Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Danemark : forte baisse du cheptel porcin (09 Mai 2019)

La population porcine danoise a diminué de 4,4 % en avril 2019 comparée à avril 2018. Le pays compte maintenant 12,2 millions de porcs.

Le nombre de truies a également diminué de 4,5% pour s'établir à 1,2 million d'animaux, la baisse du nombre de truies saillies suit le même rythme. Cette évolution aura une incidence sur le nombre de porcelets disponibles à l'exportation vers l'Allemagne et la Pologne.

Source : Ifip d’après Danmark Statistiks

Belgique : Renforcement des mesures de bien-être animal dans les abattoirs (30 Avril 2019)

Suite aux problèmes de bien-être animal identifiés dans les abattoirs, le Ministre Belge du bien-être animal a alloué un montant de 3 millions d'euros par an pour effectuer des contrôles surprises dans des abattoirs en Flandre. Cette mesure complète la fonction de contrôle de l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA). Au total, 25 inspecteurs sont disponibles pour contrôler les 70 abattoirs en Belgique. En outre, une attention particulière est accordée au dépistage externe des abattoirs, à la caméra-surveillance et à la formation accrue du personnel de l'abattoir.

Source : Ministre du bien-être des animaux, Ben Weyts

Pologne : une loi contre l’odeur des élevages (24 Avril 2019)

Le gouvernement polonais a déposé un projet de loi pour lutter contre les nuisances olfactives liées à l'élevage. La loi qui doit entrer en vigueur en juillet 2019 ne concerne pas les nuisances olfactives provenant d'autres secteurs économiques.

Le point le plus important du projet de loi indique que les nouvelles constructions d’élevage doivent être éloignées à distance d'au moins 500 mètres des habitations, dont les fermes.

Au sein de l’UE, il n’existe pas de réglementation spécifique : les problèmes de nuisance olfactive sont régis par des directives et des codes.

Source : Ifip d’après KRIR

Chine : FPA sur l’île de Hainan (23 Avril 2019)

Pas encore infectée jusqu’alors, l'île de Hainan, au sud-est de la Chine, est également touchée par le virus de la fièvre porcine africaine. La totalité de la population porcine à la ferme (721 porcs) a été éliminée le 19 avril dernier.

Source : Ifip d’après OIE

Chine : tests de présence du virus FPA pour tout achat de produits à base de viande de porc (18 Avril 2019)

Depuis début avril, les entreprises chinoises achetant de la viande de porc doivent vérifier la présence du virus FPA dans les produits de porc, d'origine nationale et étrangère. Cette décision a été prise simultanément par l'Administration nationale des Marchés, le Ministère de l'Industrie et des Affaires rurales et du Ministère de l'Industrie et de la technologie de l'Information. En cas de détection, les autorités désignées doivent être informées. Les lieux doivent ensuite être désinfectés.

Source : Ifip d’après SAMR, MOA et MIIT

Chine : poursuite de la chute des effectifs porcins (16 Avril 2019)

Le  cheptel porcin chinois poursuit son effondrement. Selon les chiffres de cheptel de mars dernier, le nombre de truies chute de 21% par rapport à mars 2018 et de -2,3% en un mois. Selon nos estimations, les effectifs de reproducteurs passent maintenant sous la barre de 27 millions de têtes.

Le nombre toujours croissant de foyers contaminés de FPA entraîne inévitablement à d’autres réductions du cheptel.

 

Source : Ifip d’après Ministère de l’Agriculture chinois

Brésil : abondance de maïs (15 Avril 2019)

Les conditions climatiques favorables laissent entrevoir une deuxième récolte de maïs élevée (safrinha = récolte d’hiver, de février à juillet), avec 66 Mt soit une reprise de 23% sur l’an passé. La production totale (récoltes d’hiver et d’été) dépasserait les 93  Mt (81 Mt en 2018). Elle pourrait être plus importante encore selon certains observateurs, approchant le record de 2017 (98 Mt).

Source : Gazeta MT, Conab.

Brésil : abondance de maïs (15 Avril 2019)

Les conditions climatiques favorables laissent entrevoir une deuxième récolte de maïs élevée (safrinha = récolte d’hiver, de février à juillet), avec 66 Mt soit une reprise de 23% sur l’an passé. La production totale (récoltes d’hiver et d’été) dépasserait les 93  Mt (81 Mt en 2018). Elle pourrait être plus importante encore selon certains observateurs, approchant le record de 2017 (98 Mt).

Source : Gazeta MT, Conab.

Cambodge : Fièvre Porcine Africaine s’étend... (03 Avril 2019)

L’OIE vient de rapporter la présence de la Fièvre Porcine Africaine au Cambodge, à Soamkanign, dans la province de Rattanakiri. La ville se situe proche de la frontière vietnamienne. La détection de la maladie date du 22 mars 2019.  Presque 400 porcs sont déjà morts de la maladie. Une centaine d'autres porcs a été abattue. A suivre ...

 

Source : Ifip d'après OIE

Etats-Unis : hausse des effectifs porcins (02 Avril 2019)

En janvier 2019, le cheptel américain a atteint 74,3 millions de porcs, soit une hausse de 2,1 % par rapport à janvier 2018. Le cheptel reproducteur est passé à 6,35 millions de têtes, en hausse de 2,2 % en un an. Sur cette base, en combinaison avec les gains de performances dans les élevages, la croissance de la production pourrait dépasser 3 % en 2019 par rapport à 2018

Source : Ifip d'après USDA

Etats-Unis : hausse des effectifs porcins (02 Avril 2019)

En janvier 2019, le cheptel américain a atteint 74,3 millions de porcs, soit une hausse de 2,1 % par rapport à janvier 2018. Le cheptel reproducteur est passé à 6,35 millions de têtes, en hausse de 2,2 % en un an. Sur cette base, en combinaison avec les gains de performances dans les élevages, la croissance de la production pourrait dépasser 3 % en 2019 par rapport à 2018

Source : Ifip d'après USDA

Allemagne: Toennies Fleisch augmente légèrement son activité d’abattage (21 Mars 2019)

Toennies Fleisch a conservé son activité d’abattage de porcs en Allemagne à 16,6 millions de porcs en 2018, tandis que l'offre nationale a diminué de 2,5%. Toennies abat également des porcs au Danemark et en Espagne. Le nombre total des abattages de l'entreprise allemande s'élève à 20,8 millions de porcs, soit une augmentation de 1% en un an. L'activité bovine a progressé de 2% pour atteindre 440 000 têtes. Le chiffre d'affaires du groupe Toennies a diminué de 3,6% à 6,65 milliards d'euros, en raison de la baisse du prix du porc en 2018 par rapport à 2017 (-12,5%).

Source : Ifip d’après Toennies Fleisch

Pays-Bas : Forte baisse des exportations de porcs vivants en 2018 (20 Mars 2019)

Les exportations néerlandaises de porcs vivants ont diminué en 2018. Les transports de porcs charcutiers ont diminué de 34 % et sont ainsi restés inférieurs à 2 millions de têtes, contre presque 3 millions en 2017. Les flux vers l’Allemagne ont reculé de 800 000 porcs. Le nombre de porcelets a diminué de 3 % au total pour atteindre 8,2 millions d'animaux. A destination de l’Espagne, les transports ont plus que doublé, passant de 500 000 têtes à 1,35 million de têtes.

Source : Ifip d’après Eurostat, RVO

Brésil : Record des abattages (19 Mars 2019)

Les abattages de porcs ont atteint 44,2 millions de têtes en 2018, en augmentation de 2,4% par rapport à l’année précédente.

La plupart des Etats ont enregistré une progression des volumes. Le Mato Grosso do Sul, zone de développement récent de la production porcine connaît le plus fort accroissement. L’Etat de São Paulo est également en croissance.

Les grands bassins de production du  Sud, Rio Grande do Sul et Paraná ont affiché des hausses, comme le Santa Catarina. Ce dernier, leader, a réalisé 26,2% de l’activité nationale.

Source : Données IBGE

Etats-Unis : contrôle accru pour prévenir la FPA (15 Mars 2019)

L’USDA a introduit des mesures supplémentaires de prévention de la FPA. Elles ont été bien accueillies par le NPPC.

  • Le pays se dote de 60 équipes supplémentaires (avec un chien renifleur) pour réaliser des contrôles dans les ports et aéroports. Ainsi le pays compte 179 équipes. Dans certains aéroports, les contrôles sont renforcés sur les passagers et les cargaisons de viande de porc.
  • Inspections renforcées dans les installations de cuisson des ordures ménagères afin de prévenir la propagation éventuelle des maladies.
  • Sensibiliser les producteurs sur l’application des procédures de biosécurité dans les fermes. 
  • Recherche sur les procédures d’analyses fiables de dépistage du virus dans les grains, les aliments et additifs.
  • Améliorer la coordination avec les services canadiens et mexicains sur la situation sanitaire.
  • Coordination et dialogue intensifiés avec les représentants de la filière porcine américaine.
Source : IFIP d’après GlobalMeat

Etats-Unis : contrôle accru pour prévenir la FPA (15 Mars 2019)

L’USDA a introduit des mesures supplémentaires de prévention de la FPA. Elles ont été bien accueillies par le NPPC.

  • Le pays se dote de 60 équipes supplémentaires (avec un chien renifleur) pour réaliser des contrôles dans les ports et aéroports. Ainsi le pays compte 179 équipes. Dans certains aéroports, les contrôles sont renforcés sur les passagers et les cargaisons de viande de porc.
  • Inspections renforcées dans les installations de cuisson des ordures ménagères afin de prévenir la propagation éventuelle des maladies.
  • Sensibiliser les producteurs sur l’application des procédures de biosécurité dans les fermes. 
  • Recherche sur les procédures d’analyses fiables de dépistage du virus dans les grains, les aliments et additifs.
  • Améliorer la coordination avec les services canadiens et mexicains sur la situation sanitaire.
  • Coordination et dialogue intensifiés avec les représentants de la filière porcine américaine.
Source : IFIP d’après GlobalMeat

Canada : du soja et du maïs dans la Prairie (14 Mars 2019)

Au Manitoba, principal producteur de porc de l’Ouest, le soja a fait une percée ces dernières années, pour atteindre 770 000 hectares en 2018. La sole de maïs est encore modeste, avec 173 000 hectares seulement, mais les rendements ont grimpé en flèche. Le potentiel de hausse des surfaces est très important, avec les progrès agronomiques permettant d’adapter cette culture à la province. Les études de rentabilité des rotations avec les cultures phares locales (colza, blé) montrent un intérêt économique marqué.

Source : IFIP d’après Manitoba Cooperator

Chine : hausse du prix du porc (13 Mars 2019)

Après une longue période d'offre importante, il semble qu'il y ait moins de viande sur le marché chinois. Le lundi 11 mars, le prix du porc vivant a augmenté de 7% par rapport au vendredi précédent. Le prix du porc est maintenant supérieur à 15 yuans. Il était à 12,55 yuans en moyenne en février 2019. Pourtant, la demande de viande de porc est habituellement faible en cette période de l'année. Selon la dernière enquête porcine en janvier 2019, le nombre de truies a diminué de 15% en un an.

Source : Ifip d’après Reuters

Chine : dénoncée à l’OMC (12 Mars 2019)

L’OMC vient de reconnaître que le gouvernement chinois a sur-subventionné les producteurs de céréales, augmentant artificiellement les prix locaux et réduisant les importations. La Chine a ainsi enfreint les règles de l’OMC en dépassant ses plafonds d’aides autorisés pour le blé et le riz. Ceci suit la demande des Etats-Unis en décembre 2016 de mettre en place une enquête (panel) sur les aides au blé, riz et  maïs.

 

 

 

Source : Farmdoc, Triblive

Canada : cheptel en baisse (08 Mars 2019)

Au 1er janvier 2019, le cheptel canadien comptait 14 millions de porcs, en baisse de 1% par rapport à janvier 2018. Le nombre de reproducteurs est stable à 1,2 million de têtes. On observe des variations d’évolution selon les provinces. Le cheptel truies recule de 0,9% au Québec mais augmente de 0,5% en Ontario. Le Manitoba garde un effectif de reproducteurs stable. Ces trois provinces détiennent presque 80% des truies du pays.

Source : Source : Ifip d’après Statistiques Canada

Danemark : Cheptel en baisse (11 Février 2019)

En janvier 2019, les effectifs porcins au Danemark ont diminué de 1,4% par rapport à janvier 2018 alors qu'ils étaient en hausse depuis 6 trimestres. Le pays compte un total de 12,65 millions d'animaux. Le nombre de truies a diminué de 1,3% au cours de la même période. Cette baisse indique probablement une stabilisation de l’offre de porcelets dans les prochains mois. La réduction va être compensée par des gains de performances. Le recul du nombre de porcs à l'engrais de 3,4% en un an montre une exportation soutenue de porcelets au quatrième trimestre 2018 et une offre moindre de porcs charcutiers actuellement sur le marché danois.

Source : Ifip d’après Danmarks Statistik

Brésil : Exportations en baisse de 6% (07 Février 2019)

En 2018, le Brésil a exporté 728 000 tonnes de produits de porc, en baisse de 6% par rapport à 2017. Encore la principale destination en 2017, la Russie ne figure qu’à la 11ème place en 2018. Pour compenser, les Brésiliens ont triplé les exportations vers la Chine. En 2018, la Chine et Hong Kong représentent 44% du total des expéditions. En plus, le Brésil diversifie les envois vers les destinations sud-Américaines, Africaines et Asiatiques. 

Source : Ifip d’après douanes

Pologne : Forte chute des effectifs porcins en décembre (01 Février 2019)

Début décembre, le cheptel porcin polonais ne comptait plus que 11 millions d'animaux, soit une diminution de 7,4% par rapport à décembre 2017. Selon le bureau national des statistiques, le nombre de truies a diminué de 18%. En raison de cette forte diminution, le nombre de porcelets diminue également : -16%. L'augmentation des importations de porcelets (+ 6,5%) n'a compensé que partiellement cette baisse. En 2018, l'importation totale de porcelets devrait atteindre 7,4 millions d'animaux. Dans l’enquête, le nombre de porcs à l'engrais est resté stable. Sauf hausse des importations de porcelets, l’offre de porcs se réduira au cours de l’année 2019.

 

Source : Source : Ifip d’après GUS

Pologne : Forte chute des effectifs porcins en décembre (01 Février 2019)

Début décembre, le cheptel porcin polonais ne comptait plus que 11 millions d'animaux, soit une diminution de 7,4% par rapport à décembre 2017. Selon le bureau national des statistiques, le nombre de truies a diminué de 18%. En raison de cette forte diminution, le nombre de porcelets diminue également : -16%. L'augmentation des importations de porcelets (+ 6,5%) n'a compensé que partiellement cette baisse. En 2018, l'importation totale de porcelets devrait atteindre 7,4 millions d'animaux. Dans l’enquête, le nombre de porcs à l'engrais est resté stable. Sauf hausse des importations de porcelets, l’offre de porcs se réduira au cours de l’année 2019.

 

Source : Source : Ifip d’après GUS

Suède : Abattages en hausse en 2018 (31 Janvier 2019)

Le nombre d'abattage de porcs, qui totalise 2,64 millions d'animaux, a augmenté de 2,6% en 2018 par rapport à 2017. Près de 70% de l’activité d'abattage est aux mains de sociétés danoises et finlandaises. Le groupe KLS, appartenant à Danish Crown, domine avec 41% du total. L’entreprise exploite sur 3 sites d’abattage. Scan Kristianstad fait partie de l'entreprise finlandaise HK Scan. Elle a abattu plus de 700 000 porcs en 2018, soit 28% des abattages de porcs suédois.

 

Source : Source : Ifip d’après Markedsnyt

Russie : Cherkizovo poursuit son développement (28 Janvier 2019)

Le groupe Cherkizovo, une des principales entreprises d’intégration de production de viande russe a obtenu un prêt de 15,4 milliards de roubles (204 millions d’euros) pour la construction et la rénovation/modernisation des élevages de porcs. L’accent est mis sur l’amélioration des performances.

Source : Ifip d’après WattAgNett

Allemagne : Forte chute du cheptel porcin allemand en fin d’année 2018 (22 Janvier 2019)

Le nombre de porcs en Allemagne chute de 4,1% en novembre 2018 par rapport à novembre 2017. Il faut remonter à 2004 pour retrouver un si faible cheptel. Les effectifs de reproducteurs reculent de 3,8% sur la période.

Le nombre d’exploitations est tombé à 22 400, en baisse de 4,6% en un an. Les engraisseurs connaissent des difficultés financières depuis la fin 2017. Celles des naisseurs se sont exprimées en 2018 : selon AMI, la perte moyenne de l'année écoulée est de 11 euros par porcelet.

Source : Ifip d’après Destatis, AMI

Pays-Bas: Hausse des abattages et de production de viande (18 Janvier 2019)

Les abattages de porcs néerlandais ont augmenté de 5% pour atteindre 15,7 millions d'animaux en 2018 par rapport à 2017. En raison de l'augmentation du poids de la carcasse de plus de 500 grammes en moyenne, qui atteint 96,6 kg, l'augmentation de la production de viande est encore plus importante. En 2018, un plus grand nombre d'animaux a été produit aux Pays-Bas. De plus, les exportations de porcs charcutiers, en particulier vers l’Allemagne, ont diminué l’année dernière.

 

Source : Ifip d'après COV

Argentine : cap vers l’Asie (07 Janvier 2019)

À l’occasion du G20, l’Argentine et la Chine ont conclu différents accords pour l’ouverture du marché chinois aux produits agricoles argentins, notamment une extension des ventes de tourteaux de soja. Le 19 décembre, un accord a ouvert l’accès au porc argentin. Les flux dépendront des investissements et du développement de la production nationale. Dans le domaine des investissements, la firme japonaise Mitsui a signé un accord avec l’entreprise Ledesma y Pacuca (famille Blaquier) afin d’étudier des investissements en production porcine et bovine. Mitsui est un géant japonais de la production et du négoce de céréales, métaux, énergie et produits alimentaires. La firme argentine est au premier rang national dans le secteur du sucre, du papier et des céréales : Pacuca-CPS est propriétaire de la marque « Cabaña Argentina », leader national de la découpe de porcs et de produits transformés.
 

Source : Ifip d’après Agromeat

ESPAGNE : Donne céréalière favorable (10 Décembre 2018)

Le prix des céréales en Catalogne a affiché cette année une situation très propice vis-à-vis de la Bretagne. Depuis le début de la campagne 2018/19, les acheteurs d’orge possèdent un avantage sensible, de l’ordre de 16 €/t par rapport au prix breton, alors qu’ils supportaient un surcoût de 19 €/t en moyenne sur la même période au cours des trois dernières campagnes. Le blé fourrager est à parité avec le prix breton, effaçant également un handicap. Le prix du maïs montre aussi une meilleure compétitivité. En Espagne, les récoltes de céréales à paille ont atteint un bon niveau grâce à une météo idoine. Elles marquent une reprise après le niveau médiocre de l’an dernier et sont, avec 6,6 Mt de blé tendre et 9,1 Mt d’orge, supérieures à la moyenne des cinq récoltes précédentes. La récolte nationale de maïs progresse aussi légèrement. En revanche, les prix français sont restés soutenus cette année du fait de la moindre récolte de blé. L’offre étroite pour cette céréale dans l’UE, suite à au recul marqué de la récolte et à la moindre capacité exportatrice de l’Europe du Nord, concourt globalement à la fermeté. La production espagnole couvrira mieux les besoins intérieurs en 2018/19 mais le taux d’approvisionnement (64 % en 2016/17 et 41 % en 2017/18) continuera de traduire une forte dépendance vis-à-vis des importations.

Source : IFIP, d'après Stratégies grains

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