Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Allemagne: Toennies Fleisch augmente légèrement son activité d’abattage (21 Mars 2019)

Toennies Fleisch a conservé son activité d’abattage de porcs en Allemagne à 16,6 millions de porcs en 2018, tandis que l'offre nationale a diminué de 2,5%. Toennies abat également des porcs au Danemark et en Espagne. Le nombre total des abattages de l'entreprise allemande s'élève à 20,8 millions de porcs, soit une augmentation de 1% en un an. L'activité bovine a progressé de 2% pour atteindre 440 000 têtes. Le chiffre d'affaires du groupe Toennies a diminué de 3,6% à 6,65 milliards d'euros, en raison de la baisse du prix du porc en 2018 par rapport à 2017 (-12,5%).

Source : Ifip d’après Toennies Fleisch

Pays-Bas : Forte baisse des exportations de porcs vivants en 2018 (20 Mars 2019)

Les exportations néerlandaises de porcs vivants ont diminué en 2018. Les transports de porcs charcutiers ont diminué de 34 % et sont ainsi restés inférieurs à 2 millions de têtes, contre presque 3 millions en 2017. Les flux vers l’Allemagne ont reculé de 800 000 porcs. Le nombre de porcelets a diminué de 3 % au total pour atteindre 8,2 millions d'animaux. A destination de l’Espagne, les transports ont plus que doublé, passant de 500 000 têtes à 1,35 million de têtes.

Source : Ifip d’après Eurostat, RVO

Brésil : Record des abattages (19 Mars 2019)

Les abattages de porcs ont atteint 44,2 millions de têtes en 2018, en augmentation de 2,4% par rapport à l’année précédente.

La plupart des Etats ont enregistré une progression des volumes. Le Mato Grosso do Sul, zone de développement récent de la production porcine connaît le plus fort accroissement. L’Etat de São Paulo est également en croissance.

Les grands bassins de production du  Sud, Rio Grande do Sul et Paraná ont affiché des hausses, comme le Santa Catarina. Ce dernier, leader, a réalisé 26,2% de l’activité nationale.

Source : Données IBGE

Etats-Unis : contrôle accru pour prévenir la FPA (15 Mars 2019)

L’USDA a introduit des mesures supplémentaires de prévention de la FPA. Elles ont été bien accueillies par le NPPC.

  • Le pays se dote de 60 équipes supplémentaires (avec un chien renifleur) pour réaliser des contrôles dans les ports et aéroports. Ainsi le pays compte 179 équipes. Dans certains aéroports, les contrôles sont renforcés sur les passagers et les cargaisons de viande de porc.
  • Inspections renforcées dans les installations de cuisson des ordures ménagères afin de prévenir la propagation éventuelle des maladies.
  • Sensibiliser les producteurs sur l’application des procédures de biosécurité dans les fermes. 
  • Recherche sur les procédures d’analyses fiables de dépistage du virus dans les grains, les aliments et additifs.
  • Améliorer la coordination avec les services canadiens et mexicains sur la situation sanitaire.
  • Coordination et dialogue intensifiés avec les représentants de la filière porcine américaine.
Source : IFIP d’après GlobalMeat

Etats-Unis : contrôle accru pour prévenir la FPA (15 Mars 2019)

L’USDA a introduit des mesures supplémentaires de prévention de la FPA. Elles ont été bien accueillies par le NPPC.

  • Le pays se dote de 60 équipes supplémentaires (avec un chien renifleur) pour réaliser des contrôles dans les ports et aéroports. Ainsi le pays compte 179 équipes. Dans certains aéroports, les contrôles sont renforcés sur les passagers et les cargaisons de viande de porc.
  • Inspections renforcées dans les installations de cuisson des ordures ménagères afin de prévenir la propagation éventuelle des maladies.
  • Sensibiliser les producteurs sur l’application des procédures de biosécurité dans les fermes. 
  • Recherche sur les procédures d’analyses fiables de dépistage du virus dans les grains, les aliments et additifs.
  • Améliorer la coordination avec les services canadiens et mexicains sur la situation sanitaire.
  • Coordination et dialogue intensifiés avec les représentants de la filière porcine américaine.
Source : IFIP d’après GlobalMeat

Canada : du soja et du maïs dans la Prairie (14 Mars 2019)

Au Manitoba, principal producteur de porc de l’Ouest, le soja a fait une percée ces dernières années, pour atteindre 770 000 hectares en 2018. La sole de maïs est encore modeste, avec 173 000 hectares seulement, mais les rendements ont grimpé en flèche. Le potentiel de hausse des surfaces est très important, avec les progrès agronomiques permettant d’adapter cette culture à la province. Les études de rentabilité des rotations avec les cultures phares locales (colza, blé) montrent un intérêt économique marqué.

Source : IFIP d’après Manitoba Cooperator

Chine : hausse du prix du porc (13 Mars 2019)

Après une longue période d'offre importante, il semble qu'il y ait moins de viande sur le marché chinois. Le lundi 11 mars, le prix du porc vivant a augmenté de 7% par rapport au vendredi précédent. Le prix du porc est maintenant supérieur à 15 yuans. Il était à 12,55 yuans en moyenne en février 2019. Pourtant, la demande de viande de porc est habituellement faible en cette période de l'année. Selon la dernière enquête porcine en janvier 2019, le nombre de truies a diminué de 15% en un an.

Source : Ifip d’après Reuters

Chine : dénoncée à l’OMC (12 Mars 2019)

L’OMC vient de reconnaître que le gouvernement chinois a sur-subventionné les producteurs de céréales, augmentant artificiellement les prix locaux et réduisant les importations. La Chine a ainsi enfreint les règles de l’OMC en dépassant ses plafonds d’aides autorisés pour le blé et le riz. Ceci suit la demande des Etats-Unis en décembre 2016 de mettre en place une enquête (panel) sur les aides au blé, riz et  maïs.

 

 

 

Source : Farmdoc, Triblive

Canada : cheptel en baisse (08 Mars 2019)

Au 1er janvier 2019, le cheptel canadien comptait 14 millions de porcs, en baisse de 1% par rapport à janvier 2018. Le nombre de reproducteurs est stable à 1,2 million de têtes. On observe des variations d’évolution selon les provinces. Le cheptel truies recule de 0,9% au Québec mais augmente de 0,5% en Ontario. Le Manitoba garde un effectif de reproducteurs stable. Ces trois provinces détiennent presque 80% des truies du pays.

Source : Source : Ifip d’après Statistiques Canada

Danemark : Cheptel en baisse (11 Février 2019)

En janvier 2019, les effectifs porcins au Danemark ont diminué de 1,4% par rapport à janvier 2018 alors qu'ils étaient en hausse depuis 6 trimestres. Le pays compte un total de 12,65 millions d'animaux. Le nombre de truies a diminué de 1,3% au cours de la même période. Cette baisse indique probablement une stabilisation de l’offre de porcelets dans les prochains mois. La réduction va être compensée par des gains de performances. Le recul du nombre de porcs à l'engrais de 3,4% en un an montre une exportation soutenue de porcelets au quatrième trimestre 2018 et une offre moindre de porcs charcutiers actuellement sur le marché danois.

Source : Ifip d’après Danmarks Statistik

Brésil : Exportations en baisse de 6% (07 Février 2019)

En 2018, le Brésil a exporté 728 000 tonnes de produits de porc, en baisse de 6% par rapport à 2017. Encore la principale destination en 2017, la Russie ne figure qu’à la 11ème place en 2018. Pour compenser, les Brésiliens ont triplé les exportations vers la Chine. En 2018, la Chine et Hong Kong représentent 44% du total des expéditions. En plus, le Brésil diversifie les envois vers les destinations sud-Américaines, Africaines et Asiatiques. 

Source : Ifip d’après douanes

Pologne : Forte chute des effectifs porcins en décembre (01 Février 2019)

Début décembre, le cheptel porcin polonais ne comptait plus que 11 millions d'animaux, soit une diminution de 7,4% par rapport à décembre 2017. Selon le bureau national des statistiques, le nombre de truies a diminué de 18%. En raison de cette forte diminution, le nombre de porcelets diminue également : -16%. L'augmentation des importations de porcelets (+ 6,5%) n'a compensé que partiellement cette baisse. En 2018, l'importation totale de porcelets devrait atteindre 7,4 millions d'animaux. Dans l’enquête, le nombre de porcs à l'engrais est resté stable. Sauf hausse des importations de porcelets, l’offre de porcs se réduira au cours de l’année 2019.

 

Source : Source : Ifip d’après GUS

Pologne : Forte chute des effectifs porcins en décembre (01 Février 2019)

Début décembre, le cheptel porcin polonais ne comptait plus que 11 millions d'animaux, soit une diminution de 7,4% par rapport à décembre 2017. Selon le bureau national des statistiques, le nombre de truies a diminué de 18%. En raison de cette forte diminution, le nombre de porcelets diminue également : -16%. L'augmentation des importations de porcelets (+ 6,5%) n'a compensé que partiellement cette baisse. En 2018, l'importation totale de porcelets devrait atteindre 7,4 millions d'animaux. Dans l’enquête, le nombre de porcs à l'engrais est resté stable. Sauf hausse des importations de porcelets, l’offre de porcs se réduira au cours de l’année 2019.

 

Source : Source : Ifip d’après GUS

Suède : Abattages en hausse en 2018 (31 Janvier 2019)

Le nombre d'abattage de porcs, qui totalise 2,64 millions d'animaux, a augmenté de 2,6% en 2018 par rapport à 2017. Près de 70% de l’activité d'abattage est aux mains de sociétés danoises et finlandaises. Le groupe KLS, appartenant à Danish Crown, domine avec 41% du total. L’entreprise exploite sur 3 sites d’abattage. Scan Kristianstad fait partie de l'entreprise finlandaise HK Scan. Elle a abattu plus de 700 000 porcs en 2018, soit 28% des abattages de porcs suédois.

 

Source : Source : Ifip d’après Markedsnyt

Russie : Cherkizovo poursuit son développement (28 Janvier 2019)

Le groupe Cherkizovo, une des principales entreprises d’intégration de production de viande russe a obtenu un prêt de 15,4 milliards de roubles (204 millions d’euros) pour la construction et la rénovation/modernisation des élevages de porcs. L’accent est mis sur l’amélioration des performances.

Source : Ifip d’après WattAgNett

Allemagne : Forte chute du cheptel porcin allemand en fin d’année 2018 (22 Janvier 2019)

Le nombre de porcs en Allemagne chute de 4,1% en novembre 2018 par rapport à novembre 2017. Il faut remonter à 2004 pour retrouver un si faible cheptel. Les effectifs de reproducteurs reculent de 3,8% sur la période.

Le nombre d’exploitations est tombé à 22 400, en baisse de 4,6% en un an. Les engraisseurs connaissent des difficultés financières depuis la fin 2017. Celles des naisseurs se sont exprimées en 2018 : selon AMI, la perte moyenne de l'année écoulée est de 11 euros par porcelet.

Source : Ifip d’après Destatis, AMI

Pays-Bas: Hausse des abattages et de production de viande (18 Janvier 2019)

Les abattages de porcs néerlandais ont augmenté de 5% pour atteindre 15,7 millions d'animaux en 2018 par rapport à 2017. En raison de l'augmentation du poids de la carcasse de plus de 500 grammes en moyenne, qui atteint 96,6 kg, l'augmentation de la production de viande est encore plus importante. En 2018, un plus grand nombre d'animaux a été produit aux Pays-Bas. De plus, les exportations de porcs charcutiers, en particulier vers l’Allemagne, ont diminué l’année dernière.

 

Source : Ifip d'après COV

Argentine : cap vers l’Asie (07 Janvier 2019)

À l’occasion du G20, l’Argentine et la Chine ont conclu différents accords pour l’ouverture du marché chinois aux produits agricoles argentins, notamment une extension des ventes de tourteaux de soja. Le 19 décembre, un accord a ouvert l’accès au porc argentin. Les flux dépendront des investissements et du développement de la production nationale. Dans le domaine des investissements, la firme japonaise Mitsui a signé un accord avec l’entreprise Ledesma y Pacuca (famille Blaquier) afin d’étudier des investissements en production porcine et bovine. Mitsui est un géant japonais de la production et du négoce de céréales, métaux, énergie et produits alimentaires. La firme argentine est au premier rang national dans le secteur du sucre, du papier et des céréales : Pacuca-CPS est propriétaire de la marque « Cabaña Argentina », leader national de la découpe de porcs et de produits transformés.
 

Source : Ifip d’après Agromeat

ESPAGNE : Donne céréalière favorable (10 Décembre 2018)

Le prix des céréales en Catalogne a affiché cette année une situation très propice vis-à-vis de la Bretagne. Depuis le début de la campagne 2018/19, les acheteurs d’orge possèdent un avantage sensible, de l’ordre de 16 €/t par rapport au prix breton, alors qu’ils supportaient un surcoût de 19 €/t en moyenne sur la même période au cours des trois dernières campagnes. Le blé fourrager est à parité avec le prix breton, effaçant également un handicap. Le prix du maïs montre aussi une meilleure compétitivité. En Espagne, les récoltes de céréales à paille ont atteint un bon niveau grâce à une météo idoine. Elles marquent une reprise après le niveau médiocre de l’an dernier et sont, avec 6,6 Mt de blé tendre et 9,1 Mt d’orge, supérieures à la moyenne des cinq récoltes précédentes. La récolte nationale de maïs progresse aussi légèrement. En revanche, les prix français sont restés soutenus cette année du fait de la moindre récolte de blé. L’offre étroite pour cette céréale dans l’UE, suite à au recul marqué de la récolte et à la moindre capacité exportatrice de l’Europe du Nord, concourt globalement à la fermeté. La production espagnole couvrira mieux les besoins intérieurs en 2018/19 mais le taux d’approvisionnement (64 % en 2016/17 et 41 % en 2017/18) continuera de traduire une forte dépendance vis-à-vis des importations.

Source : IFIP, d'après Stratégies grains

Union européenne : progression de l’offre en 2019 (21 Novembre 2018)

D’après Eurostat, la Production Indigène Brute (PIB) de l’UE devrait progresser de l’ordre de 2 % au cours du 1er semestre de l’année 2019 par rapport au 1er semestre 2018. La croissance de la production en Allemagne et aux Pays-Bas devrait se poursuivre de manière assez modérée tandis qu’une progression intense se profilerait en Espagne et au Danemark. Côté consommation, la tendance est à la stabilité. Face à la croissance probable de la production mondiale, les exportations de l’UE devraient se maintenir début 2019. Ces éléments provoqueraient une certaine pression sur le prix du porc durant le 1er semestre 2019. En France, la Production Indigène Brute sur l’année 2018 devrait atteindre près de 23,8 millions de têtes (+ 0,8 % en 1 an). L’activité d’abattage sur les 7 premiers mois de l’année témoigne de cette évolution avec une progression de 1 % du nombre de porcs abattus en 1 an. D’après l’enquête cheptel de mai, le nombre de porcs est en diminution de 1,6 % en 1 an. La production française devrait se maintenir début 2019. Les perspectives européennes ont un impact sur le prix du porc en France. Les cotations françaises pourraient se dégrader de 5 à 6 % jusqu’au 1er trimestre de 2019 inclus, par rapport aux mêmes périodes de 2018. Au 2e trimestre de 2019, les prix se maintiendraient à des niveaux équivalents à 2018. Ces perspectives ont été réalisées dans l’hypothèse où la Fièvre Porcine Africaine resterait contenue en Belgique. L’évolution de l’épidémie en Europe et en Chine pourrait impacter le commerce mondial.

Source : Baromètre Porc Nov 2018

ALLEMAGNE - plus de surface par porc : à quel prix ? (08 Octobre 2018)

A partir de données comptables, une étude allemande a évalué les surcoûts liés à une augmentation de la surface par porc. En moyenne, les coûts fixes par place s’élèvent à environ 435 € en naissage, 54 € en post-sevrage et 67 € en engraissement, soit 16,24 €/porcelet de 8 kg (26,8 produits/place naissage/an), 7,97 €/porcelet de 28 kg (6,8 porcelets produits/place PS/an) et 22,21 €/porc (3 porcs produits/place engrais./an). Une augmentation de 10% de surface coûte donc 1,62 €/porcelet de 8 kg, 0,80 €/porcelet de 28 kg et 1,88 €/porc à l’engrais. Ces valeurs doublent et quadruplent pour 20% et 40% de surface en plus. L’étude a aussi évalué, dans 2 fermes pilotes, les gains de performance liés à une densité réduite. Bien que l’échantillon soit limité (282 truies, 672 porcelets, 380 porcs à l’engrais) et les différences non significatives, les auteurs ont calculé l’impact économique des variations de performances. Pour 10% de surface en plus, les gains de performances ne compensent que 5% de l’augmentation des coûts fixes pour les porcelets de 8 kg, mais 45 % en PS et 41% en engraissement. L’étude conclut que l’augmentation de la surface par porc s’accompagne d’une amélioration limitée des performances qui ne permet pas de compenser les surcoûts. Les prix de vente doivent donc augmenter de respectivement 3,18 €, 6,35 € et 12,71 €/porc (0,03 €, 0,07 € et 0,13 €/kg carc.) pour 10 %, 20 % et 40 % de surface en plus, soit une augmentation du prix de 2 à 8 % par rapport à la moyenne de 1,55 €/kg sur 2013-2017.
Flash sur la concurrence de Baromètre Porc d'octobre 2018.

Source : Topagrar d’après J. Müller et S. Müller du Thüringer Landesanstalt für Landwirtschaft – 2018.

États-Unis : Impact des tensions commerciales (11 Septembre 2018)

L’offre de viande, de plus en plus importante, pèse sur le marché américain. La production porcine du pays aurait atteint un record. Sur le 1er semestre de l’année 2018, près de 61 millions de porcs ont été abattus, soit une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Cette offre excédentaire a entrainé une chute du prix du porc. Cependant, la baisse saisonnière a commencé plus tôt cette année et est plus marquée que les années précédentes. Au mois d’août 2018, le prix moyen du porc s’établissait à 1,17 $/kg (0,95 €/kg), contre 1,7 $/kg (1,45 €/kg) en août 2017. La dévalorisation du prix entraine un affaiblissement de la valeur des pièces. Dans ce contexte, les éleveurs ont tendance à accélérer la mise en marché de leurs animaux, tandis que certains acheteurs freinent leurs achats, ce qui ne fait qu’exacerber la situation. Les droits de douanes supplémentaires imposés sur les exportations américaines par la Chine, en représailles aux droit instaurés par les Etats-Unis ont fortement impacté le marché à l’export. Les exportations des Etats-Unis, ont cependant progressé de 4,1 % en volume au premier semestre, mais ont perdu 6,6 % en valeur. Surtout, les taxes chinoises sur le soja ont fait plonger les cours de ce produit depuis fin juin. Face à ses conséquences lourdes pour le secteur agricole, le gouvernement américain a annoncé des aides compensatrices d’urgence d’une valeur de 12 milliards de dollars (Market Facilitation Program) sous forme d’aides à l’hectare, variables selon les cultures. Elles auront un effet significatif sur le revenu agricole, notamment dans le Midwest. Les disponibilités satisfaisantes de soja et de maïs et les difficultés à l’export s’annoncent favorables pour le coût de l’aliment pour les porcs en 2018/19.
 

Source : Baromètre Porc / USDA

Canada : aliment et porc en essor dans la Prairie (19 Juillet 2018)

HyLife Foods, un des principaux acteurs de la production, transformation et exportation de viande porcine au Canada, vient d’inaugurer une nouvelle usine à Killarney (Manitoba). Elle produira 250 000 tonnes d’aliments par an. HyLife annonce aussi 4 projets de création d’ateliers d’engraissement dans la zone, chacun de 10 000 porcs par site dont certains déjà en construction.

Source : Feed and grain

Danish Crown investit dans la transformation (13 Juillet 2018)

Le 1er abatteur européen renforce ses positions dans le secteur de la transformation. La banque d’investissement Nordic Invesment Bank va prêter 100 millions d’euros au groupe danois pour financer 3 projets :
- Le rachat de l’entreprise danoise DK Foods, leader européen de la fourniture de garnitures pour pizza (salami…).
- L’acquisition du salaisonnier Gzella Meat qui produit 70 000 t de viande porcine/an et possède un réseau de 250 magasins en Pologne.
- La construction d’une usine de transformation en Chine près de Shanghai. Le démarrage est prévu en 2019 pour une production de 14 000 tonnes par an à partir de viande importée depuis le Danemark.

ébut juin, Tulip, filiale de Danish Crown, a par ailleurs signé un accord pour l’acquisition du producteur néerlandais de bacon Zandbergen. Malgré une baisse des prix sur le marché mondial et un chiffre d’affaire légèrement décroissant, le bénéfice opérationnel de Danish Crown s’est redressé de 1,5 % sur l’exercice 2017/2018. Il atteint 1 041 millions de couronnes danoises (140 millions d’euros) soit 3,5 % du chiffre d’affaires.

 

Source : Danish Crown et NIB

Brésil : de nouvelles perspectives de marché à l’export ? (11 Juillet 2018)

En 2017, les exportations brésiliennes ont accusé une chute de 3 % en 1 an, qui s’est intensifiée au premier trimestre de 2018, avec un recul de 11 % en un an. Cependant, de nouvelles perspectives pour le marché de l’export se développent. Au mois de mai, le Brésil a négocié un accord bilatéral avec la Corée du Sud autorisant l’envoi de produits porcins. D’après le ministre brésilien de l’agriculture, les expéditions devraient atteindre 30 000 tonnes de viandes par an. Actuellement, 4 transformateurs de l’Etat de Santa Catarina sont autorisés à exporter leurs produits vers la Corée du Sud. Un premier envoi de 50 tonnes est prévu en juin 2018 par une filiale de JBS, Seara. Par ailleurs, suite à la mise en place de mesures sanitaires
(vaccinations, surveillance…), le Brésil a récemment obtenu le statut indemne de fièvre aphteuse avec vaccination. D’autres Etats brésiliens pourraient ainsi être autorisés à exporter vers la Corée du Sud. Enfin, l’embargo russe sur le boeuf et le porc brésilien devrait bientôt être levé. La Russie, principal marché du Brésil, s’est refermée en novembre 2017 suite à la détection de ractopamine dans les produits brésiliens importés.

Source : Ifip d’après douanes, Meatpoultry, Ministère de l’Economie et des Finances

Mexique et impositions douanières américaines (09 Juillet 2018)

En juin dernier, le président américain Donald Trump a annoncé sa décision de mettre en place des droits de douanes sur les importations d’acier et d’aluminium. Le Mexique, le Canada et l’Union européenne se retrouvent affectés par cette disposition. En réponse, le Mexique a décidé d’imposer des droits de douanes sur les importations de produits porcins non transformés d’origine américaine. Les Etats-Unis sont le premier fournisseur du Mexique. Le taux fixé à 10 % au mois de juin passera à 25 % en juillet. De plus, le Mexique a également mis en place un contingent d’importation de 350 000 tonnes pour la viande de porc sans droits de douanes. Ces quotas ne sont pas toutefois d’ordre discriminatoire, les Etats-Unis pourront ainsi bénéficier de cette mesure, au même titre que d’autres fournisseurs. Ces nouvelles décisions mexicaines visent à diminuer la dépendance du Mexique face à son voisin américain, et à inciter les entreprises mexicaines à envisager d’autres fournisseurs tels que l’Union européenne par exemple. Fin juin, le Mexique a d’ailleurs reçu, une première cargaison de 25,5 tonnes de poitrines de porc congelées en provenance d’Allemagne.

Source : Baromètre Porc juillet-août 2018

Pologne : Import de porcelets et export de charcuteries (07 Juin 2018)

Avec un taux d’auto-approvisionnement de 93 % en 2017, la filière porcine polonaise reste déficitaire. La Production Intérieure Brute (PIB) a atteint 1,86 million de tonnes équivalent carcasse en 2017, soit un niveau comparable à celui du début de la décennie. Les dynamiques sont cependant très contrastées selon les maillons de la filière. Les importations de porcelets ont très fortement augmenté de 1,8 millions de têtes en 2010 à 7 millions de têtes en 2017 dont 89 % depuis le Danemark. Les abattages de porc ont ainsi pu se maintenir et même augmenter de 1 million de têtes depuis 2010. Ils atteignent 22,2 millions de têtes en 2017. Ce niveau ne suffit pas à répondre à la demande polonaise en viande de porc. Le déficit s’élève à 217 000 tonnes : 665 000 tonnes importées, contre 447 000 tonnes exportées. Le secteur de la charcuterie-salaison est au contraire très dynamique avec des exportations qui ont doublé depuis 2010. Les pays de l’Union Européenne comptent pour 71 % des exportations polonaises de viande de porc et 93 % pour les produits transformés. Vers les pays-tiers et notamment vers l’Asie, la Pologne est limitée par la présence de la Peste Porcine Africaine sur son territoire. Elle exporte de la viande de porc vers Hong-Kong (7 % du total), plus souple dans ses exigences sanitaires, mais également vers les Etats-Unis (13 %).

Source : IFIP d'après Eurostat

Brésil : Santa Catarina vise la Chine (18 Mai 2018)

En réponse à la fermeture, depuis six mois, du marché russe, le Santa Catarina développe ses exportations vers la Chine, désormais sa première destination. Depuis le début de l’année, ce pays a acheté près de 82 000 tonnes de viandes porcines de l’Etat brésilien.

Source : IFIP d'après Carnetec

Union européenne : Fléchissement du prix du porc attendu en 2018 (15 Mai 2018)

En 2017, les prix européens du porc à la production ont augmenté de 10 % par rapport à 2016. En France, le rebond a été de 7 %, en moyenne annuelle. Comme en 2016, les cours européens du porc de 2017 ont été nettement influencés par les exportations vers les pays tiers. Mais le marché du porc reste aussi déterminé par une multitude d’autres facteurs tels que le cours de l’aliment, les niveaux de production et de consommation. Face au recul des stocks mondiaux de blé et de maïs, le cours de l’aliment devrait se raffermir de l’ordre de 1% en 2018. Selon les dernières prévisions réalisées au sein de l’UE, sous l’effet d’une augmentation du cheptel de truies, la production devrait rebondir en 2018 de 1,2% en nombre d’animaux et de +1,5 à 2% en tonnage. En face, la consommation totale augmenterait très légèrement à l’échelle européenne. Du fait de la progression de la production des grands bassins mondiaux, les exportations européennes se stabiliseraient. Avec cette conjonction d’éléments, consultés par la Commission européenne, un ensemble d’experts des différents pays s’attendent à une baisse moyenne du prix de 9% en un an. En France, le recul du prix du porc charcutier modélisé par l’IFIP est de 11%, L’écart le plus important étant au premier semestre, en raison de cours très élevés en 2017 à cette époque de l’année. En moyenne annuelle, le prix du porc payé en moyenne aux producteurs français devrait être à peine inférieur à celui de 2015. Comme toujours, ces prévisions s’appuient sur des hypothèses. Le contexte international pourrait changer la donne, comme les conséquences possibles de l’extension de la PPA, des choix politiques russes ou chinois, des relations entre la Chine et les Etats-Unis…

Source : Baromètre Porc, mai 2018

Japon : la France piétine face à la concurrence (25 Avril 2018)

En 2017, les Etats-Unis et le Canada sont les deux principaux fournisseurs du Japon, avec respectivement 34 % et 20 % de parts de marchés. Ils sont suivis par le Danemark (9 %), l’Espagne (9 %) et le Mexique (8 %). L’Espagne est très offensive sur ce marché, ses expéditions ont augmenté de 70 000 tonnes depuis 2013. Les volumes augmen-tent également pour l’Allemagne et les Pays-Bas mais dans une moindre mesure : +25 000 et +39 000 tonnes sur la même période. La dynamique française reste modérée (+7 000 tonnes). Le Japon est le deuxième importateur asiatique en volume derrière la Chine (respectivement 1,2 et 2,5 millions de tonnes) mais le premier en valeur (4,5 M€ contre 3,5 M€). Le prix moyen à l’import atteint 3,64 €/kg en 2017 contre 1,49 €/kg en Chine, 2,67 €/kg en Corée du Sud et 2,21 €/kg à Hong Kong. Les clients importateurs ont des exigences très spécifiques en termes de découpe, de présentation, de qualité.
 

Source : IFIP d’après douanes

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