et de nombreux pays sont très actifs sur le sujet. Tour d 'horizon des démarches engagées.

PDF icon Valérie Courboulay, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n° 256, février-mars, p. 14-15
2018

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