Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

ALLEMAGNE - plus de surface par porc : à quel prix ? (08 Octobre 2018)

A partir de données comptables, une étude allemande a évalué les surcoûts liés à une augmentation de la surface par porc. En moyenne, les coûts fixes par place s’élèvent à environ 435 € en naissage, 54 € en post-sevrage et 67 € en engraissement, soit 16,24 €/porcelet de 8 kg (26,8 produits/place naissage/an), 7,97 €/porcelet de 28 kg (6,8 porcelets produits/place PS/an) et 22,21 €/porc (3 porcs produits/place engrais./an). Une augmentation de 10% de surface coûte donc 1,62 €/porcelet de 8 kg, 0,80 €/porcelet de 28 kg et 1,88 €/porc à l’engrais. Ces valeurs doublent et quadruplent pour 20% et 40% de surface en plus. L’étude a aussi évalué, dans 2 fermes pilotes, les gains de performance liés à une densité réduite. Bien que l’échantillon soit limité (282 truies, 672 porcelets, 380 porcs à l’engrais) et les différences non significatives, les auteurs ont calculé l’impact économique des variations de performances. Pour 10% de surface en plus, les gains de performances ne compensent que 5% de l’augmentation des coûts fixes pour les porcelets de 8 kg, mais 45 % en PS et 41% en engraissement. L’étude conclut que l’augmentation de la surface par porc s’accompagne d’une amélioration limitée des performances qui ne permet pas de compenser les surcoûts. Les prix de vente doivent donc augmenter de respectivement 3,18 €, 6,35 € et 12,71 €/porc (0,03 €, 0,07 € et 0,13 €/kg carc.) pour 10 %, 20 % et 40 % de surface en plus, soit une augmentation du prix de 2 à 8 % par rapport à la moyenne de 1,55 €/kg sur 2013-2017.
Flash sur la concurrence de Baromètre Porc d'octobre 2018.

Source : Topagrar d’après J. Müller et S. Müller du Thüringer Landesanstalt für Landwirtschaft – 2018.

États-Unis : Impact des tensions commerciales (11 Septembre 2018)

L’offre de viande, de plus en plus importante, pèse sur le marché américain. La production porcine du pays aurait atteint un record. Sur le 1er semestre de l’année 2018, près de 61 millions de porcs ont été abattus, soit une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Cette offre excédentaire a entrainé une chute du prix du porc. Cependant, la baisse saisonnière a commencé plus tôt cette année et est plus marquée que les années précédentes. Au mois d’août 2018, le prix moyen du porc s’établissait à 1,17 $/kg (0,95 €/kg), contre 1,7 $/kg (1,45 €/kg) en août 2017. La dévalorisation du prix entraine un affaiblissement de la valeur des pièces. Dans ce contexte, les éleveurs ont tendance à accélérer la mise en marché de leurs animaux, tandis que certains acheteurs freinent leurs achats, ce qui ne fait qu’exacerber la situation. Les droits de douanes supplémentaires imposés sur les exportations américaines par la Chine, en représailles aux droit instaurés par les Etats-Unis ont fortement impacté le marché à l’export. Les exportations des Etats-Unis, ont cependant progressé de 4,1 % en volume au premier semestre, mais ont perdu 6,6 % en valeur. Surtout, les taxes chinoises sur le soja ont fait plonger les cours de ce produit depuis fin juin. Face à ses conséquences lourdes pour le secteur agricole, le gouvernement américain a annoncé des aides compensatrices d’urgence d’une valeur de 12 milliards de dollars (Market Facilitation Program) sous forme d’aides à l’hectare, variables selon les cultures. Elles auront un effet significatif sur le revenu agricole, notamment dans le Midwest. Les disponibilités satisfaisantes de soja et de maïs et les difficultés à l’export s’annoncent favorables pour le coût de l’aliment pour les porcs en 2018/19.
 

Source : Baromètre Porc / USDA

Canada : aliment et porc en essor dans la Prairie (19 Juillet 2018)

HyLife Foods, un des principaux acteurs de la production, transformation et exportation de viande porcine au Canada, vient d’inaugurer une nouvelle usine à Killarney (Manitoba). Elle produira 250 000 tonnes d’aliments par an. HyLife annonce aussi 4 projets de création d’ateliers d’engraissement dans la zone, chacun de 10 000 porcs par site dont certains déjà en construction.

Source : Feed and grain

Danish Crown investit dans la transformation (13 Juillet 2018)

Le 1er abatteur européen renforce ses positions dans le secteur de la transformation. La banque d’investissement Nordic Invesment Bank va prêter 100 millions d’euros au groupe danois pour financer 3 projets :
- Le rachat de l’entreprise danoise DK Foods, leader européen de la fourniture de garnitures pour pizza (salami…).
- L’acquisition du salaisonnier Gzella Meat qui produit 70 000 t de viande porcine/an et possède un réseau de 250 magasins en Pologne.
- La construction d’une usine de transformation en Chine près de Shanghai. Le démarrage est prévu en 2019 pour une production de 14 000 tonnes par an à partir de viande importée depuis le Danemark.

ébut juin, Tulip, filiale de Danish Crown, a par ailleurs signé un accord pour l’acquisition du producteur néerlandais de bacon Zandbergen. Malgré une baisse des prix sur le marché mondial et un chiffre d’affaire légèrement décroissant, le bénéfice opérationnel de Danish Crown s’est redressé de 1,5 % sur l’exercice 2017/2018. Il atteint 1 041 millions de couronnes danoises (140 millions d’euros) soit 3,5 % du chiffre d’affaires.

 

Source : Danish Crown et NIB

Brésil : de nouvelles perspectives de marché à l’export ? (11 Juillet 2018)

En 2017, les exportations brésiliennes ont accusé une chute de 3 % en 1 an, qui s’est intensifiée au premier trimestre de 2018, avec un recul de 11 % en un an. Cependant, de nouvelles perspectives pour le marché de l’export se développent. Au mois de mai, le Brésil a négocié un accord bilatéral avec la Corée du Sud autorisant l’envoi de produits porcins. D’après le ministre brésilien de l’agriculture, les expéditions devraient atteindre 30 000 tonnes de viandes par an. Actuellement, 4 transformateurs de l’Etat de Santa Catarina sont autorisés à exporter leurs produits vers la Corée du Sud. Un premier envoi de 50 tonnes est prévu en juin 2018 par une filiale de JBS, Seara. Par ailleurs, suite à la mise en place de mesures sanitaires
(vaccinations, surveillance…), le Brésil a récemment obtenu le statut indemne de fièvre aphteuse avec vaccination. D’autres Etats brésiliens pourraient ainsi être autorisés à exporter vers la Corée du Sud. Enfin, l’embargo russe sur le boeuf et le porc brésilien devrait bientôt être levé. La Russie, principal marché du Brésil, s’est refermée en novembre 2017 suite à la détection de ractopamine dans les produits brésiliens importés.

Source : Ifip d’après douanes, Meatpoultry, Ministère de l’Economie et des Finances

Mexique et impositions douanières américaines (09 Juillet 2018)

En juin dernier, le président américain Donald Trump a annoncé sa décision de mettre en place des droits de douanes sur les importations d’acier et d’aluminium. Le Mexique, le Canada et l’Union européenne se retrouvent affectés par cette disposition. En réponse, le Mexique a décidé d’imposer des droits de douanes sur les importations de produits porcins non transformés d’origine américaine. Les Etats-Unis sont le premier fournisseur du Mexique. Le taux fixé à 10 % au mois de juin passera à 25 % en juillet. De plus, le Mexique a également mis en place un contingent d’importation de 350 000 tonnes pour la viande de porc sans droits de douanes. Ces quotas ne sont pas toutefois d’ordre discriminatoire, les Etats-Unis pourront ainsi bénéficier de cette mesure, au même titre que d’autres fournisseurs. Ces nouvelles décisions mexicaines visent à diminuer la dépendance du Mexique face à son voisin américain, et à inciter les entreprises mexicaines à envisager d’autres fournisseurs tels que l’Union européenne par exemple. Fin juin, le Mexique a d’ailleurs reçu, une première cargaison de 25,5 tonnes de poitrines de porc congelées en provenance d’Allemagne.

Source : Baromètre Porc juillet-août 2018

Pologne : Import de porcelets et export de charcuteries (07 Juin 2018)

Avec un taux d’auto-approvisionnement de 93 % en 2017, la filière porcine polonaise reste déficitaire. La Production Intérieure Brute (PIB) a atteint 1,86 million de tonnes équivalent carcasse en 2017, soit un niveau comparable à celui du début de la décennie. Les dynamiques sont cependant très contrastées selon les maillons de la filière. Les importations de porcelets ont très fortement augmenté de 1,8 millions de têtes en 2010 à 7 millions de têtes en 2017 dont 89 % depuis le Danemark. Les abattages de porc ont ainsi pu se maintenir et même augmenter de 1 million de têtes depuis 2010. Ils atteignent 22,2 millions de têtes en 2017. Ce niveau ne suffit pas à répondre à la demande polonaise en viande de porc. Le déficit s’élève à 217 000 tonnes : 665 000 tonnes importées, contre 447 000 tonnes exportées. Le secteur de la charcuterie-salaison est au contraire très dynamique avec des exportations qui ont doublé depuis 2010. Les pays de l’Union Européenne comptent pour 71 % des exportations polonaises de viande de porc et 93 % pour les produits transformés. Vers les pays-tiers et notamment vers l’Asie, la Pologne est limitée par la présence de la Peste Porcine Africaine sur son territoire. Elle exporte de la viande de porc vers Hong-Kong (7 % du total), plus souple dans ses exigences sanitaires, mais également vers les Etats-Unis (13 %).

Source : IFIP d'après Eurostat

Brésil : Santa Catarina vise la Chine (18 Mai 2018)

En réponse à la fermeture, depuis six mois, du marché russe, le Santa Catarina développe ses exportations vers la Chine, désormais sa première destination. Depuis le début de l’année, ce pays a acheté près de 82 000 tonnes de viandes porcines de l’Etat brésilien.

Source : IFIP d'après Carnetec

Union européenne : Fléchissement du prix du porc attendu en 2018 (15 Mai 2018)

En 2017, les prix européens du porc à la production ont augmenté de 10 % par rapport à 2016. En France, le rebond a été de 7 %, en moyenne annuelle. Comme en 2016, les cours européens du porc de 2017 ont été nettement influencés par les exportations vers les pays tiers. Mais le marché du porc reste aussi déterminé par une multitude d’autres facteurs tels que le cours de l’aliment, les niveaux de production et de consommation. Face au recul des stocks mondiaux de blé et de maïs, le cours de l’aliment devrait se raffermir de l’ordre de 1% en 2018. Selon les dernières prévisions réalisées au sein de l’UE, sous l’effet d’une augmentation du cheptel de truies, la production devrait rebondir en 2018 de 1,2% en nombre d’animaux et de +1,5 à 2% en tonnage. En face, la consommation totale augmenterait très légèrement à l’échelle européenne. Du fait de la progression de la production des grands bassins mondiaux, les exportations européennes se stabiliseraient. Avec cette conjonction d’éléments, consultés par la Commission européenne, un ensemble d’experts des différents pays s’attendent à une baisse moyenne du prix de 9% en un an. En France, le recul du prix du porc charcutier modélisé par l’IFIP est de 11%, L’écart le plus important étant au premier semestre, en raison de cours très élevés en 2017 à cette époque de l’année. En moyenne annuelle, le prix du porc payé en moyenne aux producteurs français devrait être à peine inférieur à celui de 2015. Comme toujours, ces prévisions s’appuient sur des hypothèses. Le contexte international pourrait changer la donne, comme les conséquences possibles de l’extension de la PPA, des choix politiques russes ou chinois, des relations entre la Chine et les Etats-Unis…

Source : Baromètre Porc, mai 2018

Japon : la France piétine face à la concurrence (25 Avril 2018)

En 2017, les Etats-Unis et le Canada sont les deux principaux fournisseurs du Japon, avec respectivement 34 % et 20 % de parts de marchés. Ils sont suivis par le Danemark (9 %), l’Espagne (9 %) et le Mexique (8 %). L’Espagne est très offensive sur ce marché, ses expéditions ont augmenté de 70 000 tonnes depuis 2013. Les volumes augmen-tent également pour l’Allemagne et les Pays-Bas mais dans une moindre mesure : +25 000 et +39 000 tonnes sur la même période. La dynamique française reste modérée (+7 000 tonnes). Le Japon est le deuxième importateur asiatique en volume derrière la Chine (respectivement 1,2 et 2,5 millions de tonnes) mais le premier en valeur (4,5 M€ contre 3,5 M€). Le prix moyen à l’import atteint 3,64 €/kg en 2017 contre 1,49 €/kg en Chine, 2,67 €/kg en Corée du Sud et 2,21 €/kg à Hong Kong. Les clients importateurs ont des exigences très spécifiques en termes de découpe, de présentation, de qualité.
 

Source : IFIP d’après douanes

Chine : Guangdong Haid vise la croissance en porc (20 Mars 2018)

Le groupe Guangdong Haid Group est un des leaders de l’alimentation animale en Chine, avec 8,49 Mt fabriquées en 2017. Il a produit 400 000 porcs par an en 2017 mais ce nombre devrait doubler en 2018. Il cherche son essor dans le sud et le centre du pays, dans de grands projets incluant l’alimentation animale et la production porcine. Il s’est associé avec les autorités locales de Qingyuan (province du Guandgong) dans une filière porcine, de l’élevage à la transformation des viandes (investissement de 200 M €). Dans le Hunan un élevage en partenariat avec le gouvernement local produira 200 000 porcs par an. Un autre projet porcin est annoncé au Shaoguan (sud du pays), pour 230 M€.

Source : IFIP d'après Globalmeatnews

Pays-Bas : hausse des volumes pour ForFarmers (16 Mars 2018)

Le leader européen de l’alimentation animale, implanté principalement aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni a réalisé un chiffre d’affaires de 2,21 milliards d’euros en 2017. Ses ventes d’aliments (aliments composés et simples) ont atteint 9,6 Mt, en progression de 3,2% sur l’année précédente. La production d’aliments composés a atteint 6,7 Mt, soit +5,8% en un an.

Source : Feednavigator

Chine : transformation industrielle du maïs pour réduire les stocks (13 Mars 2018)

Selon un représentant local de BRF, la Chine a récemment augmenté de 33 millions de tonnes ses capacités de traitement du maïs, évaluées à 137 Mt. La production d’amidon, d’éthanol et d’autres produits alimentaires et industriels est concernée. Encore considérables, les stocks nationaux de maïs ont chuté à 179 Mt fin 2017, en recul de 28% sur leurs sommets historiques. L’autorisation des investissements étrangers, l’augmentation des obligations de mélange dans les carburants pour l’éthanol et des baisses de taxes visent à développer les capacités de transformation.

Source : Reuters

Brésil : activité contrastée chez Brasil Food (06 Mars 2018)

Avec 1,63 milliard de volailles abattues, en recul de 5,1% sur l’année précédente l’activité de Brasil Food (BRF) a été affectée par les difficultés du marché intérieur et de l’exportation (scandale des viandes avariées). Le secteur porcin s’est mieux comporté avec 9,79 millions de têtes traitées, soit une hausse de 3,5% en un an. Le groupe a produit 10,4 millions de tonnes d’aliments composés (+0,6%).

Source : BRF

Pologne : ForFarmers dans l’aliment (26 Février 2018)

Le groupe néerlandais ForFarmers, leader européen des aliments composés, a annoncé l’achat de 60% de la société polonaise d’alimentation animale Tasomix. Ce dernier est le quatrième opérateur polonais de l’alimentation animale. Avec deux usines, d’une capacité totale de 450 000 tonnes par an. Essentiellement orienté vers la production d’aliments pour volailles, il vend aussi des aliments porcs. La société va aussi construire un troisième site industriel d’une capacité de 350 000 tonnes, dédiée à livrer un intégrateur de volailles.

Source  Feednavigator

 

Source :

Brésil : JBS dans les coproduits sanguins (20 Février 2018)

JBS annonce la création d’une société JBS Feed Solutions dans le secteur des coproduits d’abattage, produisant des plasmas et des hématies (globules rouges) destinés à l’alimentation des porcs et volailles du groupe. L’entreprise sera sise à Campo Grande (Mato Grosso do Sul) un important bassin bovin et gisement de coproduits protéiques.

Source : IFIP d'après Suinocultura industrial

Argentine : un doigt de pied en Russie (08 Février 2018)

En 2017, les exportations de viandes porcines ont atteint 1 906 tonnes, dont 93% destinées à la Fédération de Russie. Les abattages argentins de porcs se sont élevés à 6 millions de têtes, soit 566 000 tonnes de viandes en carcasse, en augmentation de 8,4% par rapport à 2016. La croissance de la production nationale est tirée par le gain de la consommation intérieure (14 kilos par habitant et par an) mais le débouché intérieur pourrait bientôt atteindre un seuil de saturation

Source : Valor Soja

Espagne : Vall Companys choisit Madrid (18 Janvier 2018)

Contrôlée par la famille catalane Vall Esquerda, la société d’investissement Fenec, propriétaire de Vall Companys a quitté Barcelone pour se domicilier à Madrid. En 2016, Vall Companys a réalisé un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, dont le tiers a été réalisé à l’exportation. L’entreprise annonce produire 340 000 tonnes de viandes porcines (4,6 millions de porcs produits), 115 000 tonnes de viandes de volailles et 13 000 tonnes de jambon sec. Elle est aux premiers rangs du pays pour la fabrication d’aliments composés et la meunerie.

Source : Ifip d’après Cronicaglobal.elespagnol

Ukraine : la vente de terres agricoles ajournée (15 Janvier 2018)

Le parlement ukrainien s’est prononcé pour l’extension d’un an du moratoire interdisant la vente des terres agricoles. Actuellement, près de 40 millions d’hectares sont concernés : la terre est divisée en plus petites surfaces qui font l’objet d’une location.

Les institutions financières internationales (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International) appellent à une libéralisation, condition de l’octroi de financements. La libéralisation pourrait développer l’économie et le secteur agricole du pays et notamment doper la production céréalière.

Source : Ifip d’après Reuters et Hortidaily

Espagne : un porc sur deux à l’export (08 Janvier 2018)

Les deux millions de tonnes de viandes porcines exportées en 2017, pour 4,5 milliards d’euros, ont représenté en 2017 près de 86% en valeur des exportations du secteur carné espagnol et 9,6% de l’ensemble des exportations agroalimentaires. Plus de la moitié de la production porcine (hors porc ibérique) se destine ainsi à l’exportation. Selon les données d’Interporc, l’Espagne est le quatrième producteur porcin mondial et occupe la seconde place dans l’UE.

Source : Ifip d’après Interporc

Etats-Unis : la trituration suit le soja (12 Décembre 2017)

Après deux récoltes de soja historiques et une expansion prévue des surfaces, l’heure est à l’investissement pour l’industrie de la trituration. Des coopératives ou des négociants de graines veulent apporter de la valeur ajoutée à leurs ventes. Un nouvel outil est en construction dans le Dakota du Sud. Des projets sont annoncés au Dakota du Nord et au Michigan. Dans ces zones de développement de la culture, les consommateurs de tourteaux bénéficieront d’un coût d’approche réduit. Ceci pourrait y stimuler le développement des productions de porcs et de volailles.

Source : Ifip, d’après Agriculture.com

Allemagne : coopération dans l’aliment (07 Décembre 2017)

Le leader allemand de l’alimentation animale, le groupe Agravis Raiffeisen AG, fortement implanté en Allemagne du nord a annoncé un projet de coopération avec le fabricant d’aliments composés GS Agri, implanté dans le Weser-Ems en Basse-Saxe. Il est prévu de créer une entité aux deux sociétés qui comprendrait l’usine d’Oldenburg de Agravis et les quatre usines de GS Agri. Ce regroupement constituerait un potentiel de 1,3 million de tonnes toutes espèces dans la région du Weser-Ems, principal bassin de production porcine allemand.

Source : Ifip d’après Top Agrar

Russie : porte fermée pour les viandes brésiliennes (24 Novembre 2017)

Le 21 novembre, la Russie a annoncé, via son organisme sanitaire, qu’elle suspendait ses achats de viandes bovines et porcines du Brésil. Toutes les entreprises agrées par la Russie se voient soumises à une « restriction temporaire » à partir du 1er décembre. En raison de présence de résidus de ractopamine, la Russie avait déjà interdit d’accès plusieurs entreprises brésiliennes ces dernières semaines.

Source : Ifip d’après Carnetec

Brésil : la Russie bloque quatre sites brésiliens (23 Novembre 2017)

Les autorités sanitaires russes ont annoncé l’interdiction d’exporter vers la Russie, à partir de décembre, de quatre usines brésiliennes livrant des viandes porcines. Il s’agit de 3 sites de SEARA (Groupe JBS) et d’une usine de Brasil Foods (BRF). Ces restrictions temporaires sont liées à la découverte de résidus de ractopamine. Récemment, la Russie a annoncé étudier la possibilité d’un blocage de l’ensemble des viandes porcines et bovines brésiliennes en raison de la présence, interdite, de cet additif.

Source : Ifip d’après Carnetec

Brésil : le Santa Catarina veut réorienter ses approvisionnements (19 Septembre 2017)

L’Etat du sud du pays, leader en production de porcs et volailles étudie la construction d’une route depuis le Paraguay. Cette liaison permettrait de réduire de moitié la distance d’acheminement du maïs par rapport à l’achat de cette céréale dans le Centre-Ouest brésilien (Etat du Mato Grosso). Le Santa Catarina doit importer près de 3 millions de tonnes de maïs par an, soit un volume proche de celui de la récolte locale

Source : Suino cultura industrial

UE : Pilgrim’s Pride met la main sur Moy Park (12 Septembre 2017)

Le groupe Pilgrim’s Pride achète à JBS la société Moy Park. Moy Park est un des tous premiers transformateurs de volailles européens opérant au Royaume-Uni et en Europe Continentale (dont en France), domiciliée en Irlande. La transaction concerne 1,08 milliard d’euros. Le géant nord-américain de la volaille, Pilgrim’s Pride (Etats-Unis, Mexique) est détenu aux deux-tiers par le groupe brésilien JBS.

L’opération est décrite comme visant à conforter le poids de Pilgrim’s pride sur le marché international de la volaille. Du côté de JBS, elle s’inscrit dans un vaste plan de désinvestissement, destiné à désendetter le groupe brésilien, également frappé par une forte amende suite à des faits de corruption.

Source : Economia.Estado

Etats-Unis : Sioux City démarre (08 Septembre 2017)

Le site de transformation porcine de Sioux City (Iowa) de Seaboard Triumph Foods (STF) a debuté son activité, deux ans après le début des travaux. L’outil qui pourra abattre 10 000 têtes par jour (5 millions de porcs par an), avec une équipe par jour (1100 personnes employées). L’entreprise prévoit d’augmenter sa capacité en mai prochain en faisant appel à une deuxième équipe. STF est une joint-venture à parts égales entre Seaboard Foods et Triumph Foods.

Source : Ifip d’après Porknetwork

Brésil : Aurora investit tous azimuts (24 Août 2017)

Aurora inaugure une unité de stockage de 40 000 tonnes de grains (21,5 millions de réais investies, soit 5,8 M €), sur son site industriel de São Gabriel do Oeste (Mato Grosso do Sul). Le groupe du Santa Catarina a fortement développé son activité dans cet état du Centre Ouest, grande zone céréalière : en 2016, il a abattu 728 000 porcs à São Gabriel do Oeste. Par ailleurs, le groupe du Santa Catarina va acquérir deux abattoirs de porcs (capacité de 418 000 têtes/an) et de volaille à Erechim (Rio Grande do Sul), pour moitié grâce à un financement de la banque de développement du sud du pays (BRDE), pour 108 millions de réais (29 M €).

Source : Ifip d’après Carnetec, Jornal do Comercio

Espagne : Vall Companys investit davantage dans le sec (23 Août 2017)

Vall Companys a annoncé vouloir investir 78 millions d’euros pour augmenter sa capacité de production de jambons secs jusqu’à 3 millions de pièces par an.

L’investissement porte sur une salle de découpe moderne à Calamocha. Entre 100 et 150 emplois seront créés.

Source : Ifip d’après Eurocarne

Royaume-Uni : 7 nouveaux agréments pour exporter vers la Chine (22 Août 2017)

Au Royaume-Uni, en plus des neuf abattoirs déjà agréés, sept autres pourront prochainement exporter en direct vers la Chine. Audités en avril 2015, les établissements ont dû attendre plus de deux ans pour figurer sur la liste des unités agréés.

Source : Ifip d’après Boerenbusiness

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