Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Rechercher une brève internationale

Allemagne : Hausse du potentiel d’exportation vers la Chine (29 Mai 2020)

Selon Toennies Fleisch, les entreprises allemandes d’abattage peuvent dès maintenant (mai 2020) exporter de la viande de porc vers la Chine provenant des porcelets et porcs charcutiers nés au Danemark ou aux Pays-Bas. Chaque année, l'Allemagne importe plus de 11 millions de porcelets et 2 à 3 millions de porcs charcutiers. Cet assouplissement des autorités chinoises augmente considérablement les disponibilités de viande exportables au départ de l'Allemagne, dont les plus modestes abattoirs notamment peuvent tirer profit. Indirectement, les naisseurs danois et néerlandais bénéficient également de cette évolution, car les porcs engraissés en Allemagne peuvent être mieux commercialisés sur les marchés internationaux.
Source : Ifip d’après Boerderij

Pays-Bas : Abattoir Van Rooij Meat fermé jusqu’au 3 juin (29 Mai 2020)

L'abattoir Van Rooij aux Pays-Bas ferme ses portes  le vendredi 29 mai et pourrait reprendre ses activités le mercredi 3 juin : de nombreux employés (1 sur 6) ont été testés positifs au Covid-19. Les employés infectés sont mis en quarantaine pendant 14 jours. Selon Van Rooij, les règles prescrites par le RIVM sont respectées depuis mars et des recherches devront être menées sur la relation entre les températures dans les abattoirs et la propagation de Covid-19. Van Rooij abat environ 10000 porcs par jour.

Source : Ifip d’après radio Brabant

Pays-Bas : Vion a ré-ouvert son outil d'abattage à Apeldoorn (28 Mai 2020)

L'abattoir de Vion à Apeldoorn a repris les abattages. Tôt ce matin, le personnel est arrivé avec des masques et dans des autocars permettant la distanciation sociale. L'outil fonctionne à sa cadence habituelle.

Hier, les autorités sanitaires (VWA) ont imposé l’arrêt de fonctionnement de l’outil, suite au non-respect des règles (Cf brève du 27 mai).

Source : Ifip d’après DS (de stentor)

Pays-Bas : Fermeture de l’abattoir Vion à Apeldoorn (27 Mai 2020)

Vion a fermé son outil d'abattage à Apeldoorn ce mercredi. Selon l’autorité néerlandaise de la sécurité des aliments (VWA), les employés étaient transportés dans des mini-bus sans respecter les mesures de distanciation sociale, la sécurité du personnel n'étant donc plus garantie. La durée de la fermeture est encore inconnue.

Tout comme l'Allemagne, la majorité des employés de l’industrie néerlandaise de la viande sont d’origine polonaise et roumaine.

Apeldoorn abat 8 % de l’offre de porcs néerlandaise. Vion ne semble pas avoir d'alternative pour l'abattage des porcs sur d’autres sites aux Pays-Bas, étant donné que l’abattoir de Groenlo, un autre site de Vion est fermé depuis le vendredi 22 mai. 

 

Source : Ifip d’après NU.nl

Allemagne : Fin des contrats d’intérim dès 2021 dans le secteur de la viande (25 Mai 2020)

Le secteur de la viande allemande a été soumis à rude épreuve ces dernières semaines en raison de multiples contaminations de Covid-19 dans les outils d’abattage. Les critiques politiques et de l’opinion publique pointent sur l’absence des contrats de travail, les conditions de travail déplorables et les mauvaises situations de logement. Le gouvernement allemand a décidé d'intervenir avec de nouvelles règles plus strictes qui seront contrôlées à l'avenir.

A partir de janvier 2021, les travailleurs temporaires (intérimaires sous contrat d’un employeur intermédiaire) ne seront plus autorisés dans l'industrie de la viande allemande. Cela signifie que les employés devront tous avoir un contrat de travail avec l'abattoir quelle que soit leur nationalité.

Les enregistrements de temps de travail seraient rendus obligatoires et les contrôles renforcés. L’amende pour non-respect du temps de travail pourrait atteindre 30 000 euros. Selon la Fédération des Industries de la Viande (VDF), les abattoirs verraient leurs coûts d’exploitation augmenter et l'une des conséquences éventuelles seraient  la migration de certaines activités vers l'Europe de l'Est.

 

Source : Ifip d’après TopAgrar, BMEL

Allemagne : Fin des contrats d’intérim dès 2021 dans le secteur de la viande (25 Mai 2020)

Le secteur de la viande allemande a été soumis à rude épreuve ces dernières semaines en raison de multiples contaminations de Covid-19 dans les outils d’abattage. Les critiques politiques et de l’opinion publique pointent sur l’absence des contrats de travail, les conditions de travail déplorables et les mauvaises situations de logement. Le gouvernement allemand a décidé d'intervenir avec de nouvelles règles plus strictes qui seront contrôlées à l'avenir.

A partir de janvier 2021, les travailleurs temporaires (intérimaires sous contrat d’un employeur intermédiaire) ne seront plus autorisés dans l'industrie de la viande allemande. Cela signifie que les employés devront tous avoir un contrat de travail avec l'abattoir quelle que soit leur nationalité.

Les enregistrements de temps de travail seraient rendus obligatoires et les contrôles renforcés. L’amende pour non-respect du temps de travail pourrait atteindre 30 000 euros. Selon la Fédération des Industries de la Viande (VDF), les abattoirs verraient leurs coûts d’exploitation augmenter et l'une des conséquences éventuelles seraient  la migration de certaines activités vers l'Europe de l'Est.

 

Source : Ifip d’après TopAgrar, BMEL

Etats-Unis (13 Mai 2020)

Selon le NPPC, l'Organisation des Eleveurs de Porcs aux États-Unis, la capacité d'abattage au cours de la première semaine de mai tournait autour de 68 % seulement. En effet, plusieurs abattoirs ont été fermés suite à la contamination au Covid-19. Chaque jour, 170 000 porcs ne peuvent être abattus. L’organisation estime qu'environ 10 millions de porcs devront être euthanasiés d’ici septembre, ce qui provoquera un lourd impact émotionnel et financier vis-à-vis des éleveurs de porcs. Le NPPC demande une compensation financière à l’USDA de presque 1,2 milliard de dollars pour soutenir les producteurs. Selon ce scénario, en 2020, au lieu d'une augmentation de 5 % de la production américaine, elle baisserait d'environ 2 % par rapport à 2019.

Source : Ifip d’après Nationalhogfarmer

Allemagne : Westfleisch suspend l’abattage à Coesfeld dû au Covid-19 (11 Mai 2020)

L'abattoir de Westfleisch à Coesfeld est fermé depuis le vendredi 8 mai car plus de 250 employés sur un total de 1200 ont été testés positifs au Covid-19. D’autres entreprises telles que Mueller Fleisch et Vion doivent faire face à la réduction d'activité. Plusieurs cantons allemands (en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Schleswig-Holstein)  viennent de ré-introduire le Lockdown. Les tests sont effectués auprès du personnel dans plusieurs outils d’abattage, qui comptent une partie prépondérante d’employés de l’Europe centrale.

Ainsi, l’offre de porcs dépasse ponctuellement la demande des abatteurs. L’incertitude accroît la pression sur le marché porcin et sur les prix...

Source : Ifip d’après AdHocNews

Chine : Création d’un marché à terme (07 Mai 2020)

Un marché à terme pour les porcs va être lancé en Chine. Le marché est géré depuis Dalian Commodity Exchange (DCE). Dalian accueille également d'autres « future markets » pour des produits tels que le soja, le maïs, le riz et les œufs.

L'objectif est d'aider les grandes exploitations/intégrations porcines (dont le chiffre d'affaires dépasse 1 milliard CNY (130 milliards d'euros)) à mieux gérer les risques de marché, tout en favorisant le développement du secteur. De plus, il doit conduire à moins de transport d’animaux sur de longues distances, limitant ainsi la propagation de la FPA et autres maladies. Les prix devraient être moins volatiles.

Chaque participant au marché à terme doit disposer d’une autorisation.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Union européenne : Vers l’application du Nutri-Score en Europe ? (06 Mai 2020)

Fin avril, une quarantaine de signataires parmi lesquels des groupes agroalimentaires (Fleury Michon, Nestlé), des associations de consommateurs, des distributeurs, des universitaires et des députés ont adressé à la commission européenne une demande afin de rendre obligatoire le Nutri-Score. La crise sanitaire a mis en avant l’importance de la santé alors qu’un adulte sur deux est obèse ou en surpoids en Europe. Selon les signataires, le caractère actuellement facultatif de cet étiquetage ne permet pas d’en exploiter toutes les potentialités. Pourtant, les recherches conduites dans plusieurs pays en montrent les effets positifs pour « aider les consommateurs à comparer la qualité nutritionnelle des aliments dans une gamme de produits déterminés et à faire des choix plus sains au supermarché ».

Source : Ifip d’après la presse française

Allemagne : Malgré le COVID-19, Müller Fleisch poursuit sa production (29 Avril 2020)

En Allemagne, Müller Fleisch a été gravement touché par le coronavirus. Environ 300 employés (dont plus de 200 Roumains) ont été testés positifs au Covid-19. Au total, l'entreprise compte 1100 employés dont 500 Roumains.

Malgré la maladie, l'entreprise continue de respecter ses obligations, tant pour l'approvisionnement des porcs que pour les livraisons des clients.

Müller Fleisch occupe le 5ème rang dans le Top 10 des abatteurs allemands avec une activité de plus de 2 millions de porcs par an.

 

Source : Ifip d’après Schwarzwälder-Bote

Etats-Unis : le COVID-19 sature le secteur d’abattage (16 Avril 2020)

Deux grands abattoirs de porcs ont été fermés aux États-Unis cette semaine (pour une durée de plusieurs semaines), les entreprises traitent ensemble 30 000 porcs par jour. Cette fermeture génère des problèmes car la capacité d'abattage était déjà utilisée à plein régime. Les prix des porcs ont chuté rapidement de 35 %. Les éleveurs de porcs sont confrontés à une décision difficile ; livrer maintenant (mais où? et à bas prix) ou suspendre les livraisons. De nombreux producteurs mettent désormais les porcs à un régime alimentaire lent, avec moins de protéines, pour limiter leur croissance. Pourtant ... les élevages se remplissent car l’approvisionnement en porcelets continue.

Même si les abattoirs ré-ouvrent dans une à deux semaines, il faudra encore un certain temps pour résorber l’offre. Fin avril, il y aura un « bouchon » d’approvisionnement d’au moins un demi-million de porcs ! Du côté de la demande, les exportations restent "très bonnes", notamment vers la Chine.

 

Source : Ifip d’après National Hog Farmer

Etats-Unis : le COVID-19 sature le secteur d’abattage (16 Avril 2020)

Deux grands abattoirs de porcs ont été fermés aux États-Unis cette semaine (pour une durée de plusieurs semaines), les entreprises traitent ensemble 30 000 porcs par jour. Cette fermeture génère des problèmes car la capacité d'abattage était déjà utilisée à plein régime. Les prix des porcs ont chuté rapidement de 35 %. Les éleveurs de porcs sont confrontés à une décision difficile ; livrer maintenant (mais où? et à bas prix) ou suspendre les livraisons. De nombreux producteurs mettent désormais les porcs à un régime alimentaire lent, avec moins de protéines, pour limiter leur croissance. Pourtant ... les élevages se remplissent car l’approvisionnement en porcelets continue.

Même si les abattoirs ré-ouvrent dans une à deux semaines, il faudra encore un certain temps pour résorber l’offre. Fin avril, il y aura un « bouchon » d’approvisionnement d’au moins un demi-million de porcs ! Du côté de la demande, les exportations restent "très bonnes", notamment vers la Chine.

 

Source : Ifip d’après National Hog Farmer

Pays-Bas : baisse de l’offre compensée par l’alourdissement des carcasses (14 Avril 2020)

D'après les derniers chiffres du RVO, les abattages de porcs aux Pays-Bas ont augmenté de 0,6 % (+23 000 porcs) au premier trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019, pour atteindre un peu plus de 4 millions de porcs. Cependant, l'offre totale diminue, car les exportations de porcs charcutiers ont diminué de plus de 100 000 animaux. Le poids d’abattage a augmenté en moyenne de plus de 1 kg au cours de la même période et dépasse ainsi 100 kg.

Source : Ifip d'après RVO

Pologne : une nouvelle contamination FPA proche de Poznan (08 Avril 2020)

Deux semaines après un foyer de FPA dans l'ouest de la Pologne (24 000 porcs, dont 8 000 truies ; voir brève 25 mars), un site d’engraissement de 10 000 porcs est désormais touché. Les porcelets achetés provenaient de la ferme précédemment affectée. Cette fois, l'exploitation se trouve au milieu de la zone de concentration de production, proche de Poznan. Cela pourrait avoir un impact sur les échanges polonais avec les pays de l'UE.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Etats-Unis : Tyson ferme un abattoir pour une semaine (07 Avril 2020)

Tyson, l'un des principaux abattoirs de porcs des États-Unis, a dû fermer son abattoir de Columbus Jonction (dès le 6 avril 2020) après le diagnostic de plus de 25 employés contaminés par le Covid 19. Les porcs sont repris par d'autres abattoirs du groupe, mais les éleveurs de porcs sont préoccupés par les ventes. L'offre de porcs est très élevée et la capacité d'abattage devient insuffisante. Selon Reuters, le prix du porc a baissé de 27 % en une semaine. La demande nationale a fortement chuté en raison de la fermeture des restaurants et du « lockdown ».

Source : Ifip d’après Farm journal’s Pork, Reuters

Canada : Olymel ferme un abattoir pour 14 jours (06 Avril 2020)

L’abatteur Canadien Olymel, appartenant au groupe Sollio (anciennement La Coop Fédérée), a dû fermer, depuis le 29 mars, son outil de Yamachiche, au Québec, après que neuf employés soient contaminés par le COVID-19. La fermeture temporaire affecte environ 1000 employés. En conséquence, l’entreprise souhaite réduire provisoirement son approvisionnement de porcs provenant d’Ontario, la province voisine. Une « clause de force majeure » permettrait de rompre le contrat avec les éleveurs. A suivre…

Source : Ifip d’après RealAgriculture News

Allemagne : LFD-holding passe dans les mains d’un investisseur Suisse (27 Mars 2020)

En Allemagne, la LFD holding (Landwirtschaftliche Ferkelzucht Deutschland – anciennement Straathof) a été vendue à un investisseur suisse. La plus grande ferme de naissage d'Allemagne compte environ 55 000 truies. L'entreprise dispose de également de 250 000 places de porcelets et 15 000 places d’engraissement. L’excédent de porcelets est vendu en Allemagne et en Pologne. Le groupe dispose également de 10 stations de biogaz, d'une puissance de 7 mégawatts. Les entreprises sont situées dans le nord et l'est de l'Allemagne. L'entreprise compte environ 400 employés.

Source : Source Ifip d’après TopAgrar

Pologne : Fièvre Porcine Africaine (25 Mars 2020)

Une grande exploitation porcine comptant environ 8 000 truies a été affectée par la FPA dans l'ouest de la Pologne, à moins de 70 km de la frontière allemande. La ferme compte au total 24 000 porcs.

Source : Ifip d’après TopAgrar

UE : L'origine des viandes en restauration hors domicile rendue obligatoire (20 Mars 2020)

Lancée par le gouvernement mi-octobre 2019, la concertation sur un projet de décret visant à rendre obligatoire l'étiquetage de l'origine de la viande servie en restauration hors foyer a fait l’objet début mars d’un accord de principe de la Commission européenne. Cet accord intervient au moment où le Sénat vient d’adopter ;la proposition de loi sur l’information sur les produits agricoles et alimentaires. Actuellement en restauration, seule la viande bovine est actuellement concernée par l’obligation d’affichage de l’origine. Il s’agit donc d’une extension de la disposition aux viandes porcines, ovines et de volaille. Ce décret devrait, après un dernier passage à l’Assemblée Nationale le 8 avril, entrer en vigueur au début de l’été alors qu’une mise en place était attendue dès le 1er avril.
Source : Les Marchés

Allemagne : Tönnies veut construire 500 porcheries 'Bien-être animal' (17 Mars 2020)

Tönnies, premier abatteur de porcs en Allemagne, teste divers concepts de porcherie répondant aux exigences des niveaux 2, 3 et 4 de l’étiquetage Haltungsform par les distributeurs, pour la viande fraîche et la saucisserie.

Le modèle type devrait être prêt cet été. L’objectif est de construire 500 porcheries « bien-être », à un coût maîtrisé en raison du nombre de bâtiments prévus. De nombreux agriculteurs seraient intéressés. Pour utiliser ce nouveau concept de bâtiments, les engraisseurs devront être adhérents à une coopérative de construction appartenant à Tönnies, mais sans obligation de livrer les animaux à Tönnies. La profession y voit une forme d’intégration. Le porte-parole de Tönnies a tenté de dissiper cette inquiétude arguant que la construction ne sera pas réalisée par Tönnies mais par les agriculteurs. Il ne s’agirait pas pour Tönnies de s’engager dans une contractualisation directe, mais de définir des modèles d’élevage qui répondent à certaines attentes.

 

Source : Presse allemande, Baromètre porc

Pays-Bas : forte réduction des effectifs porcins prévue (21 Février 2020)

503 exploitations porcines participent au programme d’arrêt d’activité subventionné par les autorités néerlandaises soit 13 % d'entre elles. Le gouvernement néerlandais avait prévu une participation de 300 élevages. Le programme a pour objectif de réduire les nuisances olfactives dans les zones de concentration pour un budget de 180 millions d’€. Alors que le débat sur l’excédent d’azote s’intensifie, le gouvernement envisage d’honorer toutes les demandes d’arrêt. Une grande partie de la charge environnementale sera ainsi réduite. La dérogation de la directive nitrate devient alors superflue. Le gouvernement devra financer un montant supplémentaire d’environ 120 millions d’€. Le cheptel porcin pourrait diminuer de 1,6 million d’animaux d’ici fin 2021. L’opération conduirait progressivement à une baisse de la production néerlandaise de + de 10 % entre 2019 et 2021, soit 1 % de la production de l’UE à 28.

Source : Ministère de l’Agriculture néerlandais

Chine : Perspectives prometteuses pour les exportateurs (17 Janvier 2020)

L’anéantissement de l’offre de porcs sur le marché chinois perturbe l’économie du pays. À l’approche du Nouvel An, les déséquilibres de marché sont encore plus marqués. En octobre, les effectifs porcins chinois semblent avoir atteint un niveau plancher. Malgré cette apparente stabilisation, le cheptel
truie est descendu à 19 millions de têtes, un niveau historiquement bas. En un an, la Chine a officiellement perdu 38 % de ses truies. La pénurie stimule les cours sur les marchés du porc et de la viande. Pour atténuer les hausses, la Chine a importé en masse. En 10 mois, les volumes importés ont atteint plus de 2,6 millions de tonnes (+ 50 % en un an). Les deux tiers de ces volumes proviennent du marché européen. La Chine tente également de diversifier ses approvisionnements. Après avoir facilité l’accès à l’export pour plusieurs entreprises brésiliennes, un accord a été conclu avec le danois Danish Crown. L’acteur étatique COFCO Meat Holdings s’est engagé à acheter 100 millions de dollars de viandes de porc en 2020 auprès du fournisseur danois. Or, ce montant représente à peine 5 % du total des importations chinoises. Enfin, le conflit USA-Chine est en cours de résolution. Le gouvernement a mis en place un plan d’action triennal pour accélérer la reprise de la production porcine du pays. Des subventions à l’investissement sont aussi mises en place. Malgré ces diverses stratégies, le marché du porc restera bouleversé par la crise porcine et mettra du temps à retrouver un équilibre. Les perspectives sont prometteuses pour les grands exportateurs mondiaux en 2020 dans le contexte actuel.
 

Source : Barometre porc IFIP d'après Douanes

Chine : Perspectives prometteuses pour les exportateurs (17 Janvier 2020)

L’anéantissement de l’offre de porcs sur le marché chinois perturbe l’économie du pays. À l’approche du Nouvel An, les déséquilibres de marché sont encore plus marqués. En octobre, les effectifs porcins chinois semblent avoir atteint un niveau plancher. Malgré cette apparente stabilisation, le cheptel
truie est descendu à 19 millions de têtes, un niveau historiquement bas. En un an, la Chine a officiellement perdu 38 % de ses truies. La pénurie stimule les cours sur les marchés du porc et de la viande. Pour atténuer les hausses, la Chine a importé en masse. En 10 mois, les volumes importés ont atteint plus de 2,6 millions de tonnes (+ 50 % en un an). Les deux tiers de ces volumes proviennent du marché européen. La Chine tente également de diversifier ses approvisionnements. Après avoir facilité l’accès à l’export pour plusieurs entreprises brésiliennes, un accord a été conclu avec le danois Danish Crown. L’acteur étatique COFCO Meat Holdings s’est engagé à acheter 100 millions de dollars de viandes de porc en 2020 auprès du fournisseur danois. Or, ce montant représente à peine 5 % du total des importations chinoises. Enfin, le conflit USA-Chine est en cours de résolution. Le gouvernement a mis en place un plan d’action triennal pour accélérer la reprise de la production porcine du pays. Des subventions à l’investissement sont aussi mises en place. Malgré ces diverses stratégies, le marché du porc restera bouleversé par la crise porcine et mettra du temps à retrouver un équilibre. Les perspectives sont prometteuses pour les grands exportateurs mondiaux en 2020 dans le contexte actuel.
 

Source : Barometre porc IFIP d'après Douanes

Le Brésil : un acteur en plein développement... (04 Décembre 2019)

Le Brésil, 4e bassin producteur de porcs après la Chine, l’UE et les Etats-Unis, confortera sa place en 2020. Chaque tonnage supplémentaire produit au Brésil sera destiné à l’export et la Chine sera le principal débouché.

Le Brésil, 4e bassin producteur de porcs après la Chine, l’UE-28 et les Etats-Unis, confortera sa place en 2020. D’après les prévisions de l’USDA, le Brésil devrait enregistrer une nouvelle hausse de sa production, après la forte augmentation de 2019 (+ 5,6 % en un an). Début 2020, le cheptel truie atteindra près de 3 millions de têtes (+ 1 % en un an). Cette hausse des effectifs entraînera un développement de la production porcine de + 4,5 % en 2020/19, soit + 180 000 tec (tonnes équivalement carcasse) sur le marché. La production brésilienne s’élèvera alors à plus de 4,1 millions de tec l’année prochaine. Chaque tonnage supplémentaire produit au Brésil sera destiné à l’export. La consommation intérieure, en hausse depuis plusieurs années, sera mise sous tension par les perspectives optimistes à l’export. Une croissance de 20 % des exportations est attendue en 2020, soit + 175 000 téc. La Chine sera le principal débouché pour les produits brésiliens. La crise porcine incite le gouvernement chinois à diversifier ses approvisionnements. Ainsi, l’accès à ce marché a récemment été facilité pour les exportateurs brésiliens. Cinq entreprises d’abattage ont obtenu des agréments à l’exportation, élevant à 16 le nombre d’usines autorisées. L’obtention de ces agréments représente actuellement le seul frein au développement de l’export du Brésil. A ce jour, les envois du Brésil sont en progression de 38 % en 10 mois 2019/18 vers la Chine.

L’an prochain, le Brésil restera ainsi un acteur important de la filière porcine mondiale.

 

Source : IFIP Baromètre Porc d'après USDA et Douanes

Danemark : faible demande pour le label bien-être animal (14 Novembre 2019)

D’après la presse allemande, le label « bien-être animal » officiel danois semble montrer des signes de fatigue, contrairement aux communications enthousiastes des autorités et médias danois. Faute de débouchés, Danish Crown, 1er abatteur de porcs du pays, aurait résilié des contrats avec des producteurs de porcs produisant selon les règles du label à 3 niveaux. Pourtant, à son lancement en 2017 pour le porc, le label Bedre Dyrevelfaerd avait reçu un accueil très positif des distributeurs et consommateurs, sans qu’une réelle mesure de sa part de marché n’ait été réalisée. En octobre dernier, le Ministre de l’Agriculture danois a annoncé l’extension du label en boeuf et veau en 2020. Pour les produits marqués d’1 seul coeur, les éleveurs doivent laisser les truies en liberté, renoncer à la coupe des queues, fournir aux animaux plus d’espace et de la paille, respecter une limite maximale de 8 h pour le transport. Pour les produits étiquetés avec 2 et 3 coeurs, la fourniture d’espace et de paille pour les porcs augmente encore. 

 

Source : Baromètre Porc Nov 2019 selon diverses presses allemande et danoise

Union européenne : forte réduction des effectifs (04 Octobre 2019)

Au printemps 2019, le cheptel porcin de 13 pays européens, représentant 90 % des effectifs de l’UE, recule de 1,8 % par rapport à la même période de 2018. Le nombre de reproducteurs diminue de + de 2,8 % en 1 an. Cette observation témoigne de la mauvaise situation économique en 2018, en particulier durant le 2e semestre. Seule l’Espagne montre une croissance des effectifs ; +1,1 % du cheptel total et +1,6 % du nombre de truies. Avec 2,54 millions de truies, le pays détient presque le quart du total de l’UE. Dans les autres pays, la population de truies diminue mais des différences majeures subsistent. En Europe du Nord, Allemagne, Danemark et Pays-Bas, la baisse est d’environ 3 %. Les effectifs polonais et roumains ont chuté de + de 10 %. Les contraintes posées par la FPA et la crainte de son extension limitent fortement les investissements dans le naissage. En outre, en Pologne, les importations de porcelets ont diminué au 1er semestre 2019, probablement en raison des prix élevés actuellement en vigueur. En France, le nombre de reproducteurs a diminué de 2,5 %. Cependant, le cheptel total montre toujours une croissance de 1,5 %. Les données britanniques sont encore manquantes. La diminution de la population de truies entraîne une baisse du nombre d’abattages dans l’UE. En effet, l’évolution des truies saillies dans l’UE, en recul de 2,4 % au printemps dernier en un an, n’indique pas une amélioration immédiate.

Source : Source : Ifip d’après Eurostat

Asie du Sud Est : la FPA continue de se propager (10 Septembre 2019)

La Fièvre Porcine Africaine (FPA) a poursuivi sa progression au cours de l’été. La demande de la Chine s’emballe, le prix du porc augmente et les incertitudes subsistent sur la durée de la maladie, la recherche d’un vaccin, le maintien de la consommation, les substitutions vers d’autres viandes. Ces derniers mois, 6 autres pays de l’Asie du Sud Est ont déclaré des foyers de FPA auprès de l’OIE : Viet-Nam, Cambodge, Corée du Nord, Laos, Birmanie, Mongolie. Tous ces pays sont caractérisés par de nombreuses petites exploitations et une faible biosécurité, rendant la lutte contre la propagation du virus extrêmement difficile, sans parler d’éradication. En Chine, le virus s’est propagé sur tout le territoire. Elle a déclaré
156 foyers auprès de l’OIE. Au 1er semestre 2019, ses importations ont progressé de 30 % (1,5 million de tonnes). Au Viet-Nam, plus de 6 000 cas ont été signalés depuis février 2019. Plus de 3,7 millions de porcs auraient été abattus, contaminés par le virus ou par prévention. Au Cambodge et au Laos, l’impact est un peu moins important compte tenu des effectifs de porcs. Le mois dernier, la Birmanie s’est ajoutée à la liste des pays infectés. Selon la FAO, la Birmanie compte un cheptel de 18 millions de porcs (réparti principalement dans des petites fermes vivrières). Progressivement, la situation pourrait se traduire par une demande accrue à l’importation, mais les volumes seront fortement liés aux prix pratiqués et au pouvoir d’achat des consommateurs.
 

Source : IFIP d’après OIE et FAO

ESPAGNE : Premier exportateur de porc de l’UE (23 Juillet 2019)

Depuis le 1er trimestre 2019, l’Espagne occupe la première place sur le podium des exportateurs de viande de porc de l’UE. En raison de l’augmentation de sa production, elle dispose de plus en plus de produits exportables. Ces dernières années, les entreprises espagnoles se sont pleinement engagées dans le commerce hors UE. Les exportations espagnoles ont augmenté de 21 % entre janvier et avril 2019/2018. Sur cette même période, elles ont progressé vers la Chine de 50 %, soit près de la moitié des exportations totales de l’Espagne. 37 % des volumes sont destinés aux autres pays asiatiques. Cette position devrait être renforcée dans les mois à venir. En effet, plusieurs abattoirs espagnols attendent des autorisations d’exportation vers la Chine, notamment l’outil d’abattage de l’italien Pini, qui souhaite démarrer son activité en juillet 2019. Jusqu’en 2008, le Danemark était l’exportateur historique de l’UE, détrôné par l’Allemagne, elle-même repoussée récemment par l’Espagne. Les 6 principaux exportateurs de l’UE exportent ensemble 84 % de l’ensemble des produits de porcs. Les Pays-Bas exportent des volumes croissants vers les pays tiers, ce qui signifie moins de disponibilités pour des flux intra-EU. La Pologne et la France occupent les 5e et 6e places. Malgré la présence de la FPA en Pologne, ce pays continue de maintenir ses exportations vers des pays tiers.

Source : Baromètre Porc de l'IFIP (Juillet-Août 2019)

Allemagne : poursuite de la baisse du cheptel en mai (01 Juillet 2019)

En mai 2019, le cheptel porcin allemand comptait 25,9 millions d'animaux, ce qui représente une diminution de 3,7% par rapport à mai 2018, soit près d'un million d'animaux de moins par an. Le nombre de truies a diminué de 2,9% pour atteindre 1,8 million de reproducteurs. Ces données des effectifs confirment la tendance engagée depuis quelques années et informent d’une baisse de la production allemande dans les mois à venir.

Source : Ifip d’après DESTATIS

Pages