La base documentaire de l'IFIP

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Publication Annéetrier par ordre croissant

Combiner amélioration de la qualité de l’air et expression des comportements d’investigation chez le porc en croissance

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Valérie Couboulay, Colloque RMT Bien-être animal, Strasbourg, 1-2 juillet 2019, poster

Progresser sur la question du bien-être en élevage de porcs, dans une approche One-Welfare, est l’enjeu de cette expérimentation. Il s’agit d’améliorer la qualité de l’air au bénéfice de l’homme et des animaux par la technique du lisier flottant, tout en favorisant l’expression des comportements d’investigation des porcs : la mise en place d’une couche d’eau en fond de préfosse favorise la solubilisation de l’ammoniac et augmente le volume d’effluents ce qui pourrait permettre une bonne évacuation de la paille distribuée en brins courts, favorisant ainsi son utilisation en élevage.

PDF icon Valérie Couboulay, Colloque RMT Bien-être animal, Strasbourg, 1-2 juillet 2019, poster
2019

Agir pour se protéger des particules fines

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Solène Lagadec et al., Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 269, juin, p. 38-39

L'air des salles d'élevage peut contenir plus de 250 000 particules fines par mètre cube d'air. Prévention et protection sont de rigueur pour préserver la santé du travailleur.

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2019

Réseau Mixte Thématique (RMT) « élevages et environnement »

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 120

Le RMT “élevages et environnement” animé depuis 2008 par l’IFIP et la Chambre d’Agriculture Régionale de Bretagne propose des outils et des références pour l’évaluation et la maîtrise des impacts des élevages sur l’environnement. Le réseau réunit une centaine de membres appartenant à 15 organismes : IFIP, Institut de l’Elevage, ITAVI, ARVALIS, Terres Inovia, INRA, IRSTEA, CIRAD, Chambre d’Agriculture de Bretagne, Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire, ESA Angers, CREPA, Agrocampus Ouest, EPLEFPA de Lozère. Ce réseau, par la mise en synergie de ces différents organismes, permet de répondre globalement à une thématique qui nécessite une approche multicritère, multi-échelle, en lien avec les productions animales et végétales, et sur des questions allant de la compréhension de processus à la production d’outils pour le conseil ou l’enseignement.

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 120
2019

Un simulateur pour raisonner la rentabilité d'un projet de méthanisation agricole : Méthasim

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 71

La méthanisation agricole poursuit son développement, mais requiert plus que jamais la mise à disposition de références techniques et économiques, en raison, notamment de la diversité croissante des projets sur le terrain, dans un contexte d’évolution de la réglementation. MéthaSim est un outil web de l’IFIP pour simuler le fonctionnement (types de substrats, caractéristiques techniques, dimensionnement, ...) et statuer sur l’intérêt économique d’un projet de méthanisation à la ferme (https://methasim.ifip.asso.fr).

La dernière version (2018) a été actualisée : outre la mise à jour des montants d’investissement et des coûts de fonctionnement (approche plus analytique, par poste de dépense ; meilleure prise en compte de l’effet d’échelle), le calculateur permet désormais de simuler l’intérêt économique de l’injection de biométhane et de comparer son intérêt à celui de la production d’électricité par co-génération. Il permet également d’approcher le coût du traitement des digestats. La base de données des potentiels méthanogènes qui accompagne cet outil a également été mise à jour en 2018 et enrichie par, notamment, une centaine de déchets organiques supplémentaires.

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 71
2019

Evaluation des performances d'un procédé de séparation de phases du lisier constitué d'un tamis vibrant et dun séparateur à disques

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 76

Pour une bonne valorisation agronomique des effluents d’élevage, certaines situations d’excédent en éléments fertilisants requièrent un processus de traitement approprié. C’est dans ce contexte que l’entreprise Concept Rolland Développement (CRD) a sollicité l’IFIP-Institut du Porc pour évaluer la performance épuratoire, sur lisier de porc, de son procédé constitué de deux séparateurs de phases en série : un tamis vibrant suivi d’un séparateur à disques. Le dispositif de traitement a été mis en place dans un élevage naisseur-engraisseur. L’essai a porté sur environ 7 m3 de lisier brut.

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 76
2019

La Gestion Environnementale des Elevages Porcins proactive pour réduire ses impacts : GEEP

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 69

Geep (Gestion Environnementale des Elevages Porcins) est un outil Ifip accessible gratuitement sur le web (https://geep.ifip.asso.fr). Il est connecté à la base de données nationale de la Gestion Technico Economique (GTE) et est destiné à tout éleveur porcin souhaitant suivre, à côté de ses indicateurs technico-économiques,les indicateurs environnementaux de son élevage : consommations d’eau et d’énergie, émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre, rejets d’azote et de phosphore, production de déchets.
L’outil permet aux éleveurs se comparer entre eux et d’accéder à une liste de bonnes pratiques pour progresser.
PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, édition IFIP, avril 2019, p. 69
2019

Particules en élevage de porc et de volaille : méthodes de mesure et acquisition de facteurs d'émission

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Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 74

En France, l’agriculture représente 53% des émissions de particules, contre 29% pour l’industrie, 11% pour le résidentiel tertiaire et 5% pour le transport routier (CITEPA, 2014). Avec la mise en place du plan « particules », la France prévoit de répondre à l’objectif européen de réduire de 20% les émissions de particules d’ici 2020. Selon le CITEPA, le poste «cultures » serait responsable de près de 80 % des émissions de particules d’origine agricole, le restant étant lié à l’élevage. La contribution de l’élevage aux particules fines (de taille < à 10μm – PM10) serait de moins de 10% de l’émission nationale. Le guide EMEP de l’Agence Européenne de l’Environnement considère que les bâtiments d’élevage représenteraient 80% de ces émissions de PM10. Plusieurs éléments méthodologiques expliquent ces incohérences. La caractérisation des émissions de particules en élevage a fait l’objet de peu d’études, déployant chacune des méthodes de mesure et de calcul différentes. Ce constat a renforcé l’idée de la nécessité d’acquérir une méthodologie spécifique à l’élevage et intégrant les caractéristiques techniques des itinéraires. Connaître les facteurs d’émissions de particules des élevages selon leurs choix techniques est une étape essentielle à la prise de décision par les éleveurs qui pourraient, à court ou moyen terme, devoir réduire les émissions de particules de leurs ateliers. L’objectif du projet PAPOVIT est d’établir une méthodologie dédiée aux élevages de porcs et de volailles et de l’appliquer en conditions réelles pour obtenir des facteurs d’émissions de particules représentatifs des conditions françaises de production. Le projet PAPOVIT comporte 2 actions : (1) mettre au point une méthode spécifique de mesure des particules en conditions d’élevage ; (2) appliquer la méthode retenue en conditions d’élevage, pour acquérir des facteurs d’émission par itinéraire technique.

PDF icon Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 74
2019

Gisements d'effluents d'élevage, de biomasse végétale et de déchets des industries agro-alimentaires pour la méthanisation agricole

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Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 72

La connaissance fine des ressources en biomasse est une nécessité pour faciliter le développement de la filière méthanisation agricole.
A ce titre, deux projets ont été finalisés en 2018 :
- l’un sur la biomasse agricole (ELBA),
- l’autre sur les déchets des industries agro- alimentaires (ValorMap).
Tous deux avaient pour objectif principal de réaliser une base de données spatialisée de ces gisements et des potentiels méthanogènes correspondants.
Les résultats ont été essentiellement valorisés en 2018 dans différents supports (Tech Porc, Cahiers de l’IFIP, Journées recherche Porcine…).

PDF icon Pascal Levasseur, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 72
2019

Evaluation environnementale de systèmes porcins biologiques et de divers types de méthanisation

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70

L’évaluation environnementale des systèmes porcins permet de réaliser un bilan global et d’identifier des priorités d’action pour réduire les impacts environnementaux des élevages et asseoir leur durabilité. La base de données Agribalyse établit les impacts environnementaux, évalués par Analyse de Cycle de Vie (ACV), pour les produits agricoles au portail de la ferme. Ces valeurs d’impacts sont utilisables par les filières dans une logique d’affichage environnemental ou d’écoconception.

Cette dynamique est prolongée par :

1. Le calcul de références pour des systèmes émergents. Il s’agit de vérifier que soient pris en compte (1) dans les références, la diversité de ces systèmes (supérieure à celle des conventionnels) et (2) dans la méthode d’évaluation des impacts, leurs qualités spécifiques (préservation de la qualité des sols et de la biodiversité). Le projet ACV Bio porté par l’INRA et auquel est associé l’IFIP, a pour objectif d’aborder cette question pour la production biologique porcine.

2. L’évaluation de l’efficacité de bonnes pratiques environnementales à l’échelle du cycle de vie des produits animaux. Un travail a été réalisé dans le cadre du projet METERRI porté par l’IFIP, ciblé sur la méthanisation agricole. 6 modèles de méthanisation ont été retenus et décrits : petite méthanisation du lisier (50 kW de puissance installée), méthanisation d’un mix de lisier/ maïs ensilage / déchets d’agro-industries / collectivités (200 kW) et 4 autres scénarios à base de lisier et de déchets (200 kW) traitant les digestats dans un objectif de résorption de N et P : transport longue distance, compostage, séchage, traitement biologique. Leurs impacts environnementaux ont été évalués par ACV pour 3 fonctions : la production d’énergie renouvelable, la production de porc dans des élevages impliqués dans la méthanisation, la résorption d’azote lorsque les digestats sont traités.

3. L’évaluation de stratégies innovantes destinées à réduire les impacts environnementaux des produits animaux. Cette approche est conduite par ACV par l’Ifip dans le projet européen FeedAGene porté par l’INRA ; différentes stratégies sont étudiées, depuis l’usage de matières premières protéiques européennes (tourteau de soja, fraction fine de tourteau de colza, concentré protéique de biomasse) en substitution au tourteau de soja brésilien (associé à la déforestation), jusqu’à la mise en œuvre de stratégies d’alimentation de précision en engraissement (apports spécifiques à chaque individu).

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70
2019

Raclage en V : quelles émissions gazeuses lors du stockage et de l'épandage des issues ?

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 75

En France, le secteur agricole est responsable de 97% des émissions d’ammoniac, dont 73% incombent à l’élevage (CITEPA). Ces émissions doivent donc être maîtrisées et réduites. Pour y parvenir, des techniques se développent en élevage, dont certaines sont reconnues comme « Meilleures Techniques Disponibles » (MTD) au niveau européen (cf. directive IED). Ces MTD concernent le plus souvent un poste spécifique de l’élevage (bâtiment, stockage ou épandage), et leur efficacité est généralement évaluée à cette échelle. Or, des interactions peuvent avoir lieu avec les émissions des postes situés plus en aval. C’est pourquoi l’Ifip s’engage dans une évaluation de ces émissions gazeuses à l’échelle d’itinéraires complets des effluents incluant le bâtiment, le stockage et l’épandage ; avec, parmi eux, des itinéraires mobilisant le raclage en V. Cette technique qui sépare les fèces des urines au moyen d’un racleur situé sous le caillebotis, est connue pour permettre une réduction d’environ 40% des pertes azotées par le bâtiment (RMT élevage & environnement, 2016). Les émissions gazeuses globales, par le bâtiment et les étapes suivantes (stockage et épandage) ont été suivies dans le cadre de deux projets impliquant l’ifip : (1) le projet EFAC (porté par la Chambre d’agriculture de Bretagne) pour le suivi des émissions gazeuses d’un itinéraire incluant le raclage en V en bâtiment, le stockage des urines et le compostage des fèces et en option, la méthanisation du mélange des urines et des fèces en sortie de bâtiment ; (2) le projet EVAPRO (porté par Arvalis) pour le suivi des émissions gazeuses après l’épandage d’effluents issus des itinéraires du projet EFAC précédent.

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 75
2019

Concevoir des modèles d’élevage durables de demain : une expérience de co-construction

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Sandrine Espagnol, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 65

Les élevages sont remis en cause sur plusieurs aspects ayant trait au bien-être des animaux, aux impacts environnementaux engendrés, voire aux modèles de production eux-mêmes, jugés trop « industriels ».
Dans ce contexte, l’interprofession porcine d’Occitanie (Midiporc) pilote depuis 2016 un projet de 5 années, ambitionnant de concevoir un modèle d’élevage porcin d’avenir adapté au contexte régional.
La filière se pose ainsi en force de proposition en construisant de manière concertée de nouveaux modèles de production durables répondant aux différents aspects les plus vivement contestés.
Ainsi, l’objectif est d’imaginer un modèle d’élevage à 10-15 ans permettant d’accroître durablement la résilience des exploitations, en y promouvant l’innovation. Tous ces éléments sont difficiles à considérer simultanément, d’où l’importance de pouvoir tester différentes options dans le cadre du projet.

PDF icon Sandrine Espagnol, bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 65
2019

Traitement de l'air en porcherie : mise au point d'un modèle de prédiction des flux azotés

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Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 73

L’élevage porcin est responsable de 7% des émissions d’ammoniac en France (Citepa, 2015). La réduction des émissions d’ammoniac imposées par la réglementation (directive IED, directive NEC, PREPA) oblige les éleveurs à faire de nouveaux choix techniques de gestion de leurs effluents mais aussi d’extraction de l’air des bâtiments. Le lavage d’air est une technique efficace pour la réduction des émissions d’ammoniac, des odeurs et des particules. Le mode d’action de ce procédé est à la fois physico-chimique (sédimentation des particules et solubilisation de l’ammoniac) et biologique (flore bactérienne au sein du maillage contribuant à la dégradation de l’ammoniac et des composés odorants). En France, cette technique a été principalement développée pour répondre au problème des odeurs émises par les élevages porcins. Sur le terrain néanmoins, cette technique présente des taux d’efficacité variables pour l’ammoniac, selon les paramètres de conception initiaux des unités de lavage, mais aussi leur gestion : vitesse d’air au sein du maillage, surface de maillage, température, débit d’eau, taux de renouvellement de cette eau…. L’objectif du projet TARA est de réaliser un bilan complet des flux azotés des différents systèmes de traitement de l’air existant en France et de proposer aux éleveurs et aux techniciens un modèle permettant de prédire ces flux selon leurs caractéristiques. Une première étape du projet étudie l’impact de différents paramètres sur l’efficacité d’abattement des gaz azotés, en conditions maîtrisées ou en conditions d’élevage ; une seconde phase exploite ces données pour établir un modèle de prédiction de l’efficacité du lavage.

PDF icon Nadine Guingand, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 73
2019

Un outil pour chiffrer le coût d'un épandage de lisier

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Pascal Levasseur, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 268, mai, p. 40-41

L’Ifip et le réseau des Cuma Ouest ont élaboré un calculateur permettant de déterminer les coûts et la durée des chantiers d’épandages alternatifs à la traditionnelle tonne à lisier et son tracteur.

PDF icon Pascal Levasseur, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 268, mai, p. 40-41
2019

De l'eau dans les préfosses pour moins d'émissions d'ammoniac

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Nadine Guingand, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 268, mai, p. 42-43

Avec le lisier flottant, réduire de 30 % les émissions d’ammoniac d’une porcherie d’engraissement est désormais possible.
Une technique simple et adaptable à toutes les configurations de bâtiments.

PDF icon Nadine Guingand, Réussir Porc / Tech Porc (FRA), 2019, n° 268, mai, p. 42-43
2019
la couverture du bilan de l'IFIP 2018

Bilan d'activité de l'IFIP-Institut du porc 2018

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Découvrez les travaux réalisés par l'IFIP en 2018 :

78 fiches synthétiques d'1 page par action technique conduite par les ingénieurs et les principaux résultats à retenir ...

Au sommaire  :

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2019

Un calculateur pour les chantiers d'épandage

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Pascal Levasseur, Porc Mag (FRA), 2019, n° 540, avril, p. 27

L'Ifip et le réseau des Cuma Ouest proposent aux éleveurs un calculateur des coûts et durée des chantiers d'épandage. Présentation.

2019

Analyse environnementale d’installations de méthanisation agricole en élevage porcin

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 187-192, par Sandrine Espagnol et al.

Déterminer les performances environnementales de la production de biogaz agricole s’avère complexe car les installations répondent à plusieurs objectifs. Ainsi, les choix de périmètre et d’unité d’expression des impacts lors de l’évaluation ont toute leur importance. La présente étude évalue les impacts environnementaux de six scénarios de méthanisation agricole impliquant des lisiers porcins: M1-petite-méthanisation de lisier (50 kW de puissance installée), M2-méthanisation de lisier avec du maïs ensilage et des déchets d’agro-industries et de collectivités (200 kW) et quatre autres scénarios à base de lisier et de déchets (200 kW) traitant de diverses manières les digestats, dans un objectif de résorption de N et P (M3-transport longue distance, M4-compostage, M5-séchage, M6-traitement biologique). Leurs bilans environnementaux sont évalués par Analyse de Cycle de Vie en considérant cinq impacts : changement climatique (CC), demande en énergie non renouvelable (DE), eutrophisation (E), acidification (A) et occupation des sols (OS). Les unités fonctionnelles retenues sont : le kWh produit et valorisé, le kg de porc en sortie d’élevage et le kg d’azote résorbé. Elles se rapportent respectivement aux trois fonctions retenues : la production d’énergie renouvelable, la réduction des impacts environnementaux des élevages, et la résorption des excédents de N. Les résultats témoignent de l’intérêt environnemental de la méthanisation agricole sur l’impact DE pour produire de l’énergie renouvelable dans le contexte du mix énergétique français. Les élevages impliqués dans la méthanisation voient également leurs impacts CC, DE et A diminuer. Les différentes fonctions évaluées montrent les atouts et limites des six options de méthanisation. Des prédicteurs de performance sont mis en évidence : l’équilibre du ratio N/ potentiel méthanogène des substrats, la valorisation optimisée de la chaleur et la couverture des ouvrages.

Environmental assessment of agricultural biogas plants on pig farms

Assessing the environmental performance of agricultural biogas production is complex because the development of anaerobic digestion has several goals. Indeed, the choice of system perimeter and functional unit has major importance. This study assessed environmental impacts of six biogas units associated with a pig farm: M1-small plant using only pig slurry (50 kW); M2-larger plant (200 kW) using slurry, maize silage and agro-industrial waste; and four other scenarios using both slurry and waste (200 kW) and implementing different digestate processing chains to reduce N and P in farm outputs (M3-long distance transport, M4-composting, M5-drying belt, M6-biological treatment). Their environmental performance, assessed by Life Cycle Assessment, considered five impacts: climate change (CC), cumulative energy demand (ED), eutrophication (E), acidification (A) and land occupation (LO). The functional units were kWh produced and used, kg of animal live weight at the farm gate and kg of N “resorbed”. Respectively, these units are linked to three current goals for biogas plants: production of renewable energy, reduction of pig farm impacts and resorption of nitrogen in excess. The results show lower ED for the kWh produced by anaerobic digestion in the context of the French energetic mix. Moreover, the pig farm associated with the biogas unit reduces its CC, ED and A impacts. The multiple functional units studied highlight advantages and disadvantages of the six biogas scenarios. Drivers of performance were identified: balancing N content and methane potential of the inputs, good use of the heat produced and covering of the storage units.

2019

Évaluation des pertes d’azote et de carbone de filières de gestion de déjections porcines associées au raclage en V. Emissions d'ammoniac et de GES au bâtiment, stockage et compostage des effluents produits, valorisations énergétique et agronomique

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 175-180, par Solène Lagadec et al.

Le raclage en V est un système mécanique d’évacuation fréquente des déjections qui permet de réduire jusqu’à 40% les émissions d’ammoniac et 10% les émissions de méthane par le bâtiment. Cependant, une analyse de l’ensemble de la filière de gestion des déjections est nécessaire car la réduction des émissions azotées et carbonées par le bâtiment se traduit par une augmentation de la teneur en azote et en carbone des effluents produits engendrant un risque d’accroissement des émissions ultérieures (transfert de pollution vers le stockage et l’épandage). Cette étude a permis de mesurer les émissions azotées et carbonées de différentes filières de gestion des déjections issues d’un bâtiment équipé d’un raclage en V. Selon la filière, la somme des pertes gazeuses azotées, du bâtiment à l’épandage, varie de 0,87 à 1,52 kg N/porc. La modalité permettant de mieux conserver l’azote est celle qui intègre la méthanisation des effluents produits (filière «Métha »). Cette filière entraîne également une réduction de 25% des émissions d’ammoniac si l’ouvrage de stockage du digestat est couvert et de 73% des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à la filière « Raclage » habituellement mise en oeuvre en élevage (stockage des urines et compostage des fèces). De plus, cette filière « Métha » permet de maximiser la production de méthane (320 à 350 m3 de CH4 par tonne de matière organique) et d’obtenir un produit (le digestat) présentant un fort coefficient d’utilisation de l’azote (0,58). Pour la filière « Raclage », l’utilisation d’équipements pour réduire les émissions d’ammoniac, comme le « lavage » de l’air, pourrait réduire les émissions des principaux postes émetteurs : le bâtiment et le compostage de la phase solide.

Evaluation of nitrogen and carbon losses in different manure management chains with V-shaped scrapers

V-shaped scrapers are a mechanical system that evacuates manure more frequently, reducing piggery ammonia emissions by up to40% and methane emissions by 10%. However, assessing the entire manure management chain is necessary because reduction innitrogen and carbon emissions from the building results in an increase in nitrogen and carbon contents of the manure and thus therisk of pollution transfer downstream in the chain. The purpose of this study was to measure nitrogen and carbon emissions ofdifferent manure management chains from a building equipped with a V-shaped scraper. Depending on the management chain,total nitrogenous gas losses (from the building to field spreading) varied from 0.87-1.52 kg N/pig. The manure management systemthat conserved the most nitrogen included anaerobic digestion of the manure ("Métha"). This chain also decreased ammoniaemissions by 25% if the stored digestate was covered and greenhouse gas emissions by 73%, compared to the usual chain with V-shaped scrapers (in which urine was stored and manure composted). In addition, the "Metha" chain maximized methaneproduction (320-350 m3 CH4/t organic matter) and produced digestate with a high nitrogen fertiliser-use equivalency (0.58). In thechain with V-shaped scrapers, using equipment to reduce ammonia emissions, such as an air scrubber, could reduce emissionsfrom the main emitting locations: the building and solid-phase composting area.

2019

Effets rebonds d’une écoconception des aliments du bétail

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 193-194, par Sandrine Espagnol, poster

Poster. 

Les fabricants d’aliments peuvent-ils aller vers une écoconception ? La dynamique de l’affichage environnemental a rendu cela possible en conduisant à l’émergence de plusieurs bases de données sur les impacts environnementaux de produits agricoles, aujourd’hui disponibles pour les acteurs économiques des filières animales. Les données ECOALIM, intégrées dans la base de données Agribalyse®, en font partie et concernent 150 ingrédients de l’alimentation du bétail (Wilfart et al., 2016). Les fabricants d’aliments peuvent les utiliser et formuler des éco-aliments. Garcia-Launay et al. (2016) ont testé cette approche pour les porcs à l’engrais et ils ont obtenu des aliments avec davantage de coproduits du blé, de pois et de tourteau de tournesol, et moins de céréales, en comparaison de formules standards à moindre coût. Dans l’hypothèse d’une généralisation de cette pratique, cette étude vise à en identifier les effets rebonds (effets engendrés indirectement non visibles à l’échelle du système considéré) et leurs incidences environnementales.

Rebound effects of eco-design of animal feed

Feed manufacturers now have access to eco-labelling databases which allow them to perform eco-design and produce feeds with reduced environmental impacts. Initial results of eco-feed production emphasise replacing feed ingredients in standard feed. Therefore, the objective of this study was to identify rebound effects of producing eco-feed for pigs if replacing feed ingredients becomes widespread in France. A mind map was built with five experts to identify in a qualitative a panel of different consequences on environmental, economic and social aspects. We then focused on the consequence of changing crop rotations to produce eco-feeds. We used life cycle assessment (LCA) on a virtual territory which produced feed ingredients for a pig farm in order to assess environmental impacts using multiple functional units and system perimeters: kg pig live weight at the farm gate, ha of land used, economic value produced and number of people fed. The situation in which eco-feeds are produced can appear better or worse than the situation in which standard feeds are produced. This study highlights the complexity of eco-design and the limitations of doing it with data based on attributional LCA (i.e. cutting a system off from physical and economic causalities of the rest of the world). It is necessary to supplement databases with information to make users aware of rebound effects that are invisible during the eco-design process.

2019

Effet du fractionnement des apports d’eau dans la technique du lisier flottant pour réduire les émissions d’ammoniac et d’odeurs en engraissement

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 181-186, par Nadine Guingand et Valérie Courboulay

Des mesures en semi-continu ont été mises en oeuvre dans quatre salles d’engraissement abritant des porcs charcutiers entre 30 et 120 kg, élevés sur caillebotis intégral béton avec stockage des effluents en préfosse. Dans la salle Témoin, le lisier est stocké durant toute la durée de présence des animaux alors que dans les trois autres salles, la technique du lisier flottant est mise en oeuvre : une salle reçoit un apport unique de 90 litres d’eau avant l’entrée des animaux (salle LF90) et deux salles un apport fractionné de respectivement 30 litres à l’entrée des animaux et 60 litres lors du changement d’aliment (salles LF30+60). Dans l’une de ces deux salles, de la paille est mise à disposition des animaux (salle LF30+60/Paille). Les paramètres zootechniques, d’ambiance et environnementaux sont suivis au cours de deux bandes successives. La mise en oeuvre de la technique du lisier flottant conduit pour les deux bandes, par rapport à la salle Témoin, à un abattement des émissions d’ammoniac (LF90 : 28 %, LF30+60 : 23 %) et d’odeurs (LF90 : 18 %, LF30+60 : 28 %). Le fractionnement des apports d’eau semble plus efficace dans la salle LF30+60/Paille, l’abattement d’ammoniac atteignant alors 41% en moyenne sur les deux bandes. Combinée avec le fractionnement des apports d’eau, la présence de paille permet de limiter la surface de contact entre le lisier et l’air ambiant. La présence de paille – en faible quantité – n’a par ailleurs pas occasionné de problème lors de la vidange des effluents.

Impact of temporally separating water inputs to manure kept on top of a permanent layer of water in the pit on ammonia and odour emissions from indoor fattening systems

Ammonia and odours were measured semi-continuously in exhaust air from four fattening rooms (6 pens each) which differed in slurry management. In the control room, slurry was stored during the entire fattening period. In the three others, manure was collected on top of a permanent water layer in the pit: in one room, 90 l of water per pig was added to the pit just before pigs arrived (LF90); in the other two, 30 l per pig were added just before arrival and 60 l per pig after feed was changed (at a weight of ca. 65 kg-LF30+60). In one of these two rooms, chopped straw was distributed to pigs by a straw feeder or a straw rack, respectively in three pens each (LF30+60/Paille). Animal production, ambient and environmental parameters were monitored for two successive batches. Adding water to the manure pit decreased emissions of ammonia (LF90: -28 %, LF30+60: -23 %) and odours (LF90: -18%, LF30+60: -28%) from piggeries. Separating the water input in time increased the reduction in ammonia emissions in the room with chopped straw (mean decrease = 41 % for the two batches). The presence of straw combined with the separation into two water inputs decreased the contact area between the manure and ambient air. Also, addition of chopped straw – albeit in small quantities – had no observed effect on the emptying of manure.

2019

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